02 octobre 2014 : 236 thérapeutes sur l'annuaire thérapeutes en médecine douce
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Les spécialités et champs de compétences de l'annuaire
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    Type(s) de médecine(s) douce(s) pratiquée(s)


    Rééquilibrage énergétique

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    Acupuncture

         D'origine chinoise, application de très fines aiguilles en certains points du corps, sur le parcours de "méridiens" d'énergie.

    L’acupuncture (du latin : acus, « aiguille » et pungere, « piquer ») dont la caractéristique la plus représentative est son traitement par implantation d'aiguilles, constitue l'une des composantes de la médecine traditionnelle chinoise.

    L'acupuncture traditionnelle est un art thérapeutique qui élabore son raisonnement diagnostique et thérapeutique sur une vision énergétique taoïste de l'homme et de l'univers : l'homme, microcosme, organisé à l'image du macrocosme universel, s'en trouve donc soumis aux mêmes règles, qui devront inspirer son mode de vie, et serviront de trame à l'élaboration de l'acte médical.

    L'efficacité de l'acupuncture n'est pas prouvée scientifiquement et fait débat.


    Théorie traditionnelle
    Selon la tradition chinoise, l'être vivant, et ici plus particulièrement l'homme, est une organisation résultant de la combinaison de matière - le corps matériel ou physique - de nature yīn, et d'énergie - qui anime la matière - de nature yáng. L'équilibre harmonieux entre ces deux composants conditionne l'état de santé. Les perturbations de cet équilibre sont responsables de la maladie. Toute perturbation de nature à rompre cet équilibre affecte d'abord préférentiellement l'énergie. Par exemple, un excès de yáng pourra générer une douleur soudaine, une inflammation, des spasmes, un mal de tête ou encore une augmentation de la tension. Un excès de yīn pourra se traduire par des douleurs diffuses, une sensation de froid, de la rétention d'eau ou une grande fatigue.

    L'énergie (Qi) est mouvement et sa perturbation princeps sera l'entrave au mouvement : le blocage. L'énergie bloquée en une région du corps matériel s'accumule en amont du blocage, alors que les régions en aval du blocage vont se trouver en déficit énergétique. En présence d'un état de pathologie ainsi décrit, l'acupuncteur va établir son diagnostic en recherchant les niveaux auxquels l'énergie est bloquée, et quelle est la raison du blocage. Il va ensuite appliquer son traitement en levant le blocage et en corrigeant, si cela se peut, la raison de ce blocage. L'aiguille, entre autres moyens, va lui permettre de diriger le cours des énergies.

    L'énergie circule notamment le long de conduits appelés méridiens, et, à partir de ces méridiens, se répand dans tout le corps pour insuffler son principe vitalisant (yáng) à l'ensemble des constituants de l'organisme. Elle a une certaine correspondance avec le sang, qui, lui-même, circule dans des conduits (vaisseaux) et se répand dans tout le corps pour l'irriguer de son principe yīn.

    En outre, il y a plusieurs énergies, chacune ayant sa spécialité ; outre les méridiens principaux, il y a encore une foule de méridiens aux fonctions diverses ; l'équilibre de l'organisme humain doit toujours être évalué relativement à celui de son environnement, et de cycles qui vont en rythmer l'évolution, cycles avec lesquels il devra rester en harmonie et dont les correspondances matérielles (les cinq éléments) vont servir de repère à l'acupuncteur pour établir son diagnostic et son traitement, en fonction de règles subtiles qui trouvent leur origine dans le taoïsme.

    Les points
    Les méridiens principaux sont parcourus de points qui sont autant de zones stratégiques. Contrairement à ce que s'imagine habituellement le profane, ces points n'ont pas en eux de vertu thérapeutique spécifique. C'est-à-dire qu'il n'y a pas un point du sommeil, un point de l'angine, de la douleur dentaire ou de la colique abdominale. Les points permettent, ainsi que précisé plus haut, d'influer sur le cours des énergies.

    Les points les plus importants pour le traitement des énergies des méridiens par l'aiguille sont ceux situés près des extrémités. Il est facile de s'assurer de la localisation d'un point : l'implantation de l'aiguille dans la peau est en principe indolore : le simple contact de la pointe de l'aiguille n'est pas ressenti quand on est précisément dans le point, alors qu'il l'est un ou deux millimètres plus loin.

    Traditionnellement, on compte 360 points répartis sur les méridiens qui parcourent toute la surface du corps. Cependant, d'autres points ont par la suite été identifiés et, selon le modèle utilisé, on peut trouver plus de 2 000 points.

    Les méridiens
    Les méridiens principaux sont au nombre de 12. Ils débutent (ou se terminent) à l'extrémité d'un doigt (ou d'un orteil). Conformément au cours d'un fleuve, dont ils sont la correspondance sur le corps, ils grossissent depuis leur source (extrémité d'un doigt) vers le centre du corps. Ils disposent de nombreux affluents, ou méridiens secondaires, et nourrissent de leur énergie la chair, les muscles, les organes internes et la totalité du corps.

    Les lignes médianes du corps sont parcourues par deux méridiens particuliers, l'un antérieur dit « conception », l'autre postérieur dit « gouverneur ». Les méridiens constituent donc les voies par lesquelles l'organisme reçoit cette énergie, qui peut être apport nutritif, apport d'informations (notamment d'origine extérieure) mais aussi portes d'entrée pour certaines maladies.

    Les six énergies
    Elles sont : Taé Yang (Tai Yang), Chao Yang (Shao Yang), Yang Ming, Taé Yin (Tai Yin), Chao Yin (Shao Yin), Tsiué Yin (Jue Yin).

    Les Huit Entités psychoviscérales (BenShen)

    Les cinq éléments chinois et leurs relationsL'étude des BenShen est très complexe et nécessite une compréhension approfondie de la physiologie médicale chinoise et la psychologie traditionnelle chinoise. Pour saisir pleinement ces concepts, il est recommandé de lire des ouvrages comme ceux de Jerry Alan Johnson, dont vous trouverez une référence plus bas. Voici tout de même un très bref aperçu.

    On peut les classer dans les cinq éléments : Bois, le Roun (Houn) ; Feu, le Chen (Shen) ; Terre, le I et le Si (Yi) ; Métal, le Pro (Po) ; Eau, le Tche (Zhi);

    Ces cinq entités représentent des phases fondamentales du Shen (l'esprit) :

  • Le Shen est l'ensemble des activités mentales qui résident au cœur. Shen désigne aussi les activités mentales spécifiques du cœur. Ce concept réfère entre autres à la conscience, la mémoire, la pensée et le sommeil.
  • Po est l'équivalent Yin du Hun. En français, on s'y réfère sous le nom d'âme corporelle. Le Po met en place les bases matérielles nécessaires à la vie, particulièrement durant la grossesse, où une partie du Po de la mère est « transférée » à son enfant. Ce concept réfère entre autres choses au sentiments, aux sensations, à l'instinct, à la respiration.
  • Hun est l'équivalent Yang du Po. En français, on s'y réfère sous le nom d'âme éthérée. Le Hun survit au corps à la mort et retourne alors à l'état d'énergie subtile et immatérielle. On l'attribue entre autres à la faculté de donner un sens à sa vie, à la capacité de prendre des décisions en accord avec son « moi » profond.
  • Yi pourrait être traduit par « la pensée ». C'est elle qui code et décode ce que nous assimilons au cours de notre vie. Le Yi est particulièrement sollicité lors d'études, d'efforts de concentration ou de mémorisation.
  • Le Zhi pourrait être traduit par « la volonté ». Il permet la persévérance, la motivation. Le Zhi permet à un engagement, à une action, de perdurer dans le temps. Il permet en outre d'utiliser le langage de Yi, et de l'appliquer à la vie quotidienne.

    Évaluation scientifique
    Du fait des progrès scientifiques, il est assez difficile d'échafauder une théorie moderne de cette pratique traditionnelle basée sur des éléments rationnels. Toutefois, il est possible de démontrer qu'apporter de l'attention joue sur l'état général de la personne, même si cela ne constitue pas réellement un acte médical. La pertinence des points de la théorie traditionnelle peut également être évaluée de façon rigoureuse.

    Effets physiologiques
    Le concept de méridien est un concept empirique, établi à une époque où l'on ne connaissait pas ou peu le fonctionnement de l'organisme. Le corps est parcouru de réseaux permettant la distribution des informations (système nerveux) et des produits nécessaires au fonctionnement des cellules (notamment circulation sanguine) ; la notion de méridien a donc pu être une compréhension intuitive de cette distribution à partir d'organes vitaux.

    Certaines pressions à travers la peau induisent des actions réflexes, et la palpation à travers la peau fait partie de la démarche diagnostique (par exemple prise du pouls, palpation des ganglions). Il serait donc séduisant de voir l'acupuncture comme une découverte empirique de certains de ces phénomènes.

    Mais en raison de la complexité du fonctionnement de l'organisme, l'efficacité d'une méthode thérapeutique ne peut être établie que par des études cliniques, utilisant notamment des méthodes statistiques et la comparaison avec l'effet placebo. Ces études doivent être réalisées en double aveugle. Jusqu'à présent, aucune étude reconnue internationalement par la communauté scientifique n'a pu apporter un quelconque élément qui étayerait la thèse de l'existence des méridiens.

    Les auteurs d'études scientifiques récentes, réalisées en Allemagne et utilisant la thermographie dermique, prétendent démontrer que l'application d'une source de chaleur sur les points d'acupuncture se traduit par une diffusion spécifique privilégiée sur des trajets correspondant aux trajets traditionnellement décrits pour les méridiens. Ces études doivent maintenant être analysées par la communauté scientifique avant d'être considérées comme valides.

    Les études dirigées par le Dr. J.E.H. Niboyet ont mis en évidence une diminution de la résistivité électrique de la peau au niveau du point d'acupuncture.

    En novembre 1985, une mystification a été mise en œuvre afin de démontrer un effet de l'acupuncture : les docteurs Darras, Albarède et de Vernejoul ont prétendu avoir visualisé un méridien grâce à un isotope radioactif. La publication de leur découverte a coïncidé avec la sortie d'un livre de vulgarisation sur l'acupuncture par les mêmes auteurs. Le magazine Science et Vie fut un des seuls journaux grand public de l'époque à critiquer la méthodologie. Les conclusions ont été contredites en 1988 par le professeur Lazorthes, qui a reproduit la même expérience en suivant un protocole rigoureux et qui a démontré que la migration du marqueur suivait un trajet veineux : les conclusions de 1985 sur l'existence de méridiens étaient donc erronées.

    Efficacité clinique
    L'efficacité clinique réelle de l'acupuncture est difficile à évaluer. La méthodologie préférentielle est de comparer l'action de l'acupuncture traditionnelle (sur les méridiens classiques) à celle d'une acupuncture « placebo » où les aiguilles sont positionnées ailleurs que sur ces mêmes méridiens. Les études montrent des résultats partagés avec une efficacité parfois comparable des deux techniques, tant dans les migraines que dans les douleurs chroniques de dos. De même, une étude comparative sur les nausées causées par la radiothérapie anticancéreuse montre que les résultats sont identiques entre un groupe réellement soumis à l'acupuncture et un groupe qui croit l'être alors que les aiguilles se rétractent et ne transpercent pas la peau.

    L'implantation aléatoire d'aiguilles, sans tenir compte des méridiens traditionnels, améliorerait significativement l'état du patient par rapport à un traitement sans implantation. D'après cette dernière étude, l'amélioration serait supérieure de 75 % aux traitements conventionnels de la médecine occidentale.Ce qui permet au professeur Heins Endres, co-directeur allemand de cette étude, de dire que « l'acupuncture pour les douleurs dorsales basses est extrêmement prometteuse ».

    Des médecins se sont d'ailleurs exprimés en faveur de l'acupuncture à l'issue de cette expérience : c'est le cas de Briar Berman, directeur de l'université du Maryland, et de James Young, du centre médical de l'université de Chicago. « La supériorité des deux formes d’acupuncture suggère un mode d’action commun, explique le docteur Haake. Ces thérapies agissent probablement sur la génération de la douleur ou sur sa transmission par le système nerveux central. En tout cas, ce mode d’action est plus efficace que les traitements conventionnels. »

    Risques

    Une aiguille d'acupuncture se doit d'être stérileL'acupuncture est une technique délicate et toute mauvaise pratique, comme pour toute intervention médicale ou paramédicale, peut avoir des effets nocifs. C'est le cas par exemple si les aiguilles ne sont pas stériles, inadaptées ou appliquées dans des zones sensibles. Certains praticiens ne recourant pas à la stérilisation (ou utilisant des stérilisations « alternatives ») peuvent transmettre des infections entre les patients, de la même façon qu'avec des aiguilles de seringues si elles étaient utilisées plusieurs fois. En Occident, pour prévenir ce risque on utilise en général des lots d'aiguilles à usage unique. Au Québec, tous les acupuncteurs sont soumis à une réglementation les obligeant à n'utiliser que des aiguilles à usage unique, ce qui réduit à un taux presque nul tout risque d'infection. Les normes ne sont pas les mêmes dans tous les endroits du globe.

    Diplômes et formations
    En France, il existe 2 diplôme interuniversitaire (DIU) d'acupuncture, destinés aux médecins (DIU d'acupuncture générale) et aux sages-femmes (DIU d'acupuncture obstétricale), tous deux d'une durée de trois ans. De plus, une capacité en acupuncture a été officiellement créée en 2008.

    Le DIU d'acupuncture générale est enseigné au sein de sept facultés de médecine : Aix-Marseille 2, Montpellier 1, Nantes, Paris XIII, Bordeaux 2, Lyon 1, Strasbourg I ; celui d'acupuncture obstétricale l'est au sein de quatre universités de médecine : Paris XIII, Strasbourg 1, Montpellier 1 et Rouen.

    En Chine, les zhongyi xueyuan 中醫學院 [instituts de médecine chinoise] et les zhongyiyao daxue 中醫藥大學 [universités de médecine et de pharmacie chinoise] forment les étudiants aux grades de xueshi 學士 (5 ans), puis, après un concours et trois années supplémentaires sanctionnées par un examen et la soutenance d’un travail de recherche dans une spécialité, au shuoshi 碩士 et , après un nouveau concours suivi de trois autres années d’études et une seconde thèse, au boshi 博士 qui conclut donc onze années d’études universitaires. Ce cursus est indépendant mais analogue en durée et en niveau de diplômes à celui qui existe en médecine occidentale. La Chine a donc deux systèmes parallèles de médecines officielles : médecine chinoise et médecine occidentale. Chacun dispose de ses propres facultés, hôpitaux affiliés et instituts de recherche. Les étudiants accèdent à l'une ou l'autre de ces deux filières aussitôt après leurs études secondaires. Il est à noter que l'acupuncture ne constitue qu'une matière au sein de la formation de médecine chinoise et qu'à la différence de ce qui s'est transmis en France, elle ne représente qu'une petite partie de l'enseignement et de la pratique et de la médecine chinoise, la pharmacopée traditionnelle étant la principale branche thérapeutique de cette discipline.

    Plusieurs écoles en France proposent un enseignement en coopération ou non avec des universités chinoises (Pékin, Shanghai, Tianjin, Chengdu...) ouvert à tous, médecins ou non.

    Au Québec, le Cégep de Rosemont qui fait office de référence, propose un programme de formation délivrant le titre d'acupuncteur.

    Exercice de l'acupuncture
    En France, l'acupuncture ne peut être exercée légalement que par un docteur en médecine. Cette condition est nécessaire et suffisante : l'acupuncture n'est pas une spécialité mais une « orientation », qu'il est loisible de déclarer, sans aucun contrôle. Dans d'autres pays de l'Union européenne, la législation accorde un statut légal à l'acupuncture, ainsi qu'à d'autres pratiques non-conventionnelles. Une résolution recommandant la généralisation de ce type de statut a été adoptée par le parlement européen, mais elle n'a aucun caractère contraignant.

    Au Québec, il existe un ordre des acupuncteurs qui délivre l'autorisation d'exercer. Il est nécessaire d'avoir suivi un programme de formation identique à celui du Collège de Rosemont, financé par le Ministère de l'Éducation du Québec, qui s'adresse à tout public, médecin ou non. Plusieurs régimes d'assurances privés et publics québécois couvrent d'ailleurs les frais d'acupuncture jusqu'à concurrence d'un montant maximum par année.

    Indication thérapeutique selon l'acupuncture occidentale
    Selon l’American Academy of Medical Acupuncture (2004), l'acupuncture peut être considérée comme une thérapie complémentaire pour les pathologies suivantes. Ces indications sont basées sur une expérience clinique et ne sont pas toujours contrôlées par des recherches cliniques. Les astérisques * indiquent que l'Organisation Mondiale de la Santé valide ces indications dans sa publication Acupuncture: Review and Analysis of Reports on Controlled Clinical Trial.

  • distension abdominale / flatulences *
  • contrôle de douleurs aiguës et chroniques *
  • sinusites allergiques *
  • anesthésie pour les patients à haut risque ou patients ayant un historique d'effets indésirables aux anesthésiques
  • anxiété, attaques de panique *
  • arthrite / arthrose *
  • douleurs thoraciques atypiques
  • bursite, tendinite, syndrome du canal carpien *
  • troubles gastro-intestinaux fonctionnels (nausées et vomissements, spasmes œsophagiens, hyperacidité, côlon irritable) *
  • syndromes du col de l'utérus et du rachis lombaire *
  • constipation, diarrhée *
  • toux avec contre-indications médicamenteuses *
  • désintoxication (drogues) *
  • dysménorrhée, douleurs pelviennes *
  • douleurs d'épaule *
  • céphalées (migraines et tensions), vertiges (maladie de Menière), acouphènes *
  • palpitations idiopathique, tachycardie sinusale
  • maîtrise de la douleur, de l'œdème, renforcement de processus de guérison en cas de fractures
  • spasmes musculaires, tremblements, les tics, les contractures *
  • névralgies (trijumeau, zona, postzostérienne douleur, autres)
  • paresthésie *
  • hoquet persistant *
  • douleurs de membres fantômes
  • fasciite plantaire *
  • iléus post-traumatique et post-opératoire *
  • syndrome prémenstruel (Certains auteurs restent très sceptiques quant à l'efficacité de l'acupuncture dans ce cas ; des expériences en acupression, forme de traitement traditionnel proche de l'acupuncture, auraient validé au contraire l'efficacité des points d'acupuncture pour cette indication,
  • certaines dermatoses (urticaire, prurit, eczéma, psoriasis)
  • séquelles d'accident vasculaire cérébral (aphasie, hémiplégie) *
  • handicapés moteurs du septième nerf crânien
  • hyperthermie sévère
  • entorses et contusions
  • bruxisme *
  • incontinence urinaire, rétention (neurogène, spastique, les effets indésirables de médicaments) *

    D'autres sources préconisent l'utilisation de l'acupuncture pour la stérilité, dans le cadre de la fécondation in vitro. L'acupuncture pourrait améliorer sensiblement le taux de succès des FIV. Elle est utilisée dans certains pays anglophones dont les États-Unis.

    Variantes
    Acupression, l'acupuncture sans aiguille
    L’acupression est une variante populaire et sans aiguille de l'acupuncture. Faute d'aiguille disponible, on utilise la pression du doigt, du coude, du pied, etc. selon l'effet désiré sur le point d'acupuncture. Cette pratique est très répandue en Asie (Thaïlande par exemple).

    Toutefois, le nombre des points stimulables par acupression est réduit par rapport à l'usage de l'aiguille. La plus faible précision du procédé d'acupression le limite en acte et en effet. L'acupression permettrait de traiter des maux courants et de prévenir les faiblesses des organes. Par exemple : relâchement du nerf sciatique (et de la douleur et gêne occasionnées) par pression forte des pouces sur des points particuliers au niveau du bassin.

    L'acupression se pratique sur soi-même ou sur une autre personne, sans formation spécifique, si ce n'est, en Asie, la transmission orale par le maître. Des ouvrages européens vulgarisent ce procédé.

    L'acupuncture au laser
    Utilisé moins couramment dans la pratique de l'acupuncture, le laser permet de stimuler un point d'acupuncture par la chaleur chez des personnes très jeunes ou sensibles. Ce procédé possède plusieurs avantages : il est peu coûteux, totalement indolore et ne laisse aucune marque. Les effets provoqués sont sensiblement les mêmes que ceux attendus par l'acupuncture traditionnelle (soulagement de la douleur, résorption d'une inflammation, accélération du processus de régénération des tissus etc.).
    Il est utilisé de la même façon que les aiguilles et il en existe plusieurs modèles dont les caractéristiques sont différentes.

    La thérapie laser est de plus en plus courante et s'applique maintenant à des personnes de tous âges. Cependant, ces applications grandissant, son coût suit le même chemin.

    Autres techniques

    Pratique de la moxibustionLa moxibustion est une méthode qui utilise le plus souvent pour chauffer les points un cigare d'armoise (à cause de sa lente combustion) appelé moxa. On peut produire les mêmes effets grâce à un système de ventouses et de massages
  • Aérobic

         Gymnastique qui modèle le corps et oxygène les tissus par des mouvements rapides effectués en musique.

    Selon la définition donnée en 1981 par le dictionnaire Le petit Robert, l'aérobic (anglicisme que l'on peut remplacer par gymnastique rythmique ou gym tonique), nom féminin, est une « gymnastique qui modèle le corps et oxygène les tissus par des mouvements rapides effectués en musique ». Cette discipline sportive a été inventée par un médecin, le docteur Kenneth Cooper.

    Le terme « Aerobic » (de l'anglais aerobic « aérobique ») fait son apparition aux États-Unis dès 1968, en France, il faudra attendre 1979 pour voir apparaître le terme Aérobic et sa médiatisation à partir de 1980 dans l'émission télévisée « Gym Tonic » avec Véronique et Davina.

    Les cours d'aérobic sont apparus aussi dès le début des années 1980, afin de pratiquer des mouvements de culture physique en rythme et en coordination sur des musiques endiablées. Reebok inventa la Reebok Freestyle, qui devint rapidement la chaussure de référence pour ce sport. L’entraînement de musculation fréquent et peu intensif développe forme et tonus. Particulièrement efficace pour les jambes et le bas du corps, l’aérobic renforce le buste et assouplit tout le corps. Mais, l'objectif premier des cours d'aérobic est de développer l'endurance cardio-vasculaire (VO2 max) et de renforcer en parallèle la musculature.

    Les bienfaits sont d'ordre musculaire, articulaire, cardiaque, pulmonaire, circulatoire et psychologique (plaisir de l'expression corporelle). Ces disciplines permettent d'acquérir une bonne condition physique et une meilleure connaissance de son corps.

    Les principales pathologies qui peuvent apparaître sont d'ordre locomoteur :

  • musculaires : contusions, hématomes, claquages, déchirures, ruptures,
  • articulaires : entorses de cheville, de genou, du poignet, luxations de l'épaule et du coude,
  • tendineuses : tendinites, téno-synovites, bursites, rupture tendineuse,
  • osseuses : périostites, fractures de fatigue, fractures complètes,
  • rachidiennes : cervicalgies, dorsalgies, lombalgies, sciatiques.
  • Alexander (technique)

         Méthode qui consiste à reconnaître et à modifier les réactions psychologiques et kinesthésique.

    La technique Alexander est une forme d'éducation qui s'applique à reconnaître et surmonter les limitations réactives et habituelles dans le mouvement et la pensée.

    La technique Alexander est enseignée habituellement lors de leçons individuelles avec un enseignant utilisant de façon spécialisée le contact des mains et les instructions verbales. La technique est aussi enseignée à des groupes, pouvant s’ouvrir sur des leçons individuelles courtes afin de servir d’exemple au reste de la classe[1]. La technique prend son nom de Frederick Matthias Alexander, qui est le premier à avoir observé et formulé ses principes entre 1890 et 1900[2].

    La technique
    La technique Alexander enseigne la capacité à faire un nouveau choix en dépit des modèles habituels établis, en étudiant l’évidence kinesthésique* (sensation interne du mouvement des parties du corps assurée par le sens musculaire – sensibilité profonde des muscles- et les excitations de l’oreille interne-cf.dict) sur la façon dont la pensée est exprimée au travers du mouvement. Les valeurs d'efficacité et de facilité pendant l'exécution d'un mouvement sont les critères de prédilection utilisés pour évaluer les résultats du progrès gagné par l'expérimentation dirigée. Parmi les méthodes enseignées, nous y trouvons des formes d'anatomie structurale, les caractéristiques de la proprioception, la manière dont les habitudes pourraient être formées et raffinées, l’auto-observation pratique et enfin l'usage stratégique du raisonnement empirique. Cette étude exige une réévaluation des suppositions et des conclusions auto-restrictives qui auraient pu entraîner selon les enseignants de la Technique à un mauvais usage général de l’étudiant.

    Possibilités de cette technique
  • Soulager les diverses douleurs associées à une mauvaise utilisation du corps.
  • Éviter et relâcher le stress et les tensions excessives.
  • Améliorer la santé physique et psychique.
  • Devenir plus calme.
  • Améliorer la coordination.
  • Améliorer les performances vocales, joueur de tennis, acteur, musicien etc.
  • Apprendre à "garder les pieds sur terre".
  • Choisir consciemment comment répondre à un stimulus plutôt que de réagir trop rapidement et de façon non appropriée.

    Les applications sont subjectives par nature ; beaucoup de témoignages existent sur Internet. La technique Alexander est considérée comme une pratique complémentaire aux régimes de traitements médicaux traditionnels et non son substitut.

    À quelques égards, la technique Alexander est considérée comme une expérience allant directement à la source de cette réalité portant sur l'unité de corps/esprit. Les partisans croient que sa pratique a pour résultat une conscience et une capacité descriptive améliorées, de même qu’une aisance nouvelle dans l’exécution d’un mouvement, un meilleur équilibre, plus de résistance physique et moins de tension musculaire. De plus, ceux qui la pratiquent rapportent souvent que cette technique Alexander leur donne une plus grande capacité à clarifier leur pensée, à gagner d’objectivité sur eux-mêmes et à se libérer de limitations qu’ils s’imposaient involontairement. Aussi, les partisans perçoivent la technique Alexander comme une façon d’utiliser moins d'effort pour générer un mouvement, et ainsi une possibilité pour en exécuter davantage, tout en ayant la sensation d’être plus jeune et de se déplacer plus gracieusement.

    La technique Alexander fait partie intégrante des programmes de certaines écoles de danse, de théâtre, de cirque, de musique, de chant et de quelques sports olympiques. Pouvant convenir à n'importe quel niveau de pratique, elle est aussi utilisée en termes de ré-éducation du mouvement dans le but de compléter un rétablissement et de gérer une douleur particulière.

    Bien que la technique Alexander soit considérée dans son champ de pratique essentiellement à titre éducatif — enseignée dans une relation d'étudiant/enseignant, comme en comparaison à un régime de traitement entre le client et le praticien — elle est considérée par le département de Santé du Royaume-Uni comme une pratique offrant une alternative et une complémentarité à beaucoup d’autres traitements médicaux. Une liste partielle comprend : les maux de dos, les maux de tête, les douleurs musculo-squelettiques, l’insomnie, le bégaiement, l’entraînement de la parole ou de la voix, les problèmes de posture ou d’équilibre, les difficultés de motricité rencontrées au cours d’une grossesse, le rétablissement d’une blessure en complémentarité avec un traitement suivi en physiothérapie, l’amélioration de son ergonomie au regard d’une fonction ou d’un objet (un musicien avec son violon, une personne assise travaillant sur un ordinateur), faire face à la perte d’une certaine mobilité coordonnée entraînée par la maladie de Parkinson.

    La technique Alexander est aussi connue pour aider les interprètes à se défaire du trac ou appréhension de la scène, de l'anxiété d'exécution, au delà d'un présumé « manque de talent », et d’aiguiser le discernement et la capacité descriptive. Elle aide aussi des gens à contrôler des réactions indésirables, des phobies et la dépression.

    Désavantages
    La technique Alexander ne peut pas être efficace pour tout le monde. La plupart des enseignants considèrent que vingt à quarante leçons sont requises. L'apprentissage exige de la part de l'étudiant de travailler sur un objectif un peu paradoxal qui est, au début, basé sur la perception de réussite qu’a l'enseignant (ou les camarades) sur ses avancées. À certaines occasions, le fait de défaire de vieilles habitudes peut déclencher des émotions désagréables « non résolues » qui, à l’origine, ont justifié des façons habituelles de remédier à des situations particulières, exigeant peut-être une aide professionnelle supplémentaire. Quelques modèles imprégnés d'habitudes semblent avoir un sens d'auto-préservation.

    Le fait de pratiquer la technique Alexander ne peut pas résoudre des difformités structurales, (causées par l'arthrite ou d’autres problèmes d'os) ou d’autres maladies (maladie de Parkinson, etc.). Dans ces cas, la technique Alexander peut seulement adoucir la façon dont la personne compense ces difficultés, ce qui peut être très significatif selon ces dernières.

    Effets rapportés
    La preuve des changements recherchés est visible par des signaux de régulation extérieurs et vérifiables (contre-réactions ou feed-back); au travers d’un miroir ; en notant, comparant, ou décrivant des différences observées sur l'emplacement relatif au regard de la personne, un changement d'équilibre ou de poids ; un changement dans le son de la voix ou les effets sur les objectifs de quelqu’un, ses accessoires ou son environnement de vie.

    Les étudiants décrivent souvent l'effet immédiat d'une leçon en Alexander par une sensation étrange. Pendant les leçons, la plupart des élèves rapportent un résultat immédiat concernant la sensation d’être moins lourd, malgré leur incapacité d'évoquer ou de soutenir cet état. Les autres expériences rapportées incluent la perception modifiée de leur voix ou de leur environnement, remarquant un changement dans l’image qu’ils ont d’eux-mêmes, ou ayant des désorientations temporaires concernant la localisation de leur corps dans l’espace.

    Preuves scientifiques
    Les résultats sur la technique Alexander en neurosciences et d’autres recherches en laboratoire menées actuellement sur les effets et la fonction de mouvement du corps ont réussi pour l’instant à obtenir des fonds d’aide (voir la recherche actuelle supplémentaire sur le site web britannique de l’organisation professionnelle de la technique Alexander basée au Royaume-Uni, STAT). Pendant que les communautés médicales du Royaume-Uni sont convaincues de son efficacité, la Technique Alexander reste toujours classée comme une pratique pseudoscientifique dans d’autres pays.

    Les articles de Frank Pierce Jones détaillant sa recherche a été recueillie lors d’une édition datant de 1997 et détaillée dans les références ci-dessous.

    En 2002, Stalibrass et al. ont publié les résultats d'une étude contrôlée significative dans l'efficacité de la technique dans le traitement de la maladie de Parkinson. Quatre mesures différentes ont été utilisées pour évaluer le changement dans la progression de la maladie. Selon les quatre mesures, la Technique Alexander était plus efficace qu'aucun traitement, à un degré statistiquement significatif (les deux P-ESTIME <0,04). Cependant, en comparant avec un groupe de contrôle où des séances de massage étaient données, la Technique Alexander n’était significativement meilleure que sur deux des quatre mesures. Les deux mesures ont donné statistiquement des améliorations non significatives(les P-VALEURS d'approximativement 0,1 et 0,6). Ceci semble prêter un certain poids à l'efficacité de la technique, mais plus d'études et de données sont exigées[3].

    En 2004, Maher a conclu que « les traitements physiques, tels que (la liste avec beaucoup d'autres) ... La technique Alexander... sont de valeur inconnue ou inefficace et ne devrait pas être si considérés » dans le traitement de la diminution du mal de dos en comparaison avec une approche déjà approuvée ( médicalement)[4].

    En 2005, Cacciatore et al. ont trouvé que la technique avait amélioré la posture d’un malade en réduisant la douleur située dans le bas de son dos[5].

    L'efficacité de la technique Alexander a été vérifiée au travers d'une étude comparative publiée en août 2008 dans le British Medical journal. Cette étude compare l'efficacité des massages et de la technique Alexander sur des personnes souffrant de douleurs lombaires chroniques. La technique Alexander s'est avérée être la plus efficace pour soulager les douleurs sur le long terme. L'étude a également montré qu'une amélioration était constatable à partir de 6 séances. L'étude complète est accessible ci-dessous.

    Notes
    1.↑ Arnold, Joan, Hope Gillerman (1997), Frequently Asked Questions. American Society for the Alexander Technique. Retrieved on 2007-05-02.
    2.↑ Rootberg, Ruth (Sep 2007), "Voice and Gender and other contemporary issues in professional voice and speech training". Voice and Speech Review, Voice and Speech Trainers Association, Inc, Cincinnati, OH: 164-170. Retrieved on 2007-09-01.
    3.↑ Stallibrass, C; P Sissons, C Chalmers (July 2002). "Randomized Controlled Trial of the Alexander Technique for Idiopathic Parkinson's Disease". Clinical Rehabilitiation 16 (7): 695-708. Retrieved on 2007-05-01.
    4.↑ Maher, CG (January 2004). "Effective physical treatment for chronic low back pain". The Orthopedic clinics of North America 35 (1): 57-64. ISSN 0030-5898. Retrieved on 2007-05-01.
    5.↑ Cacciatore, TW; FB Horak, SM Henry (June 2005). "Improvement in automatic postural coordination following Alexander Technique lessons in a person with low back pain". Physical Therapy 85 (6): 565-78. Retrieved on 2005-05-01.
  • Alicament

         Aliments utilisés pour leurs propriétés thérapeutiques.

    Un alicament (mot-valise de aliment et médicament) est un aliment combinant la notion d'aliment et de médicament dans le cadre d'une alimentation fonctionnelle. Il est censé réduire les risques ou prévenir l'apparition de certaines maladies, à l'aide de substances contenues dans un aliment de consommation courante.

    Les termes "alicament", "médicaliment" ou "nutraceutique" sont des néologismes de l'industrie agro-alimentaire. Alicament semble toutefois surtout utilisé en France ; au Canada notamment le terme a été supplanté par "aliment fonctionnel".[1]

    Exemples d'alicaments industriels
  • Les aliments enrichis en oméga-3.
  • Les aliments destinés à réguler le transit (« Bifidus actif » et autres).
  • Certains laits fermentés à boire contiennent, en plus des deux ferments traditionnels du yaourt, un probiotique spécifique qui contribuerait au bon équilibre de la flore intestinale. Voir Yakult ou Actimel.

    Ces allégations santé provenant de l'industrie alimentaire, il est permis de douter de leur véracité, notamment concernant la supériorité de ces aliments sur d'autres plus classiques (un simple yaourt ou un fromage). Et, même si des études scientifiques aboutissant à la fabrication d'alicaments sont sérieuses et bien établies, les alicaments échappent à tous les contrôles que subit un médicament avant et après sa mise sur le marché.

    Alicament naturel
    Certains végétaux seraient des alicaments naturels.

    En effet, outre la notion d'« ingrédient santé », il existe une seconde définition de l'alicament. L'alicament serait un aliment « totum » doté d'une allégation scientifique globale reconnue par un organisme officiel de sécurité alimentaire ou sanitaire. Ainsi l'AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) a reconnu en 2004 l'allégation concernant les effets bénéfiques du jus de canneberge sur les infections urinaires[2].

    L'ail et de son principal principe actif : l'allicine, et ses éléments soufrés sont aussi censés faciliter grandement la respiration chez les asthmatiques grâce à leurs propriétés mucolytiques (permettant de fluidifier le mucus) et mucocynétiques (permettant d'expectorer le mucus).

    Références
    1.↑ passeportsante.net
    2.↑ AFSSA avis n° 2003-SA-352
  • Amaroli ou urinothérapie

         Consiste à boire sous certaines conditions une partie de son urine pour stimuler les défenses de l'organisme.

    Amaroli est le nom donné en Inde à la pratique qui consiste à boire une partie de son urine pour entretenir sa santé ou se soigner. En occident elle est appelée urinothérapie, ou auto-urine thérapie. Il n'y a pas de preuves scientifiques d'un effet thérapeutique de cette pratique.

    Histoire
    Au XXe siècle, l'ancien premier ministre indien Morarji Desai fut un ardent défenseur de cette méthode tout en étant la risée de ses pairs[1], Gandhi a abordé le sujet mais ne l'a jamais pratiqué[1].

    Au Japon Amaroli aurait séduit deux millions de personnes, un million aux Pays-Bas et cinq millions en Allemagne[2]. Des Congrès mondiaux réunissant notamment des médecins ont été consacré à Amaroli en Europe ces dernières années[3]. Selon la littérature de ses partisans sur le sujet, Amaroli aurait des propriétés curatives étonnantes (augmentation des processus naturels d'élimination), mais beaucoup l'utilisent aussi à titre préventif, et comme cosmétique[3]. .

    La prise d'urine par les pratiquants est précédée de certaines règles. Généralement, l'absorption d'urine est limitée, il est conseillé de la précéder de l'absorption d'une nourriture saine et toujours suivie de l'absorption d'une quantité importante d'eau claire. Le simple contact de l'urine (ensuite recrachée) avec les muqueuses de la bouche amènerait également des informations favorisant un rééquilibrage du corps.

    Avantages prétendus et risques
    Il s'agit d'une méthode empirique dont l'efficacité n'a jamais été prouvée.

    Pour une personne saine, l’urine est normalement stérile dans la vessie ; cependant celle-ci est faiblement contaminée par les microorganismes commensaux présents sur le pourtour du méat urinaire lors de la miction. Cette contamination est prise en compte lors d'analyse urinaire mais est normalisée dans sa nature qualitative : espèces de micro-organismes, et quantitative : seuil de concentration de bactéries par millilitre. C'est aussi pour cette raison qu'il est malgré tout conseillé d'éliminer les premières gouttes d'urine avant de constituer un échantillon interprétable. La méthode présente donc, en principe, peu de risques d'infection ; le cas est différent si la personne souffre d'une infection urinaire, puisque les germes se retrouveraient alors dans les voies digestives.

    Pour donner un intérêt à cette pratique, les promoteurs actuels mettent en avant la présence de vitamines, en particulier de vitamine C. Si l'urine contient des produits bénéfiques, elle contient aussi des produits dont le corps se débarrasse via la miction, toxines et déchets du métabolisme (mécanisme d'élimination rénale).

    L'urine contient de nombreux poisons, produits naturellement par l'organisme, ou externes, tels que les drogues qui ont été consommées (voir Composition de l'urine). En effet, uriner a comme rôle l'épuration des déchets du métabolisme cellulaire, et l'épuration des toxiques à élimination rénale (entre autres).

    Pour cette raison (les "poisons" contenus dans l'urine), certains homéopathes pensent qu'il est encore plus intéressant de diluer et de dynamiser les échantilons d'urine, à l'instar des "remèdes" homéopathiques, dont l'efficacité (ou l'absence d'efficacité) reste par ailleurs à démontrer.

    Références
    1.↑ a  et b  Urinothérapie : une panacée difficile à avaler [archive] psychologies.com
    2.↑ Urinothérapie : une panacée difficile à avaler [archive] psychologies.com
    3.↑ a  et b  Amaroli du Dr Tal Schaller
    Analyse bioénergétique

         Psychothérapie basée sur le lien entre typologie caractérielle et manifestations corporelles.

    L'Analyse Bioenergétique ou Bio-Énergie est une psychothérapie développée par Alexander Lowen qui reprend et développe les notions développées par Wilhelm Reich sur le lien entre typologie caractérielle et manifestations corporelles.

    Cette forme de psychothérapie s'effectue soit en séances individuelles soit en groupe. Dans ce cas, des séminaires de deux à cinq jours réunissent une dizaine de participants une fois par mois ou plus.

    Le but est le développement de nouvelles formes d'expression de soi, d'abord non verbale par l'utilisation de postures ou de mouvements destinés à mettre en évidence les tensions corporelles. La décharge émotionnelle, sous forme de cris, de pleurs peut être sollicitée après la mise en tension, et avant la phase d’intégration et de verbalisation en vue d'une analyse (au sens freudien du terme).
    Analyse Psycho-Organique
    Anmma (massage)

         Massage d'origine chinoise qui vise à atteindre un état profond de relaxation et de bien-être intérieur.

    L'Anmma (ou amma) est une technique de massage japonais d'origine chinoise. Anmma qui signifie calmer avec les mains a été inventée en Chine sous le nom original Anmo, et adoptée par les japonais il y a plus de mille ans.


    Méthode
    Les mouvements se font par des étirements, des « balayages énergétiques », des bercements, des pressions et des percussions. Plus de 140 points spécifiques de manipulations sur le corps sont utilisés pour chercher à atteindre un état profond de relaxation et de bien-être intérieur. Le Amma se compose d'un "kata", une suite de manipulations assez complexes. Il n'utilise pas d'huile et peut être fait à travers un drap ou les vêtements et couché sur une table.

    Dans le mouvement du « boshi junenho », qui est une manipulation propre au Amma, le corps est bercé pendant toute la durée du massage. Des mobilisations étirent le corps, allongent les faces antérieures et postérieures des muscles. Enfin, 6 types différents de percussions viennent ajouter une dimension auditive et vibratoire au massage. Le praticien monte également plusieurs fois sur la table pour exercer des pressions (susho appakuho) dans le dos; ces compressions de la cage thoracique permetteraient au client de mieux « sentir » sa respiration. Elles contribueraient également à délier et stimuler la musculature autour de la colonne vertébrale, dans le respect constant des méridiens du système énergétique chinois.

    Un des buts du massage Amma est de répartir le Qi dans tout le corps en la faisant circuler du centre vers les extrémités. C'est pour cette raison que l'on travaille toujours dans le sens de l'énergie des méridiens.
    Anthroposophique (Médecine)

         Fondée sur une philosophie qui étudie la dynamique des forces naturelles.

    La médecine anthroposophique est une médecine complémentaire issue de l'anthroposophie développée par Rudolf Steiner (1861-1925). Elle a pris naissance en 1920 dans une collaboration entre Steiner et la doctoresse Ita Wegman (1876-1943).


    Concepts de base
    La médecine anthroposophique prend en compte les bases scientifiques de la médecine d'aujourd'hui et propose d’en élargir le point de vue par une approche systématique de l’ensemble des réalités physiques, fonctionnelles, psychiques et spirituelles caractérisant l’être humain. On y considère que les niveaux d'organisations des règnes de la nature : minéral, végétal, animal se retrouvent en l’homme et qu'il s’y ajoute le niveau humain proprement dit, caractérisé par la faculté de se nommer soi-même (Moi), et par la présence de la conscience se manifestant dans l’exercice de la pensée et de la parole. Ainsi, pour la médecine anthroposophique, quatre niveaux fonctionnels doivent être considérés dans l’être humain :

    - L’organisation physique ou corps physique, objet de l’étude des sciences naturelles et de la biologie, qui coïncide avec ce que la médecine universitaire envisage comme structure de l’organisme humain avec ses composants cellulaires et biochimiques.

    - L’organisation de vie, ou organisation des forces constructives, encore appelée corps éthérique, dont les flux et fonctions dynamiques structurent et renouvellent l’organisme physique, et que l'on rencontre dans tous les êtres vivants. Cette organisation est décrite comme une réalité agissant à partir de ses propres lois.

    - L’organisation psychique ou organisation de sensibilité, encore appelée corps astral, qui impose à l’organisme vivant l’empreinte d’une organisation nerveuse (sensibilité, locomotion, comportements) et d’une organisation respiratoire, s'étendant au métabolisme (gaz du sang par exemple).

    - L’organisation du Moi, qui fait accéder à la conscience de soi individuelle et qui induit des particularités physiologiques proprement humaines (telles que verticalité, langage, thermorégulation circadienne, cycles menstruels…).

    Dans cette conception, la bonne santé résulte de l’interaction harmonieuse de ces quatre éléments constitutifs. La maladie est décrite comme une perturbation de leur interaction. Le diagnostic s'efforce donc d'identifier la nature des déséquilibres entre ces quatre composants.


    Pratique de la médecine anthroposophique
    L’exercice de la médecine anthroposophique est réservé aux médecins diplômés, reconnus et agréés comme médecins par les administrations compétentes de leurs pays. Les connaissances médicales nécessaires à tout médecin, sont requises, mais il s'y ajoute une formation spécifique à la médecine anthroposophique (Cycles de formations de base et de formations médicales continues). La fédération internationale des associations médicales anthroposophiques (IVAA) a élaboré en 2003 des critères internationaux de compétence en médecine anthroposophique. La médecine anthroposophique est pratiquée en cabinet médical ainsi qu’en milieu hospitalier par environ 2000 médecins dans le monde (en 2008). Environ 30 000 médecins connaissent et prescrivent des médicaments anthroposophiques[1]. Il existe une vingtaine d’hôpitaux et établissements de soins, publics ou privés. L’établissement hospitalier le plus ancien est la clinique fondée par Ita Wegman en 1921 et qui porte aujourd’hui son nom, Ita Wegman Klinik, à Arlesheim, Suisse. Les deux plus importants en nombre de lits sont situés en Allemagne : l’hôpital public “ Gemeinschaftskrankenhaus Havelhöhe ” à Berlin (310 lits), fondé en 1995 et l’hôpital “ Gemeinschaftskrankenhaus Herdecke ” à Herdecke dans la Ruhr (450 lits)


    Médicaments et moyens thérapeutiques
    La médecine anthroposophique recourt à des médicaments issus des règnes minéral, végétal et animal. Ces médicaments sont préparés sous forme de dynamisations homéopathiques ou par d’autres procédés pharmaceutiques spécifiques. L’Anthroposophic Pharmaceutical Codex (APC) publié par l’ association internationale des pharmaciens anthroposophiques décrit les procédés pharmaceutiques et liste les substances naturelles de base utilisées en pharmacie anthroposophique. Les médicaments anthroposophiques sont le plus souvent destinés à être administrés par voie orale, externe ou injectable sous-cutanée. Les autorités réglementaires (agences du médicament) en Suisse en Allemagne et au Brésil reconnaissent une catégorie spécifique “ médicaments anthroposophiques ”. Dans les autres pays européens, ils sont souvent assimilés à des médicaments homéopathiques. La directive européenne 2001-83 CE (considérant 22) considère que : “Les médicaments anthroposophiques décrits dans une pharmacopée officielle et préparés selon une méthode homéopathique sont assimilables, au plan de l'enregistrement et de l'autorisation de mise sur le marché, à des médicaments homéopathiques.”

    L’aspect strictement individuel de la maladie, relevant de la dimension spécifiquement humaine, est pris en compte notamment par des thérapies artistiques telles que l’eurythmie curative. La dimension biographique des pathologies est abordée en psychothérapie et psychiatrie par des méthodes conventionnelles et spécifiques. Elle cherche à identifier les liens entre l’activité psychique individuelle et la constitution corporelle dans le but de les rééquilibrer.


    Problématiques et critiques
    Une catégorie d’objections formulées à l’encontre de la médecine anthroposophique est liée à des critiques vis-à-vis des conceptions spiritualistes de Rudolf Steiner ou de l’anthroposophie. Le fait que l’anthroposophie soit un mouvement spiritualiste motive certains courants à invalider a priori la médecine qui s’est développée sur ces bases.

    En France l’anthroposophie a été mentionnée comme « pratique sectaire » dans un rapport parlementaire de 1999. Cette accusation n’a cependant jamais été validée et a été reconnue comme diffamatoire par la cour d’Appel de Paris[2].

    Une autre catégorie d’objections est liée au fait que la médecine anthroposophique utilise entre autres des médicaments préparés de façon homéopathique. Elle partage à ce titre les critiques formulées contre l’homéopathie et contre les médecines complémentaires et alternatives en général, mettant notamment l’accent sur la faiblesse du niveau de preuves d’efficacité en regard des standards de la médecine fondée sur les faits.


    Recherche et évaluations
    La validation des concepts et des traitements anthroposophiques fait l’objet de recherches aux niveaux biologique et clinique, portant sur les médicaments, les méthodes thérapeutiques, les outils conceptuels, ainsi que sur l’efficacité, la sécurité et les coûts. La recherche méthodologique s’intéresse à la validation de l’approche clinique individuelle, en lien avec l’expertise individuelle du praticien (Cognition Based Medicine), en contrepoint à la validation statistique dont le format standard est l’essai randomisé contrôlé, base de la “ médecine basée sur les preuves ” (Evidence Based Medicine).

    - L’ouvrage de synthèse : “ Anthroposophic Medicine, Effectiveness, utility, costs, safety ” [3] donne une vue d’ensemble des résultats de la médecine anthroposophique, de son extension ainsi qu’une revue bibliographique complète des publications récentes. Cet ouvrage rédigé initialement à la demande des autorités sanitaires suisses obéit au format administratif d’un HTA Report (rapport d’évaluation d’une technologie de santé).

    Lancée en 2004, l’étude AMOS (Antroposophic Medicine Outcomes Study)[4] se fixe pour objectif de valider globalement la médecine anthroposophique dans ses différentes orientations thérapeutiques [5],[6],[7],[8],[9],[10],[11],[12],[13],[14],[15]

    Les différents médicaments à base d’extraits de gui (Viscum album), utilisés dans le traitement complémentaire d’affections graves y compris d’affections cancéreuses, ont récemment fait l’objet d’une évaluation collective basée sur les essais randomisés contrôlés [16].


    Bibliographie
  • L'homme et les plantes médicinales,Tome 1, 3e édition revue et augmentée, Wilhelm Pelikan, 09/2003, Ed. Triades - ISBN 2-85248-234-7
  • L'homme et les plantes médicinales, Tome 2, 3e édition revue et augmentée, Wilhelm Pelikan, 07/2006, ed. Triades - ISBN 2-85248-235-5
  • L'Homme, les plantes médicinales et les êtres élémentaires, Tome 3, Wilhelm Pelikan, 01/1990, Ed. Triades - ISBN 2-85248-129-4
  • Données de base pour un élargissement de l’art de guérir Steiner R. Wegman I. ISBN 2-85248-158-8
  • La Médecine à l’image de l’homme Husemann H, Wolff O. TI-II. ISBN 2-85248-162-6. TIII. ISBN 2-9511467-2-8
  • La médecine anthroposophique Bott V. ISBN 2-85248-254-1
  • Médecine intuitive Fintelmann V. ISBN 2-915804-02-8



    Notes
    1.↑ http://www.ivaa.info [archive]
    2.↑ http://www.prevensectes.com/rev0110.htm#16 [archive]
    3.↑ Anthroposophic Medicine, Effectiveness, utility, costs, safety de G.S. Kienle, H. Kiene, H.U. Albonico 2006. (350 pages) Schattauer Gmbh
    4.↑ Ernst E. Wien Klin Wochenschr. 2004 Feb 28;116(4):128-30. Hamre HJ et al.: Anthroposophic therapies in chronic disease: The Anthroposophic Medicine Outcomes Study (AMOS). Eur J Med Res 2004, 9:351-60
    5.↑ Horneber MA, Bueschel G, Huber R, Linde K, Rostock M. Mistletoe therapy in oncology (Review), Cochrane review 2008, Issue 2
    6.↑ Hamre HJ et al.: Use and safety of anthroposophic medications in chronic disease. A 2-year prospective analysis. Drug Saf 2006, 29(12):1173-89
    7.↑ Hamre HJ et al.: Anthroposophic therapy for chronic depression: a four-year prospective cohort study. BMC Psychiatry 2006, 6:57. DOI 10.1186/1471-244X-6-57
    8.↑ Hamre HJ et al.: Anthroposophic medical therapy in chronic disease: a four-year prospective cohort study. BMC Complement Altern Med 2007, 7:10. DOI 10.1186/1472-6882-7-10
    9.↑ Hamre HJ et al.: Eurythmy therapy in chronic disease: a four-year prospective cohort study. BMC Public Health 2007, 7:61. DOI 10.1186/1471-2458-7-61
    10.↑ Hamre HJ et al.: Anthroposophic vs. conventional therapy for chronic low back pain: a prospective comparative study. Eur J Med Res 2007, 12:302-10
    11.↑ Hamre HJ et al.: Rhythmical massage therapy in chronic disease: A 4-year prospective cohort study. J Altern Complement Med. 2007, 13(6): 635-642
    12.↑ Hamre HJ et al. Anthroposophic art therapy in chronic disease: a four-year prospective cohort study. Explore (NY) 2007; 3(4):365-371
    13.↑ Hamre HJ et al. Outcome of anthroposophic medication therapy in chronic disease: A 12-month prospective cohort study. Drug Design, Development and Therapy 2008, 2: 25–37
    14.↑ Hamre HJ et al. Combined bias suppression in single-arm therapy studies. Journal of Evaluation in Clinical Practice. doi:10.1111/j.1365-2753.2007.00903.x
    15.↑ Hamre HJ et al. Assessing the order of magnitude of outcomes in single-arm cohorts through systematic comparison with corresponding cohorts: An example from the AMOS study. BMC Medical Research Methodology 2008, 8:11 doi:10.1186/1471-2288-8-11
    16.↑ Horneber MA, Bueschel G, Huber R, Linde K, Rostock M. Mistletoe therapy in oncology (Review), Cochrane review 2008, Issue 2

  • Apithérapie

         L’apithérapie signifie soigner avec les abeilles, c'est une pratique millénaire[1]. Il s'agit de connaître et d'utiliser les propriétés des produits des abeilles en vue d'améliorer et de maintenir la santé des êtres humains. Mais pas seulement, car l'apithérapie peut aussi être utilisée pour tous les animaux, par exemple, le miel, la propolis, la cire, le venin d'abeilles, la gelée royale, le pain d'abeilles. La plupart des propositions de l'apithérapie n'ont pas été établies scientifiquement et ne répondent pas aux standards de la médecine.


    Apithérapie et miel
    Le miel est un produit diététique naturel aux propriétés organoleptiques remarquables[réf. nécessaire]. C’est un aliment énergétique, il est rapidement assimilé, son pouvoir édulcorant est supérieur à celui du sucre (saccharose). Le miel contient en moyenne 5 % de saccharose, 6 % de maltose, 30 % de glucose, 40 % de fructose, des acides organiques, des oligoéléments. Le miel est recommandé comme aliment mais aussi en application sur les plaies : « Le miel, par sa saturation en saccharose, entretient une pression osmotique trop basse pour favoriser la croissance des germes […]. Outre cette activité physique, le miel contient un principe actif bactéricide, l’inhibine identifiée par White en 1962 comme étant de l’eau oxygénée, produite sous l’action de la g1ucose oxydase, sécrétée par l’abeille lors de la fabrication du miel[2]. » Des recherches récentes menées à l’université de Waikato en Nouvelle-Zélande[réf. nécessaire] auraient mis en évidence les propriétés antibiotiques du miel.

    Le venin d’abeille

    Le venin est utilisé pour soigner les affections rhumatismales, les arthrites chroniques, certaines maladies inflammatoires et la sclérose en plaques. Toutefois, dans une étude contrôlée de l'université des sciences de la santé Allegheny à Philadelphie, le venin d'abeilles n'a eu aucun effet positif, quel que soit le dosage chez la souris ayant une auto-encéphalomyélite expérimentale, le modèle animal de la sclérose en plaques. De plus, de nombreux animaux ont eu une aggravation de leurs symptômes comparé au groupe ayant reçu le placebo.[3] Une étude de Georgetown University Medical Center à Washington, DC, financé par l'association américaine contre la sclérose en plaques (MSAA) actuellement en phase I essaie de déterminer la sécurité de l'utilisation du venin d'abeilles pour le traitement chez l'homme de la sclérose en plaques.[4]


    Le venin est administré sur les zones à soigner soit directement par des piqûres d’abeille, soit dilué à l’aide de seringues. Lorsque l’abeille pique, son dard reste planté dans la peau, quand elle se retire, une partie de l’abdomen est arraché, ce qui entraîne sa mort. On sait aujourd’hui extraire le venin de l’abeille sans entraîner sa mort.

    On trouve également du venin d’abeille sous diverses présentations, crèmes, lotions, comprimés, gouttes utilisés dans le traitement de l’arthrite, des inflammations des tendons et des articulations et les affections cutanées.

    L’apipuncture est une combinaison du traitement au venin d’abeille et de l’acupuncture. Elle est employée dans le traitement de l’épilepsie, de l’incontinence et des troubles arthritiques. Le venin peut être administré soit par dépôt sur le point d’acupuncture soit par immersion de l’aiguille dans une solution avant stimulation.

    Notes et références de l'article
    1.↑ L'apithérapie a été créé par le savant grec Hypocrate. SCHEAU M. ; FUIOREA N. ; SCHEAU M, Apithérapie roumaine. Passé et actualité in A. 7. Medical and Pharmaceutical Sciences, International Congress of the History of Science. 16th. Proceedings. A. Scientific Sections, 1981 [présentation en ligne [archive]];
    2.↑ « Traitement des plaies au miel : expérience du CHU de Lomé » [archive], Attipou K., Anoukoum T., Ayite A., Missohou K., James K., Médecine d'Afrique Noire, 1998, 45 (11).
    3.↑ No Beneficial Effect of Bee Venom in Study Using Animal Model for MS [archive], 1998-06-02, Multiple Sclerosis Society of Canada. Consulté le 2007-03-07
    4.↑ Christine Haran, « The Buzz About Bee Venom Therapy for MS [archive] », 2007-03-07. Consulté le 2007-03-07
    Aromathérapie
    Art thérapie

         Pratiquer des activités artistiques dans un but thérapeutique.

    Vocale (Thérapie) : ensemble de techniques à médiation artistique qui consiste à chanter afin de soulager la douleur psychologique et physiologique

    L’art-thérapie est l'exploitation du potentiel artistique dans une visée thérapeutique et humanitaire.

    La méthode
    Le principe de l'art-thérapie est de décomposer l’ensemble des mécanismes (psychiques, physiques et sociaux) en jeu dans l’activité artistique afin de les utiliser pour le soin de la personne ou l’aide sociale avec l'objectif d'améliorer la qualité de vie par la compréhension du soi.

    L’art-thérapeute envisage le patient dans une globalité, sur les plans physiques, psychiques et sociaux. Il n’interprète pas l’œuvre mais travaille sur la charge symbolique des actes du patient. L’art-thérapeute travaille le plus souvent avec une équipe pluridisciplinaire en élaborant un protocole thérapeutique adapté à chaque patient, en fonction des objectifs fixés. Selon certains art-thérapeuthes, la notion même de patient est contestable, en art-thérapie, dans la mesure où c'est l'être humain derrière le patient qu'il faut considérer afin de se donner toutes les chances de le faire évoluer.

    L’art-thérapeute croit aux effets intrinsèques de l’art et du potentiel de l'activité artistique. Sa connaissance de l’activité artistique et de la pathologie du patient lui permet d’adapter son activité au patient. Le choix de la technique artistique se fait principalement par le thérapeute lui même, en fonction de la sensibilité et des besoins du patient. L’art-thérapeute accompagne le patient dans le cheminement artistique, de la contemplation d’œuvres d’art, à la pratique, dans le plaisir d’une activité qui n'est pas à but esthétique.

    Les indications de l'art-thérapie
    L'art-thérapie peut bénéficier à des patients atteints de psychopathologies, de maladies physiques, de lésions cérébrales, d'handicap moteur, d'exclusion sociale, de troubles de communication et d'expression, de troubles relationnels...

    L'art-thérapeute peut donc intervenir dans diverses structures: hôpitaux, hôpitaux psychiatriques, unités de soins palliatifs, centres de rééducation fonctionnelle et neurologique, foyers de l'enfance, centres de psychothérapie, prisons, associations d'aide à la réinsertion, etc.

    Transformation de soi et création
    Selon l'art-thérapie, la thérapie ajoute à l'art le projet de transformation de soi-même. L'art ajoute à la thérapie l'ambition de figurer de façon énigmatique les grands thèmes de la condition humaine.

    La création - acte et résultat - pourrait permettre la transformation profonde du sujet créateur. Derrière les différences personnelles et culturelles, elle mettrait au jour les conditions de l'acte créateur et de la production créative, de percevoir les spécificités des médias utilisés et de comprendre leurs impacts.

    Face aux créations spontanées de la personne (symptômes, troubles du comportement, marginalisation, rêves, souvenirs) l'art-thérapie, plutôt que de procéder à une analyse, comme en psychothérapie traditionnelle, propose la création d'autres formes complexes :

  • musique (musicothérapie),
  • écriture (écrire peut être un loisir mais également une pulsion, une sorte d’obligation vis-à-vis de soi, une forme de libération et de canalisation de l’instinct de vie. Que ce fait soit autobiographique, romanesque, journalistique, théâtral, l'écriture accompagnée peut aider à mettre en forme cette puissance et cette expressivité),
  • improvisation théâtrale,
  • danse,
  • conte,
  • clown,
  • peinture.

    L’expression picturale, par des moyens simples et quasiment primitifs, permettrait un passage direct de l’émotion au montré, de la pensée au geste, de l’œil à la toile. Que l’on soit attiré par les couleurs, les formes, l’abstrait, le réalisme ou le figuratif, la peinture serait un moyen plus sûr d’aller vers ce qui sous-tend notre être, la création. Au moment où il n’y a pas d’interlocuteur, où la pulsion est là, le couteau et le pinceau deviendraient alors des moyens puissants, authentiques, démonstratifs, d’un savoir faire qui se met en œuvre vite, et peut être donné à voir sans qu’il soit besoin d’explication.

    Expression théâtrale
    Dans la perspective de l'art-thérapie, jouer n’est pas qu’un jeu, c’est aussi une manière de faire apparaître "qui je suis", "ce que je peux faire", "ce que je peux être". Par les subtils déplacements qu’elle permet, et quelle que soit sa forme, classique, moderne ou d’avant-garde, l’expression théâtrale pourrait être le support de nos non-dits, de notre force de création. Des mécanismes subtils permettraient à la fois la libération des énergies trop longtemps contenues et leur valorisation dans un ici et un maintenant.

    Un bon exemple de thérapie par l'expression théâtrale est le psychodrame dont le but même est de réussir à mettre en scène, et donc en acte, des affects souvent douloureux et parfois inaceptables par la société e/ou par soi même. L'art-thérapie consiste en un accompagnement de ces créations dans un parcours symbolique au service du développement de la personne vers un aller-mieux et un être davantage.

    Les différentes approches
    Certaine approches de l'art-thérapie reprennent l'approche du psychanalyste Jung qui a largement exploré la dimension symbolique qui parle directement à l'inconscient (De manière différente selon la culture et les signification de tel ou tel symbole dans telle ou telle culture) et des archétypes qui nous relient à l'inconscient collectif.

    Pour d'autres courants, comme le courant structuraliste, l'approche est centrée sur les apports de la psychanalyse contemporaine (Lacan, Dolto, Piera Aulagnier ...)
  • Auriculothérapie

         Repose sur l'hypothèse d'une correspondance entre l'oreille externe et les différents organes du corps.

    L'auriculothérapie, ou acupuncture auriculaire, est une pratique de médecine non-conventionnelle se voulant diagnostique et thérapeutique mise au point dans les années 1950, par le Dr Paul Nogier, médecin généraliste lyonnais. Elle repose sur l'hypothèse qu'il existerait une correspondance entre l'oreille externe et les différents organes du corps, ou somatotopie. Il serait alors possible dans certains cas de soigner ces différents organes en piquant le pavillon de l'oreille à l'aide d'aiguilles stériles.

    Historique
    L'acupuncture auriculaire était, en Chine, très peu développée. Jusque dans les années 1960, l'acupuncture chinoise n’utilisait les points de l'oreille qu’en cas de maladies des yeux, de la gorge et de maladies accompagnées de fièvre.

    C'est avec les travaux du docteur Paul Nogier (1908-1996), et notamment à la suite d’une conférence avec le médecin allemand Gerhard Bachmann en 1956, que les premiers écrits en langue chinoise sur l'auricolothérapie voient le jour[1]. Paul Nogier y exposait que la plupart des zones corporelles possédaient sur l’oreille une correspondance précise et que leur piqûre à l’aide d’une aiguille courte de 1 millimètre d’épaisseur provoquait « une vive douleur en même temps qu’une sédation ou une guérison de la maladie de l’organe correspondant ».

    Depuis, l'acupuncture de l’oreille a progressé en Chine[2] et plusieurs programmes nationaux y sont en cours de développement[3]. En parallèle, Paul Nogier et ses élèves, dans plusieurs pays[4], développèrent son idée de départ. En 1990, un rapport à l'Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S.) préconise une terminologie pour standardiser les recherches ultérieures[5].

    Les bases expérimentales
    Les hypothèses de cette méthode relèvent de la somatotopie neuro-anatomique qui permettrait de construire des représentations topiques cutanées des différents organes du corps sur le pavillon de l’oreille, reconstituant grossièrement l’image d’un fœtus inversé (tête dans la zone du lobule, rachis et membres sur les branches de l’anthélix et la gouttière de l’hélix, viscères dans la conque). Selon Nogier, l'atteinte d’un organe se traduirait sur l’oreille, par l’apparition de zones douloureuses à la pression selon cette métamérisation et de perturbations de la résistance électrique de surface détectables à l’aide d’appareils spécifiques[6]. Et selon le docteur Bourdiol, il existerait de façon quasi constante[7] une action sur l’organe en cas de puncture ou stimulation de la zone auriculaire correspondante chez l’homme et l’animal.

    Les mécanismes de cette action seraient sous-tendus par une convergence neuronale, réunissant, d’une part, les influx en provenance de l’organe malade, et, d’autre part, ceux qui proviennent des zones cutanées auriculaires[8].

    Certaines hypothèses s'intéressent à l'apparition de perturbations thermiques localisées et spécifiques au pavillon auriculaire en réponse à des stimulations cutanées périphériques[9]'[10]'[11]. Il est envisagé un rôle thermorégulateur de ces zones auriculaires sur la thermogenèse profonde des organes[12].

    D'autres hypothèses étudient les modifications réflexes inconscientes du battement de la pulsation artérielle via stimulation des points auriculaires. Paul Nogier a découvert ce signal mais c'est le Professeur Pierre Magnin qui l'a batipsé V.A.S. (Vascular Autonomic Signal). Ce signal ouvrirait une dimension diagnostique par son observation[13].

    Controverses

    Sur les fondements théoriques
    À ce jour, le modèle théorique de l'auriculothérapie n'a pas été scientifiquement validé. De plus, pour certains, les connaissances médicales actuelles ne soutiennent pas ses hypothèses[14].. Pour l'OMS[5], les résultats cliniques obtenus justifieraient un approfondissement neurophysiologique qui tarde à venir.

    Sur l'efficacité
    Seules deux études scientifiques validées ont été publiées à ce jour:

  • Selon Alimi et coll., dans le Journal of Clinical Oncology, l'efficacité de l'auriculothérapie serait supérieure à celle du pacebo dans les douleurs cancéreuses[15]. Mais la méthodologie de cette étude a été critiquée[14].
  • Selon une autre étude, publiée dans le Journal of American Medical Association, l'auriculothérapie ne soulage pas davantage la douleur chronique que le placebo[16].

  • Enfin, une méta-analyse Cochrane montre que l'auriculothérapie échappe à ce jour à faire la preuve de son efficacité dans le traitement de la dépendance à la cocaïne[17].
    D'autres publications concernent l'auriculothéraie lui sont favorables :

  • Selon la thèse de sciences du Professeur Pierre Rabischong (chaire d'anatomie) et du Dr. Claudie Terral (Unité INSERM 103) en 1972, portant sur l'histologie des points d'auriculothérapie -, elle aurait des effets significatifs.[18]'[19],
  • de même que le démontrent des travaux récents effectués aux USA [20], ou publiés par des revues américaines, tels que ceux de l'ICMART (USA)[21]; ou ceux de l'association américaine d'électrothérapie [22].

    Sur l'utilisation commerciale
    Sa pratique a été contestée en France par un arrêt du Journal Officiel : une équipe de commerciaux non-médecins s'est vue privée de toute publicité dans la mesure où pour cette technique aucune preuve scientifique n'a été apportée[23]. Mais elle ne l'est plus à l'heure actuelle, étant assimilée du point de vue de sa pratique à de l'acupuncture, sans pour autant trouver ses fondements dans la médecine traditionnelle chinoise.

    Notes et références
    1.↑ Nogier P (mai 1956) Le pavillon de l’oreille. Zones et points réflexes. Bulletin de la Société d’Acupuncture no 20, article repris dans la revue Auriculomédecine no 21 (1980). Maisonneuve, Sainte-Ruffine
    2.↑ Niboyet Jeh (1984) Rapport sur certaines techniques de soins ne faisant pas l’objet d’un enseignement organisé au niveau national (publié avec l’autorisation de la D.G.Santé). Maisonneuve, Sainte-Ruffine.
    3.↑ Nguyen J (1989) Auriculopuncture – Encycl. Méd. Nat. (Paris, France), Acupuncture et Médecine traditionnelle chinoise, II-2, 12-1989, 16 p
    4.↑ Nogier P (1977) Introduction pratique à l’auriculothérapie Maisonneuve, Moulins-lès-Metz, réédité par Satas, Bruxelles
    5.↑ a  et b  World Health Organization (1990) Report of the Working Group on Auricular Acupuncture Nomenclature [archive]. Genève: W H O.
    6.↑ Nogier PFM (1969) Traité d’auriculothérapie. Maisonneuve, Moulins-lès-Metz
    7.↑ Bourdiol RJ (1980) Eléments d’auriculothérapie. Maisonneuve, Moulins-lès-Metz.
    8.↑ in J. Bossy, Bases neurobiologiques des réflexothérapies, Masson, Paris, 3e éd., 1983
    9.↑ Premiers Travaux de thermographie faits au CNRS, LMA, Marseille [archive]
    10.↑ Marignan M, Bismuth W, Chezeaux C et al. (2003) Apport de la téléthermographie dynamique du pavillon de l’oreille humaine à la mise en évidence de phénomènes régulatifs localisés à la peau. Actes d’Alba. Sauramps médical, Montpellier
    11.↑ Derniers travaux de thermographie du LMA, CNRS, Marseille [archive]
    12.↑ Senelar R et Auziech Odile (1989) Histopathologie du point d’acupuncture. Encycl. Méd. Nat. (Paris, France), Acupuncture et médecine traditionnelle chinoise, IB-2c, 12-1989, 7 p.
    13.↑ Rouxeville Y (2000) Acupuncture auriculaire personnalisée. Sauramps médical, Montpellier
    14.↑ a  et b  Bertaud M. Vrai et faux placebo. [archive] Science et pseudo-science 2004;(264).
    15.↑ Alimi J. et coll. Analgesic Effect of Auricular Acupuncture for Cancer Pain: A Randomized, Blinded, Controlled Trial. [archive] J Clin Oncol 2003;21(22):4120.]
    16.↑ Melzack R, Katz J. Auriculotherapy fails to relieve chronic pain. A controlled crossover study. [archive] JAMA 1984;251(8).
    17.↑ Gates S, Smith LA, Foxcroft DR. Auricular acupuncture for cocaine dependence. [archive] Cochrane Database of Systematic Reviews 2006, Issue 1. Art. No.: CD005192. DOI: 10.1002/14 651 858.CD005192.pub2 ]
    18.↑ Docteur Odile Auziech - Acupuncture et auriculothérapie – Essai d’analyse histologique de quelques structures cutanées impliquées dans ces deux techniques. Laboratoire d’histologie du CHU de Montpellier 1 et INSERM unité 103, publié chez Sauramps Médical.
    19.↑ Thèse de doctorat en médecine du Docteur Odile Auziech, Montpellier, avril 1984 : Étude histologique des points de moindre résistance cutanée électrique et analyse de leurs implications possibles dans la mise en jeu des phénomènes acupuncturaux.
    20.↑ Liste de travaux de l'ICMART Publications d'auriculotherapie
    21.↑ Liste de travaux de l'ICMART Publications d'auriculotherapie [archive]
    22.↑ Conference Consensus on Auriculartherapy [archive], 1999, Las Vegas, USA.
    23.↑ Décisions du [archive] 4 juillet 2000 interdisant les publicités
  • Autohypnose

         Pratique qui vise à atteindre soi-même un état mental de moindre vigilance permettant d'entrer en contact avec son subconscient.

    L'autohypnose est une pratique qui conduit à un état mental de moindre vigilance et de relaxation dans lequel le sujet cesse de diriger volontairement le cours de ses pensées et où il se met involontairement en rapport avec son subconscient, ses émotions profondes et ses idées écartées durant les phases de pensée volontaire parce qu'elles sont inutiles ou importunes.

    La résistance à la suggestion s'y affaiblit et certains auteurs comparent cet état, qui est en fait celui de la transe hypnotique, à une psychose transitoire. Il est, en effet, possible de se convaincre de la réalité de fantasmes, de l'extraordinaire justesse d'une intuition ou de l'interprétation d'une expérience réelle, comme dans les cas de paranoïa.

    Ces états sont propres aux hallucinations -comme l'hypnose professionnellement dirigée, qui persuade les gens de la réalité de visions, d'odeurs ou de bruits, sinon de souvenirs fabriqués (souvenirs d'enfance). Les gens qui assurent avoir été enlevés par des extraterrestres sont probablement victimes de pareilles transes. Celles-ci peuvent être légères, moyennes ou profondes, en proportion inverse de la résistance intellectuelle et de l'intensité de l'émotion subconsciente.

    Les mystiques assurent voir une lumière surnaturelle ou des personnages divins qu'ils décrivent ensuite en détail. Ceux qui sont capables de contrôler le flux de leur pensée inconsciente peuvent modifier leur physiologie, comme dans la technique de relaxation dite « training autogène », pratiquée par des psychothérapeutes ; ils se sentent alors extraordinairement légers ou, au contraire, très lourds et peuvent se rendre insensibles à la douleur et modifier leur perception du chaud et du froid… Les expériences d'hypnose dirigée ont démontré expérimentalement cette modification des perceptions : violonistes qui croient jouer de leur instrument…

    L'isolement et la méditation favorisent de telles transes et il semble vraisemblable que les prophètes et les mystiques se soient ainsi conditionnés et qu'ils aient ainsi développé des visions « surnaturelles » qui ne faisaient, en réalité, que traduire des idées et des sentiments inconscients. Mais la preuve a été faite que des individus tout à fait ordinaires peuvent parvenir volontairement ou involontairement à des résultats comparables.
    Ayurvéda

         Médecine traditionnelle de l'Inde.

    L'Ayur-Véda ou Ayurvéda ou encore « médecine ayurvédique » (en écriture dévanâgarî : आयुर्वॆद, la science de la vie) est une sagesse et une médecine originaire de l’Inde et pratiquée dans d'autres parties du monde comme médecine non conventionnelle[1]. En sanskrit, le mot Ayurveda est une association des mots : āyus signifiant vie et veda qui signifie science[2]. L'Ayur-Véda puise ses sources dans le Véda, ensemble de textes sacrés de l'Inde antique, et ses principes sont ceux de ce qu'on appelle aujourd'hui la « médecine naturelle ». En l'occurrence, il s'agit d'une approche dite holistique de la culture védique, dont l'hindouisme s'est librement inspiré.

    L'Ayurveda demeure une forme de médecine traditionnelle encore vivace en Asie du Sud[3][4]. La littérature la plus ancienne sur l'Ayurveda est apparue en Inde au cours de la période védique[1]. Le Sushruta Samhita et le Charaka Samhita sont des ouvrages importants de la médecine traditionnelle rédigés au cours de cette période[1]. Les praticiens ayurvédiques ont également mis au point un certain nombre de préparations médicinales et de procédures chirurgicales pour guérir diverses maladies et affections[5].

    L'Ayurveda est devenue une forme de médecine alternative en Occident, bien que les brevets concernant ses médicaments aient été contestés par des institutions officielles des pays occidentaux et de l’Inde[6][7].

    Les origines
    L'Ayur-Véda est dit nityam et apurusheyam (littéralement : «éternel et non-créé par l'humain »). Il a été conservé dans ses grands principes malgré les influences étrangères (grecques, chinoises, perses, tibétaines). Ce système est tombé en désuétude pendant plusieurs siècles à la suite des invasions musulmanes au nord de l'Inde à partir du VIIIe siècle. Parallèlement à la renaissance en Europe, l'Ayurvéda est réapparu. Avec les différentes colonialisations européennes, surtout britannique, cette médecine a subi de nombreuses pressions, et fut interdite par les Anglais. C'est seulement avec l'Indépendance en 1947, sous l'influence du Mahatma Gandhi, que l'Ayurveda a de nouveau été reconnu. Aujourd'hui, l'Ayurveda semble susciter plus d'intérêt pour son approche du bien-être holistique que pour son aspect médical (ce dernier se développe de plus en plus et la recherche médicale est en cours[8][9][10][11][12][13][14]).

    Les origines de l’Ayurveda remontent aux Vedas - aux Atharva-Vedas en particulier - et sont liées à la religion et à la mythologie. Il y a quatre Véda : (Ayur-Véda, Sâma-Véda, Yajur-Véda et Atharva-Véda). L'Ayur-Véda est une branche de l'Atharva-Veda. Il est donc Upavéda, Véda subordonné. À l'origine, les principes de guérison exposés dans l'Atharva-Véda reposaient essentiellement sur le son ou la parole. Les hymnes étaient alors des moyens de guérison et leur simple récitation avait, selon le texte, le pouvoir de soigner toute chose. Les médicaments, tels qu'on les connaît aujourd'hui, n'étaient pas encore développés. Par la suite, deux traités médicaux, le Charaka Samhita et le Sushruta Samhita, sont venus détailler et "matérialiser" l'Ayur-Véda. Dans les universités indiennes, les étudiants utilisent l'Astanga Hrdayam de Vagbhata, un résumé simplifié des deux premières compilations, surtout dans le sud de l'Inde[15]. Le Sushruta Samhita de Sushruta date au du Ier millénaire avant notre ère[5]. Dans Dwivedi & Dwivedi (2007) - Sur le travail du chirurgien - Sushruta écrit : [5].

    « La principale voie de transmission du savoir au cours de cette période a été la tradition orale. La langue utilisée était le sanskrit - le sanskrit védique de cette période (2000-500 avant J.-C.). La plus authentique compilation de ses enseignements et de ses travaux est actuellement disponible dans un traité appelé Sushruta Samhita. Il contient 184 chapitres et la description de 1120 maladies, 700 plantes médicinales, 64 préparations de substances minérales et 57 préparations à base de substances animales. »
    — Sushruta[5]

    Underwood & Rhodes (2008) soutiennent que cette première phase de la médecine traditionnelle indienne a identifié la fièvre (takman), la toux, la consomption, la diarrhée, l’œdème, l’abcès, les convulsions, les tumeurs et les maladies de peau (y compris la lèpre)[16]. Le traitement des affections complexes - y compris l’angine de poitrine, le diabète, l’hypertension artérielle et les calculs - ont également été pratiqués au cours de cette période[5][17], la chirurgie plastique, la chirurgie de la cataracte, la ponction pour l’évacuation des fluides contenus dans l’abdomen (ascite), l'extraction des corps étrangers, le traitement des fistules anales, le traitement des fractures, l’amputation, la césarienne et la suture des plaies étaient connus[16]. L'usage des herbes et des instruments chirurgicaux se sont généralisés[16].

    Parmi les autres ouvrages anciens sur l'Ayurveda, on compte le Charaka Samhita, attribué à Charaka[16]. Le plus ancien document écrit exhumé rapportant les travaux de Sushruta est le Manuscript Bower— daté du IVe siècle CE[18]. Le manuscrit Bower cite directement Sushruta et est d'un intérêt particulier pour les historiens en raison de l’importance de la médecine indienne et de ses concepts en Asie centrale[19]Vagbhata, - le fils d'un ancien médecin du nom de Simhagupta [20] - a également compilé ses travaux sur la médecine traditionnelle[16]. Dans les débuts, l'Ayurveda comportait une école de médecine et une école de chirurgie[1]. La tradition rapporte que le texte Agnivesh tantra - écrit par le sage légendaire Agnivesh, un étudiant de la saga mythologique Bharadwaja - a influencé les écrits de l'Ayurveda[21] .

    Le pèlerin chinois Fa Hsien (vers 337-422 CE) a écrit sur le système de soins de santé de l’Empire des Gupta (320-550 CE) et – au passage - a décrit le processus de l'approche institutionnelle de la médecine indienne qui apparaît aussi dans les œuvres de Caraka, qui mentionne une clinique et décrit son équipement[22]. Madhava (700 CE), Sarngadhara (1300 CE), et Bhavamisra (1500 CE) ont compilé les travaux sur la médecine indienne[19]. Les ouvrages médicaux de Sushruta et de Charaka ont tous les deux été traduits en arabe au cours du califat des Abbassides (750 CE)[23]. Ces travaux arabes ont fait leur chemin en Europe par leur intermédiaire[24]. En Italie, la famille Branca de Sicile et Gaspare Tagliacozzi (Bologne) se sont familiarisés avec les techniques de Sushruta[24].

    Les médecins britanniques se sont rendus en Inde pour assister à une rhinoplastie réalisée selon les méthodes locales[25]. Des articles sur la rhinoplastie des Indiens ont été publiés dans le Gentleman's Magazine en 1794[25]. Joseph Constantine Carpue a passé 20 ans en Inde pour étudier les méthodes locales de chirurgie plastique[25]. Carpue a été en mesure de réaliser la première intervention chirurgicale majeure du monde occidental en 1815[26]. Les instruments décrits dans le Sushruta Samhita ont été plus tard modifiés en Occident[26].

    Principes de base
    L'utilisation du mot Véda, qui signifie Connaissance, indique l'importance de l'Ayurveda en Inde. L'Ayur-Véda propose un bien-être durable dans la vie, tant individuelle que familiale et sociale. Elle replace l'homme dans sa dimension à la fois physique et spirituelle.

    L’Ayurveda croit en l’existence de cinq grands éléments (en devanāgarī : पन्छतत्व ; la terre, l’eau, le feu, l’air et l’espace), formant l'univers, y compris le corps humain[2]. Le sang, la chair, le gras, l'os, la moelle, le chyle et le sperme sont les sept principaux éléments constitutifs (en devanāgarī : सप्तधातु) de l'organisme[16]. L’Ayurveda croit en l’équilibre de trois "humeurs" : le vent/l’esprit/l’air, le phlegme et la bile, chacune représentant les forces divines[16]. La doctrine des trois dosha, (en devanāgarī : त्रिदॊश्) -Vata (vent/esprit/air), Pitta (la bile) et Kapha (mucus) est primordiale[27]. C’est à partir d'elles que l'Ayur-Véda fait principalement son diagnostic de l'équilibre du corps et de son harmonie avec l'univers. Les croyances traditionnelles professent que l'homme possède une constellation unique de Dosas[27]. Dans l'Ayurveda, le corps humain présente 20 Guna (en devanāgarī : गुन, ce qui signifie qualités)[28]. La chirurgie et les instruments chirurgicaux sont utilisés[28]. Il existe une croyance selon laquelle la construction d'un métabolisme sain, le bon déroulement de la digestion et de l’excrétion apportent la vitalité[28]. L’Ayurveda met également l’accent sur l'exercice, le yoga, la méditation et les massages[29].

    Le concept de Panchakarma, du sanskrit Pancha : cinq et Karma : action (en devanāgarī : पन्छ्कर्म) est un des soins ayurvédiques dont l'objectif est de purifier le corps en provoquant l’élimination des éléments toxiques de l'organisme[30]. Il comprend les méthodes suivantes :

  • Vamana : le vomissement thérapeutique,
  • Virechana : la purgation,
  • Basti : le lavement,
  • Nasya : l'élimination des toxines par le nez,
  • Raktamoksha : la saignée.

    Dans l’Ayurveda, il existe huit disciplines thérapeutiques, appelées Ashtanga (en devanāgarī : अश्ताग्)[31] :

  • La chirurgie (Shalya-chkitsa ou Salya Tantra).
  • Le traitement des maladies siégeant au-dessus de la clavicule (Salakyam).
  • La médecine interne (Kaya-chikitsa).
  • La possession démoniaque (Bhuta Vidya) : L’Ayurveda croit en l'intervention démoniaque et, - comme dans toutes les formes de médecine traditionnelle - identifie un certain nombre de moyens pour lutter contre l'effet supposé de ces influences[32]. 'Bhuta Vidya ou Bhuta Tantra désigne la psychiatrie[1].
  • La pédiatrie (Kaumarabhrtyam).
  • La toxicologie (Agadatantram).
  • La prévention et la construction de l’immunité (Rasayanam).
  • Les aphrodisiaques (Vajikaranam).

    Pratiques
    Le bouddhisme a pu avoir une influence sur le développement d'un grand nombre d’idées centrales de l'Ayurveda, notamment sa fascination pour l'équilibre, connu dans le bouddhisme sous le nom de madhyamaka (en devanāgarī : मद्यमिका)[33]. L'accent est mis sur l’équilibre et la répression des pulsions naturelles considérées comme malsaines et pouvant conduire, presque avec certitude, à la maladie[33]. Il est recommandé de rester dans les limites du raisonnable et de la mesure[33]. L’Ayurveda met l'accent sur la modération dans l'alimentation, le sommeil, les rapports sexuels, et la prise de médicaments[33]. L’Ayurveda intègre tout un système de recommandations nutritionnelles[2]. Chopra (2003), sur le thème de la diététique ayurvédique, écrit [34] :

    « la diététique ayurvédique comprend une série de recommandations, allant de la préparation et de la consommation des aliments, à de bonnes habitudes de santé pour le jour et la nuit, la vie sexuelle et les règles de conduite morale. Contrairement aux praticiens contemporains du nouvel Age ayurvédique, les anciens auteurs ayurvédiques avaient tendance à être religieusement neutres. Même les auteurs bouddhistes se sont abstenus de tenter de convertir le patient à leur pratique religieuse. »
    — Chopra[34]

    Pour arriver au diagnostic, le médecin ayurvédique, le Vaidya, examine le patient au moyen d'un ensemble de techniques telles que l'observation, l'interrogation, la palpation (dont la prise du pouls, nadipariksha) par lesquelles il déduit les déséquilibres présents, avant de prescrire les soins ou les remèdes (Rasayana)[35]. Le Charaka Samhita recommande d’examiner dix fois le patient[35]. Les qualités qui doivent être évaluées sont : la constitution, les anomalies, l’essence, la stabilité, les mensurations corporelles, l’alimentation, la force psychique, la digestion, les capacités physiques et l’âge[35]. L'audition permet d’évaluer la fonction respiratoire et la parole[16]. L'étude des points vitaux de Marma a une importance particulière[28].

    Chopra (2003) identifie cinq critères importants pour le diagnostic : l’origine de la maladie, les symptômes prodromiques (précurseurs), les symptômes typiques de la maladie déclarée, l’observation de l'effet des procédures thérapeutiques et l’évolution du processus pathologique[35].

    L’hygiène - également une vertu à composante religieuse pour de nombreux Indiens - est une croyance forte[16]. L'hygiène de la vie courante, le bain, le lavage des dents, les soins de la peau et le nettoyage des yeux[16]. Il est également recommandé d’oindre occasionnellement le corps avec de l'huile[16].

    L’Ayurveda met l’accent sur l’utilisation des légumes[16]. Les matières grasses sont utilisées tant pour la consommation que pour l'usage externe[16]. Des centaines de drogues végétales sont employées, y compris la cardamome et la cannelle[16]. Certains produits d'origine animale peuvent également être utilisés, par exemple le lait, les os et les calculs biliaires[16] ; des minéraux, notamment le soufre, l’arsenic, le plomb, le sulfate de cuivre, l’or sont aussi consommés suivant les prescriptions[16].

    L’alcool est utilisé comme narcotique pour le patient au cours de certaines interventions[16]. L'avènement de l’Islam a introduit l’opium comme narcotique[31]. Le pétrole et le goudron sont utilisés pour arrêter les saignements[16]. Les huiles peuvent être utilisées de différentes manières allant de l’ingestion régulière dans le cadre de l'alimentation, à l’onction, à la lubrification, au massage de la tête et à l'application sur les zones infectées[36].

    Le bon fonctionnement des canaux – des tubes qui existeraient dans l'organisme pour le transport de fluides d'un point à un autre - est considéré comme vital et le manque de canaux peut conduire à la maladie et à la folie[37]. Sushruta indique que le blocage de ces canaux peut conduire aux rhumatismes, à l’épilepsie, à la paralysie et aux convulsions lorsque les fluides et les canaux sont détournés de leur emplacement idéal[37]. La sudation est encouragée comme un moyen d’ouvrir les canaux et de diluer les Doshas responsables des blocages et de la souffrance – de nombreuses façons de prendre des bains de vapeur sont recommandées comme thérapeutique pour éliminer les toxines[37].

    Le massage sous forme d'oléation, abhyanga, est donné au corps préalablement à ces thérapies spécifiques mais ne constitue pas une thérapie d'une puissance comparable aux techniques du Panchakarma, contrairement à l'idée répandue actuellement en Occident. Il est destiné à drainer les toxines vers le système digestif et donc à favoriser l'élimination pour permettre aux techniques du Panchakarma de déployer tous leurs effets. Charaka, considéré comme le père de l'Ayur-Véda, déclare que le massage est akarma (a : privatif, karma : action) et n'a pas d'action " thérapeutique" dans le sens du Pancha "karma". Ce sera principalement l'usage des huiles médicinales (phytothérapie par voie externe) qui déterminera l'effet thérapeutique de l'abhyanga.

    Aucune formation d'État en massothérapie clinique, aucun diplôme d’État de massothérapeute ayurvédique n’est délivré par les Universités ayurvédiques d’État, en Inde. [réf. nécessaire]

    Il existe de nombreux « centres de cures ayurvédiques » non reconnus par l'Ordre des Médecins. Il est recommandé de se référer à des autorités légales et compétentes du Ministère indien de la Santé. L'Ayur-Véda est, comme toute médecine, définie et protégée par des lois.

    Études scientifiques
    S’agissant d’une médecine traditionnelle, de nombreux produits ayurvédiques n'ont pas été testés au cours d’études scientifiques rigoureuses et d’essais cliniques[50]. Le National Center for Complementary and Alternative Medicine indique que « la plupart des essais cliniques sur les remèdes ayurvédiques montrent des insuffisances, qu’ils sont menés suivant des protocoles de recherche critiquables, parce qu’il n’existe pas de groupe de contrôle, ou qu’ils présentent d'autres biais susceptibles d’affecter de manière significative les résultats »[6]. En Inde, la recherche en médecine ayurvédique est contrôlée en grande partie par les institutions émanant du gouvernement indien, le Central Council for Research in Ayurveda and Siddha (CCRAS), par l'intermédiaire d'un réseau national d'instituts de recherche[51]. Toutefois, l’extrait d’un article de Nanda (2006) se lit comme suit : « les études cliniques qui satisfont aux critères de l'OMS (Organisation mondiale de la santé) ont été peu encourageant en Inde, en dépit de la surpopulation des patients dans les hôpitaux ayurvédiques. »[6].

    Malgré ces réticences, certains produits ayurvédiques, principalement les herbes utilisées pour la phytothérapie, ont été testés avec des résultats prometteurs. Le curcuma et les dérivés de la curcumine semblent avoir des propriétés bénéfiques[8]. La Tinspora cordifolia a été testée[9]. Parmi les medhya rasayanas (régénérant de l’intelligence), deux variétés de sauge ont été testées, avec pour résultat une amélioration de la mémorisation des mots chez les jeunes adultes[10], et une autre avec une amélioration des symptômes des patients atteints de la maladie d’Alzheimer[11]. Dans certains cas, la médecine ayurvédique peut fournir des pistes pour découvrir des composés ayant une action thérapeutique. Par exemple, les produits dérivés du venin de serpent auraient des propriétés thérapeutiques[12]. Beaucoup de plantes utilisées comme remèdes dans le cadre du Rasayana (rajeunissement) sont de puissants antioxydants[13]. Le margousier semble également avoir des propriétés pharmacologiques bénéfiques[14].

    Un examen systématique des traitements ayurvédiques de la polyarthrite rhumatoïde (arthrite) a conclu que les preuves étaient insuffisantes, car la plupart des essais n'ont pas été réalisés correctement, et qu’un essai de qualité élevée ne montrait aucun bénéfice[52]. Une étude sur l’effet de la médecine ayurvédique sur les maladies cardio-vasculaires a conclu que, si les preuves de l’efficacité des plantes n’étaient pas encore convaincantes, les épices et certaines herbes seraient prometteuses et le Yoga est également un traitement complémentaire prometteur[53].

    Mitra & Rangesh (2003) soutiennent que la cardamome et la cannelle seraient capables de stimuler les enzymes digestives qui dégradent les polymères des macromolécules assimilées par le corps humain[54]. La recherche suggère que la Terminalia arjuna est utile pour atténuer les douleurs de l’angine de poitrine et pour le traitement de l’insuffisance cardiaque et de la cardiopathie coronarienne[55]. Le Terminalia arjun peut également être utile dans le traitement de l’hypercholestérolémie[55]. Le margousier aurait une action immunostimulante et est souvent utilisé comme anti-infectieux[56]. Il a été prouvé qu’il augmentait la production d’Interleukine 2 et augmentait l'immunité sur des volontaires en stimulant les lymphocytes et plus particulièrement les lymphocytes T en l’espace de trois semaines[56]. Le poivrier noir et le poivrier long trouvent tous deux une application en médecine ayurvédique, en association avec le gingembre sous forme de trikatu un mélange traditionnel[57]. Le Trikatu a été proposé pour augmenter l'appétit, améliorer la sécrétion des sucs gastriques et guérir certains troubles gastriques - en particulier l’achlorhydrie et l’hypochlorhydrie[57].

    Controverses
    Certains chercheurs ont constaté que des échantillons de médicaments ayurvédiques préparés par des méthodes modernes, à cause de matières premières contaminées et du manque de professionnels formés à la médecine traditionnelle contenaient des métaux lourds toxiques[50][59][60].

    Il est prouvé que certains remèdes de médecine ayurvédique, en particulier ceux qui utilisent les herbes, les métaux et les minéraux, exposaient à des risques potentiellement graves, y compris des risques de toxicité[1][61][62]. Ces recherches doivent être modérées par le fait que les médicaments "occidentaux" conventionnels sont également toxiques, en particulier si la dose administrée est mauvaise (surdosage).

    Une étude réalisée par Saper et coll, publiée en 2004 dans le Journal of the American Medical Association, a étudié la chimie des composés ayurvédiques et a trouvé des niveaux élevés de substances métalliques toxiques comme le plomb, le mercure et l’arsenic dans un cinquième des préparations ayurvédiques fabriquées en Asie du Sud et proposées à la vente autour de Boston, et les données ont été extrapolées à l'Amérique entière[63]. Le Journal a constaté qu’en cas de prises à des dosages conformes aux instructions des fabricants, ce taux de 20 % des remèdes défectueux « pourrait se traduire par des apports de métaux lourds au-dessus des normes réglementaires admises »[63]. Des études similaires ont été réalisées en Inde, et ont confirmé la présence de métaux lourds. Le principal risque lié à la toxicité des métaux résultant d’un mauvais usage des médicaments ayurvédiques est maintenant bien connu[62].

    En 2005, l'Office central Santé Canada a dressé une liste de médicaments ayurvédiques, fabriqués en Inde et distribués au Canada, et contenant plusieurs métaux lourds.

    Il existe une technique de désintoxication appliquée aux métaux lourds et aux herbes toxiques appelée samskârâs, qui est semblable à la méthode chinoise pao zhi bien que la technique ayurvédique soit plus complexe et comporte des prières ainsi que des techniques pharmaceutiques[64].

    Après l'étude menée par Saper et coll, le gouvernement de l'Inde a imposé que les médicaments ayurvédiques précisent leur teneur en métaux directement sur l'étiquette du produit[65]. Les effets nocifs de l'Ayurveda sont attribués en partie aux matières premières frelatées et au manque de formation des professionnels à la médecine traditionnelle[60]. Dans une lettre adressée à l’Indian Academy of Sciences, Patwardhan Bhushan-directeur de l'école interdisciplinaire des sciences de la santé, de l’Université de Pune cite Saper et indique que la contamination et la négligence au cours des procédés de fabrication modernes, plus rapides et plus sûrs que les méthodes traditionnelles de préparation, sont à l'origine des plaintes sur le niveau de toxicité des remèdes traditionnels[59]. L'irrégularité de qualité de la production a entraîné le déclin de l'Ayurveda en Inde comme à l'étranger[60].

    Références
    (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu d’une traduction de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « 239720643 Ayurveda ».
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    15.↑ La médecine indienne a une longue histoire. Ses premiers concepts sont énoncés dans les textes sacrés qu’on appelle les Vedas, en particulier dans les passages en vers de l’Atharva-Veda qui daterait peut-être du IInd millénaire av. J.-C. Selon un écrivain d’une époque plus récente, le système de médecine appelé Ayurveda a été révélé à un certain Dhanvantari par Brahmâ et Dhanvantari a été déifié comme dieu de la médecine. Plus tard son statut a été progressivement jugé moins important, jusqu'à ce qu'il soit considéré comme un simple roi terrestre mort d’une morsure de serpent. - Underwood & Rhodes (2008))
    16.↑ a , b , c , d , e , f , g , h , i , j , k , l , m , n , o , p , q  et r  Underwood & Rhodes (2008)
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    L’Aconit brut est une substance extrêmement dangereuse. Cependant, la science de l'Ayurveda considère l’aconit comme une entité thérapeutique. L’Aconit brut est toujours traité, c'est-à-dire qu'il subit le samskârâs avant d'être utilisé dans les formulations ayurvédiques. Cette étude a été menée chez la souris, afin de vérifier si l’aconit transformé est, ou non, moins toxique que l’aconit brut. Il a été observé que l’aconit brut était très toxique pour les souris (100 % de mortalité à une dose de 2,6 mg/souris), alors que l’aconit ayant subi un traitement complet n’est absolument pas toxique (pas de mortalité à une dose même 8 fois plus élevée que pour l’aconit brut). En outre, toutes les étapes de la transformation sont essentielles pour la désintoxication complète - S. Thorat, S. Dahanukar, « Can we dispense with Ayurvedic samskaras? », dans J Postgrad Med, vol. 37, no 3, July 1991, p. 157–9 [texte intégral lien PMID]

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  • Bach (Thérapie florale de)

         Utilisation de 38 d'élixirs floraux (les fleurs de Bach) qui visent à agir sur les états émotionnels.

    Les Fleurs de Bach sont des élixirs floraux réalisés à partir de trente-huit essences de fleurs. Selon leur concepteur, le Dr Edward Bach, médecin clinicien et homéopathe, leur utilisation développée en 1930 traite les états émotionnels regroupés en sept émotions principales.

    Origines de la théorie
    Confronté à des cas incurables par les moyens conventionnels, Edward Bach aurait été inspiré à élaborer cette méthode[réf. nécessaire]. Ces élixirs floraux ont pour objectif principal de stimuler la vitalité et d'harmoniser la vie psychique, en agissant sur les états émotionnels.

    Le procédé de fabrication
    Tout comme l'homéopathie, la thérapie florale se présente comme une thérapie globale de l'individu. Les essences de fleurs sont recueillies à partir de plantes saines trempées dans l'eau, au soleil. Une autre méthode est la décoction, c'est-à-dire que les fleurs sont recueillies à partir de plantes saines trempées dans l'eau, et portées à ébullition durant trente minutes. Il n'y a pas de dynamisation avec les « fleurs de Bach ».

    Protocole de détermination des caractéristiques des fleurs
    Bach parvint à ses découvertes par l'exercice des moyens sensibles de l'intuition et de l'inspiration. Il déclara qu'il lui suffisait de tenir une fleur ou de goûter un pétale pour connaître intuitivement sa qualité thérapeutique. Etant médecin, il utilisait ensuite les remèdes découverts auprès de ses patients. Seulement, aucune de ses fleurs n'a été étayée par expérimentation sur un échantillon de gens, ce qui laisse penser que Bach décida les associations fleurs - états psychologiques, sans les argumenter. Depuis les travaux de Ernst notamment, on sait que les élixirs ont des caractéristiques qui ne dépassent pas l'effet placebo[1].

    Critiques scientifiques
    Les Fleurs de Bach sont qualifiées par leurs utilisateurs de remèdes « subtils » naturels ayant un impact sur le psychisme [réf. nécessaire]. Une étude récente a conclu que l'hypothèse : « les fleurs de Bach ont un effet supérieur à un placebo », n'est pas soutenue par des études cliniques rigoureuses[2]. Toutes les études ont été réalisées sur un faible nombre de personnes, mais les études qui ont utilisé la meilleure méthodologie sont celles qui ne montrent pas d'effet supérieur à un placebo[3],[4].

    Selon ces recherches, l'effet des fleurs de Bach s'apparenterait donc à un effet placebo, renforcé par l'introspection de l'état émotionnel du patient ou simplement par le fait d'être écouté par le praticien. L'acte qui consiste à sélectionner et à prendre le remède agirait dans cette hypothèse comme un rituel relaxant.

    Autres élixirs
    Dans les années 1990, Philippe Deroide (Laboratoires DEVA), Andréas Korte (Elixirs PHIessences), Ian White (Bush australien), Machaelle Small Wright (Perelandra), Marion Leigh (Findhorn flower essences), etc. se sont inspirés de l'apport de Bach pour créer leurs propres élixirs floraux, de minéraux ou d'animaux.

    Notes et références
    1.↑ http://www.pseudo-sciences.org/article.php3?id_article=590 [archive] Fleurs de Bach : une action avérée sur l’esprit critique
    2.↑ « The hypothesis that flower remedies are associated with effects beyond a placebo response is not supported by data from rigorous clinical trials. » E. Ernst, "Flower remedies": a systematic review of the clinical evidence, in Wiener Klinische Wochenschrift, volume 114, issue : 23-24, pages 963-966, December 30 2002, PMID 12635462 [archive]
    3.↑ H. Walach, C. Rilling, U. Engelke, Efficacy of Bach-flower remedies in test anxiety: a double-blind, placebo-controlled, randomized trial with partial crossover,in Journal of Anxiety Disorders, volume 15, issue 4, pages 359-366, july 2001, 11474820
    4.↑ Pintov S, Hochman M, Livne A, Heyman E, Lahat E, Bach flower remedies used for attention deficit hyperactivity disorder in children — a prospective double blind controlled study, in European Journal of Paediatric Neurology, volume 9, issue 6, pages 395-398, 2005, 16257245
    Balnéothérapie

         Utilisation des bienfaits de l'eau et des bains. Méthode à rapprocher du thermalisme.

    La balnéothérapie désigne l’ensemble des traitements thermaux et les soins effectués par des bains, ainsi que les activités auxiliaires de traitement du corps dans l’eau.

    La thalassothérapie en est une variante ; elle s’effectue avec de l’eau de mer (en grec, thalassa signifie mer) et non de l’eau de source.

    Le fonctionnement de la balnéothérapie.
    En plus de ses effets thérapeutiques, la balnéothérapie apporte détente et relaxation à son utilisateur.

    Comment cela fonctionne ? Des jets orientables sont installés un peu partout dans la baignoire. Ces jets mélangent l’air et l’eau et expulsent l’ensemble sous pression.

    Avec le temps, la technologie permet maintenant de profiter des bienfaits de la balnéothérapie chez soi. Toutes les baignoires actuelles peuvent être munies de ce système, y compris la baignoire à porte !

    Les bienfaits de la balnéothérapie.
    La balnéothérapie est surtout considérée comme l’un des agents thérapeutiques naturels les plus puissants, tout en ayant une application facile et pratique. Son influence est bénéfique sur tout l’organisme.

    La balnéothérapie régularise la circulation : elle stimule la circulation sanguine, soulageant ainsi la congestion interne et achemine les toxines à l'extérieur par l'intermédiaire de glandes sudoripares (la sueur se produit grâce à celles-ci), apportant ainsi des effets positifs sur le système cardiovasculaire.

    De plus, l'action de l'eau froide ou de l’eau chaude a un effet stimulant sur une circulation faible ou paresseuse.

    La balnéothérapie permet aussi de stimuler le tonus musculaire, la force nerveuse, la digestion, la nutrition, mais aussi d’éliminer les cellules mortes et les toxines du corps.

    Sont également éliminés les dépôts de calcium dans les vaisseaux sanguins et les vaisseaux capillaires endommagés.

    De nombreux médecins recommandent également un bain à remous, ou simplement un bain chaud, comme moyen alternatif pour traiter les douleurs dorsales, les tensions ou l’inflammation des tissus musculaires, les douleurs cervicales ou des épaules, l’arthrite, les maux de tête, les blessures dues au sport, les diverses douleurs chroniques et le stress.

    Les bains à remous aident donc à la disparition de diverses inflammations, mais aussi à la guérison du rhume et de la grippe.

    L’inhalation de vapeurs d’eau chaude au cours d’un bain à remous est hautement recommandée en cas de sinusite, de bronchite, d’allergie ou d’asthme.

    Quant à l’hydromassage, il apporte une sensation de légèreté dans la baignoire. Il apaise le système nerveux et relaxe les muscles.

    La présence des jets entraîne un mouvement de l'eau, ce qui procure un effet tonifiant sur le corps, en plus de revigorer les muscles endoloris

    Bates (Méthode)

         Améliorer la vision par le biais d'exercices relaxants et de mouvements oculaires.

    La méthode Bates est un système controversé dont le but est d'améliorer la vision par le biais d'un ensemble de pratiques qui sont supposées détendre les yeux.

    Le cœur de cette méthode repose sur un ensemble d'exercices que Bates qualifie de « relaxants » et de « mobiles »[1]. Le terme « exercice » doit être compris dans le sens d'exercices mentaux et non comme exercices destinés à renforcer les muscles.

    Comparatifs des diverses théories
    Il y a plusieurs points de vue à propos des exercices pour traiter les problèmes de vue.

  • Les ophtalmologistes et les optométristes préconisent les exercices oculaires pour un ensemble limité de problèmes, particulièrement ceux causés par des déséquilibres musculaires et des problèmes de coordination oculaires.
  • Les orthoptistes ont recours aux exercices oculaires. Ils estiment que de tels exercices sont utiles pour améliorer un large éventail de problèmes visuels, tel que l'accommodation. Il semble que les exercices proposés sont cliniquement prouvés et font l'objet de publication dans des magazines médicaux spécialisés.
  • La méthode Bates diffère des autres par une approche qui rappelle celle de la médecine alternative. Malgré les résultats favorables rapportés par plus d'une personne, la médecine traditionnelle rejette les explications qui la sous-tendent.

    Les exercices de la méthode Bates
    Cette méthode, exposée dans le livre Vision parfaite sans lunettes, repose principalement sur une série d'exercices, tels que:

  • palming : utiliser les mains en coupe pour masquer les yeux de la lumière ;
  • balancement : balancer le corps en maintenant les yeux détendus ;
  • voile noir : imaginer ou visualiser le noir parfait ;
  • ensoleillement : exposer les yeux à la lumière du soleil le plus souvent possible.

    Principe
    Bates estime que les yeux accommodent non pas par l'action des muscles ciliaires sur le cristallin, mais bien en variant l'allongement de l'œil par les muscles extraoculaires. Bien que les yeux de certains animaux se comportent ainsi, la biologie et la médecine modernes rejettent cette théorie pour l'humain.

    La procédure habituelle de dilatation de l'œil pendant les examens oculaires confortent la position généralement acceptée. Celle-ci se fait par le biais d'une solution liquide déposée à la surface de l'œil, laquelle détend temporairement les muscles ciliaires. Dès ce moment, l'œil ne peut plus accommoder, bien qu'il puisse pointer dans différentes directions, ce qui démontre que la solution n'affecte pas les muscles extraoculaires. Si la théorie de Bates était correcte, alors l'accommodation serait faite. Les partisans de Bates maintiennent que la méthode fonctionne, peu importe qu'elle soit fondée sur une théorie non vérifiable.

    Bates avait aussi remarqué d'importantes corrélations entre certains types de personnalités et des défauts visuels particuliers:par exemple les myopes sont des gens qui ont été très anxieux, repliés sur eux-mêmes, avec une peur du monde extérieur et de l'avenir, peu de confiance en eux-mêmes.Les hypermétropes sont quant à eux des gens qui ont absorbés des valeurs extérieures a eux memes et qui se sont dissimulés, oubliés, n'ont pas voulu se voir tels qu'ils sont.Le monde extérieur primant sur leur individualité de manière écrasante, à l'inverse des myopes, repliés sur eux-mêmes.

    Critiques
    Martin Gardner décrit le livre de Bates comme un « compendium fantaisiste de cas de guérison nettement exagérés, de conclusions non fondées et d'ignorance crasse de l'anatomie humaine. » Par contre, il estime que la méthode peut fonctionner sous certaines conditions, car elle augmente l'habileté des adeptes à interpréter et à extraire les informations qui proviennent des images floues.

    Les critiques de la méthode concèdent que la plupart des exercices de la méthode sont sans danger, sauf si elle incite les adeptes qui souffrent de sérieux problèmes visuels à ne pas rapidement consulter les spécialistes pour obtenir le traitement approprié. (L'un des exercices originaux consistait à directement regarder le soleil, ce qui est très dangereux pour l'œil. La révision de son livre, faite en 1940, indique plutôt de laisser le soleil éclairer les yeux fermés.)

    Un des sujets portant à controverse est l'utilité des exercices pour traiter la myopie, et si le port de lunettes empire progressivement celle-ci.

    Bates affirme que l'appréhension (ou l'anxiété, selon certains) cause la myopie. Il croyait que la vue parfaite est la façon naturelle de fonctionner et que tout désordre visuel est le reflet de cette appréhension.

    La contraction et la détente des muscles ciliaires permet à une personne d'accommoder les différents objets, qu'ils soient près ou loin. Les partisans de la méthode estiment que lire des livres, regarder des écrans d'ordinateurs et observer d'autres objets qui sont près, affaiblissent les muscles ciliaires. Ils affirment que les divers exercices proposés peuvent renforcer ces muscles et que les lunettes sont une béquille. Ils font remarquer que la carte tibétaine de l'œil est un outil utilisé depuis longtemps pour maintenir les muscles oculaires en santé et que les techniques d'acupression sont utilisées pour améliorer la vue et augmenter la circulation sanguine dans les yeux.

    La principale objection à cet argument se base sur le fait que les muscles ciliaires se contractent pour accommoder sur les objets proches et se détendent pour accommoder les objets au loin. C'est l'accommodation de près qui fait travailler ces muscles. Donc, des muscles ciliaires (muscle de Brücke et muscle Rouget-Müller) faibles causeraient l'hypermétropie et non la myopie. Les lentilles cornéennes négatives utilisées pour corriger la myopie incitent les muscles de l'œil à travailler plus fort qu'à l'habituel et devraient, en conséquence, renforcer ceux-ci. Les muscles ciliaires se détendent lorsque l'œil accommode sur les objets lointains. L'accommodation s'appuie sur le cristallin et l'action élastique des ligaments de suspension. Il est difficile de concevoir comment le renforcissement des muscles ciliaires pourrait améliorer la vision lointaine.

    La méthode affirme que la myopie n'est pas causée par des muscles affaiblis, mais par une mauvaise utilisation de ceux-ci. Il semble que lorsqu'une personne myope accommode un objet lointain, les muscles oculaires ne sont plus détendus. Au contraire, ils sont tendus de la même façon que si l'œil regardait un objet de près. Le Dr Bates croyait qu'il est impossible de détendre consciemment les yeux dans ces conditions, ce qui l'a amené à développer cette méthode pour inciter à la détente de façon inconsciente.

    Si la cause de la myopie est la tension continuelle des muscles oculaires, ciliaires ou extraoculaires, la théorie prône qu'il est possible de la guérir (ou, du moins, d'améliorer de façon notable la vue) en favorisant la détente consciente des muscles. Il est à remarquer que l'utilisation d'atropine favorise la détente de ces muscles, mais n'amène pas d'améliorations significatives à la vue.

    L'intérêt croissant depuis quelques décennies pour la médecine alternative a ramené la méthode au centre de l'actualité. Certains estiment qu'un changement holistique de la personne améliorerait la vue mieux que tout exercice. D'autres méthodes d'entraînement visuel semblent donner de bons résultats.
  • Bio énergétique
    Biodanza

         Utilisation d'exercices dansés visant un mieux-être.

    La Biodanza est une méthode de développement humain qui a pour but l'épanouissement de l'identité. Elle se pratique sous la forme de séances hebdomadaires collectives de 2 h conduites par des facilitateurs et lors de stages d'approfondissement. Sa méthodologie est basée sur l'induction de "vivencia" au moyen d'exercices dansés et de situations de rencontre en groupe.

    Le système Biodanza a été créé dans les années 1960 par l'anthropologue chilien Rolando Toro Araneda. Accessible à tous, la Biodanza est pratiquée dans de nombreux pays du monde: Amérique latine, Europe, Canada, Afrique du Sud, Japon...

    Fondée sur la biologie, l'anthropologie et la psychologie, elle se définit officiellement comme un système d'intégration affective, de rénovation organique et de réapprentissage des fonctions originaires de la vie. Bien que produisant des effets thérapeutiques, la Biodanza n'est pas une thérapie, un sport ou une simple danse. Elle se définit comme une pédagogie de l'art de vivre, une poétique de la rencontre humaine et une invitation à créer une nouvelle culture fondée sur le soin de la vie. Son but est la promotion de la santé, de la conscience éthique et de la joie de vivre.
    Biofeedback

         Technique fondée sur la visualisation à l'aide d'appareils électriques des signaux physiologiques d'un sujet. Elle vise à permettre au sujet de contrôler ces signaux.

    Au sens large, le biofeedback est un ensemble de techniques principalement relatives à la bioélectricité pour la mesure de fonctions organiques, basées sur la visualisation, avec des appareils électriques, des signaux physiologiques d'un sujet conscient de ces mesures. Plus précisément, il y a biofeedback lorsque le sujet en question peut contrôler les fonctions organiques mesurées, soit volontairement (par exemple, d'après les résultats et pour corriger un stress) ou involontairement (par exemple, après un changement d'état psychologique tel que la survenue d'un stress). Le mot vient de l'anglais feedback (action en retour ou rétroaction).

    Type de signaux mesurés
    1.Électrocardiogramme (ECG) : fonctionnement cardiaque (maintenant utilisé avec la variabilité de fréquence cardiaque).
    2.Électromyogramme (EMG) : activation (tension) des muscles striés.
    3.Électroencéphalogramme (EEG) : mesure au niveau du scalp (surface du crâne) des signaux résultants des décharges de colonnes de neurones.
    4.Réponse électrodermale (en anglais galvanic skin response, GSR) : conductivité/résistance de la peau.
    5.Il existe d'autres technologies pour mesurer l'activité physiologique, mais elles sont encore marginales.

    Les matériels
    Ils étaient initialement très chers (jusqu'à 3000 euros). Mais avec l'intégration des circuits électroniques, l'arrivée des micro-ordinateurs et les programmes freeware (gratuits), la technologie s'est simplifiée et les prix ont considérablement baissé.

    Un appareil de biofeedback moderne se compose d'un unique circuit intégré appelé Amplificateur d'instrumentation, qui amplifie les signaux physiologiques polyvalents, c'est-à-dire les ondes cérébrales, le cœur et les muscles. Les tensions sont de l'ordre du 1/10 de millivolts, à des fréquences de 0 à 3000 Hz. Un circuit de liaison (coupleur) permet de rentrer les signaux dans la carte son d'un ordinateur. Tout le traitement (filtrages, visualisation, etc.) a été reporté sur des programmes freeware (gratuits), qu'on trouve maintenant à profusion sur Internet et qui permettent de faire des machines polyvalentes 'tous signaux' : EEG, ECG, EMG.

    Historique du biofeedback
    Découvert dans les années 1970, la première utilisation du biofeedback a été celle du biofeedback EEG (électro-éncéphalogramme) avec les productions d'ondes alpha.

    Les inventeurs des techniques de relaxation modernes, Edmund Jacobson avec la relaxation progressive, et Alfonso Caycedo avec la sophrologie, ont utilisé ces techniques pour mesurer l'efficacité de leurs méthodes.

    Une des voies en poupe est l'utilisation du biofeedback EMG (électro-myogramme), qui reprend depuis une dizaines d'années, avec la mesure de la tension musculaire, en complément des méthodes de relaxations traditionnelles (le training autogène de Schultz, la sophrologie, la relaxation progressive d'Edmund_Jacobson).

    Le Neurofeedback
    Neurofeedback (NFB), aussi appelé neurothérapie, neurobiofeedback ou biofeedback EEG (EEGBF)est une technique thérapeutique qui montre à l'utilisateur en temps réel l'activité de ses ondes cérébrales, mesurées par des électrodes placées sur le cuir chevelu, sous la forme d'une image, d'un son. Neurofeedback permet alors d'entraîner le cerveau pour aider à améliorer sa capacité de régler toutes les fonctions corporelles et de prendre soin de lui-même. Quand le cerveau ne fonctionne pas bien, l'évidence de ceci apparaît souvent dans l'EEG (électroencéphalogramme).

    Le Neurofeedback est une procédure sans douleur et non-invasive. Une ou plusieurs sondes sont placées sur le cuir chevelu, et une à chaque oreille. Les ondes cérébrales sont détectées à l'aide d'un amplificateur et d'un instrument de neurofeedback qui traite le signal et fournit la rétroaction appropriée montre sur l’écran d’un ordinateur. Ceci est montré au patient au moyen de jeu vidéo ou tout autre affichage visuel, avec les signaux audio. Le patient est invité à faire le jeu vidéo être assorti à son cerveau. À mesure que l'activité dans une bande de fréquence souhaitable augmente, le jeu vidéo se déplace plus rapidement, ou une autre récompense est donnée. À mesure que l'activité dans une bande défavorable augmente, le jeu vidéo est empêché. Graduellement, le cerveau répond aux sélections que lui sont donnés, et un « apprentissage » de la nouvelle onde cérébrale est fait. Le nouveau modèle correspond a celui qui est observé dans les individus qui normalement n’ont pas de difficultés à fonctionner.


    En stimulant le cerveau, de la même façon que vous stimule le corps en faisant l’exercice physique, nous pouvons aider le cerveau à apprendre à mieux fonctionner. Par exemple: un meilleur fonctionnement du cerveau peut améliorer la qualité du sommeil. Quand on dort plus efficacement, on est plus alerte pendant le jour. Il peut aider avec l'inquiétude et la dépression, et avec des syndromes comme la migraine ou la douleur chronique.

    Aussi, il y a quelques problèmes spécifiques où l’entraînement par neurofeedback peut être utile, comme dans des cas des convulsions, traumatisme de cerveau, accidente vasculaire cérébral, et l’autisme. Dans ces exemples le patient ne se débarrasse pas tellement du problème mais organise simplement le cerveau pour fonctionner mieux dans le contexte de quelques dommages ou perte existe.

    Afin d'atteindre un objectif spécifique, l’entraînement continue habituellement pour un nombre spécifique de sessions, dependant des difficultés de la personne. L’entraînement par neurofeedback peut être employée sans limite pour améliorer la performance. Le entraînement pour améliorer la « peak performance » peut être d'intérêt aux athlètes professionnels, aux cadres de corporation, et pour l’exécution artistique.
    Biologie totale
    Biomagnétisme Humain
    Chinoise (Médecine traditionnelle)

         Médecine d'orientation préventive vieille de 4 000 ans.
    Chiropratique

         Ou Chiropraxie/Chiropratie (termes non-officiels) : Troisième profession de la santé au monde, sa pratique est fondée sur des ajustements vertébraux de façon à libérer les interférences nerveuses qui y sont rattachés. Ainsi, le chiropraticien met de l'emphase sur la capacité du corps à s'autoguérir. La chiropratique a pour but d'optimiser la santé par les ajustements chiropratiques ainsi que par des prescriptions d'exercices physiques et nutritionnelles etc. Il peut également faire du travail musculaire, faire des analyses de postures etc. Dans plusieurs pays, il a le droit au diagnostic.

    La chiropratique (du grec kheir, main, et praktikos, faire; prononcer kiro-pratique) ou chiropraxie, chiropratie, chiropractie (termes non-officiels selon la WFC) est une méthode de médecine non conventionnelle qui vise à la prévention, au diagnostic, au traitement des pathologies mécaniques de l’appareil neuro-musculo-squelettique, du rachis, et de leurs effets sur la santé humaine. Les méthodes utilisées sont principalement manuelles[1]. La méthode a subi des attaques d'organisations médicales américaines diverses au milieu du XXe siècle mais la Fédération Mondiale a depuis été reconnue par l'OMS.

    Histoire
    Daniel David Palmer, fondateur de la chiropratique.La chiropratique a été découverte dans les années 1880 par Daniel David Palmer, qui possédait déjà une certaine notoriété de rebouteux[2] et présenta cette méthode comme une expérience religieuse[3], afin d'échapper au harcèlement judiciaire des médecins et des ostéopathes[4]. La méthode fut déclarée officiellement en 1895 avec la fondation de la Palmer School of Chiropractic.

    Son fils, Bartlett Joshua Palmer, colonel de réserve dans la Garde Nationale, a poursuivi son œuvre en la développant et en l'adaptant aux connaissances scientifiques de l'époque, souvent avec le désaccord total de son père. Il fonda la première école de chiropratique près de Chicago en 1902 ; école qui resta ouverte (contrairement à 95% des écoles de médecine), après les conclusions du Rapport Flexner de 1910, puisque conforme à la nouvelle norme moderne des écoles de santé aux États-Unis d'Amérique.

    la Fédération Mondiale de Chiropratique (WFC) est membre de l'OMS depuis 1993[5]. La chiropratique est reconnue comme profession de santé complémentairepar le Comité international olympique depuis 1992[6],[7].

    La chiropratique est officiellement la troisième profession de santé aux États-Unis[8] après la médecine générale et la chirurgie dentaire.

    Principes généraux
    Définition de la Chiropratique (Association Française de Chiropratique AFC et Société Franco-Européenne de Chiropratique SOFEC) : L’art chiropratique consiste en la prévention, le diagnostic, et le traitement des pathologies mécaniques, réelles ou supposées, de l’appareil neuro-musculo-squelettique, en particulier du rachis, et de leurs conséquences. Les thérapeutiques sont conservatrices, principalement manuelles.

    La colonne vertébrale et le bassin jouent un rôle fondamental dans la démarche diagnostique et thérapeutique.

    Le chiropraticien est un thérapeute de premier contact. Les patients peuvent le consulter directement. Le diplôme de Docteur en Chiropratique (DC) lui confère la possibilité de procéder au diagnostic et au traitement des pathologies et des différentes atteintes qui relèvent de sa compétence. À ce titre, il n'hésitera pas à pratiquer des examens, à vous référer pour avis ou pour traitement complémentaire vers un autre praticien selon les nécessités de l'état de santé du patient.

    L’identification des perturbations fonctionnelles de l'unité fonctionnelle vertébrale est obtenue par différents moyens entrecroisés (liste non exhaustive) :

  • L’anamnèse
  • L’imagerie médicale
  • L’analyse de la posture et des déformations
  • La palpation statique des téguments, des muscles et des articulations
  • La palpation dynamique du mouvement
  • Le test musculaire (cotations)
  • Les réflexes ostéo-tendineux
  • L’examen neurologique et orthopédique
  • Les analyses biologiques complémentaires
  • La thermographie infrarouge
  • EMG de surface

    Les perturbations fonctionnelles du système locomoteur axial sont appelées « subluxations. » Elles sont localisées en particulier au niveau de la colonne vertébrale et du bassin. Par contre, il y a plusieurs techniques qui existent au niveau des extrémités.

    Les interférences nerveuses, conséquences neurologiques de ces subluxations, entraînent des états douloureux ou des perturbations fonctionnelles, voire organiques, qui affectent globalement la vitalité et a fortiori l'état de santé général[réf. nécessaire].

    Après avoir identifié les subluxations par une méthode diagnostique spécifique et l'analyse chiropratique, le chiropraticien entreprend alors la correction des subluxations (selon un protocole de soins) au moyen d'ajustements chiropratiques.

    L'ajustement chiropratique consiste en l'application, avec la main, d'une pression ponctuelle modérée et non forcée, c’est-à-dire une impulsion précise, non traumatisante et codifiée, sur un segment ostéoarticulaire selon une technique dite HVLA : haute vélocité, faible amplitude. La différence entre l'ajustement chiropratique et d'autres formes de manipulations vertébrales est la très grande spécificité c'est-à-dire que l'impulsion est donné sur un seul segment dans un vecteur donné. On dit alors qu'il s'agit d'une manipulation vertébrale à court bras de levier.

    La majorité des chiropraticiens, a également recours à des instruments pour réaliser leur manipulation (Ex de la technique Activator, ou de la technique Petitbon ) ou à des tables de manipulation multi-articulées (Technique Thompson ou Chiropractic Biophysics). Les chiropraticiens pratiquant une technique dite de Flexion/Distraction segmentaire (COX) utilise une table très spécialisée, afin de traiter particulièrement la pathologie discale.

    Également, le Docteur en chiropratique utilise souvent des méthodes dites complémentaires comme les ultrasons, la cryothérapie, l'électrothérapie etc.

    Dans de nombreux cas, le chiropraticien prescrira des exercices qui aideront à faciliter le retour du patient à ses activités de la vie quotidienne.

    La prise en charge du chiropraticien, ne se résume pas qu'à la pathologie vertébrale commune, mais également s'intéresse aux pathologies dites « tissus mou » (ex : Tendinopathie de l'épaule, épicondylite, myoaponévrosite plantaire, etc.).

    Aussi, plusieurs chiropraticiens utilisent également des formes de thérapies myofasciales telles que Active release technique (A.R.T), Graston technique, points gâchettes ou d'autres formes de massage profond, associées à des exercices de réadaptation.

    Il est de la philosophie de la chiropratique d'éduquer son patient à une meilleure hygiène de vie, tant au niveau de son alimentation que de son mode de vie, plus précisément au niveau de ses habitudes de sommeil et d'activité physique. Ainsi, le Docteur en chiropratique s'assure d'avoir un effet global sur la santé de chacun de ses patients.

    C'est donc, de par tous ces moyens que le chiropraticien permet d'optimiser la santé de ses patients et de prévenir les troubles neuro-musculo-squelettiques.

    Formation

    Palmer College of Chiropratic à Davenport en Iowa.Les études de chiropratique sont des études supérieures principalement en écoles privées de niveau universitaire, ou dans quelques universités, elles durent 6 années post bac, les élèves sont soumis à des contrôles constants[9]. Ces études sont basées sur une norme officielle internationale rigoureuse (adoptée officiellement par de nombreux pays développés) et sanctionnées par un doctorat en chiropratique mondialement agréé (USA, Canada, Mexique, Australie, Japon, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud, Israël, Jordanie, Royaume-Uni, Allemagne, Belgique, Suisse, Italie, Suède, Norvège, Finlande, Danemark...)[10]. Tout chiropraticien possède un diplôme de radiologie (théorique et pratique)[11]. Aux USA, le doctorat en chiropratique est officiellement considéré de même niveau académique que le doctorat en médecine[12].

    Au Québec, les étudiants ont accès à un programme universitaire de Doctorat en Chiropratique délivré par l'UQTR d'une durée de 5 ans comprenant des cours d'histologie, d'anatomie, de biomécanique, de physiologie, de radiologie, de pathologie, biochimie, neuro-anatomie, neuro-physiologie, etc.

    En France, il existe un unique établissement de formation accrédité selon les normes internationales, ce qui signifie que ses diplômés peuvent légalement exercer dans plus d'une quarantaine de pays[réf. nécessaire]. Cet établissement est situé à Ivry sur Seine près de Paris et possède une antenne à Toulouse[13]

    Les docteurs en chiropratique (D.C.) peuvent, après leurs études, se spécialiser dans des techniques de soins chiropratiques (ex : Cox Flexion/Distraction[14] ou acquérir des compétences particulières comme l'electro-diagnostic, les manipulations sous anesthesie[15] ou dans de véritables spécialités comme la chiropratique sportive (FICS), la Radiologie[16], l'Orthopédie Chiropratique[17], la chiropratique pédiatrique, la chiropratique animalière, la neurologie chiropratique[18]. Pour les premiers, ils obtiendront des certifications post-doctorales dans les techniques ou compétences choisies, les seconds obtiendront des certificats de spécialisation post-doctorale dans les spécialités choisies.

    Statut de la profession

    Il existe, aux États-Unis, en Angleterre, Suède, Japon, Australie, Afrique du Sud, Canada, ... une vingtaine d'universités formant au titre de docteur en chiropratique. Ces diplômes sont reconnus officiellement dans la majorité des grands pays industrialisés comme les États-Unis, le Canada, la Suisse[19], le Royaume-Uni[20], le Danemark, l'Australie, la Nouvelle-Zélande. La chiropratique est aussi partenaire officiel de l'Organisation Mondiale de la Santé par le biais de la Fédération Mondiale de Chiropratique[21]. Par ailleurs, l'OMS a fait paraître ses « Directives pour l'enseignement et la sécurité en chiropratique »[22]. Il existe aujourd'hui de véritables spécialités au sein de la profession chiropratique comme la radiologie (doctorat en chiropratique + 3 ans d'internat)[23], l'orthopédie, la neurologie[24] ou la chiropratique du sport[25].

    Au Québec
    Pendant très longtemps, de nombreux chiropraticiens ont fait des démarches répétées pour obtenir une loi québécoise établissant les conditions requises pour exercer la chiropratique. Finalement, en 1973, la Loi sur la chiropratique (L.Q. 1973, ch. 56) fut adoptée par l’Assemblée nationale du Québec.

    La Loi sur la chiropratique établit les règles concernant l’exercice de la chiropratique au Québec, en décrit l’exercice et en précise les conditions. Elle institue aussi la création de l’Ordre des chiropraticiens du Québec[13].

    Dans l’intérêt de la société, l’Ordre, régi par le Code des professions, édicte des normes de qualification et voit au contrôle de l’acte professionnel. Tout chiropraticien exerçant légalement au Québec est obligatoirement membre de l’Ordre des chiropraticiens du Québec.

    En France
    En France, les actes accomplis par les chiropracteurs ne sont pas conventionnés par l’Assurance Maladie, et à ce titre, ne sont donc pas remboursés par la Sécurité Sociale. L’intégralité des frais de consultations et de soins sont à la charge du patient. Certaines mutuelles de santé complémentaires peuvent cependant accepter une prise en charge partielle des traitements prodigués, selon leurs conditions contractuelles préalablement établies. Les honoraires sont totalement libres et variables selon les praticiens : de 50 à 70 euros par séance en moyenne, à plus de 100 euros selon la notoriété du praticien, la nature de l’acte accompli, et le nombre de séances de soins envisagées.

    L'activité de chiropracteur a été régulée par la loi Kouchner de mars 2002 (art. 75), en même temps que celle d'ostéopathe, le décret d'application n'a pas encore été publié. Selon l'art. 75:

    L'usage professionnel du titre d'ostéopathe ou de chiropracteur est réservé aux personnes titulaires d'un diplôme sanctionnant une formation spécifique à l'ostéopathie ou à la chiropraxie délivrée par un établissement de formation agréé par le ministre chargé de la santé dans des conditions fixées par décret. Le programme et la durée des études préparatoires et des épreuves après lesquelles peut être délivré ce diplôme sont fixés par voie réglementaire.
    S'il s'agit d'un diplôme délivré à l'étranger, il doit conférer à son titulaire une qualification reconnue analogue, selon des modalités fixées par décret.
    Les praticiens en exercice, à la date d'application de la présente loi, peuvent se voir reconnaître le titre d'ostéopathe ou de chiropracteur s'ils satisfont à des conditions de formation ou d'expérience professionnelle analogues à celles des titulaires du diplôme mentionné au premier alinéa. Ces conditions sont déterminées par décret.
    Toute personne faisant un usage professionnel du titre d'ostéopathe ou de chiropracteur est soumise à une obligation de formation continue, dans des conditions définies par décret. La Haute Autorité de santé est chargée d'élaborer et de valider des recommandations de bonnes pratiques. Elle établit une liste de ces bonnes pratiques à enseigner dans les établissements de formation délivrant le diplôme mentionné au premier alinéa.
    Un décret établit la liste des actes que les praticiens justifiant du titre d'ostéopathe ou de chiropracteur sont autorisés à effectuer, ainsi que les conditions dans lesquelles ils sont appelés à les accomplir.
    Ces praticiens ne peuvent exercer leur profession que s'ils sont inscrits sur une liste dressée par le représentant de l'État dans le département de leur résidence professionnelle, qui enregistre leurs diplômes, certificats, titres ou autorisations.
    le diplôme délivré par l'institut franco-européen de Chiropratique (IFEC) à Ivry sur Seine et à Toulouse (depuis 2006) permet à ses titulaires d'exercer dans tous les pays où la Chiropratique est légalisée[26].

    Au Royaume-Uni[27]
    le titre est protégé depuis the chiropractic act de 1994
    la formation est universitaire[28]
    il existe la possibilité de prescrire des examens d'imagerie médicale et de posséder le matériel radiographique pour la réalisation des clichés radiographiques standards
    les chiropraticiens sont en voie d'intégration dans le parcours de soins pour la prise en charge des pathologies ostéoarticulaires.

    En Suisse[29]
    le titre est protégé depuis 1974[30].
    la formation est universitaire de type médical[31]
    les chiropraticiens sont désormais officiellement reconnus comme une profession de type médical universitaire équivalent français du « livre I du code de la santé publique » au même titre que les médecins, dentistes et sage femmes[32]. Cette loi définit par la même occasion les collèges et universités reconnus susceptibles de former les chiropraticiens. L’institut Franco-Européen de Chiropratique (IFEC[13]) fait partie de ces institutions. Comme toute autre profession médicale, les chiropraticiens suisses sont habilités à poser un diagnostic, à recourir aux investigations de laboratoire, d’imagerie, voir à posséder leur propre installation radiologique. Les prises en charge sont remboursées par l’assurance maladie, y compris pour les prescriptions de certaines médications à visées antalgiques et de contrôle de la douleur.
    Il existe la possibilité de prescrire et d'effectuer les examens d’imagerie
    les chiropraticiens bénéficient de l'ensemble de la panoplie des traitements conservateurs y compris les médicaments pour lutter contre la douleur
    la prise en charge s'effectue par l'assurance-maladie

    En Belgique
    le titre est reconnu [33].
    la formation s'effectue à l'étranger dans les écoles reconnues sur le plan international
    il existe une possibilité de prescription
    les soins sont pris en charge par les organismes privés

    En Suède
    la profession de chiropraticiens est reconnue et le titre est protégé depuis 1989[33]
    les soins sont pris en charge par l'assurance-maladie
    les praticiens travaillent en première intention et posent un diagnostic

    En Finlande
    le titre est protégé et reconnu depuis 1994[34],[35],[36]
    la prise en charge est partielle par l'assurance-maladie et par les assurances privées
    la prescription d'imagerie est possible mais n'est pas remboursée

    Aux Pays-Bas
    il existe une possibilité d'exercice[réf. nécessaire],
    il n'y a pas de protection du titre,
    l'intégration n'est pas faite dans le système de santé nationale

    En Norvège
    la profession chiropratique bénéficie d'un statut d’une profession de type médical et protégé[réf. nécessaire]
    les chiropraticiens sont des praticiens de premier contact et posent leur diagnostic
    ils ont un droit de prescription d'examens complémentaires, d'imagerie (radiographies, I.R.M., scanners, échographie et Doppler),
    les chiropraticiens ont la possibilité de prescrire des arrêts de travail de moins de huit semaines
    ils ont la possibilité de référer à un spécialiste dans le cadre du parcours de soins dont la prise en charge est assurée par l'assurance-maladie
    ils ont la possibilité de prescrire des actes de kinésithérapie

    Au Danemark
    le statut est celui d'une profession médicale dont le titre est protégé depuis 1991[réf. nécessaire]
    l'association des chiropraticiens a vocation ordinale et disciplinaire
    les soins chiropratiques sont pris en charge par l'assurance-maladie
    les chiropraticiens sont intégrés dans le système de santé national
    les chiropraticiens sont habilités à faire des radiographies et à posséder leur propre matériel
    ils travaillent aussi bien à l'hôpital qu'à l'université
    ils ont la possibilité de référer vers un spécialiste dans le cadre du parcours des soins avec une prise en charge par l'assurance-maladie
    la formation est universitaire.

    Études et controverses sur l'efficacité
    Des études indépendantes (par des assurances, des mutuelles, des chercheurs et des professeurs d'économie de la santé[37]) mais que certains sceptiques estiment provenir du lobby chiropratique[38] ont conclu que la chiropratique avait un effet au moins égal, voire supérieur, aux traitements médicaux dans le cas de lombalgies chroniques et que le rapport coût-bénéfice était incontestablement, pour cette pathologie, en faveur de la chiropratique[39],[40]. Quelques études mentionnent la Chiropratique comme efficace, mais sans déterminer son efficacité[41], ou concluent à l'inefficacité de la manipulation vertébrale effectuée par des physiothérapistes[42] d'autres études en démontrent l'intérêt pour d'autres pathologies[43].

    On recense plusieurs cas d'accidents de manipulation[44], pouvant nécessiter des interventions chirurgicales pour libérer la moelle dorsale ou le cône terminal ou une racine du sciatique comprimés par une hernie discale post-manipulation[réf. nécessaire]. Selon une étude publiée par le chiropraticien Alan Terrett chercheur australien(Professeur Associé à l’Université des Sciences de la Santé en Australie (RMIT)), ces accidents de manipulations sont le plus souvent attribués abusivement aux chiropraticiens[45] alors qu'ils sont finalement le fait de manipulateurs peu ou mal formés, Adrian B Wenban dans "Inappropriate use of the title 'chiropractor' and term 'chiropractic manipulation' in the peer-reviewed biomedical literature" confirme les conclusions de Terrett[46],[47].

    La prise en charge chiropratique est l'une des plus sûres dans son champ d'application[48], entraînant moins d'effets secondaires que les médicaments prescrits le plus communément dans ses indications les plus courantes (anti-inflammatoires non stéroïdiens)[49],[50].efficacité réduction des coûts de santé[51],[52], satisfaction des patients;Symptomatic outcomes and perceived satisfaction levels of chiropractic patients with a primary diagnosis involving acute neck pain[53], efficacité maux de tête:Spinal manipulation vs. amitriptyline for the treatment of chronic tension-type headaches: a randomized clinical trial[54].

    La théorie de la subluxation, fondement historique de la chiropraxie est rarement évoquée avec les patients. les patients réguliers des chiropracteurs ne connaissant souvent pas ses bases théoriques[55].[réf. nécessaire] Pour certains, en se basant sur une étude de 1973 étudiant la mécanique rachidienne après section de la dure-mère, il s'agit d'une théorie fantaisiste qui ne correspond en rien aux critères scientifiques existants Modèle:Date=mai 2009. Ce protocole rend, selon les chiropraticiens, l'étude sans valeur car ne respectant pas l'intégrité de l'anatomie étudiée[56].

    Si le terme de subluxation est employé aujourd'hui par la chiropratique universitaire, il ne revêt plus du tout la même signification qu'au 19e siècle

    Notes et références
    1.↑ Site de l'Association Française de Chiropractie (AFC) [archive]
    2.↑ Il aurait rendu l'audition à un sourd, source Palmer D.D., The Science, Art and Philosophy of Chiropractic. Portland, Oregon: Portland Printing House Company, 1910.
    3.↑ La religion de la chiropractie [archive]
    4.↑ « Threatened with prosecution for the unlicensed treatment of disease, Palmer's magnetic manipulation became non-therapeutic adjusting to remove "causes." Scorned in the osteopathic literature for his supposed "theft" of A.T. Still's theories, Palmer sought to differentiate the two professions, and eventually abandoned his earlier concern for circulatory obstructions. Defeated and imprisoned in 1906 for unlicensed practice, Palmer embellished his spiritual explanations of life (Innate) into a religious justification for chiropractic, and eventually sought "authority" for his views and practice methods in the realm of spiritual inspiration. », [pdf] The Evolution of Palmer's Metaphors and Hypotheses [archive]
    5.↑ Sur le site de l'APHA [archive]
    6.↑ http://www.fics-sport.org/portal/index.php?option=com_content&task=view&id=14&Itemid=28 [archive] Site de la Fédération Internationale de Chiropratique du Sport (FICS)
    7.↑ Sponsors de la FICS [archive]
    8.↑ National Institute of Health [archive]
    9.↑ (en) site du National Board of Chiropractic Examiners [archive]
    10.↑ (en) Anglo European College of Chiropractic [archive]
    11.↑ La formation chiropratique [archive] sur le site de l'Association chiropratique canadienne
    12.↑ (en) « Medical Education : Despite some differences, chiropractic and medical education have a lot in common » [archive] sur le site Agency for Healthcare Research and Qaulitu (AHRQ)
    13.↑ a  et b  Site de l'IFEC [archive]
    14.↑ Cox Flexion/Distraction [archive]
    15.↑ « NYCC Post-Graduate Seminar Listings » [archive] sur le site New York Chiropractic College
    16.↑ (en)Site de American Chiropractic Board of Radiology [archive]
    17.↑ (en) Site de American Board of Chiropractic Orthopedics (ABCO) [archive]
    18.↑ carrickinstitute.org [archive]
    19.↑ diplôme de chiropratique en Suisse [archive]
    20.↑ Regulation of chiropractic [archive]
    21.↑ Liste des ONG en relations officielles avec l'OMS [archive]
    22.↑ (Novembre 2005) source wfc. (ISBN 9241593717). [pdf] http://www.chiropratique-online.net/actualite/oms-chiro.pdf [archive]
    23.↑ [1] [archive]
    24.↑ [2] [archive]
    25.↑ [3] [archive]
    26.↑ Sur le site de l'IFEC [archive]
    27.↑ http://www.gcc-uk.org/page.cfm [archive]
    28.↑ http://www.glam.ac.uk/coursedetails/686/130 [archive]
    29.↑ http://www.crus.ch/information-programmes/reconnaissance-swiss-enic/professions-reglementees/domaine-de-la-sante.html?L=1#chiro [archive]
    30.↑ Site officiel [archive]
    31.↑ [4] [archive]
    32.↑ http://www.oaq.ch/pub/fr/documents/MedBG_fr.pdf [archive]
    33.↑ a  et b  Lois européennes sur les médecines non conventionnelles sur le site de la Haute Autorité de la Santé [archive]
    34.↑ Valvira.fi: Etuliite "koulutettu" poistuu kiropraktikon, naprapaatin ja osteopaatin ammattinimikkeestä [archive]
    35.↑ Terveydenhuollon oikeusturvakeskus [archive]
    36.↑ Laki terveydenhuollon ammattihenkilöistä [archive]
    37.↑ [5] [archive]
    38.↑ [6] [archive]
    39.↑ Pertinence et évaluation économique du traitement chiropratique [archive], Lauren Laik,informationhospitaliere.
    40.↑ http://www.chiro.org/ChiroZine/ABSTRACTS/Effects_of_a_Managed_Chiropractic_Benefit.shtml [archive]
    41.↑ [7] [archive]
    42.↑ http://www.acatoday.org/pdf/Lancet_Acute_Back_Pain_Nov.07.pdf [archive]
    43.↑ http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12020139?dopt=Abstract [archive]
    44.↑ [8] [archive]
    45.↑ http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/7636409?dopt=Abstract [archive]
    46.↑ Selon Alan Terrett : sont notamment attribués dans la littérature médicale comme "chiropratiques" des accidents dûs à des manipulations pratiquées par : un masseur aveugle, un barbier indien, un heilpraktiker, l'épouse de la victime, des médecins, des kinésithérapeutes, un professeur de kung-fu, ... cf. étude de Alan Terrett App. Sc. (chiro) M. App. Sc. (chiro) "Usage détourné de la littérature par les auteurs médicaux débattant des accidents vasculaires post-manipulatoires", dans Journal Manipulative Physiological Therapeutics, mai 1995, citée par Benoit Rouy DC dans Risques réels des manipulations cervicales chiropratiques, Association française de chiropratique, 2003.
    47.↑ http://www.chiroandosteo.com/content/pdf/1746-1340-14-16.pdf [archive]
    48.↑ http://www.silcom.com/~dwsmith/manga.html [archive]
    49.↑ http://www.astrazeneca.ca/fr/news/release.asp?id=2004053102 [archive]
    50.↑ http://www.fcer.org/html/News/canneur.htm [archive]
    51.↑ [http://www.webmd.com/pain-management/news/20041012/chiropractic-care-may-reduce-surgeries-x-rays [archive]
    52.↑ [9] [archive]
    53.↑ [10] [archive]
    54.↑ [11] [archive]
    55.↑ site Charlatans.info [archive]
    56.↑ Argument des chiropracteurs [archive]
    57.↑ La menace de la chiropratique selon Throckmorton [archive]
    58.↑ élimination de la chiropratique par l'AMA [archive]
    59.↑ Archives du New York Times [archive]
    60.↑ page 100 et 101 [archive]
    61.↑ [12] [archive]
    62.↑ Erreur de paramétrage de {{Lien web}} : les paramètres url et titre sont obligatoires(url : http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2008/apr/19/health [archive]).
    63.↑ Comment is Free [archive], The Guardian
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  • Chirurgie psychique

         Sorte d'opérations pratiquées à main nue sur le corps du patient et ne laissant aucune traces d’incisions. Les guérisseurs philippins et brésiliens sont notamment connus pour cette pratique.

    La chirurgie psychique est un acte médical non conventionnel pratiqué à main nue au moyen d’une apparente incision dans une partie du corps, du retrait apparent d’une matière pathologique suivi de la disparition des traces de l’incision et visant à la guérison de la maladie que venait faire soigner le « patient ». Les « guérisseurs philippins » ainsi que ceux du Brésil sont connus pour cette pratique.

    La pratique a eu beaucoup de succès dans les années 1970 et 1980. Elle attire toujours aujourd’hui un certain nombre de personnes ayant des problèmes de santé de tous les pays du monde.

    Les organismes officiels américains et la plupart des scientifiques parlent de cette pratique comme d’un canular et l’association de recherche contre le cancer américaine accuse ces méthodes de provoquer des décès en empêchant les malades de suivre un traitement médical conventionnel[1]. Dans le meilleur des cas, les sceptiques considèrent les résultats positifs de ces pratiques comme un effet placebo[2].

    La pratique
    Bien que l’acte puisse varier d’un pays à l’autre, il suit cependant un protocole commun : Sans l’aide d’instruments chirurgicaux, le « chirurgien » va presser la peau d’un « patient » entre ses doigts, dans la zone qui doit être traitée. La main du « chirurgien » semble pénétrer dans le corps du patient sans provoquer de douleur et du sang s’écoule. Le chirurgien extrait ensuite une matière pathologique indistincte avant de nettoyer la zone traitée qui ne manifestera aucune cicatrice.

    Il est généralement admis que ces « chirurgiens » usent de méthodes de prestidigitation afin de faire jaillir du sang et d’autres matières.

    Deux chirurgiens psychiques ont déclaré lors d’un procès à la Federal Trade Commission qu’à leur connaissance, les matières organiques retirées du corps des patients sont des matières animales et du sang importés[3]. Dans les pays où la croyance aux esprits démoniaques est importante, ces “chirurgiens” font apparaître des objets, comme des morceaux de verre, disant que des esprits mauvais les ont placés là.

    Historique

    Aux philippines
    Les premiers cas connus de chirurgie psychique se sont révélés aux Philippines. Dans les années 1940, Eleuterio Terte et son élève Tony Agpaoa, associés à « l’union spirite chrétienne des philippines », ont formé de nombreuses personnes à cette méthode.

    En 1959, la pratique attira l’attention des États-Unis après la publication de l’ouvrage « Into the strange unknown » par Ron Ormond et Ormond McGill. Les auteurs appelaient cette méthode « la chirurgie de la quatrième dimension ». Ils écrivaient « Nous ne savons pas que penser mais nous avons des films qui montrent qu’il ne s’agit pas du travail d’un magicien normal et il se pourrait bien qu’il s’agisse tout simplement de ce que les philippins prétendent, soit un miracle de Dieu accompli au travers d’un chirurgien de la quatrième dimension »[4].

    Alex Orbito, qui devint très connu pour son association à l’actrice Shirley MacLaine, est un pratiquant de cette méthode. En juin 2005, Orbito a été accusé par les autorités canadiennes de charlatanisme[5]. Celles-ci ont cependant abandonné toutes poursuites au bout de quelques semaines d'instruction, en l'absence d'éléments probants.

    En mars 1984, un événement fit beaucoup parler de lui à ce sujet. Le comédien américain Andy Kaufman, souffrant d’un rare cancer des poumons, se rendit aux Philippines pour y subir un traitement de six semaines. Jun Labo, qui le traita, prétendit avoir retiré une énorme tumeur. Kaufman se déclara guéri mais il mourut cependant en mai 1984 d’une déficience rénale apparemment due à aux métastases de son cancer[6].

    Au Brésil
    L’origine de cette pratique au Brésil n’est pas connue. Mais, à la fin des années 1950, des guérisseurs étaient déjà connus dans le pays. Nombre d’entre eux étaient associés au mouvement issu de la philosophie d’Alan Kardec et prétendaient faire leurs opérations en tant que canaux d’esprits de médecins décédés[7].

    D’autres pratiquaient le rituel connu sous le nom d’Umbanda, un rite issus de la tradition des esclaves africains venus dans le pays à l’époque coloniale.

    Un guérisseur bien connu au Brésil était José (Zé) Arigó qui prétendait être le canal du Dr Fritz, médecin décédé. Arigo, lui, utilisait une lame pour ses opérations. D’autres guérisseurs prétendaient également être les instruments de l’esprit du Dr Fritz[8].

    Le plus populaire aujourd’hui et João Teixeira de Faria, dit "Jean de Dieu", qui pratique à Abadiânia, dans l’état de Goiás.

    Selon les études de Yoshiaki Omura[9] de 1997, la pratique de la chirurgie psychique au Brésil est différente de celle des philippines. Il souligne le fait qu’au Brésil, les « chirurgiens » utilisent des méthodes proches du Qi gong, du Shiatsu et de la chiropractie. Alors que quelqu’un comme Arigo pratiquait avec des couteaux de cuisines, Omura rapporte que les incisions et les sutures auxquelles il a assisté étaient faites par de vrais chirurgiens et des infirmières.

    Critiques
    La médecine conventionnelle désapprouve ces pratiques qui, bien que ne causant généralement pas de dommages directs, détourneraient les patients des circuits de traitements conventionnels, pouvant provoquer la mort en conséquence de mauvais ou d’absence de traitements. En France, les pratiques frauduleuses sont punies par la loi.

    James Randi, un ancien magicien qui se consacre à dénoncer le charlatanisme, affirme que les films qu’il a pu voir démontraient que des méthodes de prestidigitation étaient effectivement utilisées, selon lui. Criss Angel, un autre magicien populaire aux États-Unis a fait une démonstration de « chirurgie psychique », révélant ensuite comment il avait procédé (avec du faux sang, des poches en plastique et du foie de poulet).


    Références
    1.↑ FTC Decision, July-December 1975 1990) ""Psychic surgery"". CA: a cancer journal for clinicians 40 (3): 184-8 Randi, James (1989). The Faith Healers. Prometheus Books. ISBN 0-87975-535-0. ^ David Vernon in Skeptical - a Handbook of Pseudoscience and the Paranormal, ed Donald Laycock, David Vernon, Colin Groves, Simon Brown, Imagecraft, Canberra, 1989, ISBN 0731657942, p47 Evan, Dylan (2003).
    2.↑ Placebo. Mind over matter in modern medicine.. Great Britain: Harper Collins Publishers. ISBN 0-00-712613-1. Brody, Howard M.D. PhD (2000). The Placebo response. New York: Harper Collins Publishers. ISBN 0-06-019493-6.
    3.↑ F.T.C. Curtails the Promotion Of All Psychic Surgery Tours - The New York Times. 1999
    4.↑ Into the Strange Unknown By the Two Men Who Lived Every Moment of it. The Esoteric Foundation. ISBN 0-87975-535-0
    5.↑ Pacific News Service > News > Psychic Surgeon Charged [archive]
    6.↑ http://www.findadeath.com/Deceased/k/Andy%20Kauffman/dc.jpg [archive]
    7.↑ Impression on observing psychic surgery and healing in Brazil which appear to incorporate (+) qi gong energy & the use of acupuncture points [archive]
    8.↑ Edson Queiroz et Rubens Farias Jr.Rio Journal;Live, in Brazil (Again): The Reincarnated Dr. Fritz - New York Times.
    9.↑ CV du Docteur Omura [archive]
    Chromathérapie

         Utilisation des couleurs pour soulager les pathologies.

    La Chromathérapie est le traitement de maladies par les couleurs (lumières entre autres ; mais également via les cristaux, appelé également Lithothérapie). Soigner par les couleur est une pratique très ancienne, déjà en Égypte ancienne ont attribuait à chaque couleur, et selon ses nuances, des qualités agissant sur notre santé tant physique que psychologique (regroupant le côté “émotionnel et mental” et le côté “spirituel”).
    Coaching de vie

         Le coaching de vie est une façon d’accompagner une personne à atteindre son but. Un coach accueille, écoute et aide le coaché à retrouver ses propres réponses par le fait de poser des questions. On a tous nos propres réponses en nous et le coach fait confiance au coaché car celui-ci trouvera ses solutions en puisant à l'intérieur de lui-même. Le coach nous aide de ce fait à devenir plus autonome.

    Le coaching de vie n’est pas une thérapie où l'on cherche à comprendre le passé. Il va plutôt aider les personnes à vivre le moment présent et à aller voir ce qu’on peut faire maintenant. Son but est de permettre au coaché d'aller de l’avant et de le faire sortir de son rôle de victime. Car personne ne peut vivre à la place de l'autre et dès le moment ou l'on décide d’agir, on se réapproprie sa vie.

    Le coaché peut, en reprenant les rênes de sa vie, se rendre compte que ce qu'il repousse à l'extérieur de lui est en fait le propre reflet d'une partie de lui-même. La connaissance de soi commence lorsqu’on arrête de penser pour les autres ou à leur place.

    Le coach n’est pas là non plus pour donner des conseils. Il stimule l'exploration, mais ne fait pas le chemin à la place du coaché. Il n'apporte pas de réponses.

    Le coach aide aussi à élargir la vision que le coaché a sur sa propre vie et à agrandir sa perspective sur ce qu'il est en train de vivre. En voyant la situation différemment, cela ouvre des portes et évite que l'on soit pris dans une situation où l'on ne voit plus la sortie.
    Communication facilitée

         Méthode destinée à améliorer les capacités de communications des personnes handicapées de la parole.

    La communication facilitée est une méthode de soins inventée dans les années 1980 par Rosemary Crossley, une enseignante australienne, et destinée à améliorer les capacités de communications des personnes handicapées de la parole. En 1989, Douglas Biklen popularise cette méthode aux États Unis notamment avec des autistes. À partir de cette technique qu'elle a introduite en France, l'orthophoniste Anne-Marguerite Vexiau à développé la Psychophanie (du grec "phan" : mettre au jour), son application visant un objectif thérapeutique. Aucune preuve scientifique ne soutient cette théorie, qui est contestée par la communauté scientifique[1].

    Principes évoqués
    La séance : La personne facilitée est assise à côté du “facilitant”, qui lui soutient la main et lui présente un clavier d'ordinateur. Le facilitant accompagne le mouvement de la main du facilité et lit les phrases qui s'inscrivent, sans à priori, provoquer leurs enchaînement.

    Critiques scientifiques et sociales
    Les oppositions qui portent sur la communication facilitée ou la psychophanie sont de deux ordres :

    D'une part scientifique
    Sur le modèle théorique:
    Une Personne inapte à communiquer verbalement, par signes, ou par l'écriture, pourrait avoir (ce n'est pas dans tous les cas) des capacités non détectables de communiquer des pensées complexes par l'écrit. Il pourrait les exprimer avec l'aide d'un facilitateur qui pallierait ses handicaps physiques.
    A ce jour, aucune étude n'a pu montrer l'existence de telles capacités complexes de communication, indépendamment de l'influence du facilitateur [2],[3],[4].

    Sur la clinique expérimentale :
    De la même façon, les études réalisées, comme les méta-analyses montrent que les résultats positifs obtenus sont directement liés à la connaissance de la réponse par le facilitateur et sont pratiquement inexistants sans cela. A partir de ces études, son efficacité et sa portée thérapeutiques sont mises en doute[5],[6],[7],[1]. En 1994, L'association américaine de psychologie, prend position sur le fait que la CF ne repose sur aucune base scientifique[8].

    D'autre part sociétal
    Des associations impliquées dans les maladies ciblées par la méthode[9],[10], ainsi que les autorités publiques[11] s'inquiètent des dérives que cette méthode pourrait provoquer sur des personnes en grande difficulté et leur famille, alors que leur expression passe par un faciliteur et ne peut s'exprimer indépendamment de sa présence. Elles prennent en compte les risques d'accusations non fondées, de dissociation familiale, ou de mauvaises pratiques thérapeutiques. L'association "Psychothérapie Vigilance" (www.psyvig.com) remet totalement en cause la validité de la méthode et en condamne les effets[12].


    Références
    1.↑ a  et b  SENECHAL C., LARIVEE S., RICHARD E. Les bases fragiles de la communication facilitée, Revue de psychoéducation et d'orientation, 2004, vol. 33, no2, pp. 473-500. [présentation en ligne [archive]]
    2.↑ (Biklen D 1990 « La communication sans limite : autisme et pratique » Harvard Educationnal review, 60291-394 ; Biklen D et al 1992 « La CF : implications pour sujets autistes » Topics in language disorders 12 1-28)
    3.↑ Beck AR Pirovano CM 1996 « Performance de la CF pour une tâche de langage réceptif » Journal of autism and development disorders 26 (5) 497-512
    4.↑ Jacobson, J. W., Mulick, J. A., & Schwartz, A. A. (1995). A history of facilitated communication: Science, pseudoscience, and antiscience. (Science Working Group on facilitated communication). American Psychologist, 50, 750-765
    5.↑ Barbara B. Montee, Raymond G. Miltenberger and David Wittrock: An Experimental analysis of Facilited Communication, Journal of Applied Behavior Analysis, 1995, 28, 189-200 [1] [archive]
    6.↑ Article de l'AFIS,Communication facilitée : dix ans d’expériences négatives, SPS n° 277, mai 2007 [2] [archive]
    7.↑ Eberlin M et al 1993 « La CF : échec pour reproduire le phénomène » Journal of autism and development disorders 23 (3) 507-530
    8.↑ Resolution on Facilitated Communication by the American Psychological Association. Adopted in Council, August 14, 1994, Los Angeles, CA. [3] [archive]
    9.↑ Au Québec la FQUATED (Fédération Québécoise de l'autisme) met en garde contre les dangers de la CF [4] [archive]
    10.↑ Prevensecte [archive]
    11.↑ Rapport Midiluve à l'assemblée nationale [5] [archive] page 82
    12.↑ Antonio FISCHETTI Communication Facilitée et Gourous Subventionnés, Revue de psychoéducation et d'orientation, 2004, vol. 33, no2, pp. 473-500. [présentation en ligne [archive]]
    Complément alimentaire

         Compléter son alimentation en nutriments (vitamines, minéraux, acides gras ou acides aminés) manquants ou en quantité insuffisante dans l'organisme.

    Un complément alimentaire est censé fournir un complément de nutriments (vitamines, minéraux, acides gras ou acides aminés) manquants ou en quantité insuffisante dans le régime alimentaire d'un individu. A la différence des additifs alimentaires qui sont mélangés à certains aliments, le complément est lui vendu de façon isolée.

    Le principe de la complémentation alimentaire
    Une cuisine saine est censée fournir une alimentation équilibrée répondant aux AJR et évitant ainsi le besoin de suppléments alimentaire. Toutefois, le mode d'alimentation moderne peut induire certaines carences alimentaires.

    Par exemple, un homme adulte à l'activité moyenne aura besoin de 0,8 gramme de protéines par jour et par kg ; la consommation de viande lui permettra d'atteindre ce montant assez facilement ; en revanche, la consommation exclusive de salade ne le permettra pas. Toutefois, l'homme a également quotidiennement besoin d'un certain apport de fibres pour sa digestion et son transit intestinal, fibres qui lui seront apportées par la salade et non pas par la viande.

    Les bébés et enfants ont besoin d'apports en vitamine D, laquelle devrait idéalement être apportée par l'alimentation, mais sera souvent prise sous forme de compléments alimentaires en raison de sa faible disponibilité dans la ration quotidienne. En Europe, la vitamine D était jusqu'à récemment souvent apportée par l'huile de foie de morue.

    De même, les femmes ont des besoins 77% plus élevés que les hommes en fer, et ce dès la puberté (en raison des pertes dues aux règles ou aux accouchements), ainsi qu'en calcium lors de la ménopause (pour éviter l'ostéoporose, conséquence des modifications hormonales).

    Or les aliments vont contenir des quantités variables de vitamine D, de fer ou de calcium. Il en résulte que seule une alimentation équilibrée, associant des aliments de types nutritionnels différents (ou au pis aller un apport en complément alimentaire) peut assurer les apports des éléments indispensables.

    Utilité médicale
    L'utilité médicale de ces compléments est controversée et leur statut varie selon les pays :

    Les Fabriquants
    De nombreux laboratoires proposent à la fabrication des compléments alimentaires. Les plus connus sont Oenobiol ou Arkopharma qui sont distribués en marque privée (ou marque propre), mais il existe aussi des fabricants de compléments alimentaires qui fabriquent et distribuent en "private label", c'est-à-dire qui fabriquent des produits qui seront commercialisés sous une autre marque (façonnage). C'est le cas de sociétés telles que JSK Pharma, Lustrel...

    Aux États-Unis
    Le complément alimentaire (dietary supplement) est défini par le Dietary Supplement Health and Education Act of 1994[1] comme un produit répondant aux critères suivants:

    1.Il est conçu pour être complémentaire d'un régime alimentaire et peut être un comprimé, une capsule ou un liquide composé de:

  • une vitamine,
  • un minéral,
  • un végétal à l'exception du tabac,
  • un acide aminé,
  • une enzyme,
  • une barre énergétique,
  • un métabolite.

    2.Il doit être précisé qu'il ne s'agit pas d'une alimentation classique et ne doit pas être consommé comme unique source d'alimentation.
    3.Il doit être clairement étiqueté comme "complément alimentaire".
    La FDA considère les compléments alimentaires comme de la nourriture, et non comme des médicaments. Elle ne doit donc pas pré-approuver leur sécurité et leur efficacité mais elle peut s'attaquer à des fabricants si elle constate a posteriori la présence de produits dangereux sur le marché. Toutefois, certains aliments (tels que les produits pour enfants ou les alicaments) sont plus surveillés car ils concernent des populations plus vulnérables.
  • Coué (Méthode)

         Forme d'autosuggestion basée sur la persuasion par la répétition d'idées positives.

    La méthode Coué est une forme d'autosuggestion qui s'inscrit dans une perspective de développement personnel basée sur la persuasion par la répétition, censée entraîner l'adhésion du sujet aux idées positives qu'il s'impose et ainsi un mieux-être psychologique.

    Histoire
    Cette méthode tient son nom des travaux du psychologue et pharmacien français Émile Coué de la Châtaigneraie (1857 - 1926). Coué fut un ardent promoteur de la psychothérapie basée sur la suggestion et l'autohypnose.

    La méthode élaborée par Coué se fonde sur l'idée que l'imagination, plus que la volonté, détermine nos actes.

    Coué enseigne que toute idée qui se grave dans notre esprit tend à devenir une réalité dans l'ordre du possible.

    « Si étant malade, nous nous imaginons que la guérison va se produire, celle-ci se produira si elle est possible. Si elle ne l'est pas, nous obtiendrons le maximum d'améliorations qu'il est possible d'obtenir » aimait-il à répéter inlassablement au cours de ses conférences.[réf. nécessaire]

    Il insiste également sur le fait que chaque fois qu'il y a conflit entre l'imagination et la volonté, c'est toujours l'imagination qui l'emporte. Il est possible d'influencer favorablement notre être inconscient par la suggestion, et de cette façon d'améliorer notre état tant physique que moral. L'imagination guidée de façon consciente permet de conditionner notre inconscient, et de faire ainsi pencher la balance du bon côté. Cette conception est en lien direct avec l'effet placebo.

    Émile Coué demandait ainsi à ses patients de répéter à haute voix matin et soir, vingt fois de suite la phrase suivante : « Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux ».

    De son vivant, sa méthode suscita un vif enthousiasme et Coué connut une renommée internationale par les résultats surprenants qu'il parvenait à obtenir au cours de ses séances et les guérisons très nombreuses qu'il suscitait.[réf. nécessaire]

    Anecdotes
    Le comique français Dany Boon s'inspire de cette méthode dans l'un de ses spectacles en faisant répéter à longueur de temps à l'un de ses personnages : « Je vais bien, tout va bien, je suis gai, tout me plaît, je ne vois pas pourquoi, pourquoi ça n'irait pas ».

    Critiques de la méthode
    Mme Joanne Wood, professeur de psychologie à l'Université de Waterloo (Canada), a étudié la pertinence, l'impact de la pensée positive. Elle en conclut que les messages positifs que les gens tentent d'intégrer ont, en pratique, souvent un effet négatif. « Aujourd'hui est le 1er jour du reste de ma vie » ou « Je vais réussir » ne sont par exemple que deux messages positifs parmi tant d'autres qui, répétés régulièrement, doivent permettre de mieux se sentir dans sa peau. Il apparaît cependant que ce genre de messages ont un effet inverse sur les gens qui ont une mauvaise image d'eux-mêmes. Les messages positifs ne fonctionneraient en effet que si la personne qui les prononce croit réellement que ça va marcher. D'après l'étude de Wood, c'est paradoxalement chez les gens qui en auraient le plus besoin que la pensée positive aurait un effet négatif. Ainsi, « les gens qui ont une faible image d'eux-mêmes et répètent ce genre de messages pensant au fond d'eux que ce n'est pas vrai. Ces sentiments prédominent sur les messages positifs. »

    Counseling

         Le Counseling: approche anglophone multiréférentielle et multidimentionnelle, qui consiste à aborder une personne qui consulte avec tout ce qui la caractérise (y compris ses objectifs tels qu'identifiés), et à lui apporter la ou les réponses les plus pertinentes. On retrouve le Counseling en santé, en éducation, dans le social, mais aussi, dans la finance (et la banque), le technique, le management, etc.
    Crudivorisme

         Pratique alimentaire qui promeut la consommation de nourriture non cuite.

    Le crudivorisme est une pratique alimentaire qui promeut la consommation de nourriture non cuite, non raffinée, et souvent d'origine biologique, comme principale source d'alimentation.

    La cuisson : effet positif, effet négatif
    Selon certains scientifiques[Qui ?], la cuisson semble avoir des effets autant positifs que négatifs sur nos aliments.

    Un aliment peut être composé de vitamines, de minéraux, de protéines, mais aussi des enzymes qui permettent à l'organisme de mieux le digérer et l'assimiler. A la cuisson, beaucoup d'oligo-éléments ou vitamines (comme les vitamines C et B) disparaissent en partie ou en totalité de l'aliment cuit. En revanche, d'autres résistent mieux à la chaleur comme les vitamines A, E, D, F[1]. "Certains minéraux précipitent à la chaleur et deviennent moins assimilables, d’après Katia Tardieu, diététicienne libérale"[2]. Aujourd'hui, la plupart de nos aliments sont dénaturés et dévitalisés, ce qui peut entraîner une baisse de forme et d’énergie.

    Toutefois, la cuisson a l'avantage de détruire les allergènes contenus dans les aliments. En effet, certaines personnes sont allergiques à la banane, à l'œuf, au kiwi, et comme le confirme l'Agence canadienne d'inspection des aliments, la cuisson de ces aliments permet de les consommer sans aucun danger[3].

    Il a été constaté par des chercheurs[Qui ?] une plus grande biodisponibilité de micro-organisme, comme le lycopène (le pigment rouge) que l'on trouve dans la tomate, lorsque cette dernière est cuite[4]. Il en est de même pour l'alpha-carotène, la lutéine et les caroténoïdes qui semble plus présents dans les aliments cuits que crus. Selon une source, les caroténoïdes s’avèrent de sérieux atouts contre les dégénérescences cellulaires[5].

    "L’action des enzymes vivantes, des vitamines et sels minéraux d’un régime « tout cru » permet de « détoxiquer » (cf. détoxication), de nettoyer l’organisme en favorisant l’élimination des toxines.[6]" Les adeptes du cru considèrent souvent le corps comme une grande baignoire pleine de toxines dues à une alimentation trop grasse, trop protéïnée, chimique, transformée, raffinée et pensent que la plupart des maladies sont le résultat de cette surcharge toxique.

    Intégrer des aliments crus dans son alimentation demande d'y aller progressivement, car certaines personnes qui consomment des aliments crus (surtout des fruits et des légumes) sont incommodées par des ballonnements, des selles molles, ou des colites. « Les aliments lactofermentés (choucroute, carottes, betterave, etc.) permettent une transition entre le cuit et le cru, et comme pour le soja fermenté, la lactofermentation détruit certaines substances indésirables[7]. »

    Certains scientifiques[Qui ?] considèrent l'alimentation crue comme bénéfique sur du court terme. Par exemple, une cure d'aliments crus sur deux semaines, mais en général, les diététiciens ne conseillent pas plus pour éviter des problèmes au niveau de la flore intestinale.

    Les risques
    Le crudivorisme, ou "alimentation vivante", est un régime alimentaire qui ne comporte pas plus de risque de carence qu'un régime alimentaire omnivore. En mangeant de façon variée, des fruits, des légumes, des graines germées, de la levure de bière, et d'autres compléments alimentaires, les crudivores répondent aux besoins de l'organisme en protéines, lipides (huiles végétales : olive, sésame, chanvre, tournesol, etc.), glucides (fruits secs comme les dattes, figues, abricots secs, les fruits frais, le miel, etc.), vitamines et sels minéraux.

    Comme pour les végétariens (cf. végétarisme) qui ne mangent pas de viande, la question assez récurrente concerne l'apport en protéine dans l'alimentation crue végétarienne, voire végétalienne. Selon une étude réalisée par l'IRD pour le Ministère de l'agriculture et de la pêche, « la spiruline de part sa forte richesse naturelle en protéines, fer et vitamine B12, acides gras essentiels doit être considérée comme un aliment[8] » qui, en accompagnement d'autres aliments riches en protéines (levure de bière, soja, oléagineux, etc.), peut être une bonne alternative. Néanmoins, il est important de ne pas se satisfaire uniquement de la spiruline ; les graines germées comme le seigle, le quinoa, le soja, le sésame peuvent apporter en protéines.

    Les apport en vitamines et minéraux
    Le fait de manger des fruits et des légumes permet d'apporter à l'organisme un grand nombre de vitamines et minéraux. En revanche, certaines vitamines présentes dans les viandes, comme la vitamine B12, peuvent être insuffisantes voire absentes des fruits et légumes. C'est pourquoi, les graines germées peuvent être complémentaires en ce qui concerne cet apport en vitamines et minéraux déjà présent dans les fruits et légumes.

  • La vitamine A est très présente dans la luzerne et les lentilles germées.
  • Les vitamines B se trouvent toutes facilement dans le règne végétal. Les légumes, céréales, légumineuses et noix en renferment en bonnes quantités.
  • La vitamine B12, on la trouve dans l'alfalfa et la luzerne.
  • La vitamine C se trouve en abondance dans les fruits et légumes.
  • La vitamine D n'est pas vraiment présente dans les végétaux, mais le trèfle germée est composé de vitamine D.
  • Les huiles végétales et le germe blé sont d'excellentes sources de vitamine E.
  • Les légumes verts contiennent de la vitamine K en grande quantité.
  • Le calcium est présent dans le soja, les noix, les fruits secs (figues, dattes), etc.
  • L'iode est présent dans les algues, l'ananas, le navet...
  • Le fer est présent dans les lentilles, le persil, les amandes, les abricots.
  • Le magnésium et le manganèse sont présents dans la banane, les amandes et les légumes verts.

    Il est évident que cela nécessite une assiduité aux graines germées ; environ, une poignée par jour.

    L'étude Kouchakoff
    Dans les années 1930 à l’Institut de Chimie clinique de Lausanne, Paul Kouchakoff entreprend une recherche qui laisse supposer que le corps reconnaitrait les aliments cuits comme étant des envahisseurs nocifs et que celui-ci ferait de son mieux pour essayer de les éliminer. En termes simples, des globules blancs (les leucocytes) se précipitent vers le lieu de l’invasion (les intestins) dès que la nourriture pénètre dans la bouche. Le phénomène s’appelle « leucocytose digestive ». Kouchakoff aurait découvert que, lorsque la nourriture était consommée crue, la leucocytose digestive ne se produisait pas. La quantité de globules blancs dans le système sanguin n’augmenterait pas lorsque l’on mange de la nourriture crue. Les aliments cuits et transformés, au contraire, déclencheraient à coup sûr une mobilisation des globules blancs. La leucocytose ne se produirait pas si vous consommez un aliment cru avant d’absorber un aliment cuit.[réf. nécessaire]

    Cette étude n'a pas été reproduite depuis, ce qui laisse à penser qu'elle est soit erronée, soit suffisamment anodine pour être ignorée.

    Notes et références
    1.↑ http://www.medecines-douces.com/impatient/288avr02/keros.htm [archive]
    2.↑ http://www.fureurdesvivres.com/news/faut-il-manger-cru [archive]
    3.↑ http://www.inspection.gc.ca/francais/fssa/concen/tipcon/oralf.shtml [archive]
    4.↑ http://www.fureurdesvivres.com/news/faut-il-manger-cru [archive]
    5.↑ http://www.fureurdesvivres.com/news/faut-il-manger-cru [archive]
    6.↑ http://www.fureurdesvivres.com/news/faut-il-manger-cru [archive]
    7.↑ http://www.medecines-douces.com/impatient/288avr02/keros.htm [archive]
    8.↑ http://agriculture.gouv.fr/sections/publications/etudes/spiruline-peut-elle-etre1808/view [archive]

  • Daoyin

         Forme de gymnastique douce d'origine chinoise (proche du Qigong) visant à préserver ou à rétablir la santé et à prolonger la vie.

    Tao Yin ou daoyin ou dao yin (chin. 導引, pinyin: dǎoyǐn, « guidage et étirement ») est une forme de gymnastique douce chinoise pratiquée dès l’antiquité, pouvant être associée à des exercices respiratoires (tuna 吐納) , des exercices de concentration mentale (cunsi 存思) et une technique d’acupression (dianxue 點穴). C’est l’une des nombreuses pratiques visant à préserver ou à rétablir la santé et à prolonger la vie appelées yangsheng (養生). C'est aussi l’un des précurseurs des actuels qigong et de certaines techniques des courants d’alchimie interne comme Quanzhen. La gymnastique daoyin est particulièrement liée à la culture taoïste, mais a été adoptée également par des moines bouddhistes.

    Le terme daoyin est mentionné dans le Zhuangzi qui cite aussi les figures de l’« ours » (xiongjing 熊經) et de l’« oiseau » (niaoshen 鳥伸) que l’on retrouve sous les Han dans le « jeu des cinq animaux » (wuqinxi 五禽戲). Un ensemble de quarante Figures de daoyin (Daoyintu 導引圖) a été retrouvé dans la tombe No3 de Mawangdui.


    Différentes traditions sont apparues au fil du temps : le daoyin attribué aux deux immortels de l’antiquité Chisongzi (赤松子) et Wang Ziqiao (王子喬), la gymnastique respiratoire inventée par le moine Jianzhen (鑒真) des Tang, le daoyin du moine Guangdu (廣渡) des Song, la série des « huit pièces de brocart » (baduanjin 八段錦) attribuée par la légende aux généraux Zhongli Quan des Han ou Yue Fei des Song - mais datant sans doute du XIIIe siècle - et le « daoyin des personnes âgées » (老人導引法) créé par Cao Tingdong (曹廷棟) des Qing.

    Le daoyin est pratiqué de préférence en intérieur, isolé du sol par une natte, dans une pièce ni trop vaste ni trop exigüe et de luminosité moyenne, pour préserver l’équilibre du yin et du yang. Pour un but thérapeutique, selon le Huangdi neijing, le moment de la journée et la direction à laquelle fait face le pratiquant doivent correspondre à l’élément de la partie souffrante.

    Selon Tao Hongjing, la période idéale pour tous les exercices est de 1 heure à 11 heures du matin, période où le souffle est à son apogée.

    Dentisterie holistique

         Elle ne considère pas la dent comme un organe isolé du reste du corps mais comme un élément vivant en interaction permanente avec l'individu à de multiples niveaux.

    La dentisterie holistique est une médecine non conventionnelle qui prétend tenir compte du patient dans sa globalité, sa totalité. Le terme « holistique » vient du grec ancien « holos » qui signifie « tout ». La dentisterie holistique ne considère pas la dent comme un organe isolé du reste du corps mais comme un élément vivant en interaction permanente avec l'individu à de multiples niveaux. Alors que la dentisterie classique s'arrête au niveau physique, celui de la matière palpable, la dentisterie holistique prend en compte deux autres niveaux : la dimension énergétique et la dimension psycho-émotionnelle.

    La dentisterie holistique n'est pas reconnue comme une spécialité dentaire, son exercice n'est pas réglementé (n'importe qui peut utiliser l'appellation « dentisterie holistique ») et ne repose sur aucune preuve d'efficacité documentée. Elle est très loin de la dentisterie scientifique et peut avoir des conséquences nuisibles. L'holisme a tendance à devenir un terme de marketing efficace[1].

    Plan physique

    Dentisterie
    Le niveau physique est celui du corporel, du palpable, du mécanique. Soigner à ce premier niveau implique de traiter la dent comme on le fait en dentisterie classique en restaurant la dent par un pansement, une obturation, une couronne, etc. Un dentiste holistique est donc avant tout un praticien sur le plan technique. Cependant, même en accomplissant l'acte technique requis, le dentiste holistique tient compte de la globalité du corps. Il est conscient en particulier de l'incidence de l'occlusion dentaire (manière dont les dents s'engrènent) sur la posture par le biais des chaînes musculaires qui parcourent le corps de la tête aux pieds. Une occlusion faussée ou déviée se répercute par une vrille de la posture. Conscient de cette réalité, le dentiste holistique veille à ne pas poser d'obturation ou de prothèse dentaire en surocclusion (c'est à dire trop haute) qui puisse avoir une incidence négative sur la posture du patient.[réf. nécessaire]

    Orthodontie
    L'orthodontie qui fait partie intégrante de l'art dentaire peut et doit également être abordée de manière holistique. L'orthodontiste holistique ou fonctionnel pense que tout déplacement dentaire a d'énormes incidences sur l'occlusion et donc sur la posture. Un traitement d'orthodontie holistique se préoccupe de l'incidence globale des forces mécaniques appliquées sur les dents pour les déplacer. Cette forme d'orthodontie qu'on peut qualifier d'écologique s'oppose en outre aux extractions de dents saines, considérées comme une mutilation incompatible avec une vision respectueuse de la globalité de l'être humain[2].

    Plan énergétique

    Liens dents-organes
    L'énergétique est le plan plus subtil où la dent interagit avec le reste du corps par un ensemble de circuits : connexions nerveuses, réactions biochimiques, champs électromagnétiques et autres circuits énergétiques subtils décrits dans les médecines traditionnelles, comme par exemple les méridiens d'acupuncture. L'existence de ces circuits, nerveux ou autres, expliquerait l'incidence des pathologies dentaires sur certains organes. Au sujet des connections nerveuses, il faut savoir que le nerf trijumeau qui innerve le système dentaire est le plus réflexogène de l'organisme. Cette particularité explique un grand nombre de troubles à distance générés par une dent abîmée ou mal soignée (problèmes cutanés, tendinites, etc.).[réf. nécessaire]

    Choix des matériaux
    Conscient de l’interaction de la dent avec la vitalité du corps, le dentiste holistique veille à employer les matériaux les plus biocompatibles possibles. La partie de la dentisterie holistique qu’est l’énergétique dentaire a été popularisée par les controverses sur la toxicité de l’amalgame dentaire (plombage). Le dentiste holistique évite d'employer le plombage et lui préfère des matériaux non métalliques comme les résines (ou composites) et la céramique, matériau le plus neutre existant à ce jour. Cependant, la dentisterie holistique ne se limite pas à retirer des amalgames et à les remplacer par des résines. Beaucoup d'autres produits et matériaux toxiques, employés en dentisterie conventionnelle, sont bannis de l'arsenal thérapeutique du dentiste holistique. D'une manière générale, l'emploi des métaux, dont beaucoup sont nocifs, allergisants, voire cancérogènes (nickel, béryllium, chrome, cobalt, titane) et qui se corrodent au contact de la salive, doit être raisonné et se faire a minima. La dentisterie holistique bannit les métaux les plus toxiques et doit s'abstenir d'associer certains métaux entre eux (alliages nobles avec des alliages vils) afin d'éviter les phénomènes de plurimétallisme générateurs d'une intoxication chronique. En outre les pansements employés pour sceller les racines après dévitalisation doivent être les plus naturels possibles, sans additifs chimiques tels que dérivés formolés, antibiotiques, anti-inflammatoires, colorants, etc. Aux spécialités classiques, souvent saturées en produits chimiques, le dentiste holistique préfère les huiles essentielles et l'aromathérapie.[réf. nécessaire]

    Plan psycho-émotionnel

    Antenne psychique
    Pour être véritablement globale, la dentisterie holistique doit inclure le niveau psychique ou émotionnel. En effet, chez l'être humain doué de conscience de soi, le psychisme est au cœur du processus pathologique aussi bien que de guérison. Connectée par le nerf trijumeau directement au cerveau et de même origine embryologique que celui-ci, la dent est une antenne du psychisme. Organe lié à la parole, la dent est un lieu privilégié de somatisation des émotions non exprimées et des non-dits. Ainsi le dentiste holistique sait que le patient qui s’installe sur son fauteuil est porteur d’une histoire, d’un vécu. Il est également conscient que, pour une grande part, c’est ce vécu, le plus souvent inconscient, qui conditionne la réaction du patient à un traitement donné. En effet, la dent, organe cristallin, engramme le vécu, le mémorise dans sa structure. Chaque dent est un résonateur puissant des états émotionnels en rapport avec une période de l'enfance et un domaine de vie précis.[réf. nécessaire]

    Langage des dents
    Dans la vision holistique, le problème dentaire (carie dentaire, déchaussement, etc.) n'est pas seulement la conséquence de facteurs externes (sucres, bactéries) mais aussi l'expression d'un mal-être intérieur, la traduction d'émotions refoulées ou bloquées qui trouvent un exutoire par la somatisation au niveau de l'organe dentaire. Dans cette perspective, chaque problème dentaire devient un message à comprendre, transmis par le corps, vecteur de l'inconscient. La compréhension du sens de la dent atteinte et la prise de conscience de l'émotion bloquée pour la libérer participe au processus thérapeutique dans lequel le patient doit prendre une part active.[réf. nécessaire]

    Outils et techniques spécifiques

    Aromathérapie
    Remplacement des spécialités irritantes ou toxiques par les huiles essentielles employées pour leurs propriétés anti-inflammatoires, cicatrisantes ou désinfectantes.

    Morathérapie ou biorésonance
    La technique fait appel à un appareil spécifique et permet de détecter une dent se comportant comme un foyer dentaire pathogène (dent dévitalisée, infectée, obturée avec une pâte ou un matériau toxique). La morathérapie permet aussi de tester la tolérance d'un produit ou matériau avant de l'insérer en bouche. La morathérapie s'emploie pour mesurer l'intensité des courants galvaniques résultant de l'association en bouche de métaux de différentes natures. Elle est également employée pour rééquilibrer le système énergétique du corps.[réf. nécessaire]

    Neuralthérapie
    La technique consiste à injecter un anesthésique local, soit pour tester la causalité d'une dent dans une pathologie à distance, soit pour lever un barrage énergétique (défaut de cicatrisation après une extraction).[réf. nécessaire]

    Kinésiologie appliquée
    Les tests employant la mesure de la résistance musculaire en Kinésiologie appliquée sont utilisés pour vérifier la compatibilité de l'occlusion avec la posture. Ils servent également à tester les matériaux dentaires, avec une fiabilité moins grande cependant que les appareils de biorésonance.[réf. nécessaire]

    Pouls chinois
    Certains dentistes qui maîtrisent la perception du poul en énergétique traditionnelle chinoise obtiennent de cette manière des informations sur la toxicité des matériaux et des produits employés ou pour détecter une dent pathogène.[réf. nécessaire]

    Écoute du patient et de ses réactions
    L'écoute du patient, de son comportement, de ses réactions à un traitement joue un rôle particulièrement important en dentisterie holistique. C'est le patient et ses réactions qui guident le traitement, par essence personnalisé, plus qu'une technique ou un protocole standard. Pour autant, le dentiste holistique n'est pas un psychologue. Ce n'est ni son rôle ni sa formation. Le dentiste peut suggérer des pistes au patient, en aucun cas se substituer à un psychothérapeute. Il appartient avant tout au patient de se prendre en charge par des lectures, un travail personnel ou de se faire aider par un thérapeute spécifique si le besoin s'en fait sentir.[réf. nécessaire]

    Symbolique des dents
    En offrant une grille de lecture basée sur des archétypes fondamentaux, la symbolique des dents donne au patient la possibilité de contacter la problématique émotionnelle cachée derrière le problème dentaire. Pour le dentiste, c'est un outil thérapeutique complémentaire du soin classique et énergétique, qui lui permet d'aiguiller son patient dans la bonne direction. La signification proposée par la symbolique des dents n'est pas une fin en soi mais le point de départ d'un travail personnel à effectuer seul ou accompagné d'un psychothérapeute. Il appartient au patient de s'approprier le sens du problème dentaire dont il souffre afin de le traduire par ses propres mots, mots qui l'aideront à contacter la racine émotionnelle de son mal.[réf. nécessaire]

    Polémique sur la dévitalisation
    Certains praticiens comme Weston Price[réf. nécessaire], prônent l'extraction systématique des dents dévitalisées au motif qu'elles représentent une source d'auto-intoxication chronique et un foyer septique permanent, que la conservation d'un organe mort dans la bouche est contraire à la nature et que cela bloque la circulation des « énergies » dans le corps, causant parfois de multiples maladies chroniques plus ou moins graves.

    Pour d'autres, cette pratique est un excès qui conduit à des pertes dentaires irréversibles, très dommageables pour la posture, la qualité de mastication et le confort buccal du patient (un implant dentaire ne vaut pas une dent naturelle). La systématisation est contraire à l'esprit de la dentisterie holistique dont les solutions thérapeutiques seraient au service de la conservation de l'organe dentaire et non de son extraction et doivent être adaptées au cas par cas.

    Critiques
    La dentisterie holistique n'est pas reconnue officiellement et son exercice n'est pas réglementé, n'importe qui peut utiliser l'appellation « dentisterie holistique ».

    (en) Stay Away from ''Holistic'' and ''Biological'' Dentists, critique de Stephen Barrett.

    Références
    1.↑ « La dentisterie non conventionnelle » [archive], Burton H. Goldstein, Joel B. Epstein, sur le site de l'association dentaire canadienne.
    2.↑ Orthodontie, halte au massacre: Tout ce que vous devez savoir avant, pendant, après un traitement et qu'on ne vous dira jamais, Estelle Vereeck, Éditions Luigi Castelli, 2005

    Détoxication

         Théorie qui recommande l'élimination des toxines et toxiques présents dans notre organisme par divers moyens.

    La théorie de la détoxination, ou détoxication, est une théorie de médecine non conventionnelle, qui recommande l'élimination des toxines et toxiques présents dans l'organisme par divers moyens. Les critiques avancent que la détoxication est souvent inutile et basée sur des affirmations questionnables et sans fondements scientifiques.[1][2][3][4] On peut aussi parler d’effet placebo.

    La théorie

    Contexte
    L'organisme humain est le lieu de circulation de toute une palette de toxines :

  • toxines issues du fonctionnement normal du métabolisme (l’acide lactique par exemple),
    en particulier celles sécrétées par les micro-organismes présents dans l'intestin,
  • toxines libérées par des micro-organismes migrés dans des organes de manière pathologique (par exemple douve du foie),
  • toxines ingérées, inspirées, absorbées par la peau et les muqueuses quotidiennement dans un univers pollué,
  • toxines reçues accidentellement,
  • toxines des affections ordinaires et des traitements allopathiques.

    Stase des toxines
    La circulation des toxines vers les émonctoires (selles, urine, peau et muqueuses) peut ne pas fonctionner :

  • soit du fait d’un fonctionnement déficient d’un ou de plusieurs organes,
  • soit du fait de la nature de la toxine qui n’est pas spontanément éliminée.

    Il s’ensuit une stase de petites ou grandes quantités de toxines soit dans un organe, soit dans des tissus musculaires, graisseux, cutanés, nerveux, etc..


    Remobilisation des toxines
    La plus habituelle est celle qui se produit lorsque l’on masse à la main ou au jet d’eau thermale un organe ou tissus chargé de toxines.

    La prise de certaines plantes et/ou de minéraux (même à dose homéopathique) peut libérer des toxines en stase.[réf. nécessaire]


    La spirale de la détoxination
    Les tissus de l’organe libéré d’une première quantité de toxine retrouvent une vitalité qui les amène à se libérer encore plus : effet de spirale[réf. nécessaire].


    Symptômes de la détoxination
    Si l'individu en détoxination présentait déjà un symptôme lié à la toxine, ce symptôme peut devenir plus spectaculaire[réf. nécessaire]. Si la présence de la toxine était asymptomatique ou causant un symptôme « lointain » le patient va avoir une nouvelle « maladie » de détoxination, prélude à l’amélioration de sa santé[réf. nécessaire].


    Méconnaissance de la détoxination
    Une manière importante qu’a l’organisme de libérer des toxines est la diarrhée. Or bien des patients et leurs praticiens confondent[réf. nécessaire] :

    la diarrhée de détoxination qui doit être maintenue avec une importance ''juste'' parce que bénéfique tout en veillant bien à une hydratation importante du patient (deux litres d’eau par jour par exemple pour un adulte),
    la diarrhée qui met en danger la santé du patient et doit être modérée.

    Arnaques
    Sans fondements scientifiques les résultats de la détoxification sont peu quantifiables et beaucoup critiqués par les laboratoires scientifiques. Des études montrent l’inefficacité de bon nombre de produits.[5][6]


    Notes
    1.↑ The Times - Detox diets are a waste of time and money, say scientists [archive]
    2.↑ Washington Times - Scientists call detox fad waste of money [archive]
    3.↑ BBC News - Scientists dismiss detox schemes [archive]
    4.↑ The Guardian - Detox remedies are a waste of money, say scientists [archive]
    5.↑ http://www.mirror.co.uk/news/top-stories/tm_headline=toxic-waste&method=full&objectid=21016704&siteid=115875-name_page.html [archive]
    6.↑ http://www.biosantebienetre.com/evacuer-toxines-pieds-attention-arnaque-appareil/ [archive]

  • Diététique

         A pour objet de préserver ou retrouver la santé par une alimentation équilibrée.

    La diététique est la science de l'alimentation équilibrée. Si la nutrition se définit comme la science qui analyse les rapports entre la nourriture et la santé, la diététique y intègre une dimension culturelle liée aux pratiques alimentaires.

    La nutrition est la science qui étudie les aliments et leurs effets sur l'être humain, tandis que la diététique est l'étude de l'ensemble des règles qui doivent régir l'alimentation de l'être humain.

    La diététique est une ''norme'' sociale qui varie selon les époques, selon les civilisations, selon les religions ou les croyances et bien sur selon l'état des connaissances en nutrition.

    A notre époque, sous l'effet du développement scientifique, les deux concepts tendent à se rejoindre. La ''norme'' diététique s'appuie sur des connaissances scientifiques qui ne cessent de s'accroitre.

    La diététique serait le moyen le plus naturel pour conserver ou retrouver son poids, préserver ou améliorer sa santé[réf. nécessaire].

    Les principes de base de la diététique sont les suivantes[réf. nécessaire] :

  • Un équilibre donné, dépendant de l'âge et de l'activité du sujet, est nécessaire entre protides, glucides et lipides dans la journée.
  • Les oligo-éléments, ainsi que d'autres éléments comme le calcium, doivent être présents en quantité suffisante (les os sont faits de phosphate de calcium). L'accent est mis aussi sur une quantité minimale de fibres alimentaires sous laquelle il ne faut pas descendre, bien que ces fibres ne soient pas des nutriments mais des formations élémentaires.
  • La variété de fruits et de légumes frais (pas de repas sans fruit, au moins cinq légumes différents chaque jour) est recommandée tant pour les vitamines et sels minéraux apportés, que par un effet préventif du cancer du côlon mis en évidence par les statistiques.
  • Une quantité de deux litres d'eau doit être absorbée chaque jour par un sujet adulte. Un peu plus du quart de cette eau provient déjà des aliments solides que nous ingérons. Le reste peut venir de boissons froides ou chaudes, ou encore de potages.

    Histoire

    Diététiques traditionnelles
    L'histoire de l'évolution de la diététique montre qu'il n'y a pas une diététique mais des diététiques, qui dépendent de la conception de la digestion et de la connaissance des aliments.

    Jusqu'au développement de la chimie, les diététiques anciennes en Europe, en Inde ou en Chine, ont de grands points communs :

    la digestion est une cuisson des aliments;
    il est préférable de manger des aliments cuits, pour faciliter la digestion;
    le corps est composé d'éléments qui déterminent un tempérament;
    il est recommandé de manger une nourriture équilibrée, c'est-à-dire des aliments correspondant à son tempérament.
    Pour la diététique hippocratique, il y a 4 éléments : l'Eau, la Terre, l'Air, le Feu, qui correspondent à 4 tempéraments : lymphatique, mélancolique, sanguin et colérique. Chaque aliment est classé en chaud, froid, sec ou humide.

    Pour la diététique ayurvédique, il y a 5 éléments : l'Ether, l'Air, l'Eau, le Feu, la Terre, qui correspondent à 3 tempéraments : Vata, Pitta, Kapha. Chaque aliment est classé selon les éléments, les tempéraments ou Doshas, 6 saveurs et 3 catégories ou Gunas (Sattvic, Rajasic ou Tamasic).

    Pour la diététique chinoise, il y a 5 éléments : le Bois, le Feu, la Terre, le Métal, l'Eau, qui correspondent aux mêmes 5 tempéraments. Les aliments sont classés par saveurs, couleurs, consistance. Les aliments peuvent être également yin ou yang.

    La diététique ayurvédique et la diététique chinoise ont survécu aux progrès de la médecine et de la chimie, tandis que la diététique ayurvédique ne survit plus qu'en Inde (médecine Unani-Tibbi). La naturopathie a repris certains concepts de la médecine ayurvédique.

    Diététique scientifique
    La diététique scientifique en occident a modifié sa définition de la digestion : ensemble des processus mécaniques et biochimiques assurant la transformation et l'absorption des aliments. Elle a modifié le classement des aliments, désormais composés de nutriments, directement assimilables : protéines, lipides, glucides, vitamines, minéraux, oligo-éléments.

    La diététique officielle conserve toujours le concept de nourriture équilibrée pour se maintenir en santé.

    Diététiques alternatives
    Des contestataires de la diététique officielle ont créé, au 20e siècle, plusieurs diététiques alternatives, qui reprennent à la fois des théories des diététiques anciennes et une connaissance scientifique des aliments : naturopathie, mouvement végétarien, méthode Catherine Kousmine. Les régimes alimentaires, plus ou moins scientifiques, plus ou moins commerciaux, se sont également diversifiés.

    Développements
    La diététique a pris ces dernières années une plus grande ampleur avec notamment l'augmentation des maladies liées à la ''mauvaise alimentation''

    Principes

    Les principes généraux de la diététique scientifique occidentale sont les suivants.

    Energie : besoin quantitatif
    On estime en général que le besoin en énergie dépend de l'âge, du climat et de l'activité du sujet.

    Cependant, des chercheurs de l'université de Leeds en Grande-Bretagne auraient estimé en 1997 qu'il n'y a aucun lien entre le nombre de calories brûlées au cours d'exercices physiques et le nombre de calories absorbées au cours des repas. Ils ont soumis huit volontaires à un programme de gymnastique intensive. Résultat : ils mangeaient tout autant les jours d'exercice que les jours de repos[1].

    Enérgie : répartition qualitative des sources
    Les aliments contiennent de nombreux nutriments. Certains de ces nutriments (glucides, lipides, protides) sont aussi sources d'énergie. Pour constituer des menus équilibrés, il faut connaître ses besoins en énergie et répartir convenablement l'énergie entre les différentes sources. Il faut aussi apporter les autres nutriments non énergétiques (vitamines, sels minéraux, fibres et eau) en quantité suffisante.

    L'apport en énergie des principaux nutriments est le suivant[réf. nécessaire] :

    1 g de glucide donne 4 kilocalories (Kcal) ou 17 kilojoules (kJ),
    1 g de protide donne 4 kcal ou 17 kJ,
    1 g de lipide donne 9 kcal ou 38 kJ,
    1 g d'alcool donne 7 kcal ou 29 kJ.
    La répartition idéale de l'énergie apportée par les aliments est la suivante[réf. nécessaire] :

    55 % de glucides (dont 2/3 de glucides complexes),
    30 % de lipides (dont 1/2 d'origine végétale),
    15 % de protides (dont 1/2 d'origine végétale).
    On appelle « calories vides » les calories qu'on trouve dans les aliments (tel que les apéritifs, les barres chocolatées ou l’alcool) qui apportent beaucoup d’énergie avec très peu de composés non énergétiques indispensables tels que les fibres, les minéraux et les micronutriments [2].

    Autres nutriments
    Voir l'article détaillé nutriment.

    D'autres éléments de nutrition jouent un rôle important, notamment :

    les fibres alimentaires,
    les vitamines,
    les macro-éléments minéraux : calcium (Ca), phosphore (P), potassium (K), chlore (Cl), sodium (Na), magnésium (Mg).
    les oligo-éléments minéraux : fer (Fe), zinc (Zn), cuivre (Cu), manganèse (Mn), iode (I), molybdène (Mo), etc.

    Excès de certains nutriments et santé
    La consommation excessive de certains nutriments peut être dangereuse. Par exemple le sodium dans les pays occidentaux. Sa consommation se fait majoritairement sous forme de chlorure de sodium (sel de table). La surconsommation de sodium est à l'origine de la rétention de l'eau dans le système sanguin ce qui conduit à l'hypertension artérielle.

    Faire en sorte que chacun sache constituer des menus équilibrés est un enjeu de santé publique. Il est maintenant certain que les déséquilibres alimentaires sont une source importante de maladies comme les maladies cardiovasculaires, le surpoids, les maladies oculaires, les diabètes, l'ostéoporose et certains cancers[réf. nécessaire].
  • Digipuncture

         La digipuncture (ou acupressure) correspond à la stimulation manuelle (avec les
    doigts) des points d'acupuncture situés sur les méridiens, à la différence de
    l'acupuncture qui, elle, utilise les aiguilles pour cette même stimulation.

    Elle peut donc attirer les enfants et/ou les personnes peu enclines à la
    ''douleur'' de la puncture par aiguilles.
    Do In

         Technique d'automassage proche du Shiatsu utilisant la pression des doigts, c'est une des versions manuelle de l'acupuncture.

    La séance de DO IN commence par une stimulation du haut du corps, en particulier du visage (front, arcades sourcilières, oreilles, paupières, nez, bouche…). On descend ensuite vers le bas du corps, en passant par le cou et les épaules, on insistera sur les mains (qui contiennent les terminaisons de certains méridiens), les poignets... les jambes et en finissant par les pieds (également riches en terminaisons de méridiens).

    Une bonne pratique du DO IN est liée à la qualité de la respiration.

    La pratique du DO IN en début de journée permet de dynamiser le corps en stimulant la circulation de l'énergie. La pratique au coucher pourra faciliter le sommeil en supprimant les tensions accumulées dans le corps au cours de la journée (pollution, nourriture inadaptée, mauvaise respiration, mauvaises postures, stress…).

    On distingue deux types de méridiens, chaque méridien Yin est respectivement associé à son méridien Yang.
    Dosimétrique (Médecine)

         Méthode basée sur l'utilisation des alcaloïdes des plantes.


    C'est le médecin gantois Adolphe Burggraeve (1806-1902) qui a inventé la médecine dosimétrique.

    Selon le Larousse du XXe siècle (1928),

    « […] cette méthode […] utilise surtout les alcaloïdes des plantes ; les principes actifs sont incorporés, à doses extrêmement faibles mais rigoureuses, à des granules dont chacun représente ainsi une dose fractionnée et par suite très maniable. C'est là un des principaux avantages de la dosimétrie. L'autre est beaucoup plus contestable. Il suppose, en effet, que les principes actifs purs des plantes, et spécialement des alcaloïdes, sont de tous points préférables aux extraits totaux parce que la composition de ceux-ci est variable. Toutefois les recherches pharmacologiques et cliniques ont établi qu'alcaloïdes et extraits totaux ne répondent pas toujours aux mêmes indications (par exemple digitaline, toni-cardiaque, et poudre de digitale, diurétique) et que, par conséquent, le médecin doit, suivant les circonstances, utiliser les uns et les autres. »
    EFT ou technique de libération émotionnelle

         Elle fait aussi partie des techniques dites méridiennes, dérivées de la médecine chinoise.Classée dans les thérapies brèves, cette technique thérapeutique de gestion des émotions négatives,une fois acquise permet de se libérer du/des: stress,phobies, manque de confiance,angoisses, dépendances, croyances limitantes etc
    EPRTH (technique de traitement des troubles émotionnels et physiques)

         L'EPRTH est une technique de traitement des troubles émotionnels et physiques (issus de cicatrices émotionnelles) qui utilise principalement le balayage oculaire (mouvement latéraux des yeux).

    Cependant, contrairement à des techniques comme l'EMDR ou l'IMO, l'EPRTH s'appuie sur des méthodologies issues indirectement de l'hypnose (bien qu'en EPRTH le patient n'est pas mis sous hypnose), la PNL, la sophrologie, etc. afin de pouvoir mobiliser en profondeur le cerveau émotionnel du patient.
    Équithérapie

         Méthode utilisant le cheval comme partenaire thérapeutique.

    L'équithérapie, souvent appelée hippothérapie en Belgique, est une médecine non conventionnelle et complémentaire prenant en considération le patient dans son entité physique et psychologique, et utilisant le cheval comme partenaire thérapeutique afin d'atteindre des objectifs fixés en fonction de la spécialité du thérapeute[1].

    Définition
    Selon la Société française d'Équithérapie, « L'équithérapie est un soin psychique médiatisé par le cheval et dispensé à une personne dans ses dimensions psychique et corporelle. »[2].

    Origines de l'équithérapie

    Antiquité
    Certaines propriétés thérapeutiques liées au cheval sont connues depuis l'Antiquité. La mise à cheval était pratiquée en Grèce dans les temples d'Esculape pour favoriser l'évolution de certaines maladies somatiques et pour fortifier les membres[1]. Les vertus du contact avec des chevaux en faisaient déjà une activité préconisée afin de soutenir l'éducation des enfants et des adolescents, et pour améliorer l'état de personnes souffrantes.

    ''Le cheval est un bon maître, non seulement pour le corps, mais aussi pour l'esprit et pour le cœur'', Xénophon, Ve siècle avant JC.

    Société moderne
    Récapituler le développement des activités thérapeutiques associant le cheval, c'est également parcourir un chemin qui va du corps vers l'esprit. Les premiers essais d'utilisation du cheval en tant qu'outil thérapeutique sont marqués par l'histoire de Lis Hartel, cavalière danoise qui décrocha une médaille d'argent en dressage aux Jeux Olympiques d'été de 1952 à Helsinki après avoir surmonté sa poliomyélite en poursuivant une pratique équestre intensive[3]. Cet exploit favorisa durablement le développement de pratiques équestres adaptées avec l'implication de personnels médicaux. C'est donc par l'aspect biomécanique du cheval que s'ouvre la longue voie qui mène jusqu'à l'équithérapie telle que nous la connaissons aujourd'hui[4].

    La seconde étape fait intervenir Renée de Lubersac, psychomotricienne, et Hubert Lallery, masseur-kinésithérapeute, qui vont ensemble chercher à théoriser les bénéfices psychomoteurs véhiculés par le contact avec le cheval. Il publieront ensemble l'ouvrage princeps ''La Rééducation par l'équitation'' en 1973, fruit d'un travail de recherche les ayant conduits dans toute l'Europe et marquant l'arrivée en France d'une discipline thérapeutique nouvelle, pratiquée par des professionnels du soin, dans l'intention spécifique de soigner[5].

    La création de la Fédération nationale des thérapies avec le cheval, à partir de 1986, marque la libération des activités de soin de la tutelle des fédérations sportives. L'influence de Renée de Lubersac conduit également ce mouvement de soignants au sein d'un courant largement influencé par la psychomotricité, et des activités de soin orientées explicitement vers le corps[6].

    La création de la Société française d'équithérapie, à partir de 2005, apporte un nouveau regard sur les pratiques de soin associant le cheval. Après le soin médical, le soin kinésithérapeutique et le soin psychomoteur, c'est à présent le soin psychique médiatisé par le cheval qui se voit ancré par l'apport des différents domaines de la psychologie et de la psychothérapie à l'utilisation du cheval en thérapie[7].

    Objet du soin
    L'objet du soin est défini comme étant exclusivement l'appareil psychique de la personne prise en charge. L'objectif du thérapeute concerne aussi la diminution de symptômes psychopathologiques, le mieux être, le sentiment de confort.

    Moyens du soin
    Les moyens mis en œuvre sont de deux ordres :

  • psychiques : la parole, le discours, le sens, le partage émotionnel, l'expérience vécue, le transfert, le désir...
  • corporels : la sensation, le mouvement, la communication infra-verbale, l'expression gestuelle...
    Les outils utilisés par le thérapeute correspondent pour la plupart à l'adaptation à la situation incluant le cheval d'outils utilisés au sein de thérapies comme la psychanalyse, la programmation neuro-linguistique, la psychothérapie cognitivo-comportementale, la kinésithérapie ou la psychomotricité.

    L'intérêt de l'utilisation du cheval s'explique alors par ses qualités en tant qu'être vivant ayant un appareil psychique propre, relativement simple, doux et chaud, socialement valorisant et adapté, susceptible de porter et de transporter, non jugeant et non intrusif, apte à accepter les projections, apte au dialogue sur un mode archaïque, digne d'intérêt et de soin. Ces qualités ne font pas du cheval un thérapeute, mais bien un outil qui, utilisé par un thérapeute, sera en mesure d'ouvrir des opportunités, et de rendre possible l'amélioration d'une pathologie psychique ou d'un mal-être.

  • Sources : Société française d'équithérapie

    Débats actuels

    Législation
    L'équithérapie n'est pas une profession réglementée par la législation française. Il en résulte que le titre d'équithérapeute ou d'hippothérapeute n'est pas protégé par la loi, et qu'il n'existe pas de formation d'Etat garantissant la compétence des professionnels.

    Les différents organismes représentatifs s'accordent sur le fait qu'il est nécessaire, afin d'exercer dans de bonnes conditions, que les thérapeutes aient reçu une double formation :

  • une formation paramédicale ou médico-sociale de base, délivrant un diplôme reconnu par l'état ;
  • une formation spécialisée en équithérapie d'au moins 500 heures, délivrant un diplôme privé ou une attestation de participation.
    Une large partie des personnes pratiquant l'équithérapie aujourd'hui n'ont pas reçu une telle formation, ce qui soulève le problème de la légitimité de leur pratique et qui implique des considérations d'ordre éthique et déontologique.

    Terminologie
    Les définitions des différents termes qualifiant les activités thérapeutiques associant le cheval sont controversées. La délimitation précise des champs couverts par les mots équithérapie, hippothérapie, thérapie avec le cheval, thérapie équestre, psychothérapie avec le cheval, rééducation par l'équitation ou rééducation équestre reste floue et peu consensuelle.

    De nombreux thérapeutes utilisant les mêmes outils définiront leur pratique en utilisant un qualificatif différent, alors qu'inversement, des thérapeutes ayant une orientation divergente (soin somatique ou soin psychique par exemple) utiliseront la même appellation, faute de consensus quant à la terminologie.

    Distinction entre soin, sport et loisir
    Autre conséquence du manque de repères légaux, la confusion fréquente entre soin, sport adapté et loisir adapté. Le fait qu'une personne handicapée, malade ou en souffrance côtoie un cheval est souvent qualifié improprement d'équithérapie, alors même que cette activité n'est pas nécessairement encadrée par un thérapeute, et ne comporte pas spécifiquement d'objectifs thérapeutiques.

    D'autre part, le souhait des patients n'est pas non plus nécessairement pris en compte, amenant certains vers une pratique sportive de l'équitation alors qu'ils étaient en demande d'un espace thérapeutique, ou au contraire amenant vers des thérapeutes des patients qui sont dans la recherche d'une activité de loisir qui devrait relever d'un enseignant et non d'un soignant.

    La distinction entre soin, sport adapté et loisir adapté est difficile à établir en France, dans le sens où la législation actuelle relative à l'éducation sportive tend à classer l'ensemble des structures équestres sous l'égide du ministère de la jeunesse et des sports, compliquant ainsi la possibilité pour un lieu spécifiquement tourné vers l'équithérapie de n'être pas associé à un organisme en lien avec le sport. C'est notamment face à ces difficultés à faire admettre l'indépendance des pratiques thérapeutiques, par rapport au cadre sportif existant actuellement pour les activités équestres, que les organismes représentatifs des praticiens de l'équithérapie ont ouvert une démarche visant à faire reconnaître officiellement la spécificité de leur profession.

    Éthique et déontologie en équithérapie
    Comme dans toute forme de thérapie, les questions d'éthique et de déontologie sont encadrées en équithérapie, par différentes Chartes relevant des organismes représentatifs des thérapeutes. Ces Chartes n'ont toutefois pas de valeur légale, et les organismes représentatifs nationaux ne sont pas tous dotés des moyens de les faire respecter (mesures informatives ou disciplinaires à l'encontre des thérapeutes pris en faute), de les remettre à jour, et de répondre aux questions des usagers à leur sujet. Elles constituent donc un engagement moral pris par le thérapeute signataire envers son ou ses organisme(s) représentatif(s).

    Il existe à l'heure actuelle deux chartes assez distinctes :

    celle proposée par le GIETAC en 2000 [2], reprenant les points essentiels liés aux exigences envers le thérapeute, sa formation, ses devoirs, et son exercice.
    celle proposée par la Société française d'équithérapie en 2005 [3], amenant davantage de précisions grâce à son fondement sur le Code de déontologie des psychologues.
    Article connexe : Éthique de la psychologie.

    Notes et références
    1.↑ Les généralités sur l'Hippothérapie [archive]
    2.↑ Société française d'Équithérapie [archive]
    3.↑ Comité International Olympique - Athlètes [archive]
    4.↑ Le cheval : une thérapie d’avenir [archive]
    5.↑ http://www.serpsy.org/piste_recherche/mediations/tac.html [archive]
    6.↑ Arequipa 2003, Association de Thérapie Avec le Cheval [archive]
    7.↑ Définitions - Société Française d'Equithérapie - SFE [archive]
  • Esthétique en soins naturels
    Ethnomédecine

         Approche pluridisciplinaire des sociétés et des cultures.

    L'anthropologie de la santé (ou anthropologie médicale) est une branche de l'anthropologie qui étudie la santé, la maladie et le soin. On parle parfois d'ethnomédecine, mais ce dernier terme est moins utilisé.

    Cette discipline utilise les méthodes de l'anthropologie et des sciences sociales pour étudier les questions de la santé, de la maladie, de la guérison et des systèmes de soins. Les spécialistes de cette discipine sont soit des anthropologues, soit des soignants (médecins, infirmiers, psychologues) qui se sont formés secondairement en anthropologie.

    Le terme d'ethnomédecine est parfois abusivement utilisé dans un sens bien différent pour désigner une pratique de soin se voulant une synthèse entre l'art médical occidental et les thérapeutiques traditionnelles et naturelles des populations des pays non occidentaux.
    Étiopathie

         Traitement manipulatif des os et des viscères proche de l'ostéopathie et de la chiropraxie.

    L'étiopathie est une des médecines manuelles, comme l'ostéopathie ou la chiropratique. Elle fait partie des médecines non conventionnelles.

    Définition
    Du grec « aitia », cause, et « pathos », souffrance, l’étiopathie est une méthode d'analyse des pathologies et de traitement manuel (dans la longue tradition du reboutement) basée sur l'approche systémique du corps humain. Elle considère le fonctionnement des organes et des appareils du corps humain dans leurs différentes interactions. Cette approche scientifique et rigoureuse lui permet de conduire un traitement manipulatif (une chirurgie non instrumentale).

    Ne pas confondre étiopathie avec ostéopathie ou chiropratique. La thérapie est manuelle dans tous les cas, mais l’approche de la pathologie, le diagnostic, les choix thérapeutiques et l'origine historique sont différents.

    Histoire
    C’est après qu’il eut pris conscience de l’existence et de l’efficacité du reboutement, que Christian Trédaniel se consacra à une recherche épistémologique visant à établir les bases et la méthode qui manquaient à la chirurgie non instrumentale. En 1963, il créa le terme « Étiopathie ».

    Cet art de la manipulation s'est transmis à travers les âges par la tradition orale. Jusqu'au XIXe siècle (et dans certaines régions du monde jusqu'au XXe, sinon jusqu'à aujourd'hui), les rebouteurs et autres « ramancheurs » ont prodigué des soins. Au XIXe siècle, quelques écrits « scientifiques » paraissent sur le sujet. Quelques décennies plus tard, Trédaniel présentera des concepts théoriques plus modernes reposant sur des bases anatomique, physiologique et inspirés de la tradition de la chirurgie non instrumentale.

    xx

    Conception générale de l’étiopathie
    Dans ses Principes fondamentaux pour une médecine étiopathique, Christian Trédaniel conçoit l’organisme selon le concept mécaniste.

    L’étiopathe ne se sert jamais d’appareils et ne prescrit pas de médicaments, qu’ils soient homéopathiques ou allopathiques; il ne pratique pas l’acupuncture, il ne se sert que de ses mains dans la tradition de la chirurgie non instrumentale[1].

    Applications
    L’étiopathique donne lieu à une possibilité considérable d’applications. Celles-ci sont limitées par les atteintes géniques héréditaires ou acquises, par les atteintes structurales irréversibles, par les atteintes malignes et par les invasions microbiennes ou virales lorsque la virulence de l’agent dépasse les possibilités de normalisation des systèmes concernés. Contrairement à l’allopathie, l’étiopathie ne comporte que très rarement des indications palliatives. En cas d’indication, la chirurgie instrumentale est son prolongement.
    L'étiopathie s'applique à l'homme ou à l'animal.

    Qualification des praticiens
    En France, les étiopathes qualifiés sont tous diplômés d’une des quatre facultés privées d’étiopathie de Paris, Rennes, Toulouse et Lyon. Ils sont tous inscrits au Registre National des Etiopathes qui contrôle l’exercice de la profession. (À la rentrée 2007-2008, la formation d'étiopathe animalier est de quatre années). La durée des études est de six années pour l'étiopathie humaine. Mais l'exercice n'est pas reglementé en France contrairement à l'ostéopathie.
    En Belgique on parle d'ostéo-étiopathie : attention l'ostéo-étiopathie n'a rien à voir avec l'étiopathie d'une part, et l'ostéopathie d'autre part. C'est une formation accessible aux masseurs-kinésithérapeutes qui ne comporte que 17 jours de formation par an sur deux ans. Ceux qui la suivent peuvent se dire ostéo-étiopathe Doe.
    Au Canada l'étiopathie est récente et pas encore organisée.

    Différence avec l'ostéopathie ?
    Il est difficile de définir avec exactitude la différence entre étiopathie et ostéopathie du fait de la variabilité des courants de pensée en ostéopathie. Il existe de nombreuses écoles dont la durée et le contenu du cursus varient. Certains parlent de fluides, de respirations primaires, d'autres de manipulations crâniennes. Certains tout simplement se définissent comme mécanistes, au même titre que l'étiopathie. L'enseignement étiopathique est quant à lui harmonisé, avec des programmes et examens finaux communs à toutes les facultés. Il n'existe donc pas plusieurs courants étiopathiques.

    De plus, l'ostéopathie se définit elle-même généralement comme une médecine de terrain, au même titre que l'homéopathie ou la naturothérapie. L'étiopathie quant à elle, en plus d'être une méthode de traitement, est un mode de raisonnement mécaniste visant à établir un diagnostic étiopathique causal de la pathologie du patient, celle-ci étant traitable ou non par l'étiopathe.
    Eutonie

         Prise de conscience corporelle visant un mieux être.

    L'eutonie est une discipline créée par Gerda Alexander, basée sur l'écoute de son corps pour mieux le connaître et donc mieux l'utiliser.

    Elle est parfois utilisée lors de séances de préparation à l'accouchement, mais aussi par des personnes n'étant pas en situation particulière et à qui cela apporte un mieux-être.
    Fasciathérapie ou fasciapulsologie

         Libération des fascias par le toucher.

    Les Thérapies des fascias sont des thérapies non conventionnelles qui, en traitant les membranes appelées fascias, prétendent résoudre divers problèmes, comme le stress, les problèmes articulaires et musculaires. Deux écoles ont été fondées à partir de cette thèse, celle de Christian Carini, la fasciapulsologie et celle de Danis Bois, la fasciathérapie[1]. Aucune recherche de la méthode scientifique n'a encore étayé l'efficacité de ces méthodes[1].

    Les fascias
    Les fascias sont des membranes fibreuses qui recouvrent ou enveloppent les structures anatomiques. Il protègent et soutiennent l’ensemble des organes, des muscles et des viscères dans le corps humain. Très sensibles à toutes formes de stress physique comme psychologique, ces tissus traduisent la moindre agression du corps[2].

    La fasciapulsologie
    La fasciapulsologie est une thérapie manuelle ciblant des membranes appelées fascias chez l’homme, du nourrisson à l’adulte. La fasciapulsologie a été mise au point en France par Christian Carini, qui l'enseigne depuis une trentaine d'années. Elle s’intéresse à l’individu dans sa globalité.

    Principes fondamentaux de la fasciapulsologie
    Les 2 aspects de cette méthode sont les Fascias et la Pulsologie. Le fascia est la fine enveloppe qui protège et soutient l’ensemble des organes, des muscles et des viscères est très sensible au stress physique et psychologique. La pulsologie désigne le pouls artériel et la théorie selon laquelle le sang ne circule pas de la même façon dans une zone saine que dans une zone lésée, où son flux est entravé (ralenti, saccadé, bloqué…).

    La fasciapulsologie ne comporte aucune manipulation de la structure osseuse. La méthode repose sur le toucher et la capacité des mains du thérapeute à ressentir les micro mouvements les plus subtils du corps.

    La pulsologie
    Selon la pulsologie, le réseau artériel et son rythme sanguin permettrait de détecter les zones lésionnelles du corps. Ce « pouls artériel » serait le témoin de la bonne respiration des tissus. La motilité des fascias conduit à des raideurs tissulaires et un épaississement du tissu conjonctif, ce qui a pour effet de réduire la capacité de circulation et d’oxygénation du sang à travers ses différents systèmes (artériel, veineux et capillaire). Ainsi, toujours selon cette thèse, le corps se trouve gêné dans son processus de désintoxication mais aussi dans celui de la nutrition cellulaire à travers les capillaires sanguins présents dans le tissu conjonctif. La qualité et la bonne santé d’un tissu dépendent donc de son rythme sanguin et de sa qualité de pulsation. Le rééquilibrage du flux sanguin, que recherche le fasciapulsologue, permettrait alors, en harmonisant la circulation artério-veineuse et indirectement le flux lymphatique, de faciliter les échanges entre les cellules, afin de rapprocher le corps de son homéostasie, de lui donner son vrai tonus.

    Champs d’application
    Selon ses promoteurs cette thérapie soulage le stress et ses effets nocifs, les problèmes articulaires et musculaires (entorses, luxations, tendinites, rhumatismes, sciatiques, périarthrites…), certains troubles digestifs et gynécologiques, les migraines, certains troubles de la sphère ORL (sinusites, acouphènes…), certaines allergies. Elle aiderait également les personnes souffrant de dépression nerveuse, de fatigue mais aussi de psychopathologie. Elle peut-être envisagée aussi bien de façon préventive que curative.[3].

    La fasciapulsologie ne dispense en aucun cas d’un suivi médical.

    Concernant les pathologies lourdes telles que les cancers ou le sida la fasciapulsologie par son action sur l’équilibration des flux liquidiens, faciliterait, selon ses les praticiens, l’action des traitements et aiderait le malade à les supporter[4].

    Contre-indications
    La fasciapulsologie n’est pas recommandée aux porteurs de pacemaker, ni aux femmes enceintes de moins de trois mois. Elle n’est pas indiquée aux personnes souffrant d'hypertension artérielle si elles ne sont pas sous contrôle médical. Elle ne convient pas aux personnes atteintes de phlébite. Elle ne s’adresse pas aux personnes sous anticoagulant pendant la durée du traitement. Ces restrictions découlent logiquement de la restauration du flux sanguin.

    Formation des praticiens fasciapulsologues
    Après 3 années (à raison de 10 stages par an) de formation à l'IFCC IFCC(Institut de fasciapulsologie de Christian Carini), les élèves sont « certifiés en fasciapulsologie » s’ils ont passé avec succès l’examen théorique et pratique de fin de 1er cycle. S’en suivent 2 années de formation complémentaire (2nd cycle) avec présentation d’un mémoire qui leur permettra d’obtenir un « diplôme de fasciapulsologie »[8]. Il leur est demandé de participer aux stages de remise à niveau proposés régulièrement par le Groupement International de Fasciapulsologie GIF, association qui fédère les fasciapulsologues[9]

    Notes et références
    1.↑ a  et b  les thérapies des facias [archive] sur passeportsante.net, janvier 2007
    2.↑ Fascia Is Able to Contract in a Smooth Muscle-like Manner and Thereby Influence Musculoskeletal Mechanics, R. Schleip, W. Klingler, and F. Lehmann-Horn1, Proceedings of the 5th World Congress of Biomechanics, Munich, Germany 2006, pp 51-54
    3.↑ Top Santé Juin 1995
    4.↑ Psychologies magazine n°211 - Septembre 2002
    5.↑ Journal l'Equipe du 25 Juillet 1995
    6.↑ L'Equipe Magazine n°503, p98
    7.↑ Journal l'Equipe du 19 Juin 1992
    8.↑ Site fasciapulsologie.com [archive]
    9.↑ Groupement International de Fasciapulsologie, Charte des praticiens
    10.↑ [www.ankf.fr]
    11.↑ [www.elsevier.com]
    12.↑ [www.fascia2007.com]
    13.↑ Quere , N., et al., Fasciatherapy combined with pulsology touch induces changes in blood turbulence potentially beneficial for vascular endothelium. Journal of Bodywork and Movement Therapy (2008), doi:10.1016/j.jbmt.2008.06.012 in Fascia Research (Basic Science and Implications for Conventional and Complementary Health Care), Elvesier Ed, USA.
    Feldenkrais

         http://www.feldenkrais-paris.com
    Feng shui

         Art chinois dont le but est d'harmoniser l'énergie (le Qi) d'un lieu de manière à favoriser la santé, le bien-être et la prospérité de ses occupants.

    Le Feng shui ( chinois traditionnel : 風水; chinois simplifié : 风水; pinyin : fēng shuǐ), prononcé en français fonchoué, littéralement « le vent et l'eau », est un art chinois millénaire dont le but est d'harmoniser l'énergie environnementale (le Qi) d'un lieu de manière à favoriser la santé, le bien-être et la prospérité de ses occupants. Il s'agit d'un des Arts Taoïstes, au même titre que la médecine chinoise traditionnelle (MTC) ou l'acupuncture, avec lesquelles il partage un tronc commun de connaissances.

    Depuis des siècles, les Chinois s'y réfèrent pour concevoir leurs cités, construire leurs maisons et inhumer leurs morts. De nos jours, le monde des affaires consulte encore les Maîtres en Feng Shui pour décider de l'implantation de leurs bureaux.

    Principes et outils de base
    Le principe du Fengshui vient du mouvement taoïste basé sur la complémentarité du yin et du yang. Les parties yin d'une maison sont l'arrière du bâtiment (les chambres, salles de bains) et les parties yang sont les parties avant de la maison (séjour, cuisine, entrée, bureau). Les 5 éléments (bois, feu, terre, métal et eau) sont positionnés en fonction des axes cardinaux pour l'école de la boussole, la plus répandue à travers le monde.[2]

    La grande ligne directrice du feng shui est l'optimisation des « flux de qi ». Ces flux sont influencés par les formes et les matières composant l'environnement.

    Cette discipline s'appuie sur la théorie des 5 éléments (Terre, Métal, Eau, Bois, Feu) et sur le principe du Yin et du Yang. L'expert en feng shui s'attache à équilibrer les forces en présence.

    Qi (ou Chi)
    La grande ligne directrice du Feng Shui est l'optimisation des flux de qi. Ces flux sont influencés par les formes et les matières composant l'environnement, mais également par l'écoulement du temps.

    Cette discipline s'appuie sur la théorie des 5 éléments (Terre, Métal, Eau, Bois, Feu), le principe du Yin et du Yang, les cycles temporels, etc. L'expert en Feng Shui s'attache à équilibrer les forces en présence, ou à modifier celles-ci en fonction d'un objectif précis.

    Le Feng Shui n'est pas un « art du placement » et ne consiste pas non plus à vivre en harmonie avec la nature, mais bien à modifier les conditions énergétiques dans lequel se trouve un site, au même titre que l'acupuncture modifie la distribution du Qi au travers des méridiens du corps, dans un but déterminé. À ce titre, le Feng Shui est quelquefois considéré comme une « médecine de l'habitat ».
    Focusing (Ecoute du ressenti corporel)
    Gélothérapie

         Est une thérapie basée sur le rire.

    La gélothérapie est la thérapie par le rire.

    Étymologie
    Le terme est constitué de la racine grecque « gelos » qui désigne le rire et de « thérapie ».

    Gélothérapie naturelle
    L'hypothèse de base est que le rire est naturellement nécessaire à la bonne santé. Sur le plan somatique, il amènerait un usage ample des systèmes respiratoire et vocal. Ce dernier agit sur le système vagosympathique (proximité des cordes vocales et d’un nerf de ce système).

    Gélothérapie organisée
    Un certain nombre de créateurs ont développé des méthodes basées sur la « consommation intensive » de « générateurs de rire » (films comiques, spectacles de clown, etc.).

    Une autre méthode consiste à amplifier la ventilation pulmonaire et à se forcer à rire « mécaniquement ».

    Ethnologie
    La pratique de la gélothérapie est observée dans certaines tribus amérindiennes, chez les tibétains, etc.

    Etudes scientifiques
    En francophonie, un certain nombre de thèses de médecine et de psychiatrie ont été consacrées à la gélothérapie.
    Gemmothérapie

         Branche de la phytothérapie qui utilise les tissus embryonnaires des végétaux (jeunes-pousses, bourgeons, radicelles).

    La gemmothérapie est une médecine non conventionnelle fondée par le docteur Pol Henry, elle utilise des tissus embryonnaires végétaux en croissance tel que jeunes-pousses, bourgeons, radicelles, préparés par macération dans un mélange d'eau, de glycérine et d'alcool pour obtenir un extrait que l'on nomme « macérat glycériné ».

    La gemmothérapie n'est pas reconnue officiellement comme médecine et son efficacité n'a pas été scientifiquement prouvée.

    Le mot gemmothérapie provient du latin « gemmae », qui signifie à la fois bourgeon et pierre précieuse (allusion à la stabilité apparente des bourgeons en hiver ainsi qu'à leur préciosité)

    Les bourgeons
    Le bourgeon présente à sa base une zone mérismatique constituée de cellules indifférenciées ne créant pas de photosynthèse (plastes non fonctionnel) mais qui se multiplient très rapidement au moment du débourrage. Un méristème peut continuer à croître indéfiniment tant qu'il est en vie et produit chaque année les feuilles de l'arbre (une de ces cellules végétales, peut in vitro, reconstituer le végétal dans son entier).

    Selon Philippe Andrianne, ces bourgeons renferment toute la « puissance du végétal »[2]. Les cellules embryonnaires se retrouvent en phase de multiplication cellulaire intense. Ils contiennent plus d'acides nucléiques (information génétique) que les autres tissus et renferment des minéraux, oligo-éléments, vitamines et facteurs de croissance divers tels que hormones (auxines, Gibbérelline) et enzymes et également la sève minérale concentrée apportée par l'arbre ou la plante au printemps[2].

    Selon le Dr Henry, la gemmothérapie mobilise « les énergies biologiques potentielles »[1] des éléments embryonnaires. Les bourgeons constitueraient un véritable concentré d'information qui renfermerait le potentiel du totum de la plante. Ainsi le macérat glycériné de Tilleul argenté (Tilia tomentosa) possèderait à la fois les propriétés sédatives liées aux fleurs mais aussi les vertus dépuratives et diurétiques de l'aubier. De même, le bourgeon d'Aubépine (Crataegus oxyacantha ou Crataegus monogyna) possède à la fois les propriétés médicinales du fruit (action sur le muscle cardiaque) et celles de la fleur (rythme cardiaque).


    Fondements biochimiques
    L'étude biologique de l'action des bourgeons est principalement déterminée par l'étude des protéines du sérum sanguin. La méthode se base sur :

    L'étude des globulines séparée par électrophorèse (ce qui permet de séparer les albumines, les alpha 1, les alpha 2, les bêta et gamma globulines)
    L'isofloculation des protéines en phase liquide.
    Un ensemble de neufs tests de floculation (qui mesure le potentiel réactionnel du malade)
    Ces résultats bio-chimiques permettent de caractériser l'état anatomo-pathologique d'un individu et de mesurer l'action des extraits de bourgeons sur cet état au cours du temps par des test sanguins répétées[2]. Ils sont ensuite traités par statistiques et observations cliniques. Exemple : l'augmentation des alpha 1 globulines permet d'objectiver un état inflammatoire aigu dans un tissu[2]. Il en va de même pour les différentes fractions proteïnogramme obtenu par électrophorèse[2].

    « Même si le savoir scientifique s’enrichit au sujet des vertus curatives des plantes, la gemmothérapie n’a fait l’objet d’aucune publication scientifique jusqu’à ce jour. En conséquence, on ne peut conclure à l’efficacité de cette thérapie. »[3]. De plus, aucune étude randomisée en double aveugle n'a été effectuée, seule méthode reconnue comme fiable par l'Ordre des médecins[4].


    Principes d'utilisation
    Le gemmothérapie s'utilise par voie interne. Un macérat glycériné se conserve 3 ans. Il s'utilise seule ou sous la forme de complexes. La forme complexe est récente et rassemble dans un même flacon plusieurs bourgeons entre-eux soit associés à des teintures-mères, des dilutions homéopathiques, voire des oligo-éléments.


    Une pratique européenne marginale en augmentation
    La gemmothérapie est une pratique marginale. En effet, elle n'a fait l'objet d'aucune étude randomisée en double aveugle, seule méthode reconnue comme fiable par l'Ordre des médecins[4] et n'a pas fait, non plus, l'objet de publication dans une revue à comité de lecture reconnue.[3] [4] Seule la revue ''Phytothérapie'' éditée par Springer (à comité de lecture non reconnue) a édité des articles la concernant.

    La gemmothérapie est pratiquée principalement en France, en Belgique, en Italie. Elle n'est ni reconnue en tant que médecine ni remboursée par les mutuelles[4]. Selon la législation française, un macérat glycériné n'est pas un médicament mais est assimilé à une denrée alimentaire (concentré à diluer pour obtenir une boisson aromatisée). Ces macérats sont utilisés par de nombreux praticiens des médecine non conventionnelle avec pour but annoncé le drainage de l'organe que chaque bourgeon de plante aurait pour cible privilégiée. Selon la Fédération européenne d'herboristerie[4], de plus en plus de médecins et thérapeutes (formés par cette fédération) l'utilisent en France et en Belgique.


    Quelques plantes caractéristiques et leurs indications thérapeutiques
    « Même si le savoir scientifique s’enrichit au sujet des vertus curatives des plantes, la gemmothérapie n’a fait l’objet d’aucune publication scientifique jusqu’à ce jour. En conséquence, on ne peut conclure à l’efficacité de cette thérapie. »[3]

    Le Figuier (Ficus carica) : le macérat glycériné de bourgeons de figuier serait analgésique, antidépresseur, combattrait les migraines, l'eczema et les maladies psycho-somatiques. Il soignerait aussi les ulcères à l'estomac[2],[5].
    Le Cormier (Sorbus domestica) : le macérat glycériné de bourgeons de cormier est un draineur veineux, il soignerait par conséquent les varices, les hémorroïdes et les ulcères varriqueux. Ce serait également un remède contre la ménopause[2],[5].
    Le Tilleul argenté (Tilia tomentosa) : le macérat glycériné de bourgeons de Tilleul argenté serait un puissant tranquillisant ; également utilisé dans la ménopause et la pré-ménopause (bouffées de chaleur)[2],[5].
    L'Aulne glutineux (Alnus glutinosa) : le macérat glycériné de bourgeons d'Aulne glutineux soignerait les thromboses véneuse et rétinienne et rentrerait par conséquent dans les soins liés aux infarctus[2],[5].

    Notes et références
    1.↑ a  et b  Henry P.(1982): Gemmothérapie. Thérapeutique par les extraits embryonnaires végétaux. Imprimerie St Norbert, Westerlo, dépôt légal N°D/1982/2322/O1, édition personnelle de l'auteur
    2.↑ a , b , c , d , e , f , g , h , i  et j  La gemmothérapie, Philippe Andrianne, Editions AMYRIS, 2004
    3.↑ a , b  et c  Passeportsante.net [archive]
    4.↑ a , b , c , d  et e  Fédération Européenne d'Herboristerie, [1] [archive]
    5.↑ a , b , c  et d  Gérard Ducerf, Guide éthnobotanique de Phytothérapie, Editions Promonature, 2006
    Géobiologie

         Est l'étude des influences de l'environnement sur le vivant, et notamment des ondes liées aux champs magnétiques et électriques, courants d'eau souterrains, réseaux métalliques, failles géologiques, etc...

    La géobiologie est l'étude de l'ensemble des influences de l'environnement sur le vivant, et notamment des ondes liées aux champs magnétiques et électriques, courants d'eau souterrains, réseaux métalliques, failles géologiques, etc. Étymologiquement, il s'agit d'une association de la racine géo (la terre) et biologie (l'étude de tout ce qui est vivant).

    La géobiologie est vue par certains comme un champ d'étude irrationnel et, de ce fait, elle est souvent assimilée à un ensemble de croyances. Elle tente en effet d'aborder les liens existant entre un lieu et la vie humaine, animale ou végétale, avec un autre regard que celui des sciences exactes. La géobiologie est constituée de nombreuses affirmations non prouvées scientifiquement et, pour cette raison, les scientifiques la qualifient de pseudo-science[1]

    Champs d'action de la géobiologie
    La géobiologie s'occupe de ce qui peut nuire au développement harmonieux de la vie (humaine, animale et végétale) dans un espace donné.

    Une restriction s'applique immédiatement à cette définition, en effet, elle ne prend en considération

  • ni les phénomènes climatologiques ou environnementaux les plus connus (impact immédiat sur le « développement harmonieux de la vie » des phénomènes comme les inondations, l'ensoleillement, le volcanisme, la déforestation, etc.)
  • ni les dimensions économiques ou sociales des phénomènes nuisant au développement harmonieux de la vie (concentration des dégâts environnementaux dans les zones géographiques correspondant aux zones de pauvreté, par exemple).
    Elle se concentre donc sur des phénomènes qui échapperaient aux disciplines classiques et qui auraient une dimension plus diffuse (énergies). Ce sont :

  • les déséquilibres cosmo-telluriques (réels ou supposés) qui seraient liés à la présence de perturbation dans le sous-sol : courants d’eau souterrains, failles, cavités, filons de minerai, courants telluriques, réseau Hartmann, réseau Curry, réseau Peyré, etc.
  • les champs magnétiques, les champs électriques nocifs provoqués par des installations électriques intérieures ou extérieures à l’habitation, sans oublier les émissions radio de tous ordres (téléphones sans fil, portables, GSM, WiFi, etc.). En ce qui concerne les émissions de champs électriques, on prend comme référence le seuil tolérable de 5V/m et, pour les champs électromagnétiques, le seuil de 2 milligauss (conformément au niveau des champs telluriques naturels).
  • les circulations d’énergie perturbées par les formes d’un bâtiment ou une mauvaise répartition des pièces dans l’habitat (pour les asiatiques, constructions qui ne respectent pas les principes du Feng Shui)
    Les géobiologues affirment l'existence de problèmes de santé liés à la présence de « perturbations géobiologiques » dans une chambre, un local commercial, un élevage etc., qui seraient de tous ordres (cancers, fatigue anormale, sommeil non réparateur). La géobiologie prétend contribuer à l'élimination de ces problèmes.

    Aspects socio-historiques
    L'homme, dans la plupart des civilisations, a tenté de maitriser les influences du lieu et d'en étudier les caractéristiques avant d'y bâtir son toit ou sa maison. Les compagnons, les bâtisseurs de cathédrales ont développé cela en Occident, définissant certaines orientations spécifiques des bâtiments par rapport aux points cardinaux. En Asie, le Feng-shui a codifié de façon très précises de telles pratiques associées aux valeurs des cultures asiatiques et à la pensée chinoise. La recherche d'harmonie avec l'environnement naturel qui revient à la mode en Occident depuis ces dernières années mais qui n'a jamais disparue est une préoccupation très ancienne.

    Les thèses pseudo-scientifiques de la géobiologie (dues à Ernst Hartmann, un médecin allemand né en 1915 et ayant été médecin militaire pendant la Seconde Guerre mondiale, période où son pays connut une certaine tentation pour des pratiques irrationnelles) ont connu un certain succès dans les années 80, centré principalement sur les questions pratiques d'emplacement de lits.

    Elles ont été popularisées par la mode New Age et leur présence a été renforcée par le succès, survenu à la même époque aux États-Unis, d'un Feng shui occidentalisé et simplifié.

    Cet intérêt pour un savoir échappant à la rigueur scientifique et assurant un certain pouvoir sur l'environnement, le caractère clairement personnaliste et individualiste de la démarche peuvent aisément être corrélés avec la sensation de perte de maîtrise sur le monde ressentie par le citoyen des pays développés après le choc pétrolier des années 70 (voir les thèse de Christopher Lasch) ainsi qu'avec le succès des courants de pensée drainés par l'individualisme néo-libéral.[réf. souhaitée]

    Les ressorts de l'épistémologie de la géobiologie sont partiellement les mêmes que pour la science classique : désir de connaissance, désir de puissance. Il s'y ajoute ici la contestation globale des appareils (scientifique, civils ou religieux), le recyclage du sentiment religieux dans un spiritualisme panthéiste, la promotion de l'irrationalité, qui peut apparaitre comme une réponse à une société techniciste, le rôle de l'individu — capital dans toutes les démarches empiriques — et le confort intellectuel provenant de la relative simplicité des recettes à appliquer.

    Une pratique aux marges de la science
    La géobiologie est constituée de nombreuses affirmations non prouvées selon les critères scientifiques et, pour cette raison, elle est qualifiée de pseudo-science[1]. Plus précisément, pour ses critiques, la géobiologie invente des concepts non validables sur la relation entre un lieu et la façon dont la vie humaine, animale ou végétale se développe. Aucune expérience faite selon les critères scientifiques, qui limitent les biais comme le double aveugle, n'a montré l'existence de perturbations géobiologiques. La notion de courant tellurique utilisée par la géobiologie n'a rien à voir avec celle qu'a élaboré la géophysique (où ce courant dépend de l'ensoleillement), et aucune mesure ne permet d'identifier une distribution en maillage de points significativement riches en radioactivité (les géobiologues ne lient d'ailleurs pas non plus ces réseaux à la radioactivité). La corrélation de ces phénomènes allégués avec un effet négatif sur l'homme n'est pas non plus démontrée.

    Des expériences ont été réalisées pour tester les capacités des radiesthésistes à détecter de l'eau, notamment à Munich et à Kassel. Réalisées dans des conditions scientifiques, elles ont montré que lorsque le sourcier connaît l'emplacement de l'eau il la détecte avec sa baguette. Lorsqu'il ne le connaît plus et qu'il n'a aucun indice extérieur (double aveugle), il ne fait pas mieux qu'une personne qui choisit au hasard.

    Notes
    1.↑ a  et b  Ondes et champs. Feng Shui et géobiologie à grands traits - Afis - Association française pour l'information scientifique [archive]
    2.↑ Stéphane Cardinaux, Géométries sacrées, Tome 1.
    3.↑ La géobiologie : Les courants telluriques n'existent pas ! [archive], Dr Robin Marchant.
    4.↑ Stéphane Cardinaux, Géométries sacrées, Tome 1 et 2.
    5.↑ Géométries Sacrées, Stéphane Cardinaux, p90
    6.↑ Géométries Sacrées, Stéphane Cardinaux, p90.
  • Gestalt-thérapie
    Guérisseur

         Personne qui guérit par des moyens empiriques ou magiques, en vertu de dons particuliers supposés ou à l'aide de recettes personnelles.

    Un guérisseur est une personne, généralement dépourvue de diplôme médical, qui guérit, ou prétend guérir, en dehors de l'exercice légal de la médecine, par des moyens empiriques ou magiques, en vertu de dons particuliers supposés ou à l'aide de recettes personnelles.

    Dans le monde occidental, les guérisseurs, héritiers de pratiques ancestrales des sociétés traditionnelles, peuvent être magnétiseur, radiesthésiste, rebouteux, exorciste… Dans les sociétés traditionnelles d'Asie, d'Afrique, d'Amérique, d'Océanie, considérés comme sorciers ou voyants, les guérisseurs sont généralement des chamans. Les guérisseurs des Philippines et du Brésil sont parfois appelés chirurgiens psychiques.

    En France, les guérisseurs peuvent être poursuivis par la justice pour exercice illégal de la médecine.
    Héliothérapie

         Méthode de soin préconisant l'usage des rayonnements solaires.

    L'héliothérapie est un traitement médical par exposition au rayonnement solaire[1].

    L'héliothérapie est utilisée :

  • Par la médecine dans certaines indications précises comme le rachitisme (carence en vitamine D), car les rayonnements UV du soleil sont nécessaires à la production de vitamine D;
  • Par la médecine non conventionnelle dans un grand nombre d'indications.
  • Herbologie chinoise

         Prescrire des plantes médicinales selon les principes de la médecine traditionnelle chinoise.

    50 plantes fondamentales
    Dans l'herbologie Chinoise, on dénombre 50 "plantes fondamentales" listées ci-dessous :

    1.Agastache rugosa - huòxiāng (藿香)
    2.Alangium chinense - bā jiǎo fēng (八角枫)
    3.Anemone ou Pulsatilla chinensis - bái tóu weng (白头翁)
    4.Anisodus tanguticus - shān làngdàng (山莨菪)
    5.Ardisia japonica - zǐjīn niú (紫金牛)
    6.Aster tataricus - zǐwǎn (紫菀)
    7.Astragalus membranaceus - huángqí (黄芪) or běiqí (北芪)
    8.Camellia sinensis - chá shù (茶树) or chá yè (茶叶)
    9.Cannabis sativa - dà má (大麻)
    10.Carthamus tinctorius - hóng huā (红花)
    11.Cinnamomum cassia - ròu gùi (肉桂)
    12.Cissampelos pareira - xí shēng téng (锡生藤) or (亞乎奴)
    13.Coptis chinensis - duǎn è huánglián (短萼黄连)
    14.Corydalis ambigua - yán hú suǒ (延胡索)
    15.Croton tiglium - bā dòu (巴豆)
    16.Daphne genkwa - yuánhuā (芫花)
    17.Datura metel - yáng jīn huā (洋金花)
    18.Datura tatula - zǐ huā màn tuó luó (紫花曼陀萝)
    19.Dendrobium nobile - shí hú (石斛) or shí hú lán (石斛兰)
    20.Dichroa febrifuga - chángshān (常山)
    21.Ephedra sinica - cǎo má huáng (草麻黄)
    22.Eucommia ulmoides - dùzhòng (杜仲)
    23.Euphorbia pekinensis - dàjǐ (大戟)
    24.Flueggea suffruticosa (formerly Securinega suffruticosa) - yī yè qiū (一叶秋)
    25.Forsythia suspensa - liánqiào (连翘)
    26.Gentiana loureiroi - dì dīng (地丁)
    27.Gleditsia sinensis - zào jiá (皂荚)
    28.Glycyrrhiza uralensis - gāncǎo (甘草)
    29.Hydnocarpus anthelmintica (syn. H. anthelminthicus) - dà fēng zǐ (大风子)
    30.Ilex purpurea - dōngqīng (冬青)
    31.Leonurus japonicus - yìmǔcǎo (益母草)
    32.Ligusticum wallichii - chuānxiōng (川芎)
    33.Lobelia chinensis - bàn biān lián (半边莲)
    34.Phellodendron amurense - huáng bǎi (黄柏)
    35.Platycladus orientalis (formerly Thuja orientalis) - cèbǎi (侧柏)
    36.Pseudolarix amabilis - jīn qián sōng (金钱松)
    37.Psilopeganum sinense - shān má huáng (山麻黄)
    38.Pueraria lobata - gé gēn (葛根)
    39.Rauwolfia serpentina - (從蛇根木) or (印度蛇木)
    40.Rehmannia glutinosa - dìhuáng (地黄) or gān dìhuáng (干地黄)
    41.Rheum officinale - yào yòng dà huáng (药用大黄)
    42.Rhododendron tsinghaiense - Qīnghǎi dùjuān (青海杜鹃)
    43.Saussurea costus - yún mù xiāng (云木香)
    44.Schisandra chinensis - wǔ wèi zi (五味子)
    45.Scutellaria baicalensis - huángqín (黄芩)
    46.Stemona tuberosa - bǎi bù (百部)
    47.Stephania tetrandra - fáng jǐ (防己)
    48.Styphnolobium japonicum (formerly Sophora japonica) - huái (槐), huái shù (槐树), or huái huā (槐花)
    49.Trichosanthes kirilowii - guālóu (栝楼)
    50.Wikstroemia indica - liǎo gē wáng (了哥王)
    Hippothérapie

         Activités qui utilise les équidés comment partenaire thérapeutique.


    L'équithérapie, souvent appelée hippothérapie en Belgique, est une médecine non conventionnelle et complémentaire prenant en considération le patient dans son entité physique et psychologique, et utilisant le cheval comme partenaire thérapeutique afin d'atteindre des objectifs fixés en fonction de la spécialité du thérapeute[1].

    Définition
    Selon la Société française d'Équithérapie, « L'équithérapie est un soin psychique médiatisé par le cheval et dispensé à une personne dans ses dimensions psychique et corporelle. »[2].

    Origines de l'équithérapie

    Antiquité
    Certaines propriétés thérapeutiques liées au cheval sont connues depuis l'Antiquité. La mise à cheval était pratiquée en Grèce dans les temples d'Esculape pour favoriser l'évolution de certaines maladies somatiques et pour fortifier les membres[1]. Les vertus du contact avec des chevaux en faisaient déjà une activité préconisée afin de soutenir l'éducation des enfants et des adolescents, et pour améliorer l'état de personnes souffrantes.

    ''Le cheval est un bon maître, non seulement pour le corps, mais aussi pour l'esprit et pour le cœur'', Xénophon, Ve siècle avant JC.

    Société moderne
    Récapituler le développement des activités thérapeutiques associant le cheval, c'est également parcourir un chemin qui va du corps vers l'esprit. Les premiers essais d'utilisation du cheval en tant qu'outil thérapeutique sont marqués par l'histoire de Lis Hartel, cavalière danoise qui décrocha une médaille d'argent en dressage aux Jeux Olympiques d'été de 1952 à Helsinki après avoir surmonté sa poliomyélite en poursuivant une pratique équestre intensive[3]. Cet exploit favorisa durablement le développement de pratiques équestres adaptées avec l'implication de personnels médicaux. C'est donc par l'aspect biomécanique du cheval que s'ouvre la longue voie qui mène jusqu'à l'équithérapie telle que nous la connaissons aujourd'hui[4].

    La seconde étape fait intervenir Renée de Lubersac, psychomotricienne, et Hubert Lallery, masseur-kinésithérapeute, qui vont ensemble chercher à théoriser les bénéfices psychomoteurs véhiculés par le contact avec le cheval. Il publieront ensemble l'ouvrage princeps ''La Rééducation par l'équitation'' en 1973, fruit d'un travail de recherche les ayant conduits dans toute l'Europe et marquant l'arrivée en France d'une discipline thérapeutique nouvelle, pratiquée par des professionnels du soin, dans l'intention spécifique de soigner[5].

    La création de la Fédération nationale des thérapies avec le cheval, à partir de 1986, marque la libération des activités de soin de la tutelle des fédérations sportives. L'influence de Renée de Lubersac conduit également ce mouvement de soignants au sein d'un courant largement influencé par la psychomotricité, et des activités de soin orientées explicitement vers le corps[6].

    La création de la Société française d'équithérapie, à partir de 2005, apporte un nouveau regard sur les pratiques de soin associant le cheval. Après le soin médical, le soin kinésithérapeutique et le soin psychomoteur, c'est à présent le soin psychique médiatisé par le cheval qui se voit ancré par l'apport des différents domaines de la psychologie et de la psychothérapie à l'utilisation du cheval en thérapie[7].

    Objet du soin
    L'objet du soin est défini comme étant exclusivement l'appareil psychique de la personne prise en charge. L'objectif du thérapeute concerne aussi la diminution de symptômes psychopathologiques, le mieux être, le sentiment de confort.

    Moyens du soin
    Les moyens mis en œuvre sont de deux ordres :

  • psychiques : la parole, le discours, le sens, le partage émotionnel, l'expérience vécue, le transfert, le désir...
  • corporels : la sensation, le mouvement, la communication infra-verbale, l'expression gestuelle...
    Les outils utilisés par le thérapeute correspondent pour la plupart à l'adaptation à la situation incluant le cheval d'outils utilisés au sein de thérapies comme la psychanalyse, la programmation neuro-linguistique, la psychothérapie cognitivo-comportementale, la kinésithérapie ou la psychomotricité.

    L'intérêt de l'utilisation du cheval s'explique alors par ses qualités en tant qu'être vivant ayant un appareil psychique propre, relativement simple, doux et chaud, socialement valorisant et adapté, susceptible de porter et de transporter, non jugeant et non intrusif, apte à accepter les projections, apte au dialogue sur un mode archaïque, digne d'intérêt et de soin. Ces qualités ne font pas du cheval un thérapeute, mais bien un outil qui, utilisé par un thérapeute, sera en mesure d'ouvrir des opportunités, et de rendre possible l'amélioration d'une pathologie psychique ou d'un mal-être.

  • Sources : Société française d'équithérapie

    Débats actuels

    Législation
    L'équithérapie n'est pas une profession réglementée par la législation française. Il en résulte que le titre d'équithérapeute ou d'hippothérapeute n'est pas protégé par la loi, et qu'il n'existe pas de formation d'Etat garantissant la compétence des professionnels.

    Les différents organismes représentatifs s'accordent sur le fait qu'il est nécessaire, afin d'exercer dans de bonnes conditions, que les thérapeutes aient reçu une double formation :

  • une formation paramédicale ou médico-sociale de base, délivrant un diplôme reconnu par l'état ;
  • une formation spécialisée en équithérapie d'au moins 500 heures, délivrant un diplôme privé ou une attestation de participation.
    Une large partie des personnes pratiquant l'équithérapie aujourd'hui n'ont pas reçu une telle formation, ce qui soulève le problème de la légitimité de leur pratique et qui implique des considérations d'ordre éthique et déontologique.

    Terminologie
    Les définitions des différents termes qualifiant les activités thérapeutiques associant le cheval sont controversées. La délimitation précise des champs couverts par les mots équithérapie, hippothérapie, thérapie avec le cheval, thérapie équestre, psychothérapie avec le cheval, rééducation par l'équitation ou rééducation équestre reste floue et peu consensuelle.

    De nombreux thérapeutes utilisant les mêmes outils définiront leur pratique en utilisant un qualificatif différent, alors qu'inversement, des thérapeutes ayant une orientation divergente (soin somatique ou soin psychique par exemple) utiliseront la même appellation, faute de consensus quant à la terminologie.

    Distinction entre soin, sport et loisir
    Autre conséquence du manque de repères légaux, la confusion fréquente entre soin, sport adapté et loisir adapté. Le fait qu'une personne handicapée, malade ou en souffrance côtoie un cheval est souvent qualifié improprement d'équithérapie, alors même que cette activité n'est pas nécessairement encadrée par un thérapeute, et ne comporte pas spécifiquement d'objectifs thérapeutiques.

    D'autre part, le souhait des patients n'est pas non plus nécessairement pris en compte, amenant certains vers une pratique sportive de l'équitation alors qu'ils étaient en demande d'un espace thérapeutique, ou au contraire amenant vers des thérapeutes des patients qui sont dans la recherche d'une activité de loisir qui devrait relever d'un enseignant et non d'un soignant.

    La distinction entre soin, sport adapté et loisir adapté est difficile à établir en France, dans le sens où la législation actuelle relative à l'éducation sportive tend à classer l'ensemble des structures équestres sous l'égide du ministère de la jeunesse et des sports, compliquant ainsi la possibilité pour un lieu spécifiquement tourné vers l'équithérapie de n'être pas associé à un organisme en lien avec le sport. C'est notamment face à ces difficultés à faire admettre l'indépendance des pratiques thérapeutiques, par rapport au cadre sportif existant actuellement pour les activités équestres, que les organismes représentatifs des praticiens de l'équithérapie ont ouvert une démarche visant à faire reconnaître officiellement la spécificité de leur profession.

    Éthique et déontologie en équithérapie
    Comme dans toute forme de thérapie, les questions d'éthique et de déontologie sont encadrées en équithérapie, par différentes Chartes relevant des organismes représentatifs des thérapeutes. Ces Chartes n'ont toutefois pas de valeur légale, et les organismes représentatifs nationaux ne sont pas tous dotés des moyens de les faire respecter (mesures informatives ou disciplinaires à l'encontre des thérapeutes pris en faute), de les remettre à jour, et de répondre aux questions des usagers à leur sujet. Elles constituent donc un engagement moral pris par le thérapeute signataire envers son ou ses organisme(s) représentatif(s).

    Il existe à l'heure actuelle deux chartes assez distinctes :

    celle proposée par le GIETAC en 2000 [2], reprenant les points essentiels liés aux exigences envers le thérapeute, sa formation, ses devoirs, et son exercice.
    celle proposée par la Société française d'équithérapie en 2005 [3], amenant davantage de précisions grâce à son fondement sur le Code de déontologie des psychologues.
    Article connexe : Éthique de la psychologie.

    Notes et références
    1.↑ Les généralités sur l'Hippothérapie [archive]
    2.↑ Société française d'Équithérapie [archive]
    3.↑ Comité International Olympique - Athlètes [archive]
    4.↑ Le cheval : une thérapie d’avenir [archive]
    5.↑ http://www.serpsy.org/piste_recherche/mediations/tac.html [archive]
    6.↑ Arequipa 2003, Association de Thérapie Avec le Cheval [archive]
    7.↑ Définitions - Société Française d'Equithérapie - SFE [archive]
  • Holotherapie

         Technique d'amincissement et de bien-être.

    Homéopathie

         Traitement consistant à administrer au malade des doses infinitésimales d'un médicament.

    L’homéopathie ou homœopathie (du grec όμοιος / hómoios, « similaire » et πάθος / páthos, « souffrance » ou « maladie ») est une médecine non conventionnelle, définie pour la première fois par Samuel Hahnemann au XVIIIe qui consiste à administrer au malade des doses faibles ou infinitésimales obtenues par dilution et agitation (la dynamisation) d'une substance choisie en fonction de l'état physique et psychique du patient et selon le principe dit « de similitude ». Ce principe énonce qu'une personne atteinte d'une maladie peut être traitée au moyen de la substance produisant des symptômes semblables à ceux de la maladie chez une personne en bonne santé. Depuis son origine[1], l'homéopathie est considérée par la majeure partie de la communauté scientifique internationale comme une pseudo-science sans validité scientifique ni efficacité clinique[2]. Une des critiques majeure visant les médicaments homéopathiques souligne que la technique de dilution successive aboutit au fait qu'il n'existe plus une seule molécule de la substance censément active dans le produit final, ce qui est en contradiction totale avec les principes fondamentaux de la chimie et de la physique contemporaines. L'effet supposé des médicaments homéopathiques est le plus souvent considéré comme le résultat de l'effet placébo[3]. Les remèdes homéopathiques sont généralement considérés comme sans danger, les effets indésirables des diluants étant extrêmement rares[4]. Cependant, la pratique homéopathique peut s'avérer dangereuse si elle détourne le patient de la médecine conventionnelle dite allopathique, dans les cas où des traitements efficaces permettent de prévenir ou guérir des maladies graves (dépistages, prophylaxies, vaccinations, antibiotiques).

    L'homéopathie est une pratique répandue de part le monde avec un taux de recours annuel allant de 2 % des personnes au Royaume-Uni et aux États-Unis, à 15 % en Inde, et jusqu'à 36 % en France[5]. Suivant les pays, l'homéopathie peut être soumise, intégralement, partiellement ou au contraire échapper aux réglementations régissant les médicaments traditionnels (autorisation de mise sur le marché, vente en pharmacie, remboursement, etc.). En France, les médicaments homéopathiques représentent entre 1,2 et 2% des remboursements de la CNAM[5]. Par ailleurs, selon les pays, les homéopathes peuvent être ou non diplômés en médecine et avoir suivi ou non une formation spécifique à l'homéopathie. L'industrie homéopathique est dominée au plan mondial par les Laboratoires Boiron qui est aussi le deuxième plus gros fabricant de médicaments en vente libre de France.

    Histoire
    Utilisé dans l'Antiquité, le soi-disant principe de similitude fut ''redécouvert'' par un médecin saxon, Samuel Hahnemann (1755-1843), lorsqu'il réalisa que l'écorce de quinquina provoquait les mêmes symptômes que la « fièvre tierce ».

    En 1796, il pose les bases de l'homéopathie dans un essai[6], puis c'est en 1810, qu'il finalise sa théorie avec « Organon der heilkunst » (Organon de l'art de guérir).[7]

    Dans les années 1830, l'homéopathie commença à se répandre en France, mais aussi aux États-Unis. Les pharmaciens refusant de produire ces prétendus remèdes[citation nécessaire], les disciples d'Hahnemann durent les fabriquer eux-mêmes.

    À la mort d'Hahnemann, en 1843, l'homéopathie déclina en Europe et, ce n'est qu'au début du XXe siècle, avec l'apparition des premiers laboratoires puis l'engouement pour les paramédecines, qu'elle commença son histoire industrielle et sa large diffusion auprès des patients.

    Bases

    Les bases, fixées par Hahnemann doivent respecter trois règles :

  • Le principe de « similitude » : la cure d'un ensemble de symptômes est apportée par une substance (végétale, minérale ou animale) qui provoque des symptômes semblables chez un sujet sain : Similia similibus curantur.
  • L'« adaptation » du traitement au patient : l'application du principe de similitude, puis sa vérification, ont lieu chaque fois que la recherche du remède le plus semblable a été effectuée de manière consciencieuse par le praticien: c'est « l'individualisation ». Chaque traitement est ainsi personnalisé à chaque patient, quel que soit le nom de la maladie, la recherche de la « totalité » des symptômes présentés par le patient étant au centre de la méthode. Elle explique la longueur du dialogue entre le médecin et le patient. L'étape d'observation des symptômes provoqués par une substance chez l'individu sain, qui précède toujours l'application du principe de similitude, et sa retranscription correspond à l'établissement d'une pathogénésie. Dans la pratique, les médicaments homéopathiques les plus connus (Oscillococcinum, Sédatif PC...) sont au contraire produits à échelle industrielle et prescrits à de nombreux patients.
  • La « dynamisation » : après chaque dilution la préparation est secouée (succussions) énergiquement, manuellement ou mécaniquement, ce qui permettrait à la préparation homéopathique de conserver ses effets pharmacologiques malgré des dilutions importantes.

    L'homéopathie s'oppose à l'allopathie, terme également inventé par Hahnemann et qui désigne tout traitement médicamenteux qui ne s'appuie pas sur la similitude lors du choix thérapeutique, mais sur le « principe des contraires ». Ainsi, la phytothérapie est une méthode de soin allopathique. Néanmoins, les notions de « principe des contraires » ou « principe de similitude » ne possèdent pas de fondements scientifiques ou même empiriques. L'adjectif correspondant est « homéopathique » et la personne appliquant cette méthode est un « homéopathe ». Par glissement sémantique, « homéopathique » désigne souvent dans le langage courant une dose minime d'un produit, par référence aux caractéristiques actuelles de l'homéopathie, alors que la signification originelle du terme homéopathie est traiter par similitude : la substance choisie pour traiter la personne malade est dite « homéopathique du malade ».

    Efficacité thérapeutique
    L'efficacité thérapeutique de l'homéopathie a-t-elle un effet autre que l'effet placebo ? Voir à ce sujet la controverse :

  • Pour ses partisans, son efficacité est démontrée par les résultats obtenus sur les patients et lorsque la similitude est respectée, par les études cliniques respectant l'individualisation ;
  • Pour ses opposants, aucune étude clinique n'a réussi à établir un effet thérapeutique de l'homéopathie significativement supérieur à celui d'un placebo et, ils remettent aussi en cause la fiabilité des études positives. En France, l'Académie de médecine dénonce une « méthode obsolète », figée depuis plus de deux cents ans et incapable de faire la preuve de son efficacité[8]. Il en va de même pour le Collège des médecins du Québec, pour lequel l'homéopathie n'a jamais prouvé de façon quelconque son efficacité, même face à un placebo.

    Les procédés utilisés en homéopathie sont fortement sujets à controverses, en particulier sur la mémoire de l'eau et l'utilisation des dilutions extrêmes, ainsi que des granules de sucre :

  • Pour de nombreux scientifiques, aucun processus ne permet d'expliquer le mode d'action éventuel de l'homéopathie au-delà de l'effet placebo, classant ainsi l'homéopathie dans les pseudo-sciences médicales ;
  • Pour d'autres, des approches des fondements de l'homéopathie peuvent être fournies par des études expérimentales (ayant toujours été démontrées fausses) qui ont donné lieu à la formulation d'hypothèses comme celle de la mémoire de l'eau. Cette théorie, soutenue en particulier par Jacques Benveniste, s'étant avérée non reproductible, et des soupçons de fraude pesant sur les expériences menées pour cette étude, ont conduit le chercheur à sa mise au ban de la communauté scientifique.
  • La notion de générique, concernant les médicaments homéopathiques, est irréalisable du fait même que le médicament homéopathique n'est absolument pas associé à une molécule active, mais à une dynamisation des molécules d'eau contenues dans des granules de sucre séchés après avoir été aspergés avec l'« eau dynamisée ».
  • « En général, il est incroyable combien ce médicament, de même que tout autre, perd de sa force lorsqu'on le fait prendre sur du sucre, par exemple, ou qu'après l'avoir instillé dans une liqueur, on ne remue pas celle-ci. Mais il ne faut pas non plus, après avoir remué la dose, la laisser plusieurs heures sans l'administrer : le véhicule, ainsi tranquille, subit toujours quelque peu de décomposition, ce qui affaiblit ou même détruit les médicaments végétaux mêlés avec lui. » Cette citation de l'inventeur lui-même de l'homéopathie montre que la pratique homéopathique moderne est bien éloignée des préconisations d'Hahnemann.

    Homéopathie vétérinaire
    Dès 1833, l'homéopathie est utilisée pour traiter les animaux domestiques ou de ferme. L'homéopathie vise les pathologies courantes : dermatoses, problèmes de lactation, de comportement sexuel, de croissance, de mise bas, pathologies de l'appareil locomoteur, pathologies respiratoires, pathologies digestives… Elle est généralement divisée en deux gammes selon la taille de l'animal.

    Les traitements homéopathiques peuvent être utilisés seuls ou en complément d'un traitement traditionnel.

    Les normes de l'agriculture biologique restreignent l'usage de la médecine conventionnelle et conseillent d'utiliser l'homéopathie (et d'autres traitements dits naturels comme la phytothérapie) avant tout [16]. Néanmoins, l'homéopathie n'ayant aucune efficacité[17], la plupart des vétérinaires en déconseillent formellement l'utilisation.

    Situation légale
    L'homéopathie est couverte par des réglementations assez différentes selon les pays.

    L'Espagne et l'Italie considèrent comme la France que l'exercice de l'homéopathie relève de la médecine (bien que son objet soit considéré comme non-scientifique) et exigent donc que les homéopathes possèdent une formation de médecin classique.

    Au Brésil, l'homéopathie est une spécialité médicale reconnue au même titre que les autres depuis 1992. Tout médecin peut donc se spécialiser en homéopathie.

    En Allemagne (comme en France), certains remèdes homéopathiques peuvent être prescrits, comme d'autres médicaments, par des professionnels de santé non-médecin comme les dentistes, les sages-femmes ou les kinésithérapeutes.

    Dans certains pays, les remèdes homéopathiques sont remboursés par les mécanismes d'assurance maladie, au même titre que les autres médicaments (c'est le cas en France, par exemple). Dans d'autres pays, comme l'Allemagne (depuis 2003), l'Espagne, la Finlande, l'Irlande, l'Italie, la Norvège et la Suède, l'homéopathie n'est pas prise en charge par les systèmes de santé.

    Les préparations homéopathiques sont en général en vente libre sans ordonnance (automédication). Dans certains pays, leur vente est réservée aux pharmacies, comme pour les médicaments.

    En Europe, l'homéopathie est un produit devant obtenir une autorisation de mise sur le marché, bien qu'il puisse être dispensé d'étude clinique préalable[18]. L'homéopathie est décrite à la pharmacopée européenne.

    En France
    L'exercice de l'homéopathie en tant qu'homéopathe est considéré comme relevant de la médecine. Un homéopathe est donc nécessairement un médecin. Il peut avoir un diplôme universitaire d'homéopathie délivré par les facultés de pharmacie, mais ce n'est pas une obligation légale. L'exercice médical de l'homéopathie, auparavant toléré, est reconnu depuis 1997 par le conseil de l'ordre des médecins.

    Comme certains médicaments, les remèdes homéopathiques peuvent être prescrits par des professionnels de santé non-médecin comme les dentistes, les sages-femmes ou les kinésithérapeutes.

    Les remèdes homéopathiques sont vendus en pharmacie. Ils sont néanmoins en vente libre sans ordonnance. Suite à la transposition de la directive européenne en droit français, les préparations homéopathiques sont soumises à une autorisation de mise sur le marché (AMM), mais contrairement aux médicaments allopathiques, la demande peut ne pas comporter d'étude clinique.

    Les médicaments homéopathiques, bien que bon marché, ont subi les restrictions sur les dépenses de santé et leur taux de remboursement a été baissé à 35%.

    Au Canada
    En 2003, le contexte réglementaire fédéral a changé : l'homéopathie entre dans la catégorie des produits de santé naturels tout en gardant un numéro d’enregistrement (DIN).

    Dangers de l'homéopathie
    Les médicaments homéopathiques sont généralement considérés comme dépourvus d'effet secondaire. Cependant, certaines formes, en particulier les granules, contiennent des excipients à effet notoire (lactose, saccharose) ; les personnes ayant une intolérance à ceux-ci doivent donc prendre des précautions.

    Comme tout médicament, les remèdes homéopathiques ont des indications précises. Toute utilisation selon des principes n'obéissant pas strictement aux règles de l'homéopathie, outre qu'elle sera vouée à un échec thérapeutique ou à une rechute rapide, peut donc conduire à l'aggravation de la maladie[réf. nécessaire]. Par exemple, certains homéopathes déconseillent vivement la prise d'Hepar Sulfur lors d'une otite [19],[20] : selon ces auteurs, une aggravation de la maladie du patient, pouvant aller jusqu'à l'abcès du cerveau, est possible lorsque la technique homéopathique est mal maîtrisée. Mais, outre la prescription d'un remède inadapté, le choix de la dilution peut être lui-même responsable d'une réaction intempestive : cela s'observe fréquemment avec Sulfur, remède censé ramener les maladies profondes vers la peau (à un niveau pathologique supposé donc moins grave) et peut exacerber notablement ou provoquer des affections cutanées, notamment des eczémas, s'il est administré d'emblée à de hautes dilutions à un sujet sensible (sujet sensible signifiant que le patient correspond bien aux critères du remède).[réf. nécessaire]

    Ces affirmations, en provenance de ceux qui connaissent la méthode homéopathique[réf. nécessaire], et qui s'en méfient, sont considérées par de nombreux détracteurs de l'homéopathie[réf. nécessaire] comme inexactes, car elles auraient, selon eux, entraîné une régulation plus rigoureuse de la distribution de ces médicaments.

    Cependant, le plus grand danger de l'homéopathie vient du fait que ces traitements peuvent retarder, ou faire ignorer, des soins médicaux valables. Cette absence de soins appropriés peut alors avoir des conséquences graves pour le malade. [21],[22],[23],[24].

    Récemment, l'emploi de l'homéopathie pour se prémunir contre le paludisme aurait eu des conséquences graves.[25],[26]

    Controverses
    Les controverses sur l'homéopathie portent essentiellement sur trois questions :

    1.L'homéopathie a-t-elle un effet supérieur à celui d'un placebo ?
    2.Les solutions fortement diluées (presque toutes celles de la pharmacopée homéopathique) peuvent-elles avoir un effet biologique, alors que la chimie nous apprend qu'à ces dilutions, il n'existe statistiquement plus de molécule de la teinture mère ?
    3.Lors des dilutions extrêmes on introduit de multiples impuretés aléatoires par l'intermédiaire de l'eau de dilution et des matériels utilisés. Ces impuretés sont plus importantes que les molécules actives (en quantité et en actions éventuelles ?). Que penser alors de la reproductibilité des préparations ?
    Au sujet de l'efficacité de l'homéopathie
    Les médecins homéopathes et les sympathisants indiquent que des millions de patients et de nombreux médecins dans le monde en font un usage régulier, et constatent un effet positif. Ils précisent également que les homéopathes utilisent depuis Hahnemann des placebos qui leur permettent d'éviter de donner une substance active à des patients malgré tout anxieux, qui ne comprendraient pas qu'on ne leur prescrive qu'une prise par mois par exemple. Les pathogénésies ont rapidement été effectuées en simple, puis en double aveugle[citation nécessaire].

    Une majorité des médecins non homéopathes, de nombreux scientifiques et les opposants ne reconnaissent aucune valeur particulière aux médicaments homéopathiques. Ils considèrent que les récentes méta-analyses prouvent que l'homéopathie ne possède pas d'effets supérieurs à celui d'un simple placebo[27].

    D'aucuns disent que Hannemann serait en quelque sorte le découvreur de l'effet placebo.
  • Hydrothérapie

         Toutes utilisations de l'eau à des fins thérapeutiques. Comprend le thermalisme, la balnéothérapie et la thalassothérapie.

    L'hydrothérapie est une méthode thérapeutique naturelle qui consiste à traiter, soigner et prévenir par l'usage de l'eau.

    Sebastian Kneipp
    Les peuples de l'Antiquité entrevoyaient une certaine influence de l'eau froide et de l'eau chaude sur l'organisme humain, dans le but de fortifier sa résistance et sa santé. Les thermes romains étaient des lieux de santé, d'étude et de socialisation.

    En occident, il semblerait que ce soit essentiellement le prêtre allemand Sebastian Kneipp (1821-1897), dit le ''Curé de la thérapie par l'eau''[1] qui soit à l'origine de la redécouverte et de la codification des usages de l'eau en tant que thérapie naturelle. Selon ses conceptions, le traitement total de l'être repose en effet sur cinq principes [2] :

  • L'hydrothérapie (le traitement par l'eau)
  • Le mouvement et la respiration
  • La diététique
  • La phytothérapie (traitement par l'usage des plantes)
  • La chronobiologie ou le rythme de la vie

    Les principes de l'hydrothérapie
    La peau contient d'innombrables terminaisons nerveuses. Celles-ci transmettent entre autres au cerveau les indications du chaud et du froid. Le cerveau joue ensuite un rôle de thermorégulateur pour maintenir la température constante du corps à 37°. Sur la peau, l'eau froide ou chaude provovque une irritation.

    L'irritation froide rétrécit les vaisseaux capillaires. Du sang chaud est alors expédié de l'intérieur et provoque un réchauffement plus intense qui suit le refroidissement passager de la peau traité et de ses alentours.

    Lors d'une irritation chaude, les pores et les canaux sanguins de la peau se relâchent, davantage de sang y circule et excite le système de refroidissement. Cela provoque la transpiration.

    Les différentes approches
    L'Hydrothérapie peut aujourd'hui se décliner en trois techniques thérapeutiques distinctes :

  • La balnéothérapie : utilisation des bienfaits de l'eau et des bains.
  • Le thermalisme : ou crénothérapie concerne l'utilisation des eaux minérales à des fins thérapeutiques ou de bien-être.
  • La thalassothérapie : utilisation dans un but préventif ou curatif du milieu marin.
  • Hydrothérapie du côlon

         Lavement intestinal.

    Hygiène vitale

         Proche des théories de la naturopathie et de l'hygiénisme, elle préconise entre autres la détoxination.

    L'hygiène vitale est une méthode de vie ayant comme objectif de conserver et d'améliorer la santé, issue des théories hygiénistes et faisant partie du courant de l'hygiénisme.

    Les principes de l'hygiène vitale reposent sur l'hypothèse que les microbes seraient comparables à des charognards profitant de la nature d'un environnement pour se développer. Ces principes considèrent en conséquence qu'un mode de vie reposant sur une alimentation saine, la gestion du stress, le repos, le jeûne ou encore le traitement par naturopathie, pourraient permettre de lutter contre eux.

    Si certaines situations peuvent, dans certains cas, justifier l'emploi d'antibiotiques ou d'autres médicaments allopathiques, dans la majorité des cas, les principes de l'hygiène vitale affirment que ceux-ci sont inutiles voire néfastes à la santé.

    Lorsqu'une personne effectue un jeûne thérapeutique dans des conditions spécifiques (repos au chaud, sans stress, etc.), la théorie de l'hygiène vitale dit que l'organisme mobilise une énergie afin d'augmenter ses défenses immunitaires dans un premier temps, et ensuite pour effectuer un nettoyage cellulaire, que la méthode nomme « détoxination », ainsi qu'une autolyse des cellules malades.
    Hygiénisme

         Héritière des conception nouvelle du XIXème siècle, le terme est repris par Herbert M. Shelton qui prône l'autoguérison, le crudivorisme, le jeûne et la naturopathie.

    L'hygiénisme est un courant du milieu du XIXe siècle qui se base sur « le principe nouveau de rentabilité « combustive » [...] [pour réorienter] les valeurs données à la nourriture, aux boissons, à l'air respiré, au travail, au repos, à la propreté d'un corps censé laisser pénétrer l'oxygène par la peau[1]. » puis sur la découverte des microbes par Pasteur en (1865), par conséquent le rôle des bactéries et des microbes dans la contamination des maladies humaines.

    La doctrine hygiéniste a révolutionné l'ensemble des sociétés occidentales tant ses implications sont variées : médecine, architecture, urbanisme, etc. On peut mettre à son actif les égouts, le ramassage des ordures, la prophylaxie, les bains publics, les crachoirs contre la tuberculose. Il entraîne le comblement de certains bras de fleuves (Loire à Nantes, Seine à Paris, voûtement de la Senne à Bruxelles). C'est aussi à cette époque que se développe le thermalisme : la bourgeoisie se rend à Deauville prendre des bains d'eau froide. De même, la mode est aux constructions en fer et en verre : laisse passer la lumière, matières ''propres''.

    Il est à l'origine du développement de la pratique sportive en France avec la construction de stades dédiés et la naissance de compétitions (Cf. Jeux olympiques, P. de Coubertin), l'activité physique étant devenue un moyen de se maintenir en bonne santé. (Elle reste toute fois l'apanage de la haute-société jusqu'à sa démocratisation au XXe siècle).
    Hypnose

         Technique consistant à produire un état modifié de conscience permettant d'accéder à l'inconscient dans un but thérapeutique.

    Le terme hypnose désigne un état modifié de conscience ainsi que les techniques permettant de créer cet état et les pratiques thérapeutiques utilisées pendant cet état.

    Histoire de l'hypnose
    Les termes « hypnologie » et « hypnotique » apparaissent dans le Dictionnaire de l'Académie Française en 1814[1] et les termes « hypnotisme » et « hypnose » sont proposés par Étienne Félix d'Henin de Cuvillers dès 1820[2]. On attribue souvent l'invention du terme hypnose au médecin écossais James Braid en 1843. En référence au médecin allemand Mesmer, on utilise parfois le terme mesmériser pour signifier hypnotiser, bien que ce verbe soit un anglicisme encore inconnu des dictionnaires, calqué sur l'anglais to mesmerize.

    L'histoire de l'hypnose dépasse de beaucoup celle de la psychothérapie. Cette vieille pratique a toujours négocié avec les frontières : sciences, occultisme, spectacle, thérapie, etc. si bien que son utilisation dans un cadre thérapeutique a toujours été source de controverses, sans doute parce que la thérapeutique elle-même est prise dans ce même jeu des frontières : entre thérapeutiques officielles ''scientifiques'', thérapeutiques traditionnelles, thérapeutiques spirituelles, etc. Une des controverses passionnantes qui ont traversé les pratiques hypnotiques est rapportée par Bertrand Méheust dans son travail sur le courant du magnétisme animal (Mesmer, Puységur, ...). Pour résumer, ont émergé 2 grands courants de pensée chez les praticiens de la transe : les partisans du magnétisme animal, pour qui la transe est une amplification du champ de conscience du Moi ; les partisans du courant hypnotique pour qui l'hypnose est une restriction du champ de conscience et l'accès aux automatismes inconscients. Il semble en tous cas que les sujets en transe ont su répondre avec habileté aux expériences des uns et des autres en donnant raison... aux deux ! se montrant tantôt d'une manière, tantôt d'une autre, en fonction des attentes des expérimentateurs et des croyances culturelles de l'époque. L'histoire a surtout retenu la seconde version et les partisans du magnétisme animal (qui comptaient des personnes illustres comme Bergson) sont tombés dans l'oubli. Cependant, ces deux courants de pensée (l'hypnose comme amplificateur de conscience et hypnose comme réduction de la conscience) continue de traverser les débats entre praticiens et théoriciens.

    L'hypnose comme état de conscience
    L'hypnose est un état modifié de conscience différent de celui produit par la relaxation ou la méditation. Cet état peut être léger (rêverie, transe hypnotique légère, hypnagogique ou hypnogogique), hypnopompique ou plus profond.

    « L'hypnose offre tant au patient qu'au thérapeute un accès aisé à l'esprit inconscient du patient. Elle permet de s'occuper directement de ces forces inconscientes qui sont sous-jacentes aux perturbations de la personnalité, et elle autorise l'identification de ces éléments de l'expérience de vie d'un individu qui ont de l'importance pour la personnalité et auxquels on doit accorder toute l'attention requise si l'on souhaite obtenir des résultats thérapeutiques. Seule l'hypnose peut donner un accès aisé, rapide et large à l'inconscient, inconscient que l'histoire de la psychothérapie a montré être d'une telle importance dans le traitement des désordres aigus de la personnalité. » Milton Erickson
    Léon Chertok considère l'hypnose comme un ''quatrième état de l'organisme actuellement non objectivable'' dont les racines profondes vont jusqu'à l'hypnose animale. Cet état renverrait aux ''relations pré-langagières d'attachement de l'enfant''. Il se manifesterait électivement dans toutes les situations de pertubation entre le sujet et son environnement. (L'hypnose, Payot, petite bibliothèque payot, Leon Chertok, 1989. Paris. Page 313).

    Milton Erickson définit aussi l'hypnose comme un état d'hyper concentration.

    Techniques d'induction hypnotique
    Il existe des dizaines de techniques d'induction, certaines sont directives, d'autres plus progressives.[3]

    Un exemple par la respiration : ''Votre respiration est paisible, vous observez son rythme qui se ralentit, s'approfondit au fur et à mesure que vous vous détendez de plus en plus profondément''.

    Le thérapeute se doit d'être attentif aux signes qui se manifestent lors de cette phase. Le battement des paupières par exemple, ou la déglutition plus fréquente font partie de ces signes. Il dira alors : ''Vos paupières palpitent, vous ressentez le besoin plus fréquent d'avaler votre salive, voici des signes qui montrent que, rapidement, vous allez entrer en hypnose.''

    Il existe aussi une ''technique de confusion'' : on demande à une personne de penser à son pied droit, puis très vite à sa main gauche, très vite encore à la couleur des yeux de son père etc... Son esprit cohérent se trouve alors rapidement surchargé et préfère se réfugier dans la détente qu'on lui propose par ailleurs.[réf. nécessaire]

    On peut résumer les deux principales techniques d'inductions par les termes : ''induction longue'' ou ''induction courte''. Une induction courte peut ne durer que quelques secondes à quelques minutes (et utiliser notamment la technique de ''surcharge des sens'' ou de ''confusion). L'induction longue (on peu aussi la nommer de ''permissive'') varie en moyenne entre 20 et 25 minutes. Toutes les inductions sont suivies ''d'approfondissement''. Il est possible que les inductions longues permettent au sujet de mieux se mettre en hypnose et ainsi de permettre un meilleur travail de visualisation, alors que les inductions courtes sembleraient provoquer chez le sujet un possible blocage ou une possible résistance, mais cela, tout comme l'hypnose, n'est que théorie.

    Hypnose et Anesthésiologie
    C'est dans le monde anglo-saxon que l'on trouve les précurseurs de l'utilisation de l'hypnose (alors appelée magnétisme animal ou mesmérisme) en anesthésie[4].

    En France, les médecins Eugène Azam et Paul Broca rendent compte devant l'Académie des sciences d'une intervention pratiquée sous anesthésie hypnotique en 1859. En 1860, le chirurgien Alfred Velpeau présente les travaux de Braid à l'Académie des sciences.

    En Belgique, l'hypnosédation est couramment utilisée au CHU de Liège pour l'anesthésie-réanimation lors d'interventions chirurgicales bénignes..

    L'hypnose peut servir en médecine pour compléter, voire se substituer à l'anesthésie par sédatifs [5].

    Hypnose et Psychothérapie
    De nombreuses techniques de psychothérapie modernes découlent de l'hypnose, le terme psychothérapie a été créé en 1891 par Hippolyte Bernheim pour désigner sa pratique de l'hypnose médicale. En 1923, Pierre Janet déclarait : « la décadence de l'hypnotisme [...] n'est qu'un accident momentané dans l'histoire de la psychothérapie »[6].

    L'hypnose a fécondé de nombreuses approches thérapeutiques, directement ou non.

    Elle est utilisée par Sigmund Freud pour pratiquer ses psychanalyses, du moins au début. Elle est aussi à l'origine de la sophrologie, méthode plus récente (1961), ainsi que d'autres techniques de relaxation.

    L'hypnose est aujourd'hui un des outils du psychothérapeute. Les indications sont très larges et concernent en fait une très large gamme des problématiques humaines, psychologiques et somatiques : angoisses, troubles névrotiques, arrêt du tabac, perte de poids, stress, énurésie, insomnie, phobies, allergies, traumatismes, deuils, tocs (troubles obsessionnels compulsifs), timidité etc. mais aussi, anesthésie hypnotique, préparation mentale (chirurgie, sport, examen), résolution de conflit, apprentissages, développement personnel, etc. Les contre-indications dépendent surtout de l'expérience du thérapeute. Classiquement, elle est contre-indiquée en cas de troubles psychotiques et de paranoïa. Mais ici encore, tout dépend à la fois de l'expérience du thérapeute, de la qualité de la relation avec le patient. Milton Erickson soutenait l'idée qu'on ne soigne pas un symptôme ou une maladie, mais une personne. L'hypnose en psychothérapie, envisagée à la manière d'Erickson, est une relation vivante entre deux individus :

    « L’hypnose, c’est une relation pleine de vie qui a lieu dans une personne et qui est suscitée par la chaleur d’une autre personne. » Milton Erickson

    L'hypnose n'est pas sous-tendue par une théorie unique. Elle est d'abord et avant tout une pratique, un outil mis ici au service de la thérapie. Ainsi, elle peut s'intégrer facilement à toute approche psycholothérapique : approche humaniste, psychanalyse, thérapies cognitives et comportementales, thérapies brèves, transpersonnelles, systémiques, etc. L’hypnose est considérée par ses praticiens à la fois comme un amplificateur et un accélérateur de thérapie. Ce serait un moyen d'accéder aux ressources inconscientes., de contourner les blocages et de permettre l'émergence de nouveaux comportements plus créatifs pour la vie du sujet.

    Enfin, il existe une forme spécifique pour l'utilisation de l'hypnose sans avoir recours à un hypnotiseur. Cette méthode est appelée autohypnose. Elle consiste à s'autoinduire un état hypnotique par différentes techniques. il est d'ailleurs fréquent que spontanément, chacun invente des méthodes personnelles, sans que cela soit nommé. Par exemple, telle personne fait du tricot (''ça me détend et je ne vois pas le temps passer!''), telle autre se ronge les ongles pensivement, etc. autant de pratiques spontanées qui détendent, stoppent le mental, ouvrent sur l'imaginaire et un univers de sensations agréables... ou désagréables (autohypnose négative). L'autohypnose offre un cadre où stimuler volontairement ce fonctionnement mental involontaire, avec des applications nombreuses. Généralement, on apprend l'autohypnose avec l'aide d'un hypnothérapeute (l'apprentissage est plus rapide, ''sur mesure'' et plus ancré), mais on peut aussi l'apprendre seul avec pour support un livre ou un enregistrement audio. L'autohypnose est une notion récente qu'il est intéressant de rapprocher des vieilles pratiques de méditation. Il est fort probable que ''autohypnose'' soit une réinvention de la méditation, version occidentale. Cependant il est évident qu'on ne peut comparer la pratique solitaire de l'autohypnose à la relation avec un thérapeute, un pédagogue, ou un guide... Les deux approches sont complémentaires et chacune a ses intérêts et ses limites.

    Notes et références
    1.↑ Dictionnaire de l'Académie Française, Tome I, p. 708; Tome II, p. 194.
    2.↑ Étienne Félix d'Henin de Cuvillers, Le magnétisme éclairé ou Introduction aux « Archives du Magnétisme Animal », Paris, Barrois, 1820.
    3.↑ Vol par hypnose sur la chaîne LCI [archive]
    4.↑ Voir les travaux des médecins John Elliotson (Surgical operations in the mesmeric state without pain - 1843) et James Esdaile (Mesmerism in India and its practical applications in surgery and medecine - 1846) et du médecin James Braid (Hypnose ou Traité du sommeil nerveux, considéré dans ses relations avec le magnétisme animal - 1883).
    5.↑ Voir la bibliographie de la thèse de doctorat de médecine suivante : Sébastien Yvay, L'analgésie sous hypnose : approches théoriques, expérimentales et thérapeutiques [archive], Université d'Angers, thèse soutenue le 7 avril 2005.
    6.↑ Pierre Janet, La médecine psychologique, 1923
    7.↑ Cojan Y, Waber L, Schwartz S, Rossier L, Forster A, Vuilleumier P, The brain under self-control: modulation of inhibitory and monitoring cortical networks during hypnotic paralysis [archive], Neuron, 2009;62:862-875
    8.↑ Rainville P, Duncan GH, Price DD, Carrier B, Bushnell MC. Pain affect encoded in human anterior cingulate but not somatosensory cortex. Science. 1997 Aug 15;277(5328):968-71.
    9.↑ Derbyshire S W, Whalley M G, Stenger V A, and Oakley D A. Cerebral activation during hypnotically induced and imagined pain. Neuroimage, 2004. 23(1): p. 392-401.
    10.↑ Raij TT, Numminen J, Närvänen S, Hiltunen J, Hari R, 2005, Brain correlates of subjective reality of physically and psychologically induced pain, Proc Natl Acad Sci U S A. 2005 Feb 8;102(6):2147-51.
    11.↑ Raz A, Fan J, Posner MI. Hypnotic suggestion reduces conflict in the human brain. Proc Natl Acad Sci U S A. 2005 Jul 12;102(28):9978-83.
    12.↑ Egner T, Jamieson G, Gruzelier J. Hypnosis decouples cognitive control from conflict monitoring processes of the frontal lobe. Neuroimage. 2005 Oct 1;27(4):969-78.
    13.↑ Mendelsohn A, Chalamish Y, Solomonovich A, Dudai Y. Mesmerizing memories: brain substrates of episodic memory suppression in posthypnotic amnesia. Neuron. 2008 Jan 10;57(1):159-70.
    14.↑ Magnétiseurs et Médecins, 1890

    Intégration posturale

         Thérapie psycho-corporelle qui vise à défaire à la fois les tensions et désordres physiques et émotionnels.

    L'intégration posturale est une méthode de thérapie psycho-corporelle développée par Jack Painter, basée notamment sur certaines théories développées par Wilhelm Reich.

    Selon Painter, cette technique de massage profond utilise les sensations physiques, émotionnelles et les cognitions pour défaire à la fois les tensions et désordres physiques et émotionnels.

    Il n'y a pas à ce jour d'étude publiée ayant évalué l'efficacité de cette technique.
    Intégration structurale

         Méthode thérapeutique manuelle structurante et pragmatique qui permet d'améliorer l'alignement du corps.

    Intégrative (Médecine)

         Désigne le recours simultané à la médecine conventionnelle et aux médecines alternatives dans le suivi d'un patient.

    Le terme médecine intégrative est utilisé pour désigner le recours simultané à la médecine conventionnelle et aux médecines alternatives (non conventionnelles) dans le suivi d'un patient.

    La médecine intégrative réunit plusieurs approches médicales complémentaires dans une situation clinique donnée. Elle doit combiner diverses pratiques thérapeutiques avec les aspirations du patient, en accord avec l'équipe médicale, et les praticiens paramédicaux.

    Au Canada des programmes évaluent l'intérêt de cette intégration dans la politique de santé.[1]

    La notion de MCA
    Il existe dans le monde un grand nombre de systèmes médicaux, auxquels l'allopathie (qui est elle-même un système médical particulier parmi d’autres) se réfère sous le vocable de médecines complémentaires et alternatives ou MCA qui est la terminologie retenue par les autorités européennes. Tandis que les autorités nord-américaines parlent de Complementary and Alternative Medicine ou CAM.

    Il existe d'autres termes pour désigner les MCA : médecines douces, médecines non traditionnelles et médecines parallèles (National Centre of Complementary and Alternative Medicine - NCCAM, 2003). Le qualificatif « non-traditionnelle » doit être évité, car il peut prêter à confusion, notamment pour la médecine traditionnelle chinoise (MTC).


    Un système médical se définit par son contexte culturel, sa philosophie, ses règles diagnostiques et sa thérapeutique.

    Exemple de MCA
  • médecine traditionnelle chinoise (MTC)
  • homéopathie
  • médecine ayurvédique
  • ostéopathie

    Contre exemple
    La phytothérapie n’est pas un système médical, mais une thérapeutique déclinée dans différents systèmes médicaux (par exemple la MTC, comme d’ailleurs la plupart des systèmes médicaux de la planète, comporte un volet phytothérapeutique). De même, la chirurgie n'est pas non plus un système médical, mais une technique médicale.

    Débat
    Un débat a lieu sur l'usage du terme « médecine intégrative » dans le sens où « intégrative » est un anglicisme.

    Pour les défenseurs du terme, il paraît possible, judicieux et même souhaitable de l'introduire en français comme un néologisme, c'est-à-dire comme élément lexicographique non encore lexicalisé, mais parfaitement lexicalisable, pour deux raisons :

  • il serait en harmonie avec la langue française ;
  • il semblerait approprié, faute d’un équivalent plus convaincant en français : « intégrée » est trop statique et définitif (mais il est quand même employé), « intégrationnelle » trop ronflant (en dehors du fait que c’est aussi un néologisme), « intégrante » plutôt obscur. L’adjectif « intégrative » suggèrant quant à lui un processus plutôt qu’un état.
  • Iridologie

         Technique de diagnostic et de prévention basée sur l’examen minutieux de l’iris.

    L'iridologie est une technique utilisée en médecine non conventionnelle dont les promoteurs croient que les motifs, les couleurs et autres caractéristiques de l'iris peuvent être examinées pour déterminer des informations sur la santé du patient.

    Dans l’ensemble, elle est considérée comme une pseudo-science par la plupart des médecins. Les recherches contrôlées de l'iridologie n'ont montré que des résultats entièrement négatifs. Tous les tests rigoureux en double aveugle n'ont trouvé aucun résultat statistiquement significatif à ses propositions.

    Historique
    L'iris est la partie jaune-verte entourant la pupille (vue ici en noir). La surface extérieure blanche est appelée la sclère, dont la partie centrale transparente est la cornée.L’idée selon laquelle l’œil serait le reflet du corps est très ancienne et les Chaldéens pratiquaient déjà la « lecture des maladies dans les yeux) mille ans avant notre ère. Il est aussi question de taches dans les yeux en rapport avec l'impureté rituelle dans la Bible (Lévitique 21:20)

    Il a fallu néanmoins attendre la fin du XIXe siècle pour qu’un médecin homéopathe hongrois, le docteur Ignatz von Peczely, né le 26 janvier 1826 à Egervâr, structure l'iridologie comme discipline.

    La légende raconte que son attrait pour l'iridologie lui vient d'une expérience vécue en 1850. Lors du sauvetage d'une chouette apeurée par la lumière du jour, il lui cassa involontairement une patte. Il constata alors immédiatement l'apparition d'une tache dans l'iris de l'animal. Bien des années plus tard, il remarqua une marque similaire sur l’iris d’un patient qui s’était cassé la jambe. Intrigué, sa curiosité allait aboutir à la découverte de l'iridologie, à laquelle il se consacrera après être devenu médecin, il en conclut que les différents signes iriens correspondaient très exactement à des états pathologiques. Cette histoire expliquant les débuts de l'iridologie se heurte à des critiques :

    1.Elle est racontée de diverses manières selon les auteurs.
    2.D'après le Docteur Bourdiol (voir ci-dessous), l'iris animal diffère de l’humain et sa nature ne permet pas la projection réflexe.
    3.Les signes iriens ne sont pas d'apparition subite.
    Elle a peut-être servi à cacher une connaissance déjà plus ancienne. Le physiologiste Philippus Meyens, en effet, avait donné une carte irienne en 1670, dans un ouvrage intitulé Physiognomia Médica.

    Peczely publie un premier ouvrage très controversé en 1880 : Découverte dans le domaine de la thérapeutique et du naturisme. Introduction à l'étude du diagnostic par les yeux. L'iridologie amorce alors son essor dans le monde médical et se voit utilisée et enseignée tout d'abord en Allemagne et en Scandinavie, puis se répand en Europe, aux États-Unis et en Inde dans le courant du XXe siècle. La plupart des livres cités ci-dessous font un historique de cette progression.

    En France, le Docteur Léon Vannier, s'intéresse dès 1915 à l'iridologie et publie en 1923 son premier ouvrage : Le diagnostic des maladies par les yeux. L'iridologie moderne doit aussi beaucoup au Docteur Léon Walter (Diagnostic des maladies par la vue - 1925), au Docteur Fortier-Bernoville (Introduction à l'iridologie scientifique) et au Docteur H. Benoit (De l'irido-diagnostic). L'iridologie se cherche encore et la nuance entre dépistage et diagnostic n'apparaît pas dans ces titres. D'autres grandes avancées dans ce domaine sont imputées à des praticiens tels que Gaston Verdier et Gilbert Jausas, vers 1930. Jausas publie deux ouvrages « Traité pratique d’Iridologie médicale » et « Iridologie rénovée» chez Maloine.

    La première école d'iridologie est créée en France en 1950 sous l'égide de Gaston Verdier puis la Société d’iridologie en 1956. L'iridologie sort du monde médical classique et est enseignée partout en France sous forme de séminaires pour tous publics.

    Dans les années 1950, aux États-Unis, le docteur Bernard Jensen développe l'iridologie et son enseignement sur le plan mondial. Il est l'auteur de The Science and Practice of Iridology. Citons en France des auteurs plus récents : le docteur René Bourdiol auteur en 1975 du Traité d'irido-diagnostic, ou encore André Roux (élève de Verdier), avec son livre sorti en 1986, destiné à un large public, l'Introduction à l'Iridologie.

    La floraison des écoles actuelles montre l'attrait que cette méthode exerce sur le public. Le nombre d'entrées du mot « iridologie » sur Internet amenant vers des sites d'écoles en témoigne.

    Principes
    Deux aspects intéressent l’iridologie : la surface irienne (face antérieure, celle détermine la couleur) et les effets de l’action des muscles situés derrière la partie colorée (sphincter et dilatateur pupillaires, muscles ciliaires du corps ciliaire).

  • La surface irienne est le seul tissu conjonctif (tissu de soutien) observable directement sur l'être vivant. Pour l'iridologie moderne, il peut en cela représenter, par suite de projections réflexes, l'ensemble des tissus de soutiens du corps (voir discussion sur la validité du phénomène de projections iriennes)
    L’iris est innervé et irrigué de manière remarquable : les fibres conjonctives radiaires qui constituent sa surface forment des tubes creux parcourus par une minuscule artériole (artère radiaire). Aussi fine qu’un vaisseau capillaire, elle s’en différencie par son innervation sympathique vasomotrice. Ces activités vasodilatatrice et vasoconstrictrice sont la base d’une hypothèse faite pour expliquer la couleur et la densité de la surface irienne (Bourdiol et cours du CHMN) : rôle trophique de la circulation sanguine.

  • Le jeu antagoniste des muscles iriens a pour rôle premier d'adapter la vue à la luminosité ambiante : le centre de l'iris est la pupille, orifice permettant le passage de la lumière vers la rétine. Elle s’ouvre à l’obscurité et se ferme à la lumière. Son jeu est le résultat de l’action neurovégétative (involontaire) : le parasympathique ferme (sphincter) tandis que le sympathique ouvre (dilatateur). Le muscle ciliaire joue le rôle d’un tenseur radiaire de l’iris, comme le dilatateur, mais asymétrique puisque son action porte sur le plan postérieur de l’iris (Bourdiol) La taille des territoires iriens s’en trouve modifiés. Si la lumière est un facteur dominant, l’iridologie constate qu’à lumière égale tous les humains n’ont pas la même taille pupillaire, et qu’à variations égales ils n’ont pas non plus la même vitesse de mobilité. Les iridologues en déduisent des réglages différents du système neurovégétatif.
    Tout l'art de l'iridologie consiste à interpréter précisément le sens de ces signes afin de faire le bilan de terrain.

    Le bilan de terrain
    La constitution se définit comme l'ensemble des qualités héréditaires de l'être et permet d'évaluer un certain nombre de prédispositions à telle ou telle maladie. Elle est évaluée différemment selon la méthode d’examen : la morphologie, par exemple, définit des types (brévilignes, longilignes, normolignes) et leurs relations avec la santé. La constitution métabolique iridologique a ses caractéristiques propres : elle ne permet pas de connaître la forme extérieure du corps sur l’examen d’une photo de l'iris, par exemple. Sa définition est relative aux qualités internes des tissus : solidité et propreté. Ainsi, le contraste est tout à fait possible entre la morphologie et l’iridologie, donnant des combinaisons diverses. Quel que soit le type morphologique, la constitution iridologique peut être bonne ou mauvaise avec toutes les nuances entre les extrêmes. De même, la constitution neurovégétative iridologique n’a pas de corollaire systématique avec l’aspect visible de la personne.

    Les critères pris en compte par l'iridologie sont :

    1) La constitution métabolique héréditaire : elle découle de la couleur fondamentale (bleue, marron claire, marron foncée) et des diverses nuances (sous-constitutions). a) L’œil bleu et ses sous-constitutions (dites fibrillaires car la trame conjonctive y est visible) sont mis en relation avec une dominante métabolique ergotrope : activité spontanée plus forte et moins grandes capacités à restaurer l’organisme par les fonctions trophotropes. b) Les yeux marrons (dits pigmentaires par la présence d’une séreuse antérieure colorée de mélanine, cachant la trame conjonctive) sont corrélés avec un métabolisme trophotrope plus puissant : plus grandes capacités à restaurer l’organisme (assimilation, construction, nutrition tissulaire), activité ergotrope spontanée moins puissante.

    Les écarts observées par rapport à un état parfait servent à juger de problèmes généraux de l'énergie de la personne : endurance (densité du tissu de la trame ou stroma), résistance (équilibre hormonal), propreté humorale (liquides intersticiels des tissus de soutien de l'ensemble du corps symbolisés par les anomalies de couleur) Le défaut d'endurance nuit à la capacité à résister dans le temps, à la fatigue ou à la maladie. Celui de la résistance à une relation avec l'instabilité de l'énergie dans des espaces de temps brefs : la cyclothymie. L'encombrement des liquides intersticiels est cause d'irritation (inflammation) et de ralentissements des échanges.

    2) La constitution neurovégétative héréditaire : en rapport avec le relief central appelé collerette et le liseré interne de l’iris (ourlet pupillaire), elle détermine les potentialités innées à agir (fonction adrénergique du sympathique et de la médullosurrénale) et récupérer après l’action (nutrition, construction, élimination en relation avec le parasympathique).

    3) Les signes de fonctionnement immédiat, qui peuvent être conformes aux propriétés héréditaires de la constitution neurovégétative ou divergents : une bonne constitution ne signifie pas que l'on est toujours en forme. Ils sont étudiés en relation avec la taille, la mobilité et la stabilité du jeu de la pupille. La bonne constitution héréditaire ne garantit pas non plus que toutes les parties du corps sont également solides et l'iridologie évalue aussi les signes individuels de problèmes d'organes.

    La possibilité d'étudier ces diverses caractéristiques avant l'existence de tout problème donne aux praticiens de cette méthode la certitude de pouvoir s'inscrire dans le domaine préventif de la santé. En cas de problèmes déjà installé, l'iridologue cherche à privilégier le traitement de fond (médecine de terrain)plutôt que le traitement symptomatique.

    Le bilan de localisation
    L'iridologue s’intéresse, après la couleur de l’iris, sa texture (trame) et son relief, à tous les signes, taches, lignes et plis inscrits en surface. C’est sur la constitution de base que viennent se greffer ces éléments locaux.

  • les signes sont les trous de la trame, appelé ogives (petite taille), vacuole (taille moyenne) et lacune (grande taille). La perte de substance du tissu irien est mis en correspondance avec des pertes de solidité des organes correspondants (voir somatotopie) Les ogives sont aussi attribuées aux effets secondaires d'une inflammation ancienne.
  • les taches sont des couleurs locales ou sectorielles différente de la couleur fondamentale. L'iridologie considère qu'elles représentent des surcharges en métabolites dans l'organe correspondant. Elle les sépare en deux catégories :

    1) Taches acides : les couleurs en sont le blanc, le jaune, l'orangé et le noisette clair. Leur effets sont l'irritation, la douleur et l'inflammation.

    2) Taches alcalines : de couleurs marron ou noire, elles sont conçues comme responsables de phénomènes de sclérose (durcissement, enraidissement).

  • Les lignes : sont appelées ainsi des fibres de la trame irienne hypertrophiées. Elles sont en rapport avec une souffrance chronique de l'organe correspondant.
  • Les plis sont des lignes en creux, soit circulaires, soit radiaires : les plis circulaires sont appelés ''anneaux de crampe'' et les radiaires « rayons de soleil » (radii solari)
    Les anneaux de crampes sont interprétés comme des indices d'états spasmodiques proches de la spasmophilie. Les rayons de soleils sont les signes iridologiques de tensions des plexus nerveux autonomes et rachidiens, leur rapport envisagés avec les problèmes traités par la posturologie.

    L'approche globale de l'iridologue
    La précision du bilan de terrain repose sur la compétence et l’expérience de l’iridologue.

    Le bilan iridologique fait, l'iridologue recherche différentes informations qui ont comme but de confirmer et d'actualiser ses observations objectives et leur interprétation. L'iridologie ne donne aucune date, aucune prédiction : les « tendances » impliquées par son bilan, héréditaires pour la grande part, sont des risques potentiels. Pour reprendre l'exemple de la morphologie, l'obésité d'une personne n'implique pas obligatoirement (prédiction) des troubles métaboliques, cardiovasculaires ou autres. Il faut ensuite croiser les présupposés de l'iridologie avec le mode de vie, les habitudes alimentaires, les sources de stress afin de pouvoir conseiller les meilleures mesures préventives pour le sujet examiné. Il s’attachera surtout à vous signaler vos prédispositions particulières et à vous recommander un régime alimentaire adapté et, éventuellement, une hygiène de vie préventive.

    Un signe iridologique n'a de sens que dans un contexte particulier, et doit aller de pair avec une anamnèse, un temps de parole donné au sujet examiné. L'iridologie est une source d'information, aussi bien pour le thérapeute que pour la personne examinée. Mais l'iridologue a besoin aussi des connaissances subjectives que le sujet a de lui-même. Il en est de même en médecine où un seul examen est souvent insuffisant pour faire l'étude complète d'un problème. L’interrogatoire, qui peut parfois prendre la forme d’un questionnaire à remplir, lui permettra de se constituer un dossier, à partir duquel il proposera un traitement à mettre en œuvre, ou qu’il transmettra à votre médecin traitant ou au thérapeute de votre choix.

    Sur demande, il vous remettra un bilan détaillé de votre topographie iridienne.

    La somatotopie irienne
    Chaque œil correspond à un coté du corps. Mais si la plupart des zones de l'organisme sont habituellement mis en rapport avec l’œil du même côté, certains secteurs sont parfois controlatéraux. L’homolatéralité s’explique par l’hypothèse de transfert de l’information entre l’organe et l’iris via le système nerveux sympathique qui ne décusse pas. Les exceptions sont envisageables comme des croisements aléatoires dans les plexus autonomes. La localisation des signes, pour l'iridologie, correspond très précisément à une fonction ou à un organe. L’iris est en effet considéré comme une projection circulaire du corps humain autour de l’axe de la pupille. Le classement des localisations se fait en secteurs et cercles. Les divisions en secteurs représentant chacun un ensemble anatomo-physiologique sont diverses selon les auteurs : seize pour beaucoup tels G. Verdier et A. Roux, douze pour Jausas qui est le seul à utiliser un modèle astrologique. Les cercles (en réalité des couronnes) informent l’iridologue des fonctions métaboliques, digestives, nerveuses, endocrines, immunitaires et circulatoires. Il n'existe pas de carte unique à l'heure actuelle, mais à peu près autant que d’écoles. Elles ont entre elles, le plus souvent, beaucoup de similitudes. Il est aussi possible que les divergences de cartes soient explicables par les différences de morphologie internes. Le Dr Bourdiol fait l’hypothèse que le plan du système vasculaire artériel est le modèle retrouvé sur l’iris. Cela donne une explication plausible : l’anatomie de la circulation artérielle est particulièrement riche en variations individuelles.

    Discussion sur la validité du phénomène de projections iriennes
    De nombreuses hypothèses furent émises dans l'histoire de l'iridologie. Les deux plus récentes, neurologiques, échappent aux convictions ésotériques souvent proposées comme certitudes scientifiques :

  • Transmission des entrées nociceptives depuis les aires cérébrales de la somesthésie du cerveau vers l'iris par le nerf optique : impossibilité, puisque ce nerf est centripète et qu'il n'a pas de connexions avec l'iris.
  • Cette dernière hypothèse est basée sur le mode de fonctionnement hologrammatique supposé dans diverses activités neurologiques (Karl H. Pribram). Ce modèle peut être présenté ainsi : le tout est d’une certaine façon inclus (engrammé) dans la partie qui est incluse dans le tout.
    Les détails :

    Du côté de l’organe : la sensibilité.

    Il est entendu dans l’anatomie classique que les informations concernant les viscères et leur état remontent de chaque organe surtout par le plexus vasculo-nerveux du pédicule local (nerfs autonomes, artères, veines, terminaisons nerveuses libres) vers la moelle spinale et plus particulièrement la commissure grise viscérosensible. Ce sont les terminaisons nerveuses libres essentiellement qui forment le contingent des récepteurs sensibles des zones viscérales. Elles recueillent surtout toutes les informations de type nociceptif (sensibilité protopathique) et plus particulièrement elles sont alertées par les phénomènes irritants, que ceux-ci soient externes (produits alimentaires ou chimiques toxiques ) ou internes. Ces phénomènes toxiniques internes sont d'origine métabolique. L'anoxie et ses métabolites acides sont en première place. La pression (oedème), le pincement (ligature artérielle) et la brûlure agissent par cette voie en viciant les voies métaboliques normales. L'histamine, les ions potassium, des protéines mal dégradées agissent dans ce sens. Les sensations résultantes sont les différents types de douleurs : les sensations de fatigue, de brûlure, de démangeaison, de pincement, de piqûre.

    Le trajet :

    Ces fibres appartiennent au système cérébro-spinal de par leur structure. Mais elles suivent à contre courant les voies du système nerveux sympathique, le long des artérioles puis des artères pour rejoindre et traverser les plexus autonomes, puis les chaînes latérovertébrales en parallèle avec les nerfs sympathiques. Les voies sympathiques avec le rameau communicant blanc vont en direction des racines postérieures. Elles passent par les cellules en T du ganglion rachidien et pénètrent dans la moelle spinale où elles vont constituer le faisceau spinothalamique. Des collatérales s'articulent avec les noyaux moteurs crâniens et médullaires pour produire des réflexes, et avec la formation réticulaire où elles génèrent des répercussions ascendantes (éveil) et descendantes (réflexes étendus)

    Certaines fibres suivent, à contre courant aussi, les nerfs parasympathiques, rejoignant le bulbe ou la moelle sacrée où elles informent les centres parasympathiques correspondants, produisant des réflexes parasympathiques.

    Les centres nerveux :

    Les voies sensibles associées au sympathique ont une pénétration radiculaire, donc métamérique, au niveau de la moelle et elles génèrent des réflexes cutanés responsables des douleurs projetées (zones de Head et dermalgies de Déjerine et Jarricot ) associés à des phénomènes vasomoteurs responsables de l’œdème et de la cellulite sur le dermatome correspondant.

    L'ensemble des viscères possède une sensibilité dont la moelle épinière et le bulbe reçoivent les informations. Ces informations alertent la conscience, produisent des défenses réflexes, et modifient la motricité et la vascularisation du lieu de départ de l'influx lorsque celui-ci est nociceptif. La moelle spinale, et plus particulièrement sa commissure grise, est donc un lieu de recueil des données viscérales et ceci dans un ordre donné : celui de la métamérie. Les informations parvenant au bulbe et à la moelle sacrée, déclenchant des réflexes parasympathiques sont, quant à elles, transmétamériques.

    A l’autre bout : l’iris

    Le plexus sympathique vasomoteur des artérioles de l’iris est une émanation du plexus carotidien, lui-même provenant des ganglions cervicaux supérieur et inférieur, et donc, par les rameaux communicants blancs, de la moelle spinale végétative. Il contient des fibres iridodilatatrices sympathiques qui vont vers l’œil et qui sont issues du centre ciliospinal de Budge situé dans la moelle spinale entre C6 ou C8 et T2 qui gère l'iridodilatation. Voilà en résumé ce que la connaissance scientifique met à notre disposition.

    Le lien manquant de cette hypothèse :

    La supposition émise est que les fibres sympathiques vasomotrices de l'iris ramènent du centre ciliospinal de Budge des modulations de fonction proportionnelles aux troubles existant aux différents étages viscéraux et médullaires. Ce serait une sorte de projection en réduction sur les trois ou cinq métamères du centre ciliospinal de Budge de l'ensemble des informations parvenant sur les seize métamères intéressés par les données viscérales sensibles. Le centre ciliospinal serait la partie d'un hologramme plus grand constitué par la partie végétative de la moelle épinière.

    Applications
    Selon ses tenants, cette technique tiendrait une place prépondérante dans le domaine de la prévention car elle nous révélerait les prédispositions et les déséquilibres déjà installés.

    La plupart des iridologues pratiquent une thérapie relevant soit des médecines parallèles, soit de la médecine conventionnelle. Ils n’ont en fait recours à la lecture de l’iris que pour faire le bilan de terrain préalable au traitement. Un examen iridologique détaillé et expliqué au sujet fait par un professionnel entraîné prend environ un quart d'heure. La durée de la consultation entière dépend ensuite des conseils thérapeutiques donnés, et donc de la « boite à outils » de l'iridologue.

    Pour observer l’œil l’iridologue dispose de deux méthodes, aussi indolores l’une que l’autre, à savoir :
    l’examen direct à l’ophtalmoscope ou à laide d’une loupe et d'une lumière focalisable.
    l’iridographie, procédé photographique ou vidéo, permettant de travailler sur un agrandissement des iris.

    Il observera toujours les deux yeux.

    Risques
    Simple technique d’observation, l’iridologie ne présente aucun risque et convient à tous les sujets. Elle ne remplace pas les examens médicaux classiques, elle peut même les indiquer et les orienter parfois. Les examens médicaux s’intéressent davantage à l’état ponctuel de l’organisme, à la recherche d'un diagnostic plutôt qu’aux prédispositions et troubles fonctionnels constituant l'intérêt majeur de l'iridologue. Si celui-ci ne pratique aucune méthode thérapeutique conventionnelles (ni médecin ni paramédical), il n’est pas habilité à prescrire un traitement médicamenteux. Il peut en revanche vous conseiller une hygiène de vie, des compléments alimentaires ou toute autre thérapie non médicale légalement à sa disposition.

    Un des risques souvent avancé à l'encontre des iridologues est celui qu'ils détournent un malade grave de consulter le spécialiste compétent. C'est donc le problème de l'éthique de l'homme ou de la femme qui est en cause, non la méthode.

    Recherche scientifique
    Les recherches contrôlées de l'iridologie n'ont montré que des résultats entièrement négatifs. Tous les tests rigoureux en double aveugle n'ont trouvé aucun résultat statistiquement significatif à ses propositions.

    Dans une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (Simon et al.[1], 1979), trois iridologues ont identifié à tort une maladie rénale à partir de photographies de l'iris et se sont trouvés souvent en désaccord entre eux. Les chercheurs ont conclu: ''l'iridologie n'est ni sélective ni spécifique, et la probabilité de détection correcte n'était statistiquement pas meilleur que par chance.''

    Une autre étude a été publiée dans le British Medical Journal (Knipschild[2], 1988). Paul Knipschild MD, de l'Université du Limbourg à Maastricht, a sélectionné 39 patients qui devaient avoir leur vésicule biliaire enlevée le lendemain, en raison de soupçons de présence de calculs biliaires. Il a également sélectionné un groupe de personnes n'ayant pas de problèmes de vésicule biliaire pour agir comme groupe de contrôle. Un groupe de 5 iridologues a ensuite examiné une série de diapositives des iris des deux groupes. Les iridologues n'ont pas été en mesure d'identifier correctement les patients ayant des problèmes vésicule biliaire de ceux n'en ayant pas. Par exemple, l'un des iridologues a diagnostiqué 49% des patients avec calcul biliaire et qui en avaient et 51% de ceux n'en ayant pas. Ce qui est la même proportion que l'on aurait obtenu par un tirage au hasard. Dr Knipschild a conclu: «Cette étude a montré que iridologie n'est pas un bon outil de diagnostic.'' Les iridologues se sont défendu en attaquant la méthodologie de l'étude.

    Edzard Ernst a dit en 2000: ''Est-ce que iridologie fonctionne? [...] Cette stratégie de recherche a abouti à 77 publications sur le thème de l'iridologie. [...] Toutes les études non contrôlées et plusieurs des expériences non masquées ont suggéré que l'iridologie puisse être une outil de diagnostic valable. La discussion qui suit fait référence à 4 évaluations contrôlées et masquées de la validité du diagnostic par l'iridologie. [...] En conclusion, peu d'études contrôlées avec évaluation masquée sur la validité du diagnostic ont été publiées. Aucune n'a trouvé un bénéfice quelconque de l'iridologie.[3]

    Une étude publiée en 2005 a testé si l'iridologie pourrait être utile dans le diagnostic de formes communes de cancer. Un praticien expérimenté a examiné les yeux de 68 personnes ayant un diagnostic prouvé de cancer du sein, de l'ovaire, de l'utérus, de la prostate, ou du colon, et 42 pour lesquels il n'y avait pas de preuve médicale de cancer. Le praticien, qui n'était pas au courant de leur sexe ou de leur état médical, a été demandé de proposer un maximum de cinq diagnostics pour chaque personne et ses résultats ont ensuite été comparés à chaque diagnostic médical connu. L'iridologue a correctement diagnostiqué le cancer dans seulement 3 des 68 cas.[4]

    Critiques
    La majorité des médecins rejettent toutes les propositions de toutes les branches de l'iridologie et la déclare comme pseudo-science, voire charlatanisme[5]. Les iridologues sont rarement des médecins. l'iridologie est seulement étudiée dans des institutions privées, elle n'est pas enseignée dans les écoles de médecine.

    Les critiques, y compris la plupart des praticiens de la médecine, rejettent l'iridologie car les études publiées n'ont trouvées aucune preuve de ses assertions. Les données cliniques ne supportent pas la corrélation entre une maladie présente dans le corps et des changements observables dans l'iris. Dans des expériences contrôlées[3], des praticiens de l'iridologie n'ont pas statistiquement mieux fait pour déterminer la présence d'une maladie ou d'une condition par l'observation de l'iris que par pure chance.

    Il a été souligné que la prémisse de l'iridologie est en contradiction avec l'idée que l'iris ne subit pas de changements durant la vie d'un individu. L'iris est une texture caractéristique phénotypique qui se développe durant la gestation et reste inchangée après la naissance. Il n'y a aucune preuve de changements dans la structure de l'iris autre que les variations de pigmentation dans la première année de vie, et d'éventuelles taches et variations causées par le traitement du glaucome. Cette stabilité de structure de l'iris est d'ailleurs à la base de la reconnaissance de l'iris à des fins d'identification[6][7].

    Notes et références
    1.↑ Simon A., Worthen D.M., Mitas JA 2nd. An evaluation of iridology. JAMA. 1979 Sep 8;242(13):1385-9. PMID 480560 [archive]
    2.↑ Knipschild P. Looking for gall bladder disease in the patient's iris. BMJ. 1988 Dec 17;297(6663):1578-81. PMID 3147081 [archive]
    3.↑ a  et b  Ernst E. Iridology: not useful and potentially harmful. Arch. Ophthalmol. 2000 Jan;118(1):120-1. PMID 0636425 [archive]
    4.↑ Munstedt K, El-Safadi S, Bruck F, Zygmunt M, Hackethal A, Tinneberg HR: Can iridology detect susceptibility to cancer? A prospective case-controlled study. J Altern Complement Med. 2005 Jun;11(3):515-9. PMID 15992238 [archive]
    5.↑ (en)Iridology Is Nonsense, une page Internet contenant d'autres références [archive]
    6.↑ (en)Inside Iris Recognition [archive]
    7.↑ (en)Iris Recognition [archive]
    CHMN (Collège d’Hygiène et de Médecine Naturelles : Ecole d'André Roux fermée en 1998) Cours d'iridologie

  • Jeûne thérapeutique

         Nettoyage du corps humain par la privation ou la limitation de l'alimentation.

    Le jeûne consiste en la privation partielle ou totale, forcée ou non, de toute alimentation pendant un certain temps, pour des raisons médicales, d'hygiène personnelle, spirituelles ou politiques.
    On considère, du point de vue médical, qu'il commence 16 heures après le dernier repas. La notion de jeûne exclut l'abstention sous contrainte (torture, sanction) ou la sous-alimentation due à des raisons politiques, militaires ou socio-économiques.

    Pratique du jeûne
    Le jeûne pour raisons médicales ou spirituelles est connu depuis l'Antiquité. Il en est fait mention dans le Mahâbhârata et les Oupanishads. Il s'est particulièrement développé au Moyen-Orient et en Occident avec la diffusion du christianisme.

    Le jeûne dans la nature
    Les animaux malades, blessés ou en hibernation réduisent leurs apports en nourriture[1]. Le jeûne est indispensable à la survie en cas de pénurie ou de famine. Les morses jeûnent en période de reproduction alors qu'ils défendent leur territoire et leurs femelles. Les poussins jeûnent sans boire trois jours après éclosion. Les homards jeûnent quand ils muent [1]. Les manchots mâles, qui protègent leur œuf du froid en le portant sur leurs pieds, jeûnent jusqu'à l'éclosion des petits et la prise en charge de ceux-ci par leur compagne. Les animaux qui pratiquent l'hibernation jeûnent de facto pendant cette période de faible activité.

    Les effets physiologiques du jeûne
    Lorsqu'aucune nourriture n’est absorbée, l'organisme est contraint de puiser en lui-même ses sources d'énergie. Il va d'abord utiliser le glucose du glycogène, une molécule de réserve contenue dans le foie (glycogénolyse), puis les acides gras des tissus adipeux et enfin, les protéines musculaires (d'où la ''perte de muscle''). Le corps, le cerveau et les tissus nerveux ont besoin de glucose (glycolyse) pour un métabolisme normal (en régime normal, le cerveau consomme environ 1 gramme de glucose par heure). Une fois le glucose transformé, le métabolisme du corps est donc en carence. Une alternative vers une autre source d’énergie peut être faite, cependant, certaines parties du cerveau ont besoin exclusivement de glucose, et des protéines sont nécessaire à sa production. Si le manque de protéines devait se prolonger, la mort s’ensuivrait.

    Herbert M. Shelton a supervisé durant une période de plus de 50 ans des patients jeûnant à l’eau uniquement jusqu’à 90 jours ; selon lui, après une période approximative de trois jours de jeûne, la sensation de faim devient habituellement très peu fréquente ou disparaît complètement. Shelton déclara la faim ressentie durant les trois premiers jours de jeûne est due à une « irritation gastrique » et n'est pas une « véritable faim ». Une deuxième faim apparaît une fois que le corps a brûlé toutes ses ressources (en général au bout de 3 semaines), c’est à ce moment que le jeûne doit être stoppé, pour éviter tout dégât irréversible et permanent à l’organisme.

    Pendant le jêune des rats, l’intestin grêle évolue en 4 phases :

    En quelques heures, phase 1, la perte de masse est due aux selles et à l’utilisation des réserves glucidiques. [7]
    Le début de jêune ou le jêune court, phase 2, atrophie l'épithélium et mobilise 75% des réserves lipidiques, ce qui épargnerait les protéines. Les cellules proliférent et migrent moins. La perte de masse est constante. [7]
    Ensuite commence le jeûne prolongé, phase 3, les protéines fournissent une grande part de l'énergie et la synthèse protéique est réduite. Les cellules proliférent et migrent plus, et l’apoptose s'arrête (par baisse des cytokines et du facteur de transcription Cdx2). Le catabolisme protéique augmente. Les transporteurs actifs PepT1 et SGLT1 préparent la réalimentation. La perte de masse augmente brusquement. [7]
    Après réalimentation, phase 4, l’épithélium se restaure en 3 jours que le jeûne soit court ou long. La réalimentation stimule les transporteurs GLUT5, GLUT2 et FATP4. [7]
    L'épuisement critique des réserves énergétiques provoquerait l'optimisation de l’absorption des nutriments. [7]
    Contre-indication au jeûne
    Deux cas demandent des précautions particulières. Les personnes fragiles ou perturbées psychologiquement qui risquent d'avoir des réactions disproportionnées à des situations autrement sans gravité, et les personnes obèses qui auront une nourriture déséquilibrée au moment où le corps se nourrit de lui-même[1].

    L'organisme humain, jeune et en bonne santé, peut supporter un jeûne total, mais n'excluant pas la prise de boisson, pendant une période assez longue, jusqu'à trois mois[8] si la personne est bien portante et bien nourrie au moment du début du jeûne. La physiologie s'adapte rapidement en mobilisant les réserves internes, mais, assez vite (en moyenne au bout de 3 à 4 semaines), la poursuite du jeûne comporte des risques importants, notamment sur le rythme cardiaque vers la fin. Un suivi médical est vital au moins à partir de la 4e semaine, plus ou moins régulier suivant l'état de santé, les conditions du jeûne et la nature des réserves au départ.
    Katsugen Undo

         C'est l’art de contacter et laisser agir notre énergie interne, proche du Seitai dont il est une branche.

    L'expression pratique énergétique désigne toutes les pratiques de médecine non conventionnelle qui utilisent un sens dérivé du mot « énergie », pouvant tour à tour signifier « énergie divine », « énergie électromagnétique » etc. Le concept renvoie à l'idée qu'il serait possible pour un être humain de faire circuler en soi et de transmettre à quelqu'un d'autre une « énergie » (énergie en provenance de l'univers, de Dieu, d'un ange, le Qi etc.) qui aurait le pouvoir de guérir ou de provoquer des états de conscience modifiés.

    Le Reiki en est une des plus connues.

    En dehors d'un effet placebo, les recherches scientifiques ne trouvent aucun effet reconnu dans ces pratiques.

    On retrouve l'expression dans les arts martiaux, l'acupuncture et certaines méthodes de massage.

    Reiki
    Le Reiki est une méthode basée sur l'imposition des mains. La syllabe « rei » désigne l'esprit. La syllabe « ki » est issue du chinois « qi » (prononcer « tchi »), qui désigne une des trois forces au sein de l'être humain. Le Reiki est donc l'esprit universel et l'énergie personnelle.

    La méthode de soin appelée Reiki fut mise au point au Japon par Mikao Usui (1865-1926) à partir de entre 1918 et 1922. Son expansion en Occident est due d'un côté à la branche nippo-américaine de Mme Hawayo Takata et de sa petite-fille, qui transmirent les principes élémentaires du Reiki et des techniques très simplifiées, et formèrent des maîtres occidentaux depuis les années 1970 (principalement dans le courant new age et les spiritualités modernes) et de l'autre côté à la branche japonaise directement liée à l'un de ses élèves Chujiro Hayashi, introduite directement depuis le Japon en Europe au début des années 2000.

    Magnified Healing
    Le Magnified Healing s'apparente au Reiki mais avec l'idée que le praticien, au lieu d'être simplement un « canal » de l'énergie, deviendrait lui-même l'énergie. Cette pratique a été transmise par Kwan Yin aux Maîtres de Reiki Kathryn Anderson et Gisèle King en 1983.

    Katsugen Undo
    Le Katsugen Undo est une pratique énergétique d’origine japonaise introduite en France par Itsuo Tsuda et décrite comme une sorte de « gymnastique de l'involontaire ». Itsuo Tsuda s'est formé au Japon auprès de Haruchika Noguchi, dans le cadre du Seitai, dont le Katsugen Undo est l'une des composantes.

    Technique radiance
    La technique radiance est une méthode américaine avec marque déposée qui transmettrait une énergie curative par les paumes des mains.

    Jyorei
    Pratique de guérison apparaentée eu Reiki créée par Meishusama (dans les années 1930) et utilisée par les membres de Shumei au Japon.
    Kinésiologie

         étudie les mouvements du corps humain.

    La kinésiologie (du grec ancien κίνησις, kinēsis, « mouvement » et λόγος, logos, « parole ») est l'étude des mouvements humains.

    Définitions
    Il existe différentes formes de ''kinésiologie'', selon les pays et les orientations suivies :

    kinésiologie théorique : relative à l'étude des mouvements du corps humain, de ses composants biologiques (anatomiques, physiologiques, neurologiques, biochimiques, biomécaniques) et sociaux (sociologie, histoire, psychologie). Le rapport entre la qualité du mouvement et la santé humaine globale est également étudié. Elle est issue des facultés d'Education Physique et Sportive au Québec.
    kinésiologie appliquée : méthode inter-disciplinaire, en usage chez certains chiropraticiens et certains dentistes, de diagnostic et de guidage des soins des patients, fondée sur la synthèse de plusieurs techniques dont des éléments de médecine chinoise. ''La kinésiologie appliquée (KA) est l'utilisation thérapeutique des mouvements du corps. Le test musculaire est un outil important de la méthode. La kinésiologie appliquée a été créée en 1964 par George J. Goodheart, Jr., D.C.''[1]
    Au Canada et aux États-Unis, Le terme kinésiologie désigne une science qui étudie le corps dans le sport et rejoint la première définition. Deux autres facettes en sont l'utilisation selon la deuxième définition (kinésiologie appliquée) et selon celle, reprise en France des Kinésiologie Spécialisées.
    En France, il désigne une technique de mieux-être qui a le même rôle qu'une thérapie, avec un accompagnement de la personne, et qui permettrait, selon ses utilisateurs, de dissoudre les blocages émotionnels, mentaux... grâce à un dialogue corporel à la recherche des solutions les plus adaptées. Le principe est que le corps conserve toutes les informations de son histoire et que la personne elle-même peut choisir de changer pour retrouver un équilibre. Il rejoint la deuxième définition, et des utilisations récentes qui sont en fait des marques déposées :
    kinésiologies spécialisées : ensemble des méthodes développées dans le monde à partir des travaux du Dc John Thie chiropracteur américain. La Touch for health[2], qu'il a élaboré est une technique très simple, synthèse des informations fournies par les tests musculaires, bien connus des chiropracteurs, et de la circulation de l'énergie dans les méridiens d'acupuncture, propre à la médecine chinoise. Le Touch for Health est enseigné dans plus de cent pays dans le monde, et en Europe depuis le début des années 1980.
  • kinésiologie hypersens[3] : est une méthode qui permet, grâce à un test musculaire spécifique[4], d’identifier ce à quoi et les substances auxquelles la personne réagit de manière exagérée, de rechercher les barrières (physiques, émotionnelles, mentales, biochimiques,etc.) qui empêchent la personne de vivre normalement et d’équilibrer le système énergétique pour permettre au corps de retrouver un fonctionnement meilleur. Ainsi, la personne pourrait de nouveau consommer ou être en contact avec ce à quoi elle était très sensible ou intolérante.
  • kinésiologie harmonique : méthode crée en France dans la lignée des kinésiologies spécialisées. La Kinésiologie Harmonique [5] est une recherche des freins qui se sont mis en place au fur et à mesure que nous avancions sur le chemin de notre vie. C’est par le test musculaire, outil privilégié des Kinésiologies spécialisées[6], que, selon cette discipline, le corps nous livre les informations dont nous avons besoin pour comprendre. Elle doit permettre la découverte des déséquilibres qui nous empêchent d’être dans l’harmonie ''corps, mental, esprit''.
  • édukinesiologie professionnelle: (à ne pas confondre avec l'Edu-Kinésiologie/Stress Release de Paul Dennison) méthode éducative, sous forme de coaching de santé, et de coaching à la création et la réalisation de projets, crée dans la lignée des kinésiologies spécialisées [7], a pour objet d'aider les individus à mieux gérer leur propre santé et à utiliser au mieux leur ressources par une meilleure compréhension de leurs mécanismes internes. Contrairement à une méthode de soin où le praticien est supposé résoudre le problème de son client, la méthode d'édukinesiologie professionnelle[8] est une méthode interactive et éducative dans une responsabilité partagée.
    Concepts 3 en 1: (aussi appelé méthode One Brain, ou système One Brain) méthode de gestion du stress développée par Gordon Stokes et Daniel Whiteside. La méthode One Brain/Concepts 3 en 1 propose, outre le test musculaire de la kinésiologie spécialisée, un ensemble de techniques de gestion du stress, des éléments de morphopsychologie et une classification originale des émotions appelée baromètre du comportement[9]. Guidée par ce baromètre, ainsi que par les traits du visage et le test musculaire, la méthode permet de retrouver l'âge exact et l'émotion douloureuse à l'origine d'un stress présent.

    Au Canada et aux États-Unis
    En Amérique du Nord, la kinésiologie désigne l’étude du mouvement humain dans la pratique de l’activité physique, et ce, dans des contextes et des desseins variés : loisirs, sport, réadaptation, travail, entraînement, et activités de la vie quotidienne. L'intervenant en kinésiologie est le ''kinésiologue''.

    En kinésiologie, il est généralement question de santé et de médecine sportive.

    Les années 1980 ont vu des éducateurs physiques se regrouper et former une association de spécialistes en activité physique intervenant surtout avec des adultes. Le kinésiologue s’intéresse avant tout à l'activité physique.

    Depuis le milieu des années 1990, les universités canadiennes (facultés d'Education Physique et Sportive) décernent des diplômes en kinésiologie. Les programmes universitaires offrent des cours tels que :

  • Cinésiologie en éducation physique et santé
  • Physiologie en éducation physique et santé
  • Biomécanique humaine en éducation physique et santé
  • Développement et croissance physique
  • Évaluation de la condition physique et des habitudes de vie
  • Intervention en kinésiologie et populations symptomatiques
  • Alimentation, condition physique et santé
  • Physiopsychologie du comportement moteur
  • Intervention en conditionnement physique
  • Principes, méthodes et outils de recherche en kinésiologie
  • Études de cas en kinésiologie
  • Les muscles : bilan fonctionnel et anomalies posturales
  • Méthodes et planification de l'entraînement personnel et sportif
  • Stages et internat de plus de 600 heures.

    Cette kinésiologie fait appel à plusieurs domaines reliés à l'activité physique et au sport telles les sciences exactes et naturelles (biologie, physique, etc.) et les sciences humaines et sociales (psychologie, sociologie, etc). Son cadre théorique est fondé sur les données issues de la littérature scientifique, son intuition et sur son expérience clinique.

    L'usage du terme « clinique » est hérité de la médecine : si le kinésiologue est dit clinicien, c'est parce qu'il sort de son laboratoire pour rencontrer l'individu dans sa réalité contextuelle.

    L'équivalent français du kinésiologue est le professeur d'Activités Physiques Adaptées issu du cursus STAPS.

    Controverses
    Ne disposant pas d'un programme significatif de recherches et de validation scientifique, certains programmes de kinésiologie se basent sur des intuitions et hypothèses non vérifiées. Exercer la relation d'aide auprès d'un public psychologiquement fragile, vulnérable, et potentiellement lucratif, sans disposer d'un programme de formation validé scientifiquement peut être critiquable. De plus, la profession de kinésiologue n'étant pas protégée, certains praticiens peuvent être tentés de proposer un soin psychologique en séance individuelle sans être titulaire d'un diplôme reconnu de psychologue ou de médecin.

    Selon le rapport 2007[10] de la MIVILUDES (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires):

  • certaines actions litigieuses entendaient promouvoir la kinésiologie.
  • le 3 juin 2005, la cour de Quimper a condamné un couple de parents adeptes de la kinésiologie à 5 ans de prison, dont 52 mois avec sursis, pour non-assistance à personne en danger. Le juge a incriminé l'« idéologie aux implications médicales » de ces deux parents dont les pratiques médicales infructueuses ont abouti à la mort de leur enfant par malnutrition[11].
    Le rapport cite ''la kinésiologie'' comme une ''pratique thérapeutique non réglementée'' sans distinction des diverses formes de kinésiologie.

    Notes et références
    1.↑ La kinésiologie appliquée : tests musculaires pour ''allergies'' et ''déficiences nutritionnelles'' par Stephen Barrett, M.D [archive]
    2.↑ Kinésiologie-europe [archive]
    3.↑ site kinesiologies.net [archive]
    4.↑ outil privilégié des kinésiologues
    5.↑ site kinesiologie-harmonique.eu [archive]
    6.↑ site de la fédération française [archive]
    7.↑ site de la fédération française [archive]
    8.↑ site de l'ITEP -Paris [archive]
    9.↑ site de kinésiologie-provence [archive]
    10.↑ rapport Miviludes 2007 [archive]
    11.↑ Kerywan, mort de faim. François Koch. L'Express, 30/05/2005 [archive]
  • Kinésiologie appliquée

         Diagnostiquer et traiter des maladies physiques ou psychologiques à l'aide du mouvement des muscles.

    La kinésiologie appliquée est une méthode de diagnostic et/ou de thérapie dont l'objet est de chercher ou d'utiliser des liens entre le mouvement, le tonus musculaire et des problèmes divers. Elle fut créée par le Dr Goodheart, chiropraticien américain, qui la réservait aux professionnels de santé diplômés d'état. Son élève, John Thie, également chiropraticien en a fait le Touch for health, à l'origine des kinésiologies spécialisées, considérées comme des méthodes amélioratrices de la santé et du bien-être. Elle est cependant critiquée par certains.

    Il ne faut confondre la kinésiologie appliquée ni avec la kinésiologie, telle qu'enseignée dans la pratique du sport, qui est une science du mouvement et de ses mécanismes directs, ni avec la kinésithérapie.

    La méthode
    La kinésiologie appliquée utilise le test musculaire qui permet d'obtenir des réponses du corps par rapport à la formulation d'objectifs à atteindre. Les objectifs sont divers : je veux être à l'aise avec telle personne, je veux pouvoir parler en public, je veux avoir une bonne image, je veux pardonner à, je veux avoir une bonne estime de moi, etc.

    Toujours au moyen de tests musculaires, le corps donnerait alors sa réponse en révélant tous les blocages qu'il contient.

    Les kinésiologues ont mis en place des grilles de réponses qui permettraient de connaître la nature des blocages avant de « demander » au corps de s'en débarrasser.

    Selon cette méthode, les types de blocages sont également divers :

  • Il peut s'agir d'émotions
  • De barrières
  • De lignes
  • De traits en déni ou à connaître
  • De sabotages

    Le but est de réduire la charge et le stress et de vivre de façon plus équilibrée. Le kinésiologue peut être amené à suggérer des changements de mode de vie. Il doit également maîtriser les lois du principe d’adaptation.

    Le test de kinésiologie appliquée est utilisé par certains dans un but de diagnostic des allergies. Malheureusement sans fiabilité. En effet, un test musculaire de kit d'allergènes donne un indicateur de stress, pas forcément corrélé aux résultats des analyses biologiques. Néanmoins, certains pensent que cela suffit à prendre conscience d'un problème et en amorcer la résolution (action conjointe du sujet lui-même et de son praticien dans une approche éducative).

    De plus, une bonne connaissance du test musculaire par le praticien est nécessaire, kinésiologie spécialisée, kinésiologie pratique, édukinésiologie.

    Kinésiologie en France
    La formation des kinésiologues en France est assurée par des représentants francophones des créateurs anglophones (pour la plupart) des systèmes ; elle n'est pas reconnue par l'État. Les élèves kinésiologues sont souvent issus de tous horizons, et pas forcément des praticiens de santé diplômés à l'origine. Selon ses détracteurs, cette profession s'organise, du moins en France, en fédérations qui définissent le cadre technique et déontologique de l'exercice du métier de kinésiologue, faute de ne pouvoir contrôler la qualité des formations.

    Ces 'principes et croyances' sont une sémantique très particulière pour désigner ce qu'on qualifie dans le langage courant de 'protocole médical' et 'théorie scientifique'. La kinésiologie serait en fait basée selon ces détracteurs sur des amalgames et des inexactitudes du point de vue physiologique, neurologique et pratique.

    Selon Jean-Claude Guyard, fondateur de l'EKMA (Ecole de Kinésiologie et Méthodes Associées), la kinésiologie n'est pas une méthode de soin mais une méthode de développement personnel non religieuse. Cette dernière précision fait suite à des accusations de dérives sectaires. Il déclare notamment « on ne se dit pas thérapeuthes et on ne s'est jamais dit thérapeuthes ». Selon lui les techniques se fondent toutefois sur la chiropratique et l'acupuncture[1].

    Selon leurs détracteurs, les kinésiologies sont des systèmes (approches, concepts, techniques) qui expliquent, intégrent et reformulent de multiples sous-ensembles pré-existants : depuis des éléments de médecine chinoise jusqu'à des apports ponctuels de psychologie, de neurosciences, etc. Certaines kinésiologies sont liées aux techniques de ''développement personnel'' et de ''coaching''.

    En 2005, en France, un tribunal a condamné à cinq ans de prisons un couple de kinésiologues végétaliens pour avoir laissé un de leurs enfants mourir de faim[2],[3]. Leur médecin généraliste, qui est aussi homéopathe, les aurait informés que leur enfant allait mourir s'il n'était pas hospitalisé vu son état. Les parents semblaient choqués et rétorquèrent qu'ils étaient venus le voir que pour l'homéopathie[4]. Jean-Claude Guyard, fondateur de l'Ecole de Kinésiologie et Méthodes Associées, émet l'hypothèse d'une maladie congénitale qui expliquerait sa mort de faim. Mais les experts l'imputent au régime alimentaire de sa mère ne comportant aucune protéine animale ni supplément vitaminique, l'enfant était uniquement allaité.[5].

    L’Association des Allergologues et Immunologues du Québec (AAIQ), a publié sur son site une étude : ''Kinésiologie appliquée : tests musculaires pour allergies et déficiences nutritionnelles''[6] visant à démontrer la validité de certains présupposés de la kinésiologie qui énoncent qu’en mâchant certains aliments on peut déterminer s’ils sont bénéfiques ou néfastes (allergènes) pour l’organisme à l’aide du test musculaire.

    Une série de tests a donc été menée, en voici la conclusion :

    ''Les concepts de la kinésiologie appliquée ne sont pas conformes aux réalités scientifiques reliées aux causes ou traitements des maladies. Des études contrôlées n’ont pas démontré de différences entre les résultats avec les substances évaluées et avec les placebos. Des différences d’un test à l’autre peuvent être dues à la suggestion, la distraction, les variations dans le degré de force ou angle de l’application et/ou la fatigue musculaire.
  • Kinothérapie

         Manipulations visant à soulager les douleurs musculaires et articulaires.

    Kinothérapie: ensemble des manipulations thérapeutiques (massage, mobilisations, étirements) pour maintenir la souplesse musculaire et l'amplitude articulaire et pour soulager les douleurs musculaires et articulaires dues à une blessure, l'inactivité physique, du stress ou à un blocage d'un nerf. Le but de la kinothérapie est autant préventif que thérapeutique.

    La kinothérapie est une technique manuelle qui traite les douleurs musculaires, ostéo-articulaires, ligamentaires ou nerveuses résultant de l’inactivité physique, du stress et de certains traumatismes de l’appareil locomoteur.
    Lithothérapie

         Utilisation de cristaux, roches et minéraux à des fins thérapeutiques.

    La lithothérapie est une médecine non conventionnelle qui cherche à soigner par le biais des cristaux. (comme Améthyste, Quartz, Œil de Tigre, Labradorite, Aigue-marine, Rubis, Turquoise etc.) Elle considère que les cristaux émettent naturellement une «résonance» ou une «vibration» singulière capable d'améliorer le bien-être de la personne à son contact ou à proximité.

    Il n'y a pas de preuves scientifiques de l'efficacité de cette thérapie ou de l'existence d'une « énergie » spécifique aux cristaux.

    Histoire du mot
    Le mot lithothérapie n'est attesté que depuis quelques dizaines d'années (il aurait été formé dans la seconde moitié du XXe siècle, en même temps de Phytothérapie[1]).


    Littéralement parlant, ce mot veut dire “méthode qui soigne par l'usage des pierres” du grec ancien ‘λίθος’ [litʰos]: Pierre par opposition aux matériaux comme le bois, les métaux... et ‘θεραπεύω’ [tʰɛrapɛuʷɔ]: Prendre soin de ...(cf Le grand Bailly, par Anatole Bailly chez Hachette 1894, 1950, 1963, 2000), et qui selon la construction de composés néoclassiques en morphologie latine s'organise sous la forme “YX” dans le sens “Y (action) par le biais de X (objet)” où X et Y sont des noms, l'un étant directement emprunté au grec ancien, l'autre dérivant d'une ancienne composition néoclassique elle même construite sur une forme grecque.


    Ce qui est aujourd'hui défini sous le terme lithothérapie est en fait un mélange de techniques ancestrales utilisant les pierres (pour masser notamment, cf massages Amma au Japon, issues de techniques chinoises utilisant les points du corps (shiatsu), au même titre que l'acuponcture ; ou bien la médecine Ayurvédique en Inde, utilisant des pierres polies comme outils de massage) et la Chromothérapie (ou Chromathérapie) utilisant les couleurs pour apaiser l'esprit et le corps.


    De ce fait, le terme de lithothérapie, peut dans sa forme littérale exprimer des traditions ancestrales qui remontent au paléolithique (mot dans le quel on retrouve la racine grecque, époque à laquelle on commençait à utiliser les pierres comme outils de chasse, mais également comme bijoux ou comme couche), et de ce fait l'ancre dans l'histoire.

    Pratiques de la lithothérapie
    Selon cette théorie, les cristaux émettraient une énergie dite fine[2], bénéfique quelle qu'en soit sa forme : brut, poli, taillé. Les pierres peuvent ainsi être portées sur soi sous forme de pendentif, de collier, de bracelet ou être disposées dans la pièce sous sa forme brute, de géode ou d'objet de décoration (animaux, arbre, fontaine, etc). La zone de portée augmenterait avec la taille du cristal.

    Certains lithothérapeutes utilisent aussi une méthode dite « d'élixir » : un cristal est plongé plus ou moins longuement dans de l'eau distillée ou une autre solution au contact des rayons du soleil, de la lune ou bien dans l'obscurité. Le liquide ainsi obtenu est ingéré par le patient selon une posologie précise qui dépendrait du type d'élixir et de l'effet escompté. Cette pratique comporte néanmoins des risques, comme la migration de métaux lourds présents dans certaines pierres et minéraux.

    En lithotérapie, un cristal agit selon son type sur la « fréquence vibratoire » de certains points du corps, appelés Chakra ou Méridien (médecine traditionnelle chinoise) (similaires à ceux utilisés en Acupuncture). Pour cela les lithothérapeutes utilisent plusieurs méthodes selon la sensibilité physique du cristal. Parmi elles il y a : l'immersion du cristal dans de l'eau distillée ou de source salée ou non, l'enfouissement dans la terre pour le « purifier » (l'eau salée et la terre étant censées agir comme des terrains neutres, ou « l'énergie » vas se déverser, « purifiant » la pierre, puis le déposer sur un amas de cristal (cristal de roche, améthyste) appelé « druse » en lumière solaire, lunaire ou stellaire, au contact de la nature ou près d'une flamme, afin qu'il se « recharge » d'une « énergie », qu'il échangera à nouveau contre celle des patients. Certain Lithothérapeutes préconisent d'attribuer à chaque druse un usage particulier, il convient donc de « programmer » celles-ci à un usage et pas un autre.

    D'autres croyances sont souvent adoptée, par exemple celle que tout individu posséderait des chakras qui selon leur état, soit surdimensionnés soit affaiblis ou bloqués, influenceraient l'attitude générale d'une personne. Les cristaux permettraient d'aider à dénouer ou à réequilibrer les chakras déficients.

    De ce fait, la lithothérapie tend également à croire à l'influence des « vibrations » émises par les couleurs (chromathérapie). Chaque chakra est rattaché à une couleur et les cristaux portant cette couleur influenceraient positivement le chakra relié. Chakra de la Racine (Rouge), du Sexe (Orange), du Plexus Solaire (Jaune), du Cœur (Rose et Vert), de la Gorge (Bleu clair), du Troisième Œil (Indigo, Bleu foncé), de la Couronne (Violet).

    Les principes actifs de la lithothérapie
    Les principes actifs de la Lithothérapie sont :

  • La chromothérapie (ou chromathérapie), qui est la thérapie par les couleurs. Exemple : Le rouge serait, entre autres, un stimulant et un fortifiant.
  • L'oligothérapie est une façon de se soigner par les oligo-éléments et les minéraux dont l'homéopathie se sert en quantité infinitésimale. Exemple : Olivine = Silicate de Fer et Magnésium.
  • Un critère énergétique, plus ou moins aléatoire en fonction de l'utilisateur, doit également être pris en considération[3].

    Avis scientifique
    Aucune démonstration scientifique rigoureuse n'a jamais été faite concernant la lithothérapie, elle n'est donc pas reconnue comme une science mais comme une pseudo-science. Elle n'est pas non plus reconnue par la médecine.
  • Luminothérapie

         Consiste à exposer le sujet à une lumière dans le but de lutter notamment contre les troubles du sommeil et la dépression saisonnière.

    La luminothérapie est un traitement scientifiquement reconnu qui consiste à exposer les yeux à une lumière d'intensité et de spectre lumineux spécifique. Cette lumière est dépourvue d'infrarouges (IR) et d'ultraviolets (UV) qui sont nuisibles pour la peau et la cornée. L'unité d'éclairement est le lux. La dose recommandée par les spécialistes du domaine est de 10 000 lux pour une période de 20 à 30 minutes le matin. De plus, ces spécialistes ont des réserves quant à la nouvelle technologie DEL (diodes électroluminescentes) qui utilise des longueurs d'ondes plus courtes de couleur bleuté. Il apparaît que cette technologie utilisée à long terme pourrait provoquer l'apoptose (mort cellulaire) dans la rétine. Jusqu'à maintenant, seules les études chez les animaux ont pu montrer un tel effet. Il est cependant prudent d'utiliser les lampes de luminothérapie qui ont prouvé leur effets et qui sont utilisées depuis plus de 20 ans sans dommage à long terme.

    Mode d'action
    Les rayons lumineux stimulent les cellules ganglionnaires de la rétine (photorécepteurs non-imageants) dont l'influx nerveux influence l'horloge biologique qui bloque la sécrétion de la mélatonine (hormone du sommeil) dans l'épiphyse (ou glande pinéale).

    Activité physiologique de la lumière
  • Par son inhibition de la sécrétion de mélatonine, la lumière permet un réveil amélioré et une meilleure vigilance.
  • Elle régule l'horloge biologique et améliore la synchronisation des rythmes biologiques : ce qui entraînera une meilleure forme et une meilleure énergie vitale.
  • Elle stimule les régions de la base du cerveau et augmente la production de sérotonine (neurotransmetteur) qui a un effet antidépresseur et régulateur de l'appétit.

    Indications


    Dépression saisonnière ou blues de l'hiver
    La dépression saisonnière se caractérise par une baisse d'énergie et une augmentation de l'appétence pour le sucre. Si un sujet présente ces symptômes du mois d'octobre au mois de mars pendant au moins deux années consécutives, on parlera de dépression saisonnière (Winter blues). On peut considérer que 10 à 15 % de la population du Benelux souffre de dépression saisonnière dont plus ou moins 75 % de femmes et 25 % d'hommes. Un pourcent de cette population nécessite une hospitalisation. Selon des médecins américains, la lumière constitue un traitement de premier choix pour soigner ce type d'affection et présente l'avantage d'éviter les effets secondaires des médicaments.

    (Dr Norman E. Rosenthal et Gérard Pons : ''Soif de lumière'' Jouvence éditions)

    Dépressions non saisonnières
    Certaines études américaines proposent l'association de la luminothérapie et d'un antidépresseur sérotoninergique. Cette association permet de raccourcir le délai de réponse de l'antidépresseur et, même dans certains cas, de diminuer le dosage des médicaments. Utilisée en fin de traitement, la luminothérapie permet d'allonger la période de ''bien-être'' du patient.

    Travail de nuit ou travail de ''pauses''
    Pour un travail de nuit, la luminothérapie est utilisée au moment qui correspond au début de la journée de travail. Une deuxième exposition à la lumière est préconisée vers 1h. du matin (moment du ''coup de pompe'') et en fin de travail, la personne évitera la lumière du matin afin de mieux dormir durant la journée.

    Pour un travail de ''pauses'', il faut qu'il n'y ait pas de changement d'horaires sur une durée de minimum 7 jours. À ce moment-là, il faudra adapter chaque changement d'horaire de travail en se basant sur les traitements de luminothérapie préconisés dans le décalage horaire (changement de fuseau horaire lors de voyage aérien).

    Troubles du sommeil et luminothérapie
    La luminothérapie permet de remettre à l'heure l'horloge interne du patient qui présente des décalages de phases ou des insomnies.

    1) Avance de phase du sommeil : le patient s'endort tôt (17 h. p. ex.) et se réveille tôt (p. ex. 3 h. du matin). Une séance de luminothérapie vers 17 h. retardera la phase de sommeil vers la nuit.

    2) Retard de phase de sommeil : le patient s'endort tard et se réveille tard. Une séance matinale de luminothérapie recalera la phase de sommeil vers la nuit.

    3) ''Mauvais sommeil'' : une séance matinale de luminothérapie améliorera le sommeil du patient tout en évitant les effets secondaires des hypnotiques (somnolence matinale, diminution de la mémoire et décapitation des phases III et IV du sommeil (phases de récupération), diminution de la libido, risques d'accoutumance et de dépendance).

    La luminothérapie a été citée comme une des meilleures thérapies non médicamenteuses de l'insomnie.

    Voyage aérien : décalage horaire ou ''jetlag''
    Lorsqu'une personne voyage en ''sautant'' des fuseaux horaires, elle ressent un état de fatigue ou d'éveil à un mauvais moment de la journée. Pour se remettre en phase avec le nouvel horaire du pays dans lequel on va, nous avons besoin d'un jour de ''réadaptation'' par fuseau horaire ''sauté'' . À titre d'exemple, un voyage Benelux ↔ États-Unis engendre un décalage de 6 heures par rapport à l'horaire de départ. Un individu normal aurait besoin normalement de 6 jours de ''réadaptation'' au nouvel horaire mais, grâce à la luminothérapie, 1 à 2 jours lui suffiront. Chaque voyage devra être analysé individuellement et certaines méthodes de calcul permettent d'établir des traitements de luminothérapie différents selon le nombre de fuseaux horaires ''sautés''.

    Quelques conseils supplémentaires :

  • Dans l'avion, boire au moins deux litres d'eau (en évitant l'alcool et le café).
  • Se mettre directement à l'heure de la destination : régler la montre à l'heure de la destination future et imaginer la présence sur place.
  • Adapter le comportement en fonction du nouvel horaire.
  • Pour rester éveillé plus longtemps, prendre un repas riche en protéines (viandes). Consommer des protéines, riches en tyrosine et pauvres en sucres augmente l'excitation des neurotransmetteurs dont la sérotonine et provoque l'éveil.
  • Pour trouver le sommeil, prendre un repas riche en glucides. Consommer des produits comme du lait riche en tryptophane (précurseur de la sérotonine) et des produits sucrés augmentant le taux d'insuline et aidant le transport du tryptophane à travers la barrière hémato-encéphalique provoquera une augmentation du taux de mélatonine.

    Pour préparer votre voyage vers l'est :

    Deux jours avant votre départ, réveiller-vous 2 h. plus tôt chaque jour et faites une séance de luminothérapie le matin au lever pendant ½ h.

    Pour préparer votre voyage vers l'ouest :

    Les deux jours qui précèdent votre voyage, vous pouvez faire une séance de luminothérapie (½ h.) le soir, 2h. plus tard chaque jour.

    Remise à l'heure de l'horloge biologique
    La chronobiologie préconise la prise d'un médicament en fonction du métabolisme de celui-ci en effet notre horloge biologique règle les rythmes hépatiques. En choisissant une heure bien précise pour la prise d'un médicament, variable selon le type de médicament, le thérapeute pourra optimaliser le traitement et se permettre de diminuer les doses de celui-ci. Ce cas bien particulier de la médecine est utilisé en cancérologie où l'on a recours à des médicaments très toxiques. En cas de cancer, le patient subit des décalages par rapport à une journée normale, ceux-ci étant dus à son état de stress, d'insomnies, de nausées… La luminothérapie utilisée en début de traitement permettra de remettre l'horloge biologique interne du patient en phase par rapport à l'horloge réelle de la journée. Le thérapeute pourra alors choisir la meilleure heure pour l'administration du traitement anti-cancéreux.

    Syndrome de fatigue chronique
    Pour le médecin, le diagnostic n'est pas aisé et ce type d'état du patient est très controversé. Cette fatigue intense peut ''cacher'' bon nombre de problèmes : dépression, fibromyalgie, mononucléose infectieuse… De manière générale, la luminothérapie, par son action régulatrice sur le rythme circadien (+/-24h.), aura une action bénéfique sur la fatigue de la personne. Certains individus ont été soulagés de cet état de fatigue anormal par une simple exposition matinale à la lumière.

    États dépressifs avant et après accouchement
    Une femme sur dix environ présente un état dépressif pendant sa grossesse. Pendant la période de gestation, le médecin évite autant que possible l'utilisation de médicaments (effets tératogènes, effets abortifs…). Un grand nombre de patientes présenteront un état dépressif après l'accouchement (baby blues). Des séances de luminothérapie commencées pendant la grossesse et poursuivies après l'accouchement amélioreront l'état dépressif ante- et post-partum.

    Syndrome prémenstruel
    Le syndrome prémenstruel est un désordre applicable aux jours précédant les menstruations chez certaines femmes. Il est caractérisé par une prise de poids notable due à une rétention hydrosaline excessive, par un gonflement douloureux des seins, des maux de tête, les jambes lourdes, des éruptions cutanées ou d'herpès et par des troubles du comportement : nervosité, anxiété, émotivité, dépression… Cet état est du à un déséquilibre du rapport sérotonine / mélatonine. La lumière peut rétablir cet équilibre. On préconisera une simple luminothérapie quelques jours avant l'apparition habituelle de ces symptômes.

    Fatigue dans la sclérose en plaques et dans la maladie de Parkinson
    Une séance de luminothérapie matinale peut améliorer les états de fatigue intenses que connaissent les personnes atteintes de sclérose en plaques ou de la maladie de Parkinson. Un examen ophtalmologique est nécessaire.

    Personnes âgées et démence sénile
    Les personnes âgées présentent souvent des avances de phase du sommeil : la personne s'endort tôt et se réveille tôt. Une exposition à la lumière vers 17h. retardera l'apparition du sommeil et décalera ainsi la phase de sommeil vers la nuit. Le personnel soignant est peu nombreux pendant la nuit, ce qui augmente les risques d'accident des personnes âgées qui se relèvent la nuit sans surveillance. N'oublions pas que beaucoup d'hypnotiques présentent de nombreux effets secondaires notamment des effets négatifs sur la mémoire, sur l'équilibre, ils diminuent la vigilance, ils provoquent des effets de sédation nocturne mais aussi diurne, ils ont un effet dépressif et provoquent une dépendance et une accoutumance. La luminothérapie ne présente pas ces inconvénients et est certainement très bien placée pour remplacer ou, en tout cas, diminuer les hypnotiques.

    États cognitifs et perturbation des cycles sommeil-éveil dans la maladie d'Alzheimer
    Ces états sont dus à une dégénérescence des cellules de l'horloge biologique à cause de la maladie. En début de maladie, lorsque l'horloge biologique est encore active, on peut espérer améliorer l'état général du patient en l'exposant à une séance matinale de luminothérapie. (La lumière améliore la synchronisation des rythmes biologiques).

    Boulimie - anorexie - prise de poids
    Les états compulsifs alimentaires tels que la boulimie et l'anorexie peuvent être améliorés par une séance matinale de luminothérapie. Une étude parue dans le Int. Journ. of eat disorders (janvier 2003 vol 33;76-77) propose une ''aide'' thérapeutique au moyen de la luminothérapie à toutes les adolescentes atteintes d'anorexie. Dans les prises de poids, la luminothérapie pourra venir en aide dans le sens où elle diminue les appétences pour le sucre. Ces compulsions alimentaires sont plus souvent présentes au début de l'automne et pendant toute la période automne - hiver. Cet attrait pour le sucre est dû à un manque de sérotonine. En mangeant du sucre, l'augmentation du taux d'insuline permet un passage plus aisé du tryptophane (précurseur de la sérotonine) au niveau de la barrière hémato-encéphalique. Ce réflexe peut être compris comme un réflexe de régulation interne.

    Abstinence alcoolique
    Une étude parue dans le Journal of Clinical Psychiatry (1993) (Jul, 54.7, 260-2) démontre que la ''noirceur'' appelle l'alcool. Sans facteur de stress ajouté, des rats soumis à une noirceur totale préfèrent boire de l'alcool que de l'eau. Dans ce même journal, l'auteur montre que la luminothérapie peut s'avérer très utile dans les sevrages alcooliques. On peut remarquer que les rechutes dans l'alcoolisme sont plus fréquentes pendant la période automne - hiver. Spécialement pendant cette période, une séance matinale de luminothérapie administrée à ces patients les aidera à prévenir les rechutes. Par son effet stabilisateur sur le sommeil et sur la composition de celui-ci, la lumière utilisée pendant le sevrage alcoolique trouvera une place de choix en complément avec les traitements conventionnels.

    Sport
    Des études ont été faites sur l'état de vigilance du cerveau de volontaires exposés ou non à la lumière. Il s'avère que les personnes exposées à une lumière intense répondent plus rapidement et avec plus de discernement que celles mises dans la pénombre. Les sportifs, pratiquant un sport nécessitant une grande attention, verront un intérêt certain dans l'utilisation de la luminothérapie. Pour les sportifs professionnels, un problème de décalage horaire peut s'ajouter.

    Personnes actives et en bonne santé
    Une courte séance de luminothérapie, dans les deux heures après le lever, procure le même tonus qu'une matinée ensoleillée de printemps ou d'été.

    Effets secondaires
    La lumière étant dépourvues d'ultra-violets et d'infra-rouges, la luminothérapie est a priori dépourvue d'effets secondaires. On observe parfois de légers maux de tête et de l'insomnie, surtout en début de traitement. Une diminution de la durée d'exposition et un espacement plus importants des séances fera disparaître ces petits inconvénients.

    Il faudra être prudents chez les personnes sensibles à la lumière, soignées aux sels de lithium ou aux tétracyclines (sensibilisants).

    La prudence est de règle chez les maniaco-dépressifs (c'est-à-dire souffrant de maladie bipolaire) qui ne feront pas de luminothérapie en dehors d'une surveillance médicale : risque de faire un état maniaque, d'autant plus important si le patient a tendance à prolonger les séances de luminothérapie. On conseille aux maniaco-dépressifs des séances de 10 minutes pendant les phases dépressives et un arrêt du traitement dès amélioration des symptômes.

    Contre-indications
  • Dégénérescence maculaire liée à l'âge.
  • Rétinopathie.
  • Glaucome.
  • Cataracte.
  • Maladie(s) pouvant provoquer une atteinte des yeux (p. ex. le diabète…).
  • Macrobiotique

         Alimentation à visée énergétique et de santé.

    La macrobiotique (du grec « μακρός », grand et « βίος », vie), parfois improprement appelé ''zen macrobiotique'' à la suite du titre d'un livre de son auteur [1], est le terme qui définit l’enseignement créé par Georges Ohsawa (1893-1966) et diffusé ensuite par ses étudiants.

    Il s'agit d'un système philosophique et pratique qui cherche à traduire, en langage moderne, l'ancien « principe unique » oriental, nommé principe du Yin et du Yang par les Chinois. Selon Ohsawa, ce principe se trouverait à l'origine de la science et de toutes les philosophies et religions d'Extrême-Orient, et son application permettrait résoudre les problèmes concrets de l'existence.

    Le trait d'union entre la philosophie et la pratique se ferait notamment par l'alimentation. Pour Ohsawa, si l'on se nourrit à partir de ce principe (qui expliciterait les lois de la nature) l'organisme s'harmoniserait, rendant le jugement plus clair et capable de mieux percevoir la réalité, c'est-à-dire, les lois de la nature elles-mêmes.

    La fondation : le Principe Unique</B>
    Selon ce principe, qu’Ohsawa nomme aussi le « principe du monisme polarisable », le monde matérialisé est une manifestation de l’Un ou Infini indifférencié. Celui-ci, à un certain moment, se sépare en deux : une force dilatatrice (Yin) et une force constrictive (Yang) ; ainsi, par le biais de ce contraste, l’Infini se manifeste mais devient relatif, divisé. Ces deux forces cherchent cependant à se réunifier en permanence pour recréer l'unité perdue (car selon cette philosophie, étant opposées, elles s’attirent, chacune possédant ce qui manque à l’autre) et, par leurs interactions, créent tous les phénomènes du monde manifesté ou rélatif.

    Puisque ce phénomène serait éternel, le monde relatif et l’Infini non-manifesté seraient la même chose, se trouvant dans une étape différente mais simultanée d’évolution. Cette vision comporte donc les notions d’unité de toutes choses, de continuité ininterrompue et de changement perpétuel.

    On retrouve ces notions et parfois cette dénomination (« Principe Unique » ou « Le Principe ») dans la plupart des courants philosophiques orientaux (voir taoïsme, bouddhisme mahayana et zen, vedanta, soufisme…).

    Le mécanisme de création
    Une galaxie en spiraleD’après Ohsawa, selon cette cosmologie, toute manifestation ou création suit un mécanisme en spirale, qui s’explique comme suit :

    L’Un est « expansion infinie ».[2] Quand il se divise, la force constrictive rencontre l’opposition de la force expansive, mais étant nourrie en permanence par cette « expansion », elle essaye de continuer à avancer. Entravée par la force opposée, son mouvement dévie et plie; puisque ce phénomène est constant, elle se replie de plus en plus sur elle-même et naît ainsi une spirale centripète ou de création.

    Quand l’énergie qui s’enroule arrive au centre de la spirale, elle explose et retourne vers l’Infini sous forme de spirales centrifuges où le rapport de forces est le contraire (la force dilatatrice domine). Ceci serait le phénomène de la radiation.

    A mesure qu’elle se déroule, la force d’expansion s’affaiblit et celle de constriction redevient dominante ; alors, une nouvelle spirale centripète peut se créer. Ce serait le mécanisme éternel de l’univers : toute chose se crée et se détruit en même temps.

    Ohsawa explique que la spirale de création évolue en traversant diverses étapes. La force centripète, qui se concentre de plus en plus, réussit à un certain moment à dépasser la résistance rencontrée : un bond se produit, ce qui la fait avancer de façon logarithmique. Par ce bond, la qualité de la manifestation change : elle devient plus « tangible », c’est l’apparition de l’énergie. L’énergie continue à se resserrer à son tour et, en suivant le même processus, finira par se manifester d’une manière plus proche de la matière : c’est le monde des particules pré-atomiques. Ce monde-là se concentre aussi chaque fois davantage et, à sa fin, apparaissent les éléments. Le monde minéral évolue et, encore une fois, la quantité changeant la qualité, il se transforme en monde organique, celui des végétaux. Et l’évolution de ces organismes végétaux finit par créer le monde animal.

    Selon cette vision, l’homme se trouve au centre de la spirale : à travers lui, pour la première fois dans ce processus, la vie matérialisée à partir de l’Infini, peut penser, c’est-à-dire qu’elle peut comprendre le processus en lui-même. L’homme serait donc un « porteur de vie » avec la spécificité de pouvoir acquérir la conscience ; grâce à lui, la vie pourra retourner vers son origine enrichie de cette conscience obtenue à travers un vécu unique[3].

    Source : L’Ere Atomique et Le Principe Unique de la Philosophie et de la Science d’Extrême-Orient, de Georges Ohsawa.

    Le jugement
    Comme on l’a vu, selon cet enseignement, la finalité de l’homme est de développer sa conscience ou jugement :

    D’après Ohsawa tout le monde a, en principe, la capacité de percevoir les choses d’une manière globale ou « suprême », d’aller au-delà de la vision dualiste tout en unifiant les contraires dans un seul phénomène, composé d’une « face » et d’un « dos ». Or, cette capacité « suprême » se trouve en général « endormie » ou « voilée » car on l’a empêchée de se développer librement (à cause de l’éducation, d’une alimentation inadaptée, etc.).

    Si on part du postulat que Yin et Yang forment une seule chose, comme les deux faces de la même pièce, cela signifie qu’en réalité il n’y a que « Un ». Mais l’homme, être matérialisé - donc faisant partie d’un monde relatif, ne peut percevoir qu’une des deux faces à la fois, sauf s’il retrouve la capacité de saisir avec son jugement global, celui qui n’est pas divisé, qui appartient à l’Infini lui-même. Autrement dit, le jugement de l’Amour absolu, celui qui unifie tout (en japonais et en chinois on pourrait traduire tous les « do » ou « tao » par « voie qui mène vers l’unité »).

    Ohsawa explique que tant qu’on n’a pas atteint l’étape « suprême » on vit avec les « bas jugements », ou étapes partielles du jugement, c’est-à-dire que l’on a une vision dualiste et irréelle de toute situation (voir la notion de « mâyâ » d’après la philosophie indienne). Ceci dit, comme le jugement se développe en spirale à travers ces diverses étapes, chacune fait quand-même partie du jugement suprême. Autrement dit, chaque « bas jugement » est le jugement « suprême » à un certain stade de son évolution.

    Jacques Skalka[4], un disciple de Georges Ohsawa, l’explique ainsi : fonctionner avec les bas jugements c’est fonctionner selon son caractère, en se prenant soi-même ou ses affinités comme point de référence ; fonctionner avec le jugement suprême, c’est atteindre un stade où les lois de l’ordre de l’Univers sont la référence. Et il ajoute que la macrobiotique peut permettre de fonctionner provisoirement comme si l’on avait déjà le jugement suprême dévoilé, car elle offre une approche intellectuelle de cet ordre universel.

    Les étapes de l’évolution du jugement, d’après Georges Ohsawa, sont les suivantes :

    1.Mécanique ou aveugle : On réagit de manière automatique : contraction par le froid, dilatation par la chaleur...
    2.Sensorielle : On réagit et juge les choses d’après ce qu’on trouve agréable ou désagréable.
    3.Sentimentale : On juge si une chose est bonne ou mauvaise à travers les sentiments.
    4.Intellectuelle : Prise de conscience de l’interrelation qui existe entre le monde extérieur et soi.
    5.Sociale : On tient compte des autres pour considérer si quelque chose est convenable ou non.
    6.Idéologique : Prise de conscience d’une notion de « morale ».
    7.Suprême ou Globale : On connaît et vit la « Justice » (les « lois universelles »), devenant ainsi un homme libre, capable de « créer » sa propre vie.
    Source : Le Principe Unique de la Philosophie et de la Science d’Extrême-Orient, de Georges Ohsawa.

    L’alimentation selon la macrobiotique
    Fu avec oniguiri et tonjiru
    L’alimentation macrobiotique en tant que technique se veut une application pratique et logique du Principe Unique. Selon ce dernier, le développement humain (tant physique que mental et spirituel) devrait se réaliser de lui-même d’une manière naturelle. Si ce n’est pas le cas, c’est qu’on l’en empêche.

    Tout ce qui vit se nourrit et chaque être a besoin d’une alimentation adaptée. Et, selon cette vision du monde, il existerait certains aliments spécifiques pour l’homme, en tant qu’être qui peut accéder à la conscience.

    L’alimentation macrobiotique est donc une technique qui prétend nourrir l’organisme de la façon la plus juste possible, sans manques ni excès (selon les notions de Yin et Yang), pour que celui-ci puisse se développer librement, tout en lui permettant de s’adapter aux vicissitudes qu’il devra traverser.

    Comme les situations changent en permanence, appliquer l’étude de Yin et Yang à l’alimentation permet de l’adapter constamment, selon l’activité, l’âge ou les objectifs de chacun, par exemple. Il n’y a donc pas d’interdit alimentaire, seulement une adaptation à chaque cas particulier. Ohsawa insiste fortement sur le fait que « la pratique sans la théorie est dangereuse, mais la théorie sans la pratique est inutile », et il propose 10 régimes équilibrés, allant du plus large au plus strict.

    Source : Le Zen Macrobiotique, de Georges Ohsawa.

    Santé et maladie
    Selon cette philosophie, il n’existe qu’une seule maladie universelle, l’arrogance, qui est l’expression extrême de l’égocentrisme ; toutes les autres maladies n’en seraient que les manifestations. L’égocentrisme implique un manque de vision d’ensemble : on se considère séparé du reste. Cette vision dualiste implique, inévitablement, que chaque décision prise dans la vie, à tous les niveaux, sera dirigée par le caractère, lequel ne tient pas compte que s’il y a « la face », il y a « le dos ». Cela se traduira par un déséquilibre à tous les niveaux, dont les conséquences affecteront d’abord l’organisme puis se répercuteront sur le comportement et le jugement. Quand « le dos » finira par se manifester, ce sera la « maladie ».

    Ainsi, ce que d’habitude on appelle « maladie », n’est, selon la vision macrobiotique, qu’une réaction naturelle du corps pour se rééquilibrer. Pendant ce processus, il élimine les excès nocifs ; c’est ce que l’on appelle les « symptômes ». Pour l’aider, la macrobiotique préconise de lui faire au maximum confiance, donc d’intervenir le moins possible en attendant la fin de « l’élimination ». C’est à ce stade que l’on peut appliquer un régime curatif, qui consiste à manger assez strictement, selon un certain équilibre Yin-Yang, en sorte de ne pas nourrir la maladie tout en facilitant le « nettoyage » naturel de l’organisme[5].

    Toutefois, la Macrobiotique curative fait aussi appel à divers remèdes externes et à l’usage d’aliments spécifiques, basés sur la médecine traditionnelle extrême-orientale et sur les propres découvertes de Georges Ohsawa, lequel expérimenta sur lui-même les effets de nombreux aliments.

    Concernant la santé, la définition qu’en donne la macrobiotique diffère aussi sensiblement de celle habituellement admise. D’après cette logique, si la « maladie » est l’arrogance, la « santé » est le contraire, c’est-à-dire l’humilité (pas simplement au niveau du comportement, mais en tant qu'état profond). Ohsawa propose sept conditions pour déterminer si l’on jouit de la santé, en spécifiant que la septième est aussi importante que les six premières réunies.

    Les sept conditions de la santé

    1.Pas de fatigue (Ne jamais être amené à dire « ceci est impossible, c’est trop difficile ».)
    2.Bon sommeil (Pouvoir récupérer complètement avec quatre à six heures de sommeil.)
    3.Bon appétit (Pouvoir apprécier, avec plaisir et reconnaissance, un bout de pain ou un peu de riz complet.)
    4.Bonne mémoire (Pouvoir se rappeler tous ceux qui nous ont aidés pendant notre vie et même avant.)
    5.Bonne humeur (Arriver à considérer que tout et tout le monde est agréable.)
    6.Rapidité de jugement et d’action (Pouvoir agir de manière juste et précise quand c’est nécessaire.)
    7.Justice (Expérimenter le sentiment permanent de gratitude.)
    Source : Le Zen Macrobiotique de Georges Ohsawa.
    Magnétisme curatif

         Imposition des mains par des magnétiseurs.

    Le magnétisme animal, aussi appelé mesmérisme, est un ensemble d'anciennes théories et pratiques thérapeutiques qui se développèrent de la fin du XVIIIe siècle à la fin du XIXe siècle en Occident et qui eurent un impact important sur le développement de la médecine, de la psychologie et de la parapsychologie[1].

    Le médecin allemand Franz-Anton Mesmer, qui postulait l'existence d'un fluide magnétique universel dont on pouvait faire une utilisation thérapeutique, introduisit l'expression magnétisme animal en 1773. Il avait l'ambition de donner une interprétation rationnelle à des phénomènes que l'on peut décrire sous le terme général de « transe » et qui, tels quels, semblent désigner l'irrationnel ou la magie[2]. Alors qu'il se voulait fondateur de science, ramenant ce qui relevait jusque là du surnaturel à l'étude des propriétés d'un fluide naturel, il est devenu l'archétype du charlatan[3] et le magnétisme animal l'archétype d'une pseudo-science[4].

    Véritable phénomène de société, le magnétisme animal a fait l'objet de nombreuses polémiques, notamment en France, avec la Faculté de Médecine qui a condamné cette pratique pour les médecins dès 1784. Cela n'a pas empêché le magnétisme animal de continuer à se répandre sous diverses formes, certains magnétiseurs continuant à attribuer ses effets au fluide de Mesmer, d'autres les attribuant à la volonté ou à l'imagination du magnétiseur et du magnétisé. Ces derniers sont à l'origine de théories sur l'hypnose développées par des médecins comme James Braid[5] ou Ambroise-Auguste Liébeault. D'autres encore expliquent les phénomènes magnétiques par un contact privilégié avec des « esprits ».

    Origines de la médecine magnétique
    La médecine magnétique du XVIIe siècle

    Les représentants de la médecine magnétique du XVIIe siècle, qui se présente comme un courant de sagesse médicale, ont, pour la plupart, subi l'ascendant des pères fondateurs du courant de la magie naturelle, tels le médecin suisse Paracelse[6], Marsile Ficin, Roger Bacon ou Pietro Pomponazzi[7]. Ils présentent la santé comme un état d'harmonie entre le microcosme individuel et le macrocosme céleste, contenant des fluides, des aimants et des influences occultes de toutes sortes[8]. Pour Paracelse, la puissance interne de l'âme peut se déployer à l'extérieur de l'organisme qu'elle anime et agir sur le corps, la volonté et les représentations d'autrui[9]. Pour lui, l'imagination est la force magique par excellence, qui représente ce pouvoir d'agir sur autrui[10].

    Le médecin anglais Robert Fludd[11], influencé par Paracelse, pratique la médecine à distance dont il attribue les effets à l'« onguent de sympathie ». On compte aussi parmi les représentants de ce mouvement le savant allemand Rudolph Glocenius, dit Gockel, qui considère que la nature est régie par une force agissante, partout présente mais discrète, consistant dans la loi de l'attraction et de la répulsion[12]. Le médecin belge Jan Baptist van Helmont développe des idées semblables à celles de Gockel[13]. Pour Gockel et pour Van Helmont, le magnétisme, par sa dimension tant théorique que pratique, fait partie du domaine de la magie[6]. Van Helmont écrit : « toute science occulte ou qui s'élève au-dessus de celle que nous acquérons par l'observation et le calcul est magie; toute puissance qui n'appartient pas à une action mécanique est une puissance magique »[13]. Pour lui, tout homme est capable d'influence ses semblables à distance si un accord entre l'opérateur et le patient a été créé et si la sensibilité du patient a été exercée[14].

    Le jésuite allemand Athanasius Kircher, connu pour ses expériences sur des animaux, considère lui aussi que le magnétisme intervient comme un principe explicatif de tous les phénomènes naturels. Il explique le « magnétisme de l'amour » comme une loi fondamentale cosmique d'attraction entre les êtres vivants, attraction qui est la source aussi bien des liens érotiques que de la guérison des maladies par cure magnétique[15].

    Parmi les représentants plus tardifs de ce courant, on compte le médecin écossais William Maxwell[16] et Ferdinand Santanelli[17].

    La « découverte » du magnétisme animal

    Le médecin allemand Franz-Anton Mesmer, qui publie en 1766 à Vienne De l'influence des planètes sur le corps humain, fut fortement influencé par les théories sur le magnétisme de ses prédécesseurs du XVIIe siècle[18]. Dans son livre, Mesmer s'inspire également des écrits du médecin anglais Richard Mead[19] [20]. Ce n'est qu'à partir de 1773, à la suite d'une polémique avec le père jésuite Maximilian Hell à propos de l'utilisation thérapeutique de plaques aimantées inventées par ce dernier, que Mesmer commence à utiliser le terme de « magnétisme animal » qu'il distingue du fluide magnétique minéral.

    En 1775, le prince-électeur Maximilien III Joseph de Bavière nomme une commission pour enquêter sur les exorcismes du père Johann Joseph Gassner. Cette commission invite Mesmer à Munich. Le 27 mai 1775, il se montre capable de provoquer chez les malades l'apparition et la disparition de divers symptômes sans utiliser l'exorcisme. Le lendemain, en présence de la Cour et de l'académie, il déclare que Gassner guérissait ses malades par le magnétisme animal sans s'en rendre compte[21]. Selon cette perspective, on peut considérer la relation entre le magnétiseur et le magnétisé comme la sécularisation de la relation qui existait entre l'exorciste et le possédé.

    En 1777 Mesmer quitte Vienne, suite à un échec thérapeutique avec la célèbre pianiste aveugle Maria Theresa von Paradis et en raison de la réaction hostile de ses confrères médecins qui le considèrent comme un charlatan. Il arrive à Paris en février 1778, s'installe au numéro 16 de la place Vendôme[22] et tente sans succès de se faire reconnaître par l'Académie des sciences, la Société royale de médecine et la Faculté de médecine de l'université de Paris. Retiré dans le village de Créteil[23], il publie son Mémoire sur la découverte du magnétisme animal en 1779 avec le soutien de son premier converti important, le médecin Charles Deslon. Les thèses principales de ce Mémoire sont les suivantes[20] :

  • Un fluide physique subtil emplit l'univers, servant d'intermédiaire entre l'homme, la terre et les corps célestes, et entre les hommes eux-mêmes ;
  • La maladie résulte d'une mauvaise répartition de ce fluide dans le corps humain et la guérison revient à restaurer cet équilibre perdu ;
  • Grâce à des techniques, ce fluide est susceptible d'être canalisé, emmagasiné et transmis à d'autres personnes, provoquant des « crises » chez les malades pour les guérir.
    Selon Mesmer, le magnétisme animal est la capacité de tout homme à guérir son prochain grâce au fluide naturel que le magnétiseur serait capable d'accumuler et de retransmettre grâce à des « passes »[24], dites « passes mesmériennes », sur tout le corps. Le magnétisme animal est aussi pour Mesmer une théorie unitaire permettant de décrire l'intrication de l'homme et de l'univers.

    Mesmer est vivement attaqué par la Faculté de Médecine qui publie des pamphlets et des articles au vitriol dans le Journal de médecine et la Gazette de Santé[25], mais il obtient des clients influents, tels le Marquis de La Fayette, le juriste Nicolas Bergasse et le banquier Guillaume Kornmann. En outre, dans son Précis historique des faits relatifs au magnétisme animal, publié en 1781, Mesmer réplique à ses opposants sur le ton de l'innocence blessée.

    Le baquet et les crises magnétiques

    En 1780, ayant plus de patients qu'il n'en peut traiter individuellement, Mesmer introduit la méthode de traitement collectif dite du « baquet » par laquelle il peut traiter plus de trente personnes à la fois[26]. Les patients, reliés entre eux par des cordes, sont assis autour d'une caisse circulaire en bois de chêne, dont le couvercle est percé de trous et de laquelle sortent des tiges en métal qui peuvent être en contact avec différentes parties malades du corps[27]. Au fond de la caisse, sur une couche de verre pilé et de limaille de fer, reposent des bouteilles remplies et rangées symétriquement, certaines pointant vers le centre, d'autres vers la périphérie[26]. Mesmer, dans un habit de soie lilas, et ses aides, qu'il choisissait jeunes et beaux, sont armés d'une baguette de fer de dix à douze pouces dont ils touchent les parties malades du corps des patients[28]. Mesmer accompagne habituellement ses séances de magnétisme en jouant du piano-forte ou du glassharmonica[26], harmonica de verre inventé par Benjamin Franklin en 1762.

    Lors de ces traitements collectifs autour du baquet se manifestent des phénomènes contagieux de « crises magnétiques », au cours desquelles les femmes de la meilleure société perdent leur contrôle, éclatent d'un rire « hystérique », se pâment, sont prises de convulsions... Un témoin décrit une crise en détail : « La respiration était précipitée ; elle étendait les deux bras derrière le dos en les tordant fortement, et en penchant le corps en devant ; il y a eu un tremblement général de tout le corps ; le claquement de dents est devenu si bruyant qu'il pouvait être entendu du dehors ; elle s'est mordu la main, et assez fort pour que les dents soient restées marquées »[29]. Mesmer considère que ces convulsions ont une vertu thérapeutique[20] en ce qu'elles indiquent que le fluide, renforcé par les passes magnétiques, surmonte l'obstacle qui s'opposait à sa circulation dans le corps du malade[30]. Pour les cas de convulsions violentes, les patients sont emmenés dans une chambre matelassée appelée « chambre des crises »[31]. L'un des quatre baquets de Mesmer est réservé aux pauvres mais les places aux trois autres doivent être réservées longtemps à l'avance et lui rapportent quelque 300 louis par mois[32].

    En mars 1781, probablement influencée par des courtisans mesméristes, Marie-Antoinette prie Maurepas de négocier avec Mesmer[33]. Le gouvernement lui offre une pension à vie de 20 000 livres et une autre de 10 000 livres pour ouvrir une clinique s'il veut accepter la surveillance du gouvernement. Mesmer refuse l'offre car elle ne lui paraît pas assez généreuse et parce qu'il refuse d'être jugé par ses élèves.

    En 1782, apprenant que Charles Deslon s'est lui-même constitué une clientèle de magnétisme animal, Mesmer ouvre, avec l'aide de Bergasse et Kornmann, une souscription permettant d'acheter le « secret de Mesmer ». Pour cela, ils créent la Société de l'Harmonie Universelle, qui se révèle être un énorme succès financier. Le but de la Société est d'assurer la survie de la doctrine et de la richesse de Mesmer, menacées par les corps académiques et le gouvernement. En 1785 Bergasse, Kornmann et D'Eprémesnil réclament sans succès la fin de la souscription en faveur de Mesmer et la vulgarisation de la doctrine[34] et sont exclus de la Société. En juin 1785, Mesmer s'installe somptueusement à l'hôtel de Coigny, rue du Coq-Héron et possède 343 764 livres selon le trésorier de la société. En 1789, avant son démantèlement, l'organisation mère de Paris compte quatre cent trente membres et a ouvert des succursales notamment à Strasbourg, Lyon, Bordeaux, Montpellier, Bayonne, Nantes, Grenoble, Dijon, Marseille, Castres, Douai et Nîmes[35].

    Les principaux courants du magnétisme
    Lorsque Mesmer quitte Paris en 1785, la pratique du magnétisme animal, en plein essor malgré les interdits de la faculté, est représentée par trois courants principaux[36]:

  • Les mesmériens proprement dits, qui expliquent les modifications physiologiques et psychiques suscitées par la magnétisation en mettant l'accent sur la circulation du fluide. Leur conception dominante, résolument physicaliste et matérialiste, est proche de celles de médecins qui, tel Désiré Pététin, préfèrent parler d'« électricité vitale ».
  • Les psychofluidistes, qui considèrent la volonté comme l'agent véritable de l'action magnétique mais gardent l'hypothèse d'un fluide comme vecteur de cette volonté. Les théoriciens de ce courant, qui se réclament de la raison, estiment que le somnambulisme dévoile les puissances latentes de l'âme.
  • Les spiritualistes, apparentés à une branche mystique de la franc-maçonnerie[37]. Les uns pensent agir sur leurs malades directement par la volonté et la prière, d'autres considèrent que lors de leurs transes, les magnétisés entrent en contact avec des anges, des esprits.
    Après la Restauration émerge le courant de ceux que l'on a appelé les imaginationnistes, pour qui ni la volonté du magnétiseur, ni un quelconque fluide n'interviennent. Pour eux, le magnétisme ne fait que libérer des puissances internes au sujet, les puissances de l'imagination, qui sont susceptibles de modifier de façon impressionnante la totalité psycho-organique de ce dernier.

    Les Psychofluidistes

    Les psychofluidistes admettent l'hypothèse d'un fluide universel, mais insistent surtout sur la volonté du magnétiseur et sur sa croyance dans le magnétisme[24] pour soigner le patient. En outre, pour eux, la volonté de l'opérateur, loin de s'imposer à la volonté du patient, vient s'ajouter à elle, collaborer avec elle.

    Leur chef de file est l'officier d'artillerie Armand Marie Jacques de Chastenet, alias le marquis de Puységur, qui est un des premiers, poussé par ses deux frères cadets, à s'inscrire à la Société de l'Harmonie Universelle pour suivre les enseignements de Mesmer. Le marquis pratique notamment le magnétisme dans le cadre de son régiment à Strasbourg pour soigner de jeunes soldats malades. Homme des Lumières, le marquis est en outre soucieux de la santé de ses vassaux et désireux d'œuvrer sur ses terres à l'avènement du progrès[38]. Le 4 mai 1784, au repos dans son domaine de Buzancy dans le Soissonnais, alors qu'il tente de soulager par le magnétisme un jeune paysan, Victor Race, alors âgé de 24 ans, Puységur constate, au lieu des convulsions de la crise mesmérienne qu'il attend, que Victor tombe dans un sommeil calme et profond. À son grand étonnement, Victor, bien qu'apparemment endormi, manifeste une activité mentale intense, s'exprime sans son patois et sur des sujets qui excèdent ses préoccupations habituelles.

    Alors qu'il reproduit ces expériences les jours suivants, une autre chose étonne le Marquis : lors de ses accès que Puységur qualifie de « somnambulisme provoqué » ou « sommeil magnétique »[39], Victor semble capter ses pensées et ses désirs sans qu'il ait besoin de les formuler. Il suffit que Puységur formule un ordre, un désir silencieux et Victor l'exécute, comme s'il avait accès direct à ce qui se passe dans son esprit. Par ailleurs, lorsqu'il est en transe, Victor aide Puységur à diagnostiquer les maux des autres malades et lui explique la conduite à tenir envers eux. On parle de « lucidité magnétique » pour qualifier la clairvoyance des somnambules sur leur propre maladie, sur celle des autres et sur les remèdes qui leur conviennent[20]. Puységur découvre en outre « qu'un somnambule peut voir à l'intérieur de son corps pendant qu'il est magnétisé, qu'il peut diagnostiquer sa maladie, prédire le jour de sa guérison et même communiquer avec les morts et les absents »[40]. Au réveil, Puységur remarque que les somnambules ont oublié tout ce qui s'est produit alors qu'ils étaient magnétisés[41].

    Les phénomènes de « lucidité magnétique » défient la rationalité des Lumières en ce qu'ils semblent impliquer que « la conscience humaine peut s'affranchir, dans certaines circonstances, des bornes du sujet et des contraintes spacio-temporelles qui semblaient encadrer inéluctablement son exercice. Cette fermeture du sujet était pour la pensée des Lumières de type axiomatique »[42]. Face aux faits qu'il découvre et qui semblent étayer l'idée d'une interconnexion virtuelle des consciences, Puységur abandonne l'axiome de la fermeture de la conscience. Pour lui, ces phénomènes de lucidité doivent être étudiés comme le sont toutes les autres facultés humaines.

    Très vite, les malades affluent à Buzancy et Puységur organise des traitements collectifs autour d'un grand orme[43]. Le 17 mai, Puységur écrit à son frère : « Ils affluent autour de mon arbre, il y en avait ce matin plus de 130 ». Un témoin décrit la scène : « On a établi autour de l'arbre mystérieux, plusieurs bancs circulaires, en pierre, sur lesquels sont assis tous les malades, qui tous enlacent de la corde les parties souffrantes de leur corps. Alors l'opération commence, tout le monde formant la chaîne, et se tenant par le pouce. (...) M. Puységur (...) choisit entre ses malades plusieurs sujets que par attouchement de ses mains et présentation de sa baguette (verge de fer de 15 pouces environ), il fait tomber en crise parfaite (...) Ces malades en crise, qu'on nomme médecins, ont le pouvoir surnaturel par lequel en touchant un malade qui leur est présenté, (...) ils sentent quel est le viscère affecté, la partie souffrante ; ils indiquent à peu près les remèdes convenables »[44].

    Selon certains auteurs, les expériences de Puységur auraient réactivé les croyances populaires de ses paysans, croyances liées aux guérisseurs, aux voyants et aux plantes médicinales[45][46]. Puységur aurait également contribué à restructurer ces croyances, influencé notamment par ses lectures de Rousseau. La manière dont certains somnambules, après avoir diagnostiqué un malade, se portent en extase en forêt vers la plante susceptible de le guérir, et décrivent l'endroit où on la trouvera, n'est pas sans rappeler les textes dans lesquels le philosophe herborise dans un état proche de l'extase, notamment dans Les Rêveries du promeneur solitaire[47].

    En 1785, Puységur amène Victor Race à Paris pour faire une démonstration de ses découvertes devant Mesmer. La même année, il reprend le commandement de son régiment d'artillerie à Strasbourg et crée dans cette ville la Société harmonique des amis réunis au sein de laquelle il forme plus de 150 magnétiseurs[48] et institue de nombreux centres de traitements. Cette société continue à exister jusqu'en 1789 et publie de nombreux articles sur les différents cas traités par magnétisme. Homme des Lumières, Puységur commence par suivre les idées nouvelles du courant révolutionnaire, puis est dépassé par la tournure que prennent les événements. Nommé général d'artillerie en 1791, il démissionne en mai 1792. Alors que ses deux frères se réfugient à l'étranger, il refuse de les suivre. Sous la Terreur, Puységur passe deux années en prison avec sa femme et ses enfants mais évite le pire et n'est pas spolié de ses biens. Sous l'Empire, de 1800 à 1805, il est maire de Soissons.

    Entre 1807 et 1813, Puységur publie plusieurs ouvrages en faveur du magnétisme et effectue des démonstrations avec le jeune paysan Hébert devant de nombreuses sommités médicales, dont le médecin Franz Joseph Gall et en 1815, il fait renaître la Société de l'harmonie de Mesmer sous le nom de Société du magnétisme[49].


    Joseph Philippe François DeleuzeEn 1814, l'intérêt pour les écrits d'un autre partisan du magnétisme animal, le naturaliste Joseph Philippe François Deleuze, collaborateur d'Antoine-Laurent de Jussieu au Muséum national d'histoire naturelle de Paris, donnent lieu à la publication d'une revue, les Annales du magnétisme, dans laquelle on expose les expériences conduites par les magnétiseurs à travers l'Europe. Cette revue prendra le nom de Bibliothèque du magnétisme animal à partir de 1818[50]. Deleuze défend le magnétisme contre les positivistes de l'académie mais aussi contre l'aile droite de l'église catholique, représentée notamment par l'abbé Fustier[51], l'abbé Wurtz[52] ou l'abbé Fiard[53], qui voient dans le magnétisme une conspiration maçonnique visant à saper les fondements de la Chrétienté et derrière laquelle se profile Satan en personne[54].

    On trouve également parmi les psychofluidistes Charles de Villers, Auguste Leroux, A.A. Tardy de Montravel, Louis Joseph Charpignon[55], Casimir Chardel, Charles Lafontaine et le médecin Alphonse Teste. Les membres de ce courant publient la plus grande partie de leurs écrits dans la Revue du magnétisme.

    Les Spiritualistes
    Les spiritualistes s'inscrivent dans un courant chrétien issu de l'illuminisme, lié à une branche mystique de la franc-maçonnerie[56]. Leur chef de file est le théosophe Louis-Claude de Saint-Martin dont l'initiateur fut Martines de Pasqually et qui fut très influencé par les travaux d'Emanuel Swedenborg. Saint-Martin devient le vingt-septième membre de la Société de l'Harmonie le 4 février 1784 mais s'éloigne progressivement de Mesmer dont il regrette l'insistance matérialiste sur l'action du fluide[57]. Certains spiritualistes prétendent agir directement sur le patient, sans l'influence d'un fluide, par la volonté et la prière. D'autres considèrent que les magnétisés entrent en contact avec des entités supra-humaines[58]. Ces théosophes magnétiseurs lyonnais travaillent avec des femmes somnambules qui sont censées avoir un contact privilégié aux mystères célestes[59]. Parmi ces femmes, on trouve Jeanne Rochette ou Marie-Louise de Vallière de Montspey.

    Au delà des polémiques avec les psychofluidistes, on sait que Puységur a fréquenté ces milieux, notamment par l'intermédiaire de la loge maçonnique « La Candeur de Strasbourg » à laquelle il appartenait avec ses frères[56] et dont le rituel s'inspirait de celui qu'avait insitué Jean-Baptiste Willermoz, un autre disciple de Pasqually. En outre, Pasqually mettait comme Puységur l'accent sur l'importance de la volonté dans la cure magnétique.

    On compte également parmi les spiritualistes plus tardifs Louis Alphonse Cahagnet[60] et Henry Delaage[61].

    Les Imaginationnistes
    Les imaginationnistes rejettent la notion de fluide et celle de volonté. Ils n'en pratiquent pas moins le magnétisme en utilisant les effets de l'imagination.

    À partir d'août 1813, l'abbé Faria donne à Paris un cours sur le somnambulisme magnétique, qu'il préfère appeler sommeil lucide. Un témoin de l'époque, le médecin Alexandre Bertrand, nous décrit sa méthode: « Il faisait placer sur un fauteuil la personne qui voulait se soumettre à son action, et l'engageait à fermer les yeux en se recueillant; puis, tout à coup, il prononçait d'une voix forte et impérative le mot Dormez, qui faisait ordinairement sur le patient une impression assez vive pour produire en lui une légère secousse de tout le corps, de la chaleur, de la transpiration, et quelquefois le somnambulisme »[62]. Faria conteste aussi bien la théorie fluidique de Mesmer que la théorie de Puységur sur le rôle décisif de la volonté du thérapeute dans l'introduction de la transe magnétique[63]. Il refuse en outre à la personnalité de l'hypnotiseur tout pouvoir effectif sur le patient et conteste les théories populaires sur les pouvoirs supranormaux des magnétiseurs[64]. Pour lui, le sommeil lucide ne fait que libérer les pouvoirs cachés de l'âme, qui s'expriment de façon voilée et fragmentaire dans les rêves. Le magnétiseur ne fait qu'aider son patient à accéder à ses ressources intérieures.

    Faria est ridiculisé dans la presse, notamment dans une série d'articles impitoyables de Victor-Joseph Étienne de Jouy puis, à partir de 1816 dans une pièce de vaudeville de Jules Vernet, La magnétismomanie[65]. Critiqué par les psychofluidistes, qui ne lui pardonnent pas son rejet du fluide, et par ses collègues ecclésiastiques, qui l'accusent de pactiser avec des forces démoniaques, il doit fermer son salon de conférences et se retire dans un pensionnat de jeunes filles en tant qu'aumonier[66].

    Du 23 août 1819 à janvier 1820, le médecin Alexandre Bertrand, polytechnicien et futur chroniqueur scientifique au journal Le Globe, donne un cours public sur le magnétisme animal. D'abord partisan des thèses psychofluidistes, Bertrand devient un des maîtres à penser du courant imaginationniste[67]. Parmi les auditeurs de Bertrand, on trouve un certain nombre de médecins qui portent le magnétisme en milieu hospitalier. Progressivement, plusieurs médecins de renom initialement sceptiques tels Husson, Léon Rostan[68], François Broussais, Pierre Fouquier ou Étienne-Jean Georget[69], assistent à des expériences qui les rallient à la cause du magnétisme.

    On trouve également parmi eux le baron Étienne Félix d'Henin de Cuvillers, éditeur des Archives du magnétisme animal à partir de 1819, le philosophe Maine de Biran, le général François Joseph Noizet[70] ainsi que Jules Denis, alias baron Jules Dupotet de Sennevoy, qui publie le Journal du magnétisme de 1845 à 1861.

    Controverses scientifiques
    En France
    L'historien Robert Darnton a montré comment la science pendant les années 1780 inspire un enthousiasme tel, qu'il efface presque la limite, jamais très distincte avant le XIXe siècle, qui sépare la vraie science de la pseudo-science[71]. À cette époque où l'aptitude du savant à exploiter les forces de la nature inspire une admiration quasi religieuse, où « Voltaire rend intelligible la théorie de la gravitation de Newton, ou Franklin applique les propriétés de l'énergie électrique à l'invention du paratonnerre, où Montgolfier stupéfie l'Europe en soulevant l'homme dans les airs, le fluide invisible de Mesmer ne semble pas tellement miraculeux »[72]. En outre, à cette époque, les phénomènes magnétiques étaient souvent produits de façon impromptue sans protocoles stricts, et on négligeait de rédiger des procès-verbaux circonstanciés, ce qui rend difficile, aujourd'hui, l'appréciation des récits.

    Si l'on peut considérer que le courant du magnétisme animal fait la transition entre la foi des Lumières dans la capacité de la raison à décoder les lois de la nature et la fascination du Romantisme pour le surnaturel et l'irrationnel[73], il faut souligner que le conflit qui oppose les magnétistes à l'institution médicale ne met pas face à face les lumières de la raison et les ténèbres de l'occultisme, mais des conceptions différentes de la raison. Aux yeux de magnétiseurs tels Puységur, Deleuze ou Bertrand, la raison n'a pas le droit d'exclure des faits au nom d'une idée prédéterminée du possible et de l'impossible. Pour leurs adversaires, en revanche, les phénomènes magnétiques contredisent l'ordre de la nature et on perd donc son temps à les étudier.

    Les commissions de Louis XVI

    En 1784, confronté à la rumeur et à quelques cas de guérison sur des personnages haut placés, Louis XVI nomme deux commissions pour étudier la pratique du magnétisme animal[74] :

  • La première, qu'il nomme le 12 mars, est composée de quatre médecins de la Faculté de Paris : Michel Joseph Majault, Charles Louis Sallin, Jean d'Arcet, Joseph Ignace Guillotin ; et de cinq membres de l'Académie royale des sciences : l'officier de marine Gabriel de Bory, le physicien Jean-Baptiste Le Roy, l'astronome Jean Sylvain Bailly, le chimiste Antoine Lavoisier et l'ambassadeur des États-Unis Benjamin Franklin ;
  • La seconde, qu'il fait nommer par le baron de Breteuil le 5 avril, est composée de membres de la Société royale de Médecine : Mauduyt de La Varenne, Charles-Louis-François Andry, Claude-Antoine Caille, Pierre-Isaac Poissonnier et le botaniste Antoine-Laurent de Jussieu .
    Les commissaires se fondent sur l'observation du travail du disciple de Mesmer, le médecin Charles Deslon, qui, contrairement à son maître, a accepté de partager son expérience avec eux. Lors de leurs expériences, les commissaires constatent qu'une patiente est prise de crise en se croyant à tort mesmérisée, un autre patient est conduit devant cinq arbres dans le jardin de Franklin, dont un seul a été magnétisé par Deslon, il s'évanouit au pied de l'un des quatre autres. Dans la maison de Lavoisier, une tasse d'eau normale produit des convulsions chez une patiente qui avale calmement le contenu d'une tasse d'eau magnétisée[75]. Dans son rapport officiel[76], Jean Sylvain Bailly conclut que « l'imagination sans magnétisme produit des convulsions... le magnétisme sans imagination ne produit rien... Les expériences sont uniformes et sont également décisives ; elles autorisent à conclure que l'imagination est la véritable cause des effets attribués au magnétisme » et que « tout traitement public où les moyens du magnétisme sont employés, ne peut avoir, à la longue, que des effets funestes ». Lavoisier rappelle que « c'est sur les choses qu'on ne peut voir ni palper qu'il est important de se tenir en garde contre les écarts de l'imagination »[77]. Le rapport officiel de l'autre commission rend des conclusions très proches de celles de Bailly[78].

    Bailly déclare aussi, dans un rapport secret au roi que « le traitement magnétique ne peut être que dangereux pour les mœurs »[79]. Il souligne que « l'homme qui magnétise a généralement les genoux de la femme renfermés dans les siens; les genoux et toutes les parties inférieures du corps sont par conséquent en contact. La main est appliquée sur les hypocondres et quelquefois plus bas sur les ovaires; le tact est donc à la fois appliqué sur une infinité de parties et dans le voisinage des parties les plus sensibles du corps... l'attraction réciproque des sexes doit agir dans toute sa force »[79].

    Antoine-Laurent de Jussieu, quant à lui, refuse de signer le même document que ses collègues et publie un contre-rapport dans lequel il déclare que « l'influence physique de l'homme sur l'homme » avec ou sans attouchements doit être admise[80]. Deslon publie lui-aussi un contre-rapport dans lequel il critique les méthodes et les conclusions des commissaires. Il y remarque que « si la médecine d'imagination est la meilleure, pourquoi ne ferions-nous pas de la médecine d'imagination? ». En outre, les partisans du magnétisme animal soulignent que la notion d'imagination permet aux commissaires de disqualifier le magnétisme sans pour autant avoir à prendre le risque de définir cette imagination qu'ils invoquent, et donc sans avoir à produire de témoin fiable pour cette définition[81].

    Suite à la publication en 24 000 exemplaires des deux rapports officiels, la Faculté de Médecine exige que ses membres initiés au magnétisme signent un acte d'abjuration dans lequel ils s'engagent à ce « qu'aucun docteur ne se déclarera partisan du magnétisme animal, ni par ses écrits ni pas sa pratique »[82].

    Le rapport Husson
    Au début du XIXe siècle, l'opinion de l'académie reste largement défavorable au magnétisme animal, comme en témoignent notamment le pamphlet publié en 1812 par Antoine-François Jénin de Montègre, le secrétaire de l'Académie de médecine, dans lequel il accuse le magnétisme « d'être contraire à la raison, aux bonnes mœurs, et de conduire les hommes à l'abrutissement »[83] et l'article de Julien-Joseph Virey, publié dans le Dictionnaire des sciences médicales en 1818[84]. Il faut attendre 1825 pour qu'un médecin, le docteur Pierre Foissac, adresse à l'académie de médecine un mémoire pour plaider en faveur d'un réexamen du magnétisme[85]. Il y déclare que le somnambulisme magnétique est susceptible d'ouvrir des voies nouvelles à la physiologie et à la psychologie. Une séance publique se tient le 20 janvier 1826 pour juger de l'opportunité de ce réexamen. Alors que certains membres de l'académie considèrent que les conclusions des commissions officielles de Louis XVI sur le magnétisme animal sont toujours valables, le professeur Husson, médecin-chef de l'Hôtel Dieu, fait remarquer que les théories adoptées, les moyens employés et les effets obtenus dans les traitements magnétiques ont changé depuis l'époque de Mesmer[86]. En 1826, Husson se voit confier une commission officielle chargée de statuer sur le magnétisme animal. Cette commission commence son travail en janvier 1827 et publie ses conclusions en 1831, reconnaissant comme réels la plupart des phénomènes observés dans le magnétisme. En particulier, le rapport fait état de l'ablation d'une tumeur effectuée en 1829 par le chirurgien Jules Cloquet sous sommeil magnétique au cours de laquelle la patiente ne manifeste aucun signe de douleur[87]. Le rapport décrit également la manière dont Foissac a guéri un paralytique jugé incurable par les médecins en utilisant le magnétisme. Selon le rapport, ce paralytique, un certain Paul Villagrand, aurait par ailleurs fait preuve de sa capacité à lire à travers des corps opaques devant la commission et plusieurs médecins, dont François Broussais[88].

    Dans ce rapport, qui fait scandale et qui ne fut pas publié par l'académie[89], la commission déclare que « considéré comme agent de phénomènes physiologiques ou comme moyen thérapeutique, le magnétisme devrait trouver sa place dans le cadre des connaissances médicales (...) l'Académie devrait encourager les recherches sur le magnétisme comme une branche très curieuse de psychologie et d'histoire naturelle »[90].

    La ligne Dubois
    En 1833, le médecin Frédéric Dubois (d'Amiens) publie un pamphlet attaquant les magnétiseurs et le rapport Husson[91] qui a entre temps été publié par Foissac. Dans ce texte, Dubois assimile l'ensemble des magnétiseurs à des charlatans et se dit « révolté de voir la réputation de graves personnages compromise par d'indignes jongleries »[92]. En 1837, une commission dirigée par Dubois est nommée pour étudier les phénomènes magnétiques présentés par le docteur Didier Berna. Berna propose des protocoles expérimentaux qui ne sont soit pas acceptés par la commission soit rapportés de manière différente. Par ailleurs, Berna demande aux commissaires de s'engager à signer les protocoles expérimentaux à chaque séance, ce que ces derniers refusent[93]. La commission Dubois, qui n'a effectué qu'une demi-douzaine d'expériences sur deux somnambules[94], rend des conclusions absolument opposées à celles de Husson. Selon son rapport, qui est lu à l'Académie de médecine les 12 et 17 août 1837, aucun des phénomènes allégués par les magnétiseurs n'a pu être observé.

    Malgré les protestations de Husson et de Berna, le 15 juin 1842, l'académie de médecine décide de ne plus s'intéresser au magnétisme animal.

    En Europe

    Alors qu'en France les autorités scientifiques ont presque toujours rejeté le magnétisme, la situation est différente en Prusse. En 1812, le gouvernement prussien nomme une commission d'enquête qui publie en 1816 un rapport favorable au magnétisme. Suite à cela, les universités de Berlin et de Bonn instituent des chaires de mesmérisme. Parmi les mesmériens germanophones, on peut citer les médecins David Ferdinand Koreff, Christoph Wilhelm Hufeland[95], Karl Alexander Ferdinand Kluge[96], Karl Christian Wolfart, Karl Schelling, Carl August von Eschenmayer et Justinus Kerner[97].

    En 1815, le Tsar Alexandre Ier de Russie nomme une commission qui conclut que le magnétisme est un agent réel mais qu'il ne doit être pratiqué que par des médecins instruits. En 1817, le roi Frédéric VI du Danemark publie une ordonnance analogue sur le même sujet[98].

    John Bell est le premier à pratiquer et enseigner le magnétisme animal à Londres dans les années 1780. En 1786, les Mémoires pour servir à l'histoire et à l'établissement du magnétisme animal de Puységur paraissent à Londres. Vers 1787, le docteur J.B. de Mainauduc, élève de Charles Deslon, arrive lui aussi de France et commence à y enseigner le magnétisme animal[99]. L'intérêt pour le magnétisme reprend en 1835, suite à la traduction en anglais du Rapport Husson par J.C. Colquhoin, qui s'est formé au magnétisme en Allemagne.

    En 1837, Jules Dupotet de Sennevoy, qui avait conduit les expériences pour la commission Husson, « exporte » à son tour la pratique du magnétisme animal en Angleterre et forme notamment le médecin anglais John Elliotson[100]. Ce dernier est, avec le médecin des Indes Britanniques James Esdaile[101], un précurseur de l'usage du magnétisme animal en anesthésiologie. Objet de suspicions de fraude lors de démonstrations publiques sur deux femmes somnambules effectuées avec Dupotet, Elliotson est contraint de démissionner de son poste de professeur à l'University College de Londres en 1838, sous la pression du journal médical The Lancet, dont le directeur, Thomas Wakley avait été originairement favorable au magnétisme[102]. Le magnétisme est donc expulsé de l'institution britannique, mais, à la différence de la France, aucun décret officiel ne vient en empêcher ou en limiter la pratique[103]. De 1843 à 1856, Elliotson publie la revue The Zoist consacrée au magnétisme animal[104].

    Aux États-Unis

    Marquis de LafayetteLe 14 mai 1784, le Marquis de Lafayette écrit une lettre enthousiaste à propos des travaux de Mesmer à George Washington. Lafayette écrit: « Un docteur allemand nommé Mesmer, ayant fait la plus grande découverte sur le magnétisme animal, a formé des élèves, parmi lesquels votre humble serviteur est appelé l'un des plus enthousiastes »[105]. Cette lettre est suivie d'une lettre de Mesmer lui-même le 16 juin à laquelle Washington répond cinq mois plus tard en confirmant qu'il a bien rencontré Lafayette[106]. Ce dernier a entre temps donné une ou deux leçons de magnétisme animal et rencontré une communauté de Shakers ayant vu une similarité entre les pratiques de transe de ces derniers et les crises mesmériennes. Lafayette participe également à des rituels nord-Amérindiens, persuadé que le magnétisme animal est la redécouverte d'une pratique ancienne et primitive[107]. On sait en revanche que Benjamin Franklin et Thomas Jefferson étaient tous deux hostiles à la pratique du magnétisme animal. Jefferson, qui redoutait qu'une vague de mesmérisme n'envahisse son pays, envoyait de nombreux pamphlets antimesméristes et des copies des rapports des commissions à des amis influents.

    Dans les années 1790, Elisha Perkins, membre fondateur de la société de médecine du Connecticut, fait un usage thérapeutique de plaques métalliques[108]. La pratique de Perkins est mal reçue aussi bien des partisans du magnétisme animal que des médecins de l'académie et Perkins est exclu de la Société de médecine du Connecticut.

    Parmi ceux qui « importent » le magnétisme animal en Amérique du Nord, on trouve également Joseph du Commun, qui donne ses premières leçons de magnétisme animal à New York en 1829 et Charles Poyen Saint Sauveur, qui enseigne et pratique le magnétisme animal dans le Massachusetts à partir de 1834[109]. Aux États-Unis « les dispositifs de protection institutionnels, encore embryonnaires, ne freinent pas comme en France le développement du mesmérisme »[103].

    Le déclin du mesmérisme
    Depuis la découverte de l'électromagnétisme par Michael Faraday en 1831, la compréhension du magnétisme physique avance à grands pas. Durant la même période la médecine progresse et on se rend compte que les nerfs ne sont pas commandés par un fluide magnétique. Toutes ces découvertes ne vont pas dans le sens des courants du magnétisme animal mesmérien et psychofluidiste, qui mettaient l'accent sur l'existence du fluide. Enfin en 1887 l'expérience de Michelson-Morley démontre à la grande surprise des scientifiques de l'époque que la vitesse de la lumière est indépendante de son environnement et donc qu'aucun éther physique n'est le support de la lumière et de l'électromagnétisme. À la fin du XIXe siècle, les personnes qui se réclament encore du magnétisme animal sont essentiellement des adeptes des sciences occultes ou des personnes se disant "guérisseurs".[110].

    Influence et postérité du magnétisme animal
    Du magnétisme animal à l'hypnose


    On peut considérer que l'hypnose est une réélaboration de la pratique des magnétiseurs par des médecins, épurée de certains phénomènes jugés occultes et en tant que tels inacceptables par l'académie. Ainsi, dans leur livre sur le magnétisme, les hypnotistes français Alfred Binet et Charles Féré opposent « l'histoire merveilleuse du magnétisme animal... aux faits positifs de l'hypnotisme »[111]. Un autre hypnotiste, Pierre Janet, regrette que « la crainte de ce renom de charlatanisme qui reste attaché aux opérations du magnétisme animal »[112] ait longtemps empêché les psychologues de s'intéresser aux phénomènes de somnambulisme.

    Il est généralement admis que le médecin écossais James Braid fait la transition entre le magnétisme animal et l'hypnose. En 1841, Braid assiste à une démonstration du magnétiseur public Charles Lafontaine et en 1843 il publie Neurypnologie, Traité du sommeil nerveux ou hypnotisme. Dans ce livre, Braid essaie de se différencier des travaux des magnétiseurs imaginationnistes. Pour cela, il remplace leur méthode d'induction visuelle par fixation de l'attention sur la main tendue du magnétiseur par la fixation de l'attention sur un objet brillant.

    En France, le 5 décembre 1859, le chirurgien Alfred Velpeau rend compte devant l'Académie des sciences d'une intervention pratiquée sous anesthésie hypnotique selon la méthode de Braid au nom de trois jeunes médecins, Eugène Azam, Paul Broca et Eugène Follin[113]. Ces derniers ont pratiqué la veille à l'hôpital Necker l'opération d'une tumeur anale sous anesthésie hypnotique. L'opération, très douloureuse par nature, se passe sans que la patiente ne donne aucun signe de douleur. En 1860, Joseph Durand (de Gros) publie son Cours théorique et pratique du Braidisme, ou hypnotisme nerveux. En 1870, Hippolyte Taine présente une introduction aux théories de Braid dans son De l'Intelligence.


    Jean-Martin CharcotVers 1848, Ambroise-Auguste Liébeault, encore jeune interne en chirurgie, commence à s'intéresser au magnétisme animal. Il lit notamment le Manuel pratique de magnétisme animal d'Alphonse Teste et prend connaissance du rapport Husson déposé en 1831. Influencé par les magnétiseurs Charles Lafontaine et Jules Dupotet de Sennevoy, il commence à endormir des jeunes femmes. En 1864, il s'installe à Nancy comme guérisseur philanthrope, guérissant des enfants avec de l'eau magnétisée et par l'imposition des mains. Son intérêt pour le magnétisme animal a été ravivé par la lecture des travaux de Velpeau et Azam. Il apparaît comme un marginal à une époque où le magnétisme animal était complètement discrédité par l'académie lorsqu'il publie en 1866 dans l'indifférence générale Du sommeil et des états analogues considérés surtout du point de vue de l'action du moral sur le physique. Il y fait état de notions théoriques et pratiques largement proches de celles des magnétiseurs du courant imaginationniste. Liébeault est à l'origine de l'École de Nancy.

    En 1876, le neurologue Jean-Martin Charcot est membre d'une commission nommée par Claude Bernard pour étudier les expériences de métallothérapie du médecin Victor Burq. En 1878, Charcot commence à étudier l'hypnose sous l'influence de Charles Richet et en 1882, dans Sur les divers états nerveux déterminés par l'hypnotisation chez les hystériques, il réhabilite l'hypnose comme sujet d'étude scientifique en la présentant comme un fait somatique propre à l'hystérie. Charcot est à l'origine de l'École de la Salpêtrière.

    Les spécialistes de l'hypnotisme n'accèdent pas à certains phénomènes observés par les magnétiseurs, la lucidité magnétique notamment. Ils sont vivement critiqués par les tenants du magnétisme, qui considèrent qu'ils ne produisent que des effets caricaturaux, rabaissant la personne au lieu de l'élever[114]. La question est de savoir si, en état somnambulique, les sujets sont plongés dans un état d'automatisme et de conscience amoindrie ou bien si, au contraire, comme l'ont toujours prétendu les magnétiseurs, ils accèdent à des facultés nouvelles et à une présence au monde plus intense[115].

    Somnambules et voyants

    Alors que les hypnotistes cherchent à « épurer » la pratique du magnétisme de ses aspects occultes et merveilleux, d'autres tentent d'étudier les phénomènes extraordinaires présentés par certains sujets lorsqu'ils sont en transe somnambulique.

    C'est notamment le cas du médecin allemand Justinus Kerner, qui s'intéresse à la célèbre somnambule de Prevorst, Friederike Hauffe, qui vivait dans un état quasi permanent de transe somnambulique[116]. Selon Kerner, Friederike possédait le don de seconde vue, celui de prédiction, pressentait la mort de certaines personnes, décelait les maladies, prescrivait des remèdes, se montrait très sensible à certaines substances. Elle voyait même les morts et entretenait un commerce quasi permanent avec les esprits[103].

    En France, on citera le cas de la voyante Léonide Pigeaire de Montpellier qui était censée lire à travers les corps opaques. On sait notamment que le physicien François Arago, George Sand et Théophile Gautier assistent aux expériences effectuées avec Léonide à Paris[117] en 1838. Il faut aussi citer le fameux Alexis Didier[118], qui fut notamment l'objet d'expériences menées par le professeur anglais Herbert Mayo vers 1850[103]. C'est vers cette époque qu'apparaît le spiritisme[119], dans lequel les « médiums » entrent dans un état de transe qui peut faire penser à celui des somnambules[117].

    En 1875, le philosophe anglais Henry Sidgwick entreprend d’étudier de manière scientifique les médiums spirites, inaugurant le courant des « sciences psychiques » avec la création de la SPR, Society for Psychical Research[120]. Quelques années plus tard, avec le philosophe William James, ils étudient des sujets telle la célèbre « médium » Eleonora Piper. En France, la métapsychique émerge à partir de 1905, notamment avec les travaux de Charles Richet. Richet, avec des savants mondialement reconnus tels le psychiatre Gilbert Ballet, Édouard Branly, Pierre Curie, Marie Curie, Henri Bergson et Jean Perrin, mène des expériences avec la médium napolitaine Eusapia Palladino en 1905 à 1907[121]. Après 1910, les tenants de la psychologie de laboratoire importée d'Allemagne font barrage à la montée des sciences psychiques, et finissent par la juguler après la mort de William James.

    Le magnétisme animal et la politique
    Parmi les premiers disciples de Mesmer, on compte bon nombre des futurs chefs de la révolution française dont La Fayette, Jacques Pierre Brissot, Nicolas Bergasse, Adrien Duport, Jean-Louis Carra et Jean-Jacques Duval d'Eprémesnil[122]. Lorsque Bergasse, Kornmann et D'Eprémesnil sont exclus de la Société de l'Harmonie en 1785, ils accusent Mesmer d'avoir trahi le but original du mouvement, à savoir la lutte contre « le despotisme des académies », et ils étendent cette lutte à la guerre contre le despotisme politique[123]. Quant à Brissot, qui a rejoint le groupe au cours de l'été 1785 et s'est lui-aussi converti au magnétisme animal, il accuse le gouvernement français d'utiliser les académies pour étouffer les nouvelles vérités de la science et de la philosophie[124].

    Pour Bergasse et Brissot, « le fluide magnétique par lequel Mesmer explique l'action magnétique affecte tous les hommes et manifeste leur égalité essentielle au delà des distinctions sociales »[125]. Or, à cette époque on reconnaît aux seuls rois le pouvoir de guérir les malades par le toucher. Ce pouvoir du roi de France à guérir les personnes souffrant des écrouelles est reconnu depuis le XIe siècle[126] et confirme le droit divin dont procède la charge du monarque. Ainsi, le magnétisme représente-t-il une pratique lourde de menaces pour l'ordre politique de l'époque[127].

    Pendant la révolution, le magnétisme animal recule, dispersé par l'émigration et les bouleversements sociaux, et ne reprend de l'ampleur que sous le Premier Empire et sous la Restauration[128]. En 1815, la baronne de Krüdener, arrivée à Paris avec l'armée russe, s'entoure des magnétiseurs Puységur et Bergasse. Ce dernier reçoit plusieurs fois sa visite en compagnie du tsar Alexandre Ier de Russie lui-même[129].

    Le magnétisme animal et la philosophie

    Le philosophe Maine de Biran, comme son ami le physicien André-Marie Ampère[130], était passionné par le magnétisme animal. Pour comprendre le somnambulisme, Maine de Biran commence par définir le sommeil comme « la suspension de l'effort et des facultés volontaires » qui permet de laisser à l'œuvre la faculté de « sentir ou de recevoir des impression et d'en être affecté ». Il distingue les impressions obscures qui n'accèdent jamais à la représentation proprement dite des perceptions complètes qui exigent l'activité du moi pour être représentées[131]. Il suggère que dans l'état somnambulique, les impressions obscures, « une multitude d'impressions nulles ou sans effet dans l'état ordinaire, devenues sensibles alors, pourraient servir de signes ou de moyens de communication du magnétiseur au magnétisé »[132]. Ainsi, ce que dévoile l'état somnambulique, c'est cette influence d'une vie sous-jacente par laquelle nous participons, par l'intermédiaire de l'imagination passive, à l'animalité. Selon cette perspective, l'état magnétique serait « le révélateur des fils avec lesquels sont tissées, le plus souvent à notre insu, toutes les relations entre les humains »[133].

    Mais de manière générale, en France, la philosophie universitaire, peu à peu gagnée par le rationalisme positiviste, s'intéresse peu au magnétisme[134]. En Allemagne en revanche, le magnétisme animal est un objet de référence constante pour les plus grands penseurs tels Hegel, Schelling, Fichte, Schopenhauer ou Gustav Fechner.

    Hegel, qui a lu Hufeland, Kluge et Schelling, parle du magnétisme animal au début de la troisième partie de son Encyclopédie des sciences philosophiques intitulée Philosophie de l'esprit. Hegel mentionne également le magnétisme animal dans sa correspondance avec le philosophe Schelling (frère de Karl Schelling) et avec son ancien élève, le hollandais Pieter Gabriel van Ghert. Dans une lettre à ce dernier, il écrit en parlant du magnétisme animal : « Son effet me parait résider dans la sympathie qu'une individualité animale peut contracter avec une autre, dans la mesure où la sympathie de celle-ci avec elle-même, sa fluidité à soi-même, est inhibée ou interrompue ». Pour Hegel, si, du point de vue de la conscience, l'état magnétique est une chute, une perte, un danger, la source de maintes erreurs, s'il est cette conscience entrée dans la maladie, il n'en est pas moins, en lui-même, un bienfait, car il restaure « l'âme sensible » par la plongée de l'individu en ce qui le fonde : avec le magnétisme animal, l'être humain récupère un peu de son sentir du vivant qu'il a perdu avec la conscience[135].

    Pour Schopenhauer, le magnétisme animal est une fonction du vivant, qui a son siège dans le système ganglionnaire, centre de la vie inconsciente, devenu seul centre de la vie psychique par une restriction temporaire du système cérébral, centre de la vie consciente. LIl considère que la transe somnambulique fait collaborer les deux modes, normalement séparés de la conscience vigile et du sentir primitif. Schopenhauer suggère en outre qu'un processus inconscient analogue à celui du patient s'opère parallèlement chez le thérapeute. Pour lui, l'influence dans le magnétisme ne s'exerce pas seulement comme un rapport d'un esprit avec un autre esprit, mais aussi comme une communication corporelle sans contact physique directe, plus subtile, plus indirecte, plus voilée[136]. Dans Le Monde comme volonté et comme représentation, il fait le lien entre l'amour, la sexualité, la magie et le rapport magnétiseur-magnétisé, expressions différentes d'un même phénomène universel de sympathie entre les êtres vivants[137].

    Le magnétisme animal dans l'art et la littérature
    Le médecin David Ferdinand Koreff, titulaire d'une chaire de magnétisme animal à l'université de Berlin, contribue à créer à Paris dès 1822 la grande vogue des Contes d'Hoffmann, son ami mesmériste[138]. Il introduit Heinrich Heine dans les cercles littéraires parisiens et influence Hugo, Stendhal, Balzac, Delacroix, Madame de Staël et Chateaubriand. Le magnétisme animal occupe une place importante dans la préface philosophique des Misérables de Victor Hugo, dans Ursule Mirouët[139] et dans l'avant-propos de La Comédie humaine d'Honoré de Balzac. Alexandre Dumas rend compte du baquet de Mesmer dans l'avant-propos de son roman Le Collier de la reine, a fréquemment recours au magnétisme animal dans son roman Joseph Balsamo et fait de l'abbé Faria l'un des personnages de son roman Le Comte de Monte-Cristo.

    Mozart, qui avait bien connu Mesmer à Vienne, donne une place (ironique) au magnétisme animal dans son opéra Così fan tutte.

    John Elliotson était le médecin personnel de Charles Dickens, William Thackeray et Harriet Martineau[140]. Cette dernière, qui souffre d'une maladie chronique, entreprend en 1844 une cure de mesmérisme initiée par le magnétiseur Spencer T. Hall, qui lui permet en quelques mois d'obtenir une nette amélioration de son état. Elle publie l'année suivante ses Lettres sur le mesmérisme (Letters on Mesmerism). Le traitement suivi par Harriet Martineau est l'objet de la curiosité d'Elizabeth Barrett Browning et de Charlotte Brontë, qui procède à une expérimentation sur elle-même et écrit à ce sujet à sa sœur Emily en 1851.

    Dans son roman philosophique Island, paru en 1962, Aldous Huxley fait allusion au magnétisme animal. Il se réfère notamment à un article paru dans The Lancet pour dénoncer la pratique du magnétisme par John Elliotson.

    Notes et références
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    2.↑ Isabelle Stengers, L'hypnose entre magie et science, Les Empêcheurs de penser en rond, 2002.
    3.↑ Isabelle Stengers, L'hypnose, entre magie et science, 2002, p. 28.
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    11.↑ Alfred Binet et Charles Féré, Le Magnétisme Animal, 1887.
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    58.↑ Bertrand Méheust, Somnambulisme et Médiumnité, 1999, p. 137.
    59.↑ Nicole Edelman, Voyantes, guérisseurs et visionnaires en France, 1785-1914, 1995.
    60.↑ Louis Alphonse Cahagnet, Magnétisme: Encyclopédie magnétique spiritualiste, traitant spécialement des faits psychologiques, magie magnétique, swedenborgianisme, nécromantie, magie céleste, etc..., Argenteuil, 1855
    61.↑ Henry Delaage, Le monde occulte ou les mystères du magnétisme dévoilés par le somnambulisme, Paris, Lesigne, 1851
    62.↑ Alexandre Bertrand, Du magnétisme en France et des jugements qu'en ont porté les sociétés savantes, Paris, Baillière, 1826, p. 247.
    63.↑ Franklin Rausky, « Une énigme dans le rapport hypnotique : la personnalité de l'hypnotiseur » in Résurgence de l'hypnose, 1984, p. 208.
    64.↑ Franklin Rausky, « Une énigme dans le rapport hypnotique : la personnalité de l'hypnotiseur » in Résurgence de l'hypnose, 1984, p. 207.
    65.↑ Daniel Gelasio Dalgado, Mémoire sur la vie de l'abbé de Faria, Paris, 1906
    66.↑ Louis Figuier, Histoire du merveilleux dans les temps modernes, Paris, 1861, tome 4, p. 303.
    67.↑ Bertrand Méheust, Sommnambulisme et Médiumnité, 1999, p. 358.
    68.↑ Léon Rostan, « Magnétisme », Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratique, 1825, Vol. XIII.
    69.↑ Étienne-Jean Georget, De la physiologie du système nerveux, et spécialement du cerveau, Paris, 1821.
    70.↑ François Joseph Noizet, Mémoire sur le somnambulisme et le magnétisme animal adressé en 1820 à l'Académie royale de Berlin, Paris, Plon, 1854
    71.↑ Robert Darnton, La fin des lumières. Le mesmérisme et la révolution, 1968, p. 39.
    72.↑ Robert Darnton, La fin des lumières. Le mesmérisme et la révolution, 1968, p. 21.
    73.↑ Robert Darnton, La fin des Lumières. Le mesmérisme et la révolution, 1968, pp. 44 & 138.
    74.↑ Léon Chertok et Isabelle Stengers, Le cœur et la raison, 1989.
    75.↑ Robert Darnton, La fin des lumières. Le mesmérisme et la révolution., 1968, p.65.
    76.↑ Jean-Sylvain Bailly, Rapport des commissaires chargés par le roi de l'examen du magnétisme animal, Paris, Moutard, 1784.
    77.↑ Antoine Lavoisier, Traité élémentaire de Chimie, 1789
    78.↑ Rapport des commissaires de la Société Royale de Médecine nommés par le roi pour faire l'examen du magnétisme animal, Paris, 1784 .
    79.↑ a  et b  Jean-Sylvain Bailly, Rapport secret présenté au ministre et signé par la commission précédente, Paris, 1784 .
    80.↑ Antoine Laurent de Jussieu, Rapport de l'un des commissaires chargés par le roi de l'examen du magnétisme animal, Paris, 1784.
    81.↑ Isabelle Stengers, L'hypnose entre magie et science, p. 62.
    82.↑ Jules Dupotet de Sennevoy, Cours de magnétisme en sept leçons, 1840.
    83.↑ Antoine-François Jénin de Montègre, Du magnétisme et de ses partisans, Paris, D. Colas, 1812, pp. 19-20
    84.↑ Julien-Joseph Virey, « Examen impartial de la médecine magnétique, de sa doctrine, de ses procédés et de ses cures », Dictionnaire des sciences médicales, vol. 29, 1818, p. 554
    85.↑ Pierre Foissac, Mémoire sur le magnétisme animal, adressé à Messieurs les membres de l'académie des sciences et de l'Académie royale de médecine, Paris, 1825.
    86.↑ Alexandre Bertrand, Du magnétisme en France et des jugements qu'en ont porté les sociétés savantes, Paris, Baillière, 1826, p. 287.
    87.↑ « Ablation d'un cancer du sein pendant un sommeil magnétique », Archives générales de Médecine, tome XX, mai 1829, p. 131.
    88.↑ Rapport sur les expériences magnétiques faites par la commission de l'Académie royale de Médecine, lu dans les séances des 21 et 28 juin 1831, Paris, 1831 p. 53.
    89.↑ Jules Dupotet de Sennevoy, Le magnétisme opposé à la médecine, Paris, 1840.
    90.↑ Alfred Binet et Charles Féré, Le Magnétisme Animal, 1887, p. 27.
    91.↑ Renaud Evrard, « Dubois d'Amiens et Broch de Nice: Fonctions du sceptique », 2007 lien en ligne [archive].
    92.↑ Frédéric Dubois, Examen historique et résumé des expériences prétendues magnétiques faites par la commission de l'Académie Royale de Médecine, Paris, 1833, p. 5.
    93.↑ Didier Berna, Magnétisme animal. Examen et réfutation du rapport fait par Monsieur EF Dubois (d'Amiens) à l'académie royale de médecine le 8 août 1837, sur le magnétisme animal, Paris, Rouvier, 1838, p. 52.
    94.↑ Jean-Baptiste Loubert, Le Magnétisme et le somnambulisme devant les corps savants, la cour de Rome et les théologiens..., Paris, Baillière, 1844.
    95.↑ (de) Christoph Wilhelm Hufeland, Ueber Sympathie, 1811.
    96.↑ (de), Karl Alexander Ferdinand Kluge, Versuch einer Darstellung des Animalischen Magnetismus als Heilmittel, 1811.
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    102.↑ (en) Alison Winter, Mesmerized: Powers of Mind in Victorian Britain, Chicago, University of Chicago Press, 1998
    103.↑ a , b , c  et d  (Méheust 2005).
    104.↑ (en) J. Rosen, Mesmerism and Surgery : A strange chapter in the history of anesthesia, 1946.
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    107.↑ (en) Robin A. Waterfield, Hidden Depths. The Story of Hypnosis, Routledge, 2003, p. 133.
    108.↑ (en) J.D. Herholdt, Experiments with the Metallic Tractors, 1799.
    109.↑ (en) Robin A. Waterfield, Hidden Depths. The Story of Hypnosis, Routledge, 2003, p. 135.
    110.↑ (en) Alan Gauld, A History of Hypnotism, Cambridge University Press, 1992, pp. 265-266, ISBN 0521483298
    111.↑ Alfred Binet et Charles Féré, Le Magnétisme Animal, 1887, p. 40.
    112.↑ Pierre Janet, L'automatisme psychologique, 1889.
    113.↑ Joseph Durand (de Gros), Le merveilleux scientifique, 1894.
    114.↑ Isabelle Stengers, L'hypnose entre magie et science, 2002, p.66.
    115.↑ Bertrand Méheust, Somnambulisme et médiumnité, Les Empêcheurs de penser en rond, 1999, p. 131.
    116.↑ Justinus Kerner, La voyante de Prevorst, 1829.
    117.↑ a  et b  Bertrand Méheust, « Une histoire des sciences psychiques », 1999.
    118.↑ Bertrand Méheust, Un voyant prodigieux – Alexis Didier, 1826-1886, Les Empêcheurs de penser en rond, 2003.
    119.↑ Allan Kardek, Livre des esprits , 1857.
    120.↑ Bertrand Méheust, Somnambulisme et médiumnité, Les Empêcheurs de penser en rond, 1999.
    121.↑ Jules Courtier, Rapport sur les séances d'Eusapia Palladino à l'institut général psychologique, 1908.
    122.↑ Robert Darnton, La fin des lumières. Le mesmérisme et la révolution, 1968, p. 49.
    123.↑ Robert Darnton, La fin des lumières. Le mesmérisme et la révolution, 1968, p. 81.
    124.↑ Jacques Pierre Brissot, Mémoires (1754-1795), Claude Perroud, Paris, 1910.
    125.↑ Léon Chertok, La Suggestion, 1991.
    126.↑ Marc Bloch, Les Rois thaumaturges : étude sur le caractère surnaturel attribué à la puissance royale particulièrement en France et en Angleterre, 1924.
    127.↑ (Chertok et Stengers, 1989).
    128.↑ Robert Darnton, La fin des lumières. Le mesmérisme et la révolution, 1968, p. 146.
    129.↑ Louis Bergasse, Un défenseur des principes traditionnels sous la révolution. Nicolas Bergasse, Paris, 1910, p. 257.
    130.↑ Bertrand Méheust, Somnambulisme et Médiumnité, 1999, p. 199
    131.↑ François Roustang, Influence, Minuit, 1990 p. 71.
    132.↑ Maine de Biran, « Nouvelles considérations sur le sommeil, les songes et le somnambulisme ».
    133.↑ François Roustang, Influence, Minuit, 1990, p. 75..
    134.↑ Léon Chertok, Résurgence de l'hypnose. Une bataille de deux cents ans, Desclée de Brouwer, 1984 p. 19.
    135.↑ François Roustang, Le magnétisme animal, 2005.
    136.↑ Franklin Rausky, « Une énigme dans le rapport hypnotique : la personnalité de l'hypnotiseur », in Léon Chertok, Résurgence de l'hypnose, 1984, p. 209-212.
    137.↑ Franklin Rausky, « Du rapport hypnotique à la relation analytique dans l'histoire des idées », 1987
    138.↑ Robert Darnton, La fin des lumières. Le mesmérisme et la révolution, 1968, p. 161.
    139.↑ (en) Armine Kotin Mortimer, « Balzac and Poe: Realizing Magnetism », Dalhousie French Studies, Summer 2003, n° 63, p. 22-30.
    140.↑ (en) Alex Owen, The darkened room: women, power, and spiritualism in late Victorian England], University of Chicago Press, 2004, 314 p. (ISBN 9780226642055)
  • Magnétothérapie

         Vise à soigner les maladies en utilisant des aimants.

    La magnétothérapie fait partie des médecines non conventionnelles. Les praticiens magnétothérapeutes prétendent pouvoir soigner diverses maladies en utilisant des aimants. La magnétothérapie est considérée comme non scientifique par le corps médical car, jusqu'à présent, aucune des multiples études médicales n'a pu montrer une efficacité supérieure à l'effet placebo (e.g., arthroses[1], talalgies[2], douleurs plantaires[3], troubles bipolaires[4]).

    Peu répandue en Europe, la magnétothérapie est plus connue au Japon, aux États-Unis et dans les pays de l'Est, mais elle connaît un développement progressif en France. Malgré l'absence de résultats confirmés, la magnétothérapie fait l'objet d'un marché important estimé à 252 millions d'euros à l'échelle mondiale[5]. La magnétothérapie ne doit pas être confondue avec les techniques d'intervention médicale conventionnelles qui font appel à des champs magnétiques artificiels d'intensité beaucoup plus forte, comme dans la stimulation magnétique transcranienne.

    Historique
    Le première utilisation des aimants à des fins thérapeutiques semble remonter à Paracelse, un médecin suisse du XVIe siècle qui en fait mention dans ses écrits. Au cours des XVIIe et XIXe siècles, on peut noter un recours anecdotique aux aimants par certains médecins. Cependant, c'est surtout à partir des années 1950 que la magnétothérapie fait davantage parler d'elle sous l'impulsion de travaux conduits par des chercheurs japonais en rapport avec le traitement de douleurs de l'épaule par le biais de bracelets aimantés. Ces travaux n'ont jamais pu établir l'efficacité des champs magnétiques faibles et statiques produits par des aimants permanents.

    La thérapie par les aimants
    Les aimants utilisés en magnétothérapie se présentent généralement sous la forme de pastilles rondes ou rectangulaires dont les faces correspondent aux pôles Nord et Sud. Selon l'effet recherché un des deux pôles est appliqué sur la peau. Il s'agit toujours d'aimants permanents dont le champ magnétique avoisine les 1000 Gauss. Les propriétés thérapeutiques généralement attribuées aux aimants sont : une action antalgique qui serait exercée par le pôle Sud et une action décontracturante sur les muscles attribuée au pôle Nord. Les magnétothérapeutes en préconisent ainsi l'usage pour lutter contre les douleurs ostéo-articulaires, les tendinites, les entorses, l'arthrose et les rhumatismes. En fonction de la douleur à traiter, ils utilisent les pôles Nord ou Sud selon le degré de participation des muscles au phénomène douloureux.

    D'un point de vue scientifique, ces principes n'ont pas de fondements[6]. D'autre part, le fait que la plupart des sources d'informations sur le sujet en faveur de la magnétothérapies émanent d'entreprises dont c'est l'activité commerciale laisse présager là un conflit d'intérêt, voire de la publicité mensongère.

    L'utilisation des aimants est déconseillée chez les personnes porteuse d'un pacemaker, car les aimants génèrent un champ magnétique qui peut perturber le fonctionnement de cet appareil.

    Résultats
    Pour
    Il existe aujourd'hui un ensemble d'études cliniques réalisées en double aveugle randomisé au niveau européen et dirigée par l'institut de recherche sur la microcirculation de Berlin.

    Ces études correspondent aux normes d'accréditation cliniques pour être rendues officielles.

    la magnétothérapie est arrivée à un stade de développement tel qu'il existe aujourd'hui un matériel respectueux de notre nature dont le taux d'exposition est de 35 à 100 microtesla et respecte les normes de santé fixées par l'O.M.S.

    Le traitement et les protocoles mis en place suite aux études cliniques et leurs résultats permettent de rétablir notre microcirculaton dont le fonctionnement est parfois perturbé par nos conditions de vie stressantes et de redonner à nos cellules la capacité de recevoir les nutriments et l'énergie nécessaire aux échanges avec nos systèmes de fonctionnement physiologiques.Nos fonctions organiques s'en trouvent améliorées.

    Il nous faut savoir aussi que les champs magnétiques pulsés fonctionnent avec du courant continu et non alternatif; ce qui permet de travailler à des fréquences faibles et non nocives.

    Ainsi, il existe un appareil utilisable par les porteurs de pacemaker ou les personnes équipées de prothèses. Toutefois, toute personne désireuse de se tourner vers ce type de thérapie doit s'informer auprès de chaque fournisseur du type d'onde utilisé, de la fréquence de cette onde, de l'intensité mise en jeu, et du niveau d'exposition en microtesla ou gauss. Tous les appareils ne sont pas inoffensifs.

    Contre
    En France, des recherches ont plus récemment étudié l'effet thérapeutique des ondes électromagnétiques, dite magnétothérapie pulsée. Contrairement aux pratiques ancestrales, ces techniques reposent sur un appareillage électronique qui permet de générer une onde oscillante en faisant passer un courant alternatif dans une bobine inductrice. Les champs oscillants produits par ces techniques de stimulation sont donc beaucoup plus puissants que les champs statiques produits par les aimants utilisées dans la médecine traditionnelle. Mais même via ces systèmes, l'effet des stimulations magnétiques reste très controversé : aucun des effets décrits par les défenseurs de la magnétothérapie n'ont été observés avec les champs mille ou dix-mille fois plus fort générés par les scanners IRM par exemple, et les études concluant à leur efficacité manquent souvent de contrôles permettant d'exclure qu'il s'agit simplement d'un effet placebo.

    Bibliographie
    Clémence Lefèvre, Soulager vos douleurs grâce aux aimants, mal de dos, rhumatisme, maux de tête, fatigue, jambes lourdes, rides etc., éd. Exclusif, 2004 (ISBN 2848910259)

    Référence
    1.↑ http://bmj.bmjjournals.com/cgi/content/full/329/7480/1450 [archive]
    2.↑ http://www.japmaonline.org/cgi/content/abstract/87/1/11 [archive]
    3.↑ http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/13129987 [archive]
    4.↑ http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/10714732 [archive]
    5.↑ http://bmj.bmjjournals.com/cgi/content/extract/332/7532/4 [archive]
    6.↑ http://www.csicop.org/si/9807/magnet.html [archive]
    Manupuncture

         Il s'agit de réguler l’énergie qui circule dans le corps en exerçant des pressions sur la main.

    Qu’est-ce que la manupuncture coréenne ?
    La manupuncture coréenne (MC) dont le nom originel est Koryo Sooji Chim est une acupuncture coréenne de la main. Elle a été découverte en 1971, puis étudiée et développée par le Pr Tae Woo Yoo, acupuncteur enseignant à l’Institut Coréen d’Acupuncture et de Moxibustion Silroam (Corée du sud).

    La manupuncture coréenne est fondée sur la théorie selon laquelle la main est un microcosme du corps, le corps entier se reflétant sur la main. Elle utilise les fondements de la médecine traditionnelle chinoise. Son objectif est de réguler l’énergie qui circule dans le corps afin d’exercer un effet préventif, ou curatif, sur les maladies.

    Histoire de la manupuncture
    En 1971 le Pr Yoo effectuait des recherches sur les relations existant entre les organes et les différentes zones du visage. Il étudiait également la théorie des réflexes somatiques selon laquelle les désordres touchant certains organes se répercutent sur d’autres viscères, tissus, muscles ou zones de peau interconnectés par le système nerveux.

    Une nuit, le Pr Yoo fut réveillé par une violente douleur occipitale dont il voulut se débarrasser afin de retrouver le sommeil. Son regard se posa sur la face dorsale de son médius et il lui vint à l’esprit qu’il devait y avoir là un point qui soulagerait sa douleur. Exerçant des pressions sur le doigt à l’aide d’une pointe de stylo bille, il découvrit en effet une zone particulièrement douloureuse. Il décida d’implanter une aiguille à l’endroit sensible et le mal de tête disparut en quelques minutes. Le Pr Yoo fut stupéfait par la rapidité et le degré de soulagement de la douleur. Il commença alors à visualiser le bout de son doigt comme une possibilité de représentation de la tête et se demanda s’il existait une relation entre le reste de la main et les autres parties du corps. Des expériences ultérieures confirmèrent effectivement l’existence de cette relation et révélèrent de nombreuses correspondances.

    Après plusieurs années de recherches, le Pr Yoo est parvenu a dresser une véritable géographie des méridiens et des points de la main, en référence à ceux de l’acupuncture traditionnelle. Ceci donna naissance à la Koryo Sooji Chim, la manupuncture coréenne (acupuncture coréenne de la main).

    Les 30 dernières années ont permis un développement important de la théorie et de la pratique de la manupuncture coréenne, grâce aux travaux du Pr Yoo. De nombreux ouvrages, des articles ainsi qu’une revue mensuelle ont été publiés, rassemblant à la fois les concepts théoriques et les expériences cliniques[réf. nécessaire]. Certains de ces livres sont maintenant traduits en japonais, anglais et français[réf. nécessaire]. A l’heure actuelle l’Institut Coréen de Manupuncture compte plus de 170 groupes affiliés en Corée et 27 groupes à travers le monde entier, rassemblant près de 3 millions de membres.

    La Manupuncture Coréenne Traditionnelle est présente dans de nombreux pays à travers le monde, Canada, Allemagne, Autriche, Espagne, Italie, Angleterre, Suisse, Taiwan, Asie du Sud Est, Afrique, Brésil, Chili, Colombie, Venezuela, Argentine, Nouvelle Zélande, Australie...

    En France la Manupuncture Coréenne a été introduite par l’acupuncteur coréen Jung Yung-Hwan.

    Devant l’intérêt suscité par cette forme particulière d’acupuncture, Maître Jung Yung-Hwan, assisté d’un groupe de formateurs et d’élèves confirmés décide en 2001 de créer la première école française de manupuncture coréenne à Aix en Provence : l’Ecole de Médecine Coréenne Traditionnelle (EMCT).

    Maître Jung est le représentant officiel pour la France de L’Institut Coréen de Manupuncture dirigé par son fondateur le Pr Tae Woo Yoo.
    Massage cachemiri

         Massage indien à visée relaxante.

    Le massage cachemiri est issu de la tradition shivaïte tantrique dont l’existence remonte à la civilisation de la Vallée de l’Indus, 2500 ans avant notre ère. Les Cachemiris ont développé cette tradition dès le début de notre ère. Elle a donné lieu à une grande richesse d’écrits philosophiques, poétiques et scientifiques entre le VIIIe et le XIIIe siècle qui ont culminé avec les écrits d’Abhinavagupta[1], auteur du “Tantraloka” au XIe siècle.

    But
    Le massage n’a pas de visée thérapeutique directe mais tend uniquement à relaxer et à apporter un sentiment de bien-être, appelé “spanda”. Un traité entier le “Spandakarika” est consacré au spanda, écrit par Vasugupta au IXe siècle. Le spanda fait fondre la perception de la dualité et mène à une expérience extatique du monde.

    Technique
    Techniquement, le massage est fondé sur la connaissance yogique du corps et l’expérience subtiles des 108 marmas ou points énergétiques, semblables aux points d’acupuncture, et qui sont reliés par les mouvements du masseurs. Le massage demande avant tout une présence c’est la raison pour laquelle il fait partie du yoga. Pendant deux heures, une absence totale de distraction, d’intention et une capacité à faire des mouvements continus, extrêmement lents qui vont couvrir la totalité du corps du patient. L’utilisation de l’huile chaude de sésame est recommandée. Le masseur est assis en lotus (jambes croisées) le massé est dans l’axe, ses jambes passent de part et d’autres du buste du masseur qui peut ainsi accéder à toutes les parties du corps sans se déplacer et perdre le contact. On commence par masser la face du corps, puis les deux côtés successivement avant de masser le dos. Le masseur par une technique simple fait basculer le corps du patient d’une position à l’autre. Le massage se termine par une projection du corps du patient dans l’espace au moyen des jambes et des bras, le massé n’est plus soutenu que par les genoux et les mains du masseur et flotte sans contact avec le sol.

    Le massage cachemirien est un yoga à part entière.

    Daniel Odier dit avoir reçu la transmission de ce yoga en 1975, de la yogini cachemirienne Lalita Devi, et l’enseigne depuis 1995 en Europe et aux États-Unis.
    Massage gestalt
    Massage hawaïen Lomilomi

         Vise un mieux-être général.

    Lomilomi, aussi appelé massage hawaiien (en hawaiien, lomilomi signifie juste : massage), est une forme ancienne de massage que pratiquent les indigènes polynésiens de Hawaii. Les guérisseurs traditionnels, qui l'utilisent dans leur pratique, s'en transmettent les techniques depuis de nombreuses générations. Lomilomi c'est le toucher dans l'esprit de aloha (respect, attention) qui relie le corps, le cœur et l’âme à la source de vie.

    Les praticiens lomilomi utilisent surtout les avant-bras pour masser. À Hawaii, le traitement dans les spas comprend souvent un bain de vapeur et un massage avec le sel hawaiien.

    Utilisation
  • Soulager la tension musculaire ;
  • Améliorer la circulation du sang et de la lymphe ;
  • Aider à débarrasser le corps des déchets ;
  • Faciliter l’accouchement ;
  • Contribuer à rétablir l’harmonie physique et mentale.
  • Massage Rolfing

         Technique de massage global continu du tissu conjonctif profond.

    Le rolfing est une méthode (pas une technique) de palpation global continu du tissu conjonctif profond développée par Ida Rolf.

    Nommé également intégration structurale ou intégration structurelle.
    Massage sensitif

         Associe des techniques de massage à un travail d'écoute de type psychoanalytique.

    Massage traditionnel thaï

         Vise à libérer des lignes d’énergie bloquées considérées comme la cause des maladies.

    Origines du massage
    Wat Phra Chetuphan ou autrement dit Wat Pho est un temple très connu pour le massage thaï. A cet endroit-là, on peut admirer beaucoup de statues d'ermites pratiquant divers gestes afin de présenter les méthodes d’automassage connues comme Rishi dat ton traduit comme l’auto-massage des ermites. Les statues ont été réalisées à la demande du roi Rama III.


    Concept
    La théorie du massage thaï se fonde sur le concept que des lignes d’énergie sont liées au corps. Si ces lignes d’énergie sont bloquées, cela provoque un problème de santé, comme par exemple le stress, la tension artérielle élevée ou la fièvre. Quand le corps ne va pas bien, l’esprit est aussi faible. Pour guérir de telles maladies, le massage traditionnel thaï a vocation à libérer des lignes d’énergie bloquées. Les parties souffrantes sont pressées en utilisant les pouces afin de favoriser les circulations d’énergie.

    Les praticiens du massage peuvent être des hommes ou des femmes. Pourtant, la plupart sont des femmes. Pour les qualifications importantes des personnes qui travaillent comme masseur ou masseuse, il est indispensable d’être formé et certifié.


    Différents types de massage

    Techniques de massage
    Il y a deux grands types de massage, le style de la Cour et le style du peuple. La masseuse n’utilise que les pouces pour le style de la Cour alors que les pouces, les genoux, les coudes et les pieds sont utilisés pour le style du peuple. Les clients portent des vêtements confortables et sont allongés sur un matelas. Avant de commencer le massage, il faut que la masseuse présente ses respects aux professeurs.

    La masseuse travaille à partir des pieds jusqu’à la tête. Après quelques minutes, elle demande aux clients si la pression est trop forte ou trop douce. Les principales lignes d’énergie sont pressées pour débloquer le flux d’énergie. Les muscles sont étendus afin que le stress et la tension musculaire et de l’esprit diminuent. Le massage, dont la durée est environ deux heures, se finit par le massage du cou et de la tête.

    Parfois, certains clients peuvent demander un massage de pieds s’ils ont besoin d’un traitement spécifique. Le massage de pieds vient de l’art de la médecine chinoise. On croit que les racines des nerfs des organes intérieurs sont dans la plante de pieds. Alors, la masseuse presse sur les points des racines en utilisant un bâtonnet en bois ou pique une partie malade avec une aiguille très fine pour avoir une bonne circulation du sang et pour la stimulation des organes internes. Ce traitement est proposé en cas de maux de tête, de tension, ou même de constipation.


    Sauna aux herbes
    Outre les techniques de pression, le sauna aux herbes qui s’opérait dans le passé pour les accouchées est ajouté au massage d'aujourd’hui. Le sauna aux herbes permet d’avoir une bonne santé, de réduire la tension des muscles et de rafraîchir la peau.

    Des herbes médicinales comme le curcuma, le thym saturéoïde, le séné, les feuilles de tamarin, l’acacia sont chauffées à la vapeur. Les personnes respirent la vapeur aux herbes et l’arôme des herbes aide à libérer le système respiratoire.

    De nos jours, le massage thaï traditionnel et le sauna aux herbes sont des thérapies très populaires non seulement auprès des Thaïs mais aussi des étrangers. Ces thérapies apportent une relaxation physique et psychologique.
    Massothérapie

         Techniques manuelles visant le mieux-être grâce à l'utilisation des Massages.

    La massothérapie englobe un ensemble de techniques de massage qui, malgré leurs différences de philosophie et de manipulations, partagent un certain nombre de principes et de méthodes ayant pour objectif de favoriser la détente (musculaire et nerveuse), la circulation sanguine et lymphatique, l'assimilation et la digestion des aliments, l'élimination des toxines, le fonctionnement des organes vitaux et l'éveil à une conscience psychocorporelle.
    Médecine hippocratique cartonienne

         Une approche totale et individualisée de la médecine.

    Médiation Équine

         En chacun de nous est inscrite une multitude d’informations, qui, depuis notre
    naissance, est véhiculée par notre corps, notre énergie.
    Cette mémoire du corps, ou « mémoire cellulaire » est transmise par nos parents, par
    toute notre lignée généalogique et parfois par des existences antérieures.
    Cet héritage peut créer des blocages, des souffrances, et nous mettre face à des
    situations de conflit intérieur (inhibitions, troubles, douleurs, pathologies…) et/ou
    extérieur (problèmes relationnels, sociaux, dans notre vie familiale, professionnelle…).
    Le CHEVAL est un partenaire idéal pour accéder à cette part inconsciente ancrée au
    fond de nous car il est un médiateur des mémoires et un amplificateur des émotions.
    Méditation

         Regroupe plusieurs techniques de concentration qui, en dehors de leur visée spirituelle, sont parfois utilisées à des fins de relaxation et pour lutter contre le stress.

    Le terme méditation (du latin meditatio) désigne une pratique mentale ou spirituelle. Elle consiste en une attention portée sur un certain objet de pensée (méditer un principe philosophique par exemple, dans le but d'en approfondir le sens) ou sur soi (dans le but de pratique méditative afin de réaliser son identité spirituelle). La méditation implique généralement que le pratiquant amène son attention de façon centripète sur un seul point de référence.[1]

    La méditation est au cœur de la pratique du Bouddhisme, de l'hindouisme, du Taoisme, du Yoga, de l'Islam, de la Chrétienté ainsi que d'autres formes plus récentes de spiritualité mais également médicale. C'est une pratique visant à produire la paix intérieure, la vacuité de l'esprit, des états de conscience modifiés ou l'apaisement progressif du mental voire une simple relaxation, obtenus en se « familiarisant » avec un objet d'observation : qu'il soit extérieur (comme un objet réel ou un symbole) ou intérieur (comme l'esprit ou un concept, voire l'absence de concept).

    Lexique

    Psychologie : Action de penser avec une grande concentration d'esprit pour approfondir sa réflexion. Pensée réfléchie et concentrée sur un sujet particulier.
    Religion : Exercice spirituel préparant à la contemplation[2]. La méditation désigne alors un fervent recueillement, synonyme de prière. Par exemple : Votre état d'avancement spirituel m'a paru nécessiter une direction spéciale. Suivez les divers exercices comme vos camarades : voici, en outre, de quoi alimenter vos méditations[3]. Dans une attitude caractérisée par l'application à la réflexion contemplative ; entrer, rester en méditation. Par exemple : Depuis ce matin un grand calme. Passé presque toute la nuit en méditation, en prière. Soudain il m'a semblé que m'entourait, que descendait en moi une sorte de paix lumineuse, pareille à l'imagination qu'enfant je me faisais du Saint-Esprit[4].
    1.- 1250 relig. meditatiun « contemplation » [5] ;
    2.- 1380 meditacion « action de réfléchir profondément »[6];
    3.- 1626 méditation « écrit sur un sujet religieux (ou philosophique) »[7].
    Emprunté au latin meditatio (dérivé de meditari), « préparation (à un discours, à écrire) », « réflexion », sens très fréquent chez les auteurs chrétiens (voir Blaise Lat. chrét. et Nov. Gloss), d'où l'évolution du sens dans la langue religieuse.[8]

    Principes généraux

    Les techniques de méditation sont très diverses. Elles peuvent cependant être classées selon leur foyer d'attention : une zone corporelle spécifique ou le déplacement d'une zone à une autre ; une perception précise ; le vide de tout concept ou vacuité ; un objet spécifique pré-sélectionné profane ou religieux ; le nom d'une déité ou d'un concept inspirant la paix (mantra) ; le souffle ; un son ; une incantation ; un koan ou énigme évoquant des interrogations ; une visualisation ; un exercice mental[9].

    Certaines pratiques méditatives, comme celles du yoga ou du tantra, peuvent être rattachées à des religions, d'autres sont indépendantes de tout contexte religieux[10]. La méditation peut être désignée par d'autres appellations : relaxation ; concentration ; état modifié de conscience ; suspension des processus de la pensée rationnelle et logique ; maintien de l’observation de soi[9].

    Dans la méditation dite de « la plénitude », par exemple, le méditant se repose confortablement et silencieusement, centrant l'attention sur un objet ou un processus : «... Glissant librement d'une perception à une autre... Aucune pensée, image ou sensation n'est considérée comme une intrusion. Le méditant, avec une attitude vide de tout effort, est invité à explorer l’ici et maintenant. En utilisant l’ouverture panoramique comme point d'ancrage... ce qui ramène le sujet constamment au présent, évitant l'analyse ou l'imagination cognitive concernant le contenu de la conscience, et augmentant tolérance et relaxation du nom secondaire de la pensée processus.»[9].


    Recherches scientifiques
    Certains Psychothérapeutes et/ou scientifique tel que Jon Kabat-Zinn s'intéressent à la méditation, dans ces applications psychothérapeutiques éventuelles comme par exemple : la MBSR (réduction du stress par la pleine conscience) ou la MBCT (thérapie cognitive par la pleine conscience). La psychothérapie cognitivo-comportementale propose ainsi aux personnes souffrant de ruminations mentales, de stress ou d'anxiété[26], par exemple lors d'une dépression, une forme de méditation qui se rapproche du Zen, mais dont les éléments typiques d'une spiritualité ont été supprimés, cette technique favoriserait la diminution de ces troubles et augmentrerais le « bien-être », l'humeur, la « capacité à faire face », l'implication du patient dans sa thérapie et améliorerait le sommeil. La MBCT réduirait en outre le risque de rechute dépressive[27]. Certaines études prouveraient également l'efficacité de la méditation en complément d'un traitement médical classique dans la guérison de maladies : diminution des douleurs chroniques[28], amélioration des défense immunitaires et des effets du traitement thérapeutique classique dans les cas de cancer[29], de troubles gastriques et intestinaux ou même de fibromyalgie[30] et de sida[31].

    Dans le cadre des recherches scientifiques ou philosophiques sur la nature de la conscience, certains auteurs défendent l'importance de la méditation comme pratique introspective, à travers laquelle le chercheur peut observer son propre flux de pensées et acquérir un savoir autrement inaccessible. Susan Blackmore défend par exemple, sur base de sa propre pratique du zen et de ses recherches scientifiques, que la conscience est une illusion.

    Du 8 au 10 novembre 2005, des scientifiques de renommée internationale rencontraient le dalaï-lama et d’autres personnalités du monde spirituel pour discuter des bases scientifiques et des applications cliniques de la méditation. Organisées par le Mind and Life Institute, ces trois journées se déroulaient à Washington, aux États-Unis, avant l’ouverture du Congrès annuel de la Society for Neuroscience où le dalaï-lama était invité à prendre la parole[32].

    Selon David Orme Johnson, des études scientifiques ont été publiées sur la Méditation Transcendantale et le programme TM-Sidhi, dans 160 revues scientifiques à comité de lecture ou livres édités[33].

    Certaines études médicales ont été faites afin de déterminer si certaines pratiques méditatives pouvaient être associées à la psychothérapie. Dans la plupart des cas, les conclusions étaient positives, sous condition d'un encadrement strict et que les objectifs de la thérapie soient en accord avec les effets de la méditation proposée[34]

    Critiques de la méditation
    Si la plupart des pratiques de méditation, dans leurs principes, sont généralement bien acceptées, il existe cependant deux critiques principales :

    La méditation pratiquée trop longtemps ou trop intensément peut conduire à des problèmes psychologiques ; l'apport des pratiques méditatives orientales au milieu du XXe siècle en Occident n'a pas toujours tenu compte de la différence de contexte culturel et social ; des études ont été menées afin de déterminer les effets secondaires indésirables de la pratique de la méditation [35] ; des symptômes de l'ordre de sensations inconfortables dans le corps ou de dissociation mentale ont pu apparaître ; lors d'une étude clinique sur 27 sujets pratiquant la méditation depuis de nombreuses années, des phénomènes de désorientation, de confusion mentale, ou le sentiment de « planer » ont été identifiés chez quelques-uns des sujets [36] ; lorsque l'objectif recherché d'une thérapie est de renforcer l'identité (l'ego), la méditation serait alors déconseillée [37] ;
    En dehors de la valeur éventuelle d'une pratique, certains groupes spirituels controversés sont parfois accusés d'utiliser la méditation comme un paravent à des activités condamnables (Aum Shinrikyo par exemple).

    La méditation naturelle
    La phénoménologie du développement moral et spirituel (dans la lignée de recherche Jean Piaget > Lawrence Kohlberg > Robert Kegan) se basant sur l'aspect inné de l'empathie confirme que la respiration naturelle (base de toute technique de méditation) permet d'intégrer l'empathie dans la résolution de conflits dans lesquels ont est soi-même impliqué. Cela permet un développement moral selon la résolution des problèmes existentiels clés que chaque étape de notre vie sociale nous pose.
    Mézières (Méthode)

         Méthode de rééducation posturale.

    Système de rééducation conçu par une kinésithérapeute française, Françoise Mézières (1909-1991). Aux yeux de nombreux professionnels, cette méthode a révolutionné la rééducation et apporté une nouvelle vision de la mécanique humaine. Des décennies après son apparition, elle fait encore débat et ses détracteurs sont nombreux.

    Le contexte historique
    Il convient de replacer l’œuvre scientifique de Françoise Mézières dans le contexte médical de l’époque.

    Fruit de la Seconde Guerre mondiale et de l’épidémie de poliomyélite qui la suivit, la rééducation est naissante en 1945. L’optique de cette kinésithérapie originelle est dictée par la récupération de la force musculaire des grands blessés et des paralysés. Mais, dans les années qui suivent, cette option thérapeutique se transforme en pensée unique. Les douleurs, les dysfonctions sont attribuées à un hypothétique manque de force, les déformations sont causées par une improbable inaptitude à résister à la néfaste gravité. Le sens commun tient lieu de démonstration scientifique et le postulat se fait dogme. Les traitements ne consistent qu’à renforcer. Les divergences entre les différentes écoles se cantonnant à des points de détail, des variantes autour du thème sans cesse revisité de la musculation et du gain de force. Françoise Mézières fait ses études à l’Ecole Française d’Orthopédie et de Massage de la rue Cujas à Paris, sous la direction de Boris Dolto. Elle obtient son diplôme d’état à la veille de l’évacuation de Paris devant l’avancée des troupes allemandes. Elle y apprend les techniques de l’époque, en particulier la “gymnastique corrective”, fondée exclusivement sur le renforcement musculaire Au lendemain de la guerre, l’école de la rue Cujas retrouve sa trace et lui demande de venir enseigner. Au printemps 1947, alors qu’elle vient juste de terminer la rédaction d’un opuscule, une sorte de compilation de la gymnastique médicale de l’époque, [1]elle fait ce qu’elle appellera par la suite son « observation princeps ».


    Observation princeps
    « Lorsqu'un fastueux matin de printemps 1947, nous vîmes entrer dans notre cabinet une patiente présentant une superbe ''cyphose'', nous étions bien loin de nous douter que notre profession et le sort de légion de malades allaient être changés. Il s'agissait d'un sujet longiligne, très grande et maigre. Un corset de cuir et fer avait causé, non l'enraiement attendu des progrès, décidément inexorables, de son mal, mais des ecchymoses sur les hanches et autour des épaules, et encore sept vertèbres étaient à vif ainsi que l'angle inférieur des omoplates. Mais la malade ne s'en plaignait pas et elle venait parce qu'elle ne pouvait plus lever les bras ni travailler. Nous essayâmes, naturellement, les exercices de '' redressement '' et le travail des dorsaux en vue de fortifier les '' extenseurs '' du dos, mais la raideur était telle que rien n'était possible. Étendant alors notre malade à terre, en décubitus dorsal, nous appuyâmes sur les épaules et nous vîmes, à notre stupéfaction, se produire une énorme lordose lombaire alors que, examinée debout, la malade ne présentait absolument qu'une cyphose dorsale. Pour éviter d'ajouter un mal à celui qui existait déjà, nous basculâmes le bassin en arrière en amenant les genoux sur l'abdomen et, à notre nouvelle stupeur, nous vîmes l'hyperlordose lombaire ainsi effacée se reporter à la nuque, la tête se renversant en arrière sans qu'il fût possible de ramener le menton près du cou. »

    « La porte sur la vérité était, devant nous, grande ouverte mais nous refusions de nous y engager et, doutant de nos yeux, nous renouvelâmes plusieurs fois l'expérience et, finalement, devant une consœur. »

    « Notre observation princeps était si inattendue, les faits constatés si surprenants pour un praticien pétri de théories orthodoxes, si admiratif envers ses maîtres qu'il tenait, jusque-là, pour de vrais savants, qu'il n'en voulut pas croire ses yeux. Mais l'insolente vérité était si évidente qu'il chercha alors, désespérément, à y voir une exception qui aurait confirmé la sacro-sainte règle. Il fallut se résigner au sacrilège et reconsidérer les bases de l'orthodoxie. Restait à dégager les lois de cette physiologie absolument méconnue, en découvrir les mécanismes. Alors succédèrent aux affres de l'apostasie les délices de l'hérésie. C'est en effet une ineffable joie que de vérifier à chaque instant, et de mille façons, le bien-fondé d'une théorie, telle qu'elle explique lumineusement les causes de tous les dysmorphismes et sur quoi peut être édifiée une technique à coup sûr curative.[2] »

    Dans les années qui suivent, elle vérifie que son observation princeps a valeur scientifique, c’est-à-dire qu’elle se reproduit immanquablement dans les mêmes conditions d’expérimentation. En 1949, elle publie « Révolution en gymnastique orthopédique »[3], un article fondateur qui reçoit un accueil mitigé, pour ne pas dire franchement hostile, de la part du monde médical français. Elle quitte la rue Cujas et s’installe en libéral pour mettre en pratique ses principes et continuer sa recherche. Ce n’est que bien plus tard, en 1984, qu’elle énoncera les 6 lois qui expliquent les phénomènes observés lors de l’observation princeps de 1947. Elle élabore une méthode qui, bien que balbutiante, est déjà à ses yeux, plus efficace que les techniques classiques qu’elle enseignait elle-même peu de temps auparavant. Faute de mieux, elle donne son propre nom à sa méthode naissante.

    La technique thérapeutique
    Afin de remédier au raccourcissement des chaînes, Mézières propose un ensemble de postures réalisées sur une respiration spécifique. Les postures sont actives. Même si le thérapeute participe, il ne fait qu’aider, guider le travail du patient. Il est l’œil et la main. Il est indispensable.


    La chasse aux compensations
    Le principe des postures : Mézières le nomme «contraction isométrique excentrique». Il consiste à positionner la chaîne visée dans la position la plus étirée possible, à solliciter sa contraction sans autoriser le raccourcissement. La chaîne se contracte, essaie de rapprocher ses insertions, n’y arrive pas et donc, s’allonge. Ce principe n’est pas sans rappeler celui de Mitchell aux États-Unis au début du XX° siècle. Ce travail, inconfortable, provoque des réactions de défense que Mézières appelle « compensations ». Le thérapeute se doit de les neutraliser. Mézières cautionne le raccourci qui consiste à résumer sa méthode comme « une longue chasse aux compensations ».


    Il n'y a pas de mauvaise respiration, il n'y a que des respirations gênées
    Une respiration spécifique, découlant de la 6° loi, accompagne ce travail. Elle est basée sur le temps expiratoire. Elle est libre (sans frein et donc silencieuse), régulière et profonde. On ne peut pas dire qu’elle soit spécialement abdominale ou thoracique, car elle est adaptée à chaque patient. Aux yeux de Mézières, il est impossible de rééduquer une respiration incorrecte sans en changer les paramètres mécaniques : « Une respiration ne se rééduque pas, elle se libère. »


    Les deux catégories de manœuvres
    Mézières distingue deux types de manœuvres : - celles qui corrigent d’emblée un dysmorphisme donné - celles qui aggravent d’emblée un dysmorphisme donné Elle privilégie cette deuxième catégorie qu’elle déclare « très efficace ». Si le premier temps d’une posture aggravante consiste à péjorer une déformation, il va sans dire que, dans un deuxième temps, les choses doivent rentrer dans l’ordre. On touche du doigt la responsabilité du thérapeute et l’on comprend l’exigence de compétence de cette femme pour ses élèves.


    Le traitement
    Les séances sont longues (approximativement 1 heure), individuelles (il est bien entendu impossible pour un thérapeute de gérer plusieurs séances en même temps) et manufacturées (aucun appareillage n’est utilisé). Elles sont pratiquées par des praticiens experts qui, dans l’esprit de Mézières, ont une pratique exclusive. Le rythme des séances (une par semaine) peut surprendre, surtout quand on sait qu’aucun travail à la maison n’est demandé.


    Les critiques

    Quant aux concepts
    On reproche à Mézières de généraliser facilement une observation à l’ensemble de l’espèce. Ainsi de son observation princeps : ce qu’elle a observé en 1947, pouvait-il être transposé à l’ensemble de l’espèce humaine, dans tous les cas de figure ? Mézières fonctionne à l’intuition. Certains disent que tel était son génie. D’autres, affirment que c’était sa faiblesse. Il est vrai que cette procédure n’est pas compatible avec la démarche scientifique et avec la recherche médicale pour laquelle « la force de la preuve » fait loi. Son hypothèse quant à la douleur est battue en brèche par certaines observations. Exemple : si la douleur est provoquée par une déformation, comment expliquer que, pour la lombalgie, il n’a jamais été possible de corréler la douleur lombalgique avec une quelconque déformation corporelle. Son explication quant aux résultats obtenus est contestée : elle prétend que si les patients vont mieux c’est qu’on a étiré leurs chaînes musculaires. Mais de nombreux scientifiques s’inscrivent en faux. Ils montrent qu’il est impossible d’étirer des muscles sur le vivant. La sensation de tension lors des étirements n’est due qu’à la mise en tension des fascias (tissu d’enveloppe des muscles, très richement innervé). Si résultats il y a (ils n’ont jamais été objectivés de manière scientifique), ils seraient donc dus à autre chose qu’à l’improbable étirement musculaire.


    Quant à la transmission

    Indigence pédagogique
    Si l’on s’accorde à créditer Mézières d’un don d’observation exceptionnel, si on la qualifie volontiers de visionnaire, il est évident que l’organisation et la pédagogie auraient pu être mieux gérées. Du fait de l’absence de contrôle des connaissances et de diplôme, il y a pratiquement autant de compréhensions différentes de son message qu’elle a eu d’élèves. Dès lors, quoi d’étonnant que ce foisonnement d’écoles parallèles où se côtoient le meilleur et le pire. Le déficit d’écrits n’arrange rien et, les années passant, le message semble connaître des distorsions majeures (séances de groupe, musculation, travail de l’inspiration, apprentissage de la bonne posture, travail sur table). Pour le patient, comme pour le prescripteur, il devient difficile de faire la part des choses et de savoir si tel thérapeute qui se dit « mézièriste » est ou n’est pas dans la droite ligne de l’enseignement du maître disparu. Si bien que nombreux sont ceux qui expliquent que la seule personne à avoir jamais fait du Mézières est… Mézières elle-même.


    Fonctionnement sectaire
    Il est aussi fait grief à Mézières de son aura de gourou et du caractère sectaire de son enseignement. Même si elle a tout d’une ascèse, sa méthode n’a pourtant rien de mystique ou d’ésotérique : simplement une manière pertinente d’envisager la mécanique humaine. Il est cependant exact que, durant quelques années, il fallait être parrainé pour prétendre suivre son enseignement. De même, il n’est pas niable que, pendant un temps, elle faisait signer aux stagiaires un engagement à pratiquer sa méthode à l’exclusion de toute autre. Ce comportement qui peut choquer n’était, pour elle, qu’une tentative désespérée pour préserver son œuvre, pour protéger les patients contre le dilettantisme et l’esprit mercantile qu’elle exécrait et qui l’assiégeaient. C’est en voulant éviter Charybde qu’elle se précipita dans Scylla. Elle condamna toutes les écoles parallèles pour cause de dérives, qui vers la kinésithérapie classique, qui vers la psychologie bon marché ou des techniques qui avaient le vent en poupe comme l’ostéopathie. Nonobstant, quelques associations et officines se réclament encore de « l’esprit de la méthode Mézières ».


    Le cas particulier de la Reconstruction Posturale
    Fondée en 1992, la Reconstruction Posturale est la seule à être enseignée à l’Université. À ses débuts, cette école avait pour ambition de retransmettre le plus fidèlement possible l’enseignement de Mézières. Mais rapidement, l’interdisciplinarité du milieu universitaire ouvrit de nouveaux horizons tout en obligeant à une rigueur scientifique qui n’avait pas cours dans l’entourage de Françoise Mézières. Si bien que, 15 ans après, l’observateur extérieur ne distingue, dans la Reconstruction Posturale, que les vestiges de l’œuvre originelle. Dérive ou évolution ? Il reste que les reconstructeurs sont des kinésithérapeutes triés sur le volet qui s’astreignent, après un cursus de trois ans, des examens et un mémoire d’université, à revalider annuellement leur diplôme. Ces examens de recertification sont le ticket d’entrée pour pouvoir intégrer le Collège International des Praticiens de Reconstruction Posturale et figurer sur l’annuaire des praticiens agréés. Cette démarche avant-gardiste, unique dans le paysage médical, reflète le respect pour les patients et témoigne de la difficulté d’une méthode complexe et délicate.
    Microkinésithérapie

         Technique manuelle qui vise à trouver dans l'organisme les « traces » d'événements traumatiques puis de stimuler les zones concernées pour déclencher les mécanismes d'auto-correction.

    La microkinésithérapie, élaborée dans les années 1980 en France par les kinésithérapeutes Patrice Benini et Daniel Grosjean, est une technique manuelle de bilan et de soin qui vise à trouver, dans l'organisme du patient, les « traces » d'événements traumatiques somatisés, et de stimuler les zones concernées pour déclencher les mécanismes naturels d'auto-correction aptes à les éliminer.
    Microponcture

         Stimuler des points précis de l'organisme à l'aide d'un stylet en percussion. Technique voisine de l'acupuncture.

    La microponcture ou micropuncture est une technique de soin corporel.

    De même que le shiatsu s'exerce avec la pression des pouces, que l'acupuncture s'exerce avec des aiguilles et traverse l'épiderme, la microponcture est une technique de soin corporel qui s'exerce avec un stylet en percussion, par exemple le long de méridiens en médecine traditionnelle chinoise.

    La microponcture est largement utilisée en myo-énergétique, théorie du soin concernant la préservation de l'équilibre postural, d'origine japonaise et, ce, fréquemment en association avec la moxibustion directe (ou moxa direct).
    Mind-Training (R)

         Le Mind-Training(R): Par l'utilisation de la NCE et des techniques ericksoniennes, entraîner l'esprit comme on entraînerait le corps. Je dis volontiers que c'est un véritable ''Fitness de l'esprit''! Exemple: préparation aux examens ou concours: depuis sa mise en pratique par moi en Guadeloupe, 100% de réussite (dont 1 cas spécifique: cela a amené la personne à se rendre compte qu'elle devait entreprendre ses études supérieurs -médecine- ailleurs, condition sine qua non de sa réussite et de son épanouissement à venir)
    Musicothérapie

         Composante de l'art-thérapie, elle consiste à utiliser la musique comme outil thérapeutique.

    La musicothérapie est une des composantes de l'art-thérapie qui consiste à utiliser la musique comme outil thérapeutique, pour rétablir, maintenir ou améliorer la santé mentale, physique et émotionnelle d'une personne.

    Une autre conception de la musicothérapie est proposée par Benenzon, qui considère que la musicothérapie est une psychothérapie non-verbale. Elle s'adresse donc à des sujets qui n'ont pas accès au langage. Benenzon considère le sujet dans un espace relationnel, s'inspire de l'école de Palo-Alto et s'appuie sur les conceptions psychanalytiques de Rosolato .

    Musique et psychothérapie

    Musicothérapie active
    La musicothérapie active est axée sur des productions sonores au moyen de la voix, les percussions ou autres. Le sujet devient créateur et s'exprime à travers la musique et les sons. Cette pratique découle généralement de pédagogies actives (inspirées de celles de Carl Orff, Edgar Willems ou Émile Jaques-Dalcroze). La technique de Tomatis, de ses élèves et des dissidents qui s'en sont séparés, comporte elle aussi une phase active pendant laquelle le sujet chante, répète certains phonèmes ou lit à haute voix dans le système d'amplification et de filtrage dynamique connu sous le nom d'oreille électronique.


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    Concrètement, il s'agit essentiellement d'un travail sur la communication non verbale. Le principe est l'ouverture de canaux de communication avec des personnes en rupture de communication (voir travail de Rosolato G, qui s'inspire du travail de Palo Alto et travail de Benenzon R). En France ces travaux ont été repris et traduit par Gerard Ducourneau.


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    Faire attention aux techniques contreversées de thérapie vocale (Méthode La Voix qui guérit) et de chant harmonique thérapeutique (Méthode Harmonicothérapie) conçues par Philippe Barraqué, ethnomusicologue (Université de Paris8), musicothérapeute. La musique n'est pas un bistouri, et le son une pilule miracle. On ne guérit pas le cancer, le sida en musique, ni aucune maladie d'ailleurs. L'Euphonie Vocale, musicothérapie vocale, créée par Mireille Marie, artiste et pédagogue qui intègre des mouvements corporels du Yoga des derviches, des chants sacrés et du chant improvisé.

    Musicothérapie réceptive
    La musicothérapie réceptive est fondée sur l'écoute d'extraits musicaux ou de sons (sonothérapie). Le programme sonore est établi après un entretien et un test de réceptivité musicale comme celui du docteur Jacqueline Verdeau-Pailles. Selon la technique établie par Jacques Jost et Edith Lecourt, une séance de musicothérapie réceptive associe trois fragments d'œuvres musicales dont l'audition successive constitue trois étapes thérapeutiques : apaisement, détente, relaxation. La méthode développée par Jean-Marie Guiraud-Caladou ('bande en U') nommée détente psychomusicale propose elle aussi trois phases ; successivement l'apaisement, la détente puis la redynamisation. [1] La pratique tomatisienne table plutôt sur l'audition de sons filtrés de manière variable selon leurs propres caractéristiques grâce à divers appareils qui reprennent tous l'idée de filtrages (ou d'adjonction sonores) dépendant de l'amplitude (oreille électronique, sémiophone, lexiphone, appareil de Bérard, variophone, akousmatix, etc.).

    Biomusicothérapie
    La biomusicothérapie, méthode élaborée par le docteur Léon Bence et le compositeur Max Méreaux, est née de la rencontre de la musicologie traditionnelle et de la neurophysiologie; elle est fondée essentiellement sur l'action du son au niveau organique. C'est une musicothérapie réceptive extrêmement personnalisée : les extraits d'œuvres sont déterminés en fonction de deux critères fondamentaux :

    1.le choix de la tonalité et du mode qui permettront d'entendre plus fréquemment les sons recommandés dans le cas considéré ;
    2.le choix du compositeur correspondant le mieux à la typologie de l'auditeur.

    Musicothérapie et psychodynamique
    La question surgit par période : la musicothérapie aide-t-elle la personne ? Et si oui en quoi ?

  • en raison des caractéristiques de l'œuvre utilisée ou des caractéristiques sonores de cette œuvre (au niveau rythme, mélodie, harmonie)
  • ou bien, la musique se limite-t-elle à être le vecteur et/ou le prétexte de la communication verbale ou non entre thérapeute et sujet ?

    De là, deux courants principaux théoriques, l'un plus proche de la psychosonique, l'autre mieux compris dans l'esprit de l'art-thérapie


    nous pouvons rajouter un troisième courant (en réponse à la première question ) qui donne une définition autre de la musicothérapie : elle permet l'ouverture de ''canaux de communication '' à travers des moyens corporo-sonoro-musicaux . Cette conception ne laisse que peu de place à l'utilisation de la musique à des fins thérapeutiques liées à un prétendu pouvoir intrinsèque de la musique. Elle est basée sur la conception d'un sujet en relation avec son environnement, le but étant d'améliorer la qualité du contact avec cet environnement.

    Point de vue analytique
    « La musique permet la « détente de l’être ». Il est notoire aujourd’hui que la musique procure un apaisement. D’ailleurs bon nombre de personne aujourd’hui se font couler un bon bain et se mettent une musique apaisante après une bonne journée de travail ou pour plus simplement se donner un moment sympa avec elle même. Ainsi fatigue, stress et tension s’apaisent. La répétition de ce type d’activité permettant alors de gagner un peu de qualité de vie. Cependant, sans être trop technique sur la structure de la névrose, la névrose a ses causes endogènes (une histoire personnelle malheureuse, des douleurs, les rapports papa-maman-bébé plus ou moins faciles et complexes etc.) et ses causes exogènes (situations matérielles difficiles, conjoint(e) plus ou moins pathogène, plus ou moins violent(e) physiquement ou verbalement, travail plus ou moins pénibles, réveil de douleurs endogènes du a des situations revécues dans le présent etc.), et donc la névrose ne se réduit pas (ne diminue pas) simplement en prenant même le meilleur des bains et en écoutant même la meilleure des musiques dans le meilleur des calmes possibles. La névrose et la douleur ne se réduisent pas uniquement par la répétition d’attitude même positive pour le sujet. J’entends ici comme « positif pour le sujet » ce qui est agréable pour la personne. Cependant force et de constater que ce « bon maternage en musique de soi même » a des effets bénéfiques tout comme les belles musiques, en particuliers la musique classique. A noter que les effets sur la névrose sont moindres que sur le stress ou les tensions intérieures du moment. Ainsi envisager que « la musique classique apaise et que c’est ainsi » pose problème par exemple à certains névrotiques qui ne pourront se laisser aller à vivre ce genre d’activité ou se feront très mal à cette situation d’écoute et d’apaisement soit pendant soit après cette activité.» in Fappani F., La musicothérapie : De la vibration du cosmos au souffle venu d’ailleurs, éd. Cursus (2007).

    Musicothérapeute
    Accès au site de la Fédération Française de Musicothérapie (FFM) : http://www.musicotherapie-federationfrancaise.com/

    Il existe plusieurs lieux de formation à la musicothérapie. Une liste exhaustive est proposée par la cité de la musique


    Il n'y a à ce jour aucun diplôme d'Etat de Musicothérapie.

    Les universités de Montpellier III et de Nantes proposent des formations de longue durée sanctionnées par des diplômes d'université. Elles se situent dans le cadre de la formation initiale et de la formation continue. accès au site de l'Université Paul-Valéry Montpellier III : http://www.univ-montp3.fr http://www.musicotherapie-montpellier.fr accès au site de l'Institut de musicothérapie de Nantes http://www.musicotherapie-nantes.com/

    Des formations sont proposées par des structures privées. Elles s'adressent à des professionnels (enseignants, éducateurs, musiciens, personnel soignant...) et se situent dans le cadre de la formation continue. Elles se déroulent sous forme de sessions d'une semaine, le nombre de sessions varie selon les écoles. A l'issue de la formation, un écrit est demandé pour obtenir un certificat à la pratique de la musicothérapie.


    atelier de musicothérapie de bordeaux http://www.ambx.net atelier de musicothérapie de bourgogne http://www.amb-musicotherapie.com atelier sud-Aquitaine de musicothérapie http://www.asam.fr
  • Naturopathie

         Vise à rééquilibrer le fonctionnement de l'organisme par des moyens naturels : alimentation, hygiène de vie, phytothérapie, massages, exercices...

    La naturopathie[1] est une médecine non conventionnelle visant à « rééquilibrer » le fonctionnement de l'organisme par des moyens « naturels » : alimentation, hygiène de vie, phytothérapie, massages, exercices, etc. La « naturopathie rénovée » se focalise sur le désordre psycho-émotionnel.

    Face à cette définition confuse, de nombreux praticiens utilisent le terme de naturothérapie qui est la recherche de la santé par la nature.

    Définition
    Pour l'association de la Fédération Française de Naturopathie (FENAHMAN, Fédération Nationale des Associations d'Hygiène et Médecines Alternatives Naturelles), « la naturopathie rassemble les pratiques issues de la tradition occidentale et repose sur les 10 agents naturels de santé fondés sur le principe de l'énergie vitale de l'organisme. Elle vise à préserver et optimiser la santé globale de l’individu, sa qualité de vie, ainsi qu’à permettre à l’organisme de s’auto-régénérer par des moyens naturels. »

    Il existe d'autres définitions proposées par des auteurs naturopathes :

  • Guy Bohémier (Président du Collège des naturopathes du Québec) : ''comme étant la philosophie, l'art et la science qui visent à apporter à l'être humain le plus haut degré de santé possible en lui apprenant à gérer correctement ses habitudes de vie.''
  • Philippe Dargere (Président de la Fédération Européenne de Naturopathie FENAVI) rappelle que le biologiste Pierre Valentin Marchesseau, père de la naturopathie contemporaine, a été le premier en 1935 à codifier et à synthétiser la Naturopathie dans son essence la plus pure, reposant sur une philosophie ''Le vitalisme'', une science ''L'humorisme'' et des techniques au nombre de 10 : la bromatologie (diétique et nutrition), la biokinésie, l'hydrologie, la psychologie, la pneumologie, la chirologie (massages et manipulations), la réflexologie, l'actinologie, la phytologie et la magnétologie. Le cadre naturopathique s'établit sur ces 10 techniques, 3 cures (détoxination, revitalisation dynamique et stabilisation évolutive), 7 tempéraments et 4 corps énergétiques. L'enseignement de ce biologiste est très proche de l'hygiénisme du fait de l'absence de remède. Il considère qu'en naturopathie c'est le global qui auto-guérit le local, l'organe malade n'est pas le responsable, mais la victime.
  • André Louis Lafon (Président de Naturopathes sans Frontières) Pose en 1995 les bases de la Naturopathie Rénovée destinée à adapter le concept de PV Marchesseau au monde moderne. La formation en Naturopathie Rénovée est enseignée dans toutes les écoles CNR en France.

    Principes
    La naturopathie est basée sur la théorie des humeurs, une ancienne théorie de la médecine en Grèce antique. D'après la doctrine hippocratique au Ve siècle av. J.-C., la maladie est avant tout due à un encrassement des humeurs de l'organisme (sang, lymphe, bile, liquide céphalo-rachidien). Les symptômes pathologiques (toux, fièvre, éruptions, etc ...) sont des crises de purification humorale et d'élimination toxique. La naturopathie consiste à aider cette purification.

    La naturopathie mise beaucoup sur l'auto-guérison, mais avec cette nuance que la force vitale de la personne doit être suffisante. Dans le cas contraire, c'est à la médecine (classique) de prendre en charge la personne. Le pôle d'action principal du naturopathe est le drainage, tant ''psycho-émotionnel'' que physiologique et humoral (les humeurs sont les liquides physiologiques circulants dans le corps : sérum, sang et lymphe). Mais le véritable champ d'action de la naturopathie est la prévention, par l'adoption d'un ensemble de techniques naturelles permettant de suivre une meilleure hygiène de vie, pour la personne qui s'y exerce, et de se maintenir à un tel niveau de santé que les dites ''maladies'' n'ont pas ou peu de prise sur sa personne. Ainsi, le naturopathe n'intervient-il pas dans les troubles ou maladies graves[réf. nécessaire].

    L'Organisation Mondiale de la Santé a défini la santé non pas comme une simple absence de maladies, mais comme une sensation de bien-être, à la fois physique et psychique. C'est cet objectif que la naturopathie tente d'atteindre par ses techniques et conseils.

    La naturopathie est une médecine naturelle, préventive, éducative et holistique. Elle peut trouver ses limites dans certaines affections aigües qui se sont installées sur un terrain mal préparé. Dans ce cas précis, l’action naturopathique consistera à inverser ou modifier la nature du terrain. Le naturopathe effectuera un bilan vital, unique et personnel, respectant les caractéristiques physiques, physiologiques et psychologiques du patient qui sera pris en charge dans sa globalité, grâce au dialogue instauré par le thérapeute et à son conseil. Il complètera éventuellement le décryptage des déséquilibres en ayant recours à l’iridologie. La naturopathie est une démarche active qui implique directement le sujet et le considère comme l’acteur de sa santé. Elle ne se substitue pas à la médecine traditionnelle[réf. nécessaire].

    Les 5 principes de la naturopathie, établis par Hippocrate, sont :

    1.d’abord ne pas nuire (''primum non nocere'')
    2.la nature est guérisseuse (''vis medicatrix naturae'')
    3.identifier et traiter la cause (''tolle causam'')
    4.détoxifier et purifier l'organisme (''deinde purgare'')
    5.la naturopathie enseigne (''docere'')

    Pratiques
    Depuis 1898 (textes fondateurs de John Scheel et Benedict Lust) aux États-Unis et depuis 1935 en France, les 10 techniques sont classées comme suit :

    1.L’alimentation ou hygiène nutritionnelle (diététique, nutrition, cures saisonnières, …)
    2.La psychologie ou hygiène neuropsychique (relaxation, gestion du stress, hygiène relationnelle, relation d’aide, psychothérapies brèves, sophrologie, …)
    3.Les exercices physiques ou hygiène musculaire et émonctorielle (gymnastiques douces, culture physique, yoga, stretching, danse, arts martiaux, bicyclette, natation, …).
    Ces trois premières techniques, dites majeures, sont considérées ainsi comme nécessaires et suffisante à l’entretien de la santé.
    Dans la plupart des cas, la situation de santé implique toutefois d’avoir recours à d’autres outils hygiénique ou thérapeutiques, nos 7 techniques secondaires :
    4.L’hydrologie (utilisation de l’eau chaude, froide, tiède, alternée, locale, générale, interne, externe, douches, bains, thalassothérapie et thermalisme, argiles, …)
    5.Les techniques manuelles -jadis nommées chirologie- (massages non médicaux de type californien, coréen, Amma, onctions aromatiques, …)
    6.Les techniques réflexes ou réflexologie (appliquées au pied, à l’oreille, au nez, dos, … ; shiatsu, méthodes de Knap, Jarricault, …)
    7.Les techniques respiratoires -jadis nommées pneumologie- (empruntées au yoga, aux arts martiaux … ; méthodes de Plent, de Jacquier, ionisations…)
    8.Les plantes ou phytologie (revitalisantes, drainantes, adaptogènes,… et les huiles essentielles …)
    9.Les techniques énergétiques (recours aux différentes formes de magnétisme, aimants, …)
    10.Et les techniques vibratoires -jadis nommées actinologie : utilisation des couleurs, des rayonnements du soleil, de la lune…).

    Réglementations
    En mai 2006, ce métier n'est pas réglementé et son exercice est libre en France. En Australie, la naturopathie, est reconnue par l'État et a sa propre école[2] . Le diplôme s'obtient après trois années d'études. Médecins et naturopathes collaborent ensemble dans le traitement du patient.

    Depuis la Résolution Européenne (Collins & Lannoye) du 29 mai 1997, la naturopathie fait partie des médecines non conventionnelles pour lesquelles les états membres sont invités à s'accorder en termes d'évaluation, enseignement et réglementation des professionnels. La naturopathie est dite ''médecine traditionnelle occidentale'' pour l'OMS.

    Critiques
    La naturopathie est considérée avec scepticisme pour sa dépendance ou son association avec des traitements médicaux alternatifs non prouvés, réfutés et controversés, ainsi que pour ses fondements qui reposent sur le vitalisme[3]. Comme avec les autres médecines non-conventionnelles, il y a un risque d'erreur de diagnostic, ce risque peut être inférieure selon le niveau de formation.[4],[5]

    Il existe également un risque que les maladies qui ne peuvent être diagnostiquées par des naturopathes ne soient pas traitées pendant que le patient essaye le programme conçu par leur naturopathe. Certains traitements de la naturopathie, comme l'homéopathie et l'iridologie, sont largement considérées par certains comme des pseudo-sciences ou du charlatanisme.[6],[7],[8] Les méthodes ou produits naturels ne sont pas forcément plus sûr ou plus efficace que ceux qui sont artificiels ou synthètiques, tout traitement capable de susciter un effet peut aussi avoir des effets secondaires délétères.[9][10],[11],[12]

    Pour Stephen Barrett (Quackwatch, National Council Against Health Fraud), la philosophie de la naturopathie est simpliste et ses pratiques sont truffées de charlatanisme[9].

    KC Atwood écrit, dans la revue Medscape General Medicine, que les médecins en naturopathie ont maintenant la prétention d'être des médecins de premier soin, compétents à la fois dans la pratique conventionnelle et naturelle, cependant leur formation ne contient qu'une petit fraction de celle de la médecine conventionnelle. Un examen de leur littérature, révèle que celle-ci regorge de pratiques pseudo-scientifiques, inefficaces, contraires à l'éthique et potentiellement dangereuses[13].

    Selon Arnold S. Relman, le Textbook of Natural Medicine est insuffisant comme outil d'enseignement car il omet de mentionner ou de traiter en détail de nombreuses affections courantes, il met l'accent sur des traitements qui ne seraient probablement pas efficaces au détriment de ceux qui sont reconnus et il fait la promotion de remèdes non prouvés à base de plantes médicinales, au détriment des produits pharmaceutiques. Il conclut que les risques encourus pour de nombreux malades sollicitant des soins d'un naturopathe ne l'emportent largement pas sur les éventuels avantages[14].

    Références
    1.↑ Le mot naturopathie est un barbarisme puisque étymologiquement, il devrait signifier la maladie de/par la nature, morphologie hybride du latin natura, ''la nature, l'essence'' et du Grec πάθος, pathos, ''la maladie, le mal''. Le mot aurait été inventé par John Scheel en 1885 et indiquerait en fait, selon certains promoteurs de cette pratique, le chemin de la nature (nature-path).
    2.↑ Naturopathic Education in Australia [archive]
    3.↑ Naturopathy's main article of faith cannot be validated: Reliance on vital forces leaves its practises based on beliefs without scientific backing [archive]
    4.↑ Naturopathic Medicine [archive]
    5.↑ Naturopathy, pseudoscience, and medicine: myths and fallacies vs truth [archive]
    6.↑ Science and engineering indicators [archive]
    7.↑ A quackery with a difference—new medical pluralism and the problem of 'dangerous practitioners' in the United Kingdom [archive]
    8.↑ Iridology is nonsense [archive]
    9.↑ a  et b  A close look at naturopathy [archive]
    10.↑ Naturopathic medicine [archive]
    11.↑ The Skeptic's Dictionary : Natural [archive]
    12.↑ NCAHF Position Paper on Over the Counter Herbal Remedies (1995) [archive]
    13.↑ Atwood KC, Naturopathy: a critical appraisal [archive], volume 5, issue 4, pages 39, pmid 14745386, 2003.
    14.↑ Textbook of Natural Medicine [archive]
  • Neurale (Thérapie) de Bruno Groening

         Transmission d'énergie manuelle à la frontière entre médecine et foi.

    Neurostimulation cérébral et émotionnelle (NCE)

         La neurostimulation cérébral et émotionnelle (NCE): Utiliser l'approche en neurostimulation pour travailler aussi bien sur le fonctionnement cérébral qu'émotionnel (les deux étant intimement liés)
    Nutrition Seignalet

         Est un régime alimentaire qui proscrit les aliments cuits et transformés comme le blé et les produits laitiers et privilégie les aliments biologiques.

    La nutrition Seignalet est un régime alimentaire inventé par le Docteur Jean Seignalet (1936-2003), qui estime que ce régime a une action préventive ou bénéfique dans un grand nombre de maladies.

    Seignalet préconise un retour à une nutrition de type ancestral ; son régime repose sur une approche essentiellement qualitative de la diététique, il écarte des aliments qu'il considére potentiellement nocifs pour l'organisme humain : les aliments cuits à haute température et aussi, entre autres, le blé et les produits laitiers, et privilégie les aliments biologiques. Cette méthode nutritionnelle est indifféremment appelée par l'auteur régime ancestral, régime hypotoxique ou alimentation de type originel.

    Ce programme alimentaire est inspiré de la diète paléolithique, de l'instinctothérapie[1] et du régime Kousmine. Les mécanismes d’action proposés par l’auteur pour expliquer les pathogénies liées à certains aliments et l'efficacité de leur suppression ne sont pas prouvés scientifiquement.[2]


    Le régime Seignalet connaît une certaine popularité[évasif] à l'heure actuelle[Quand ?], malgré les efforts requis par sa mise en œuvre et l'attitude très réservée d'une partie de la communauté scientifique quant à son efficacité.

    Origine
    Jean Seignalet (1936-2003), pionnier de la transplantation rénale en Languedoc-Roussillon fut orienté vers la nutrition par ses recherches en immunologie. Il élabora des théories sur les relations entre l'alimentation et l'apparition de diverses pathologies. Dans sa pratique clinique, il a testé ces théories sur ses patients en leur proposant un modèle nutritionnel qu'il qualifie d'hypotoxique. Après 230 publications en langues française et anglaise, dont 78 internationales pour ses travaux sur l'histocompatibilité et un premier livre sur ''Le groupage HLA en rhumatologie'' (éd. Masson, 1985), il publie un second livre destiné au grand public : L'Alimentation ou la troisième médecine[3] qui expose les principes de cette méthode diététique, les mécanismes proposés pour expliquer comment certains aliments pourraient intervenir dans diverses pathologies et les résultats que Seignalet aurait observés sur ses patients par suite du changement nutritionnel. Ces résultats sont classés par pathologies, dont certaines, mal soignées par la médecine classique, seraient mises en rémission par le régime appliqué avec rigueur. L'ouvrage n'a pas la prétention de prouver scientifiquement ces théories, mais d'ouvrir de nouvelles voies de recherches qui permettraient peut-être de les valider, et de proposer une nouvelle approche de la santé, axée sur la prévention et susceptible de compléter la médecine classique et la médecine non conventionnelle.

    Pathogénie alimentaire selon Seignalet

    Alimentation moderne inadaptée
    Pour Seignalet, notre patrimoine génétique de chasseur-cueilleur du paléolithique n'aurait pas eu le temps de s'adapter à l'alimentation moderne. Cette inadaptation serait une des clefs de la compréhension de certaines pathologies.

    Le rôle de l'intestin grêle
    Sous l'influence de divers facteurs : génétiques (carences enzymatiques, terrain prédisposant, allergies) et environnementaux comme l'alimentation moderne (incluant notamment le gluten, les protéines du lait et les produits de la cuisson à haute température) ou la prise fréquente de substances chimiques comme les antibiotiques, la muqueuse intestinale serait agressée, fragilisée et rendue trop perméable, facilitant ainsi le passage dans la circulation sanguine de macro-molécules bactériennes et alimentaires.

    Selon la théorie proposée par Seignalet, dans cet état que l'on caractérise d'hyper-perméabilité intestinale (Leaky gut syndrom (en)), le passage de molécules exogènes provoquerait un processus inflammatoire chronique et une réponse immunitaire qui, en fonction du terrain, aboutirait à l'apparition d'une maladie auto-immune, d'une maladie dite d'encrassage ou encore de pathologies dites d'élimination.

    Théorie de l'élimination
    Les résidus alimentaires ou bactériens seraient capturés par le système immunitaire puis dirigés vers des émonctoires naturels, provoquant une inflammation de l'organe cible.

    Théorie de l'encrassement cellulaire
    Lorsque les résidus alimentaires dépassent la capacité d'élimination de l'organisme, ils s'accumuleraient dans le milieu extra-cellulaire, provoquant une fatigue du système immunitaire et certaines molécules, de structures similaires à celles de l'hôte, pénétreraient dans les cellules de tel ou tel organe et en altéreraient le fonctionnement ou en compromettraient la survie à terme.

    Maladies auto-immunes
    Un certain nombre de maladies auto-immunes feraient intervenir l'alimentation et l'hyper-perméabilité de l'intestin grêle dans leur pathogénie, par exemple en induisant des réponses immunitaires croisées contre des bactéries intestinales qui pénètrent dans le sang et contre des cellules de l'organisme, ou contre des cellules de l'organisme contaminées par des polluants (maladies hétéro-immunes).

    Principes du régime alimentaire

    Avec le régime hypotoxique, Seignalet propose le retour à une alimentation plus proche de ce qu'elle était probablement il y a 5.000 ou 10.000 ans. Il préconise d'écarter les aliments et modes de préparation jugés potentiellement nocifs ou inadaptés à l'organisme de l'être humain.

    Suppression des produits laitiers
    Jugeant le lait inadapté à l'homme adulte, Seignalet préconise une alimentation sans aucun produit laitier : lait pasteurisé , UHT, yaourts, fromages, beurre, ainsi que tous produits dans lesquels entrent les poudres de lait comme ingrédient.

    Suppression du gluten et des céréales mutées
    Seignalet considère que les enzymes et mucines de certains humains ne sont pas adaptées à la structure de certaines protéines du blé et du maïs, a fortiori lorsqu'elles sont transformées par la cuisson. Il préconise l'élimination de toutes les céréales contenant du gluten, ainsi que tous les aliments dérivés : pain, pâtes alimentaires, pizza, gâteau. Sont autorisés par le régime le riz, et d'autres graines susceptibles de remplacer les céréales: le sarrasin, le sésame, la châtaigne et peut-être aussi le quinoa et le millet.

    Utilisation d'huiles non raffinées et d'aliments biologiques
    Pour Seignalet, le mode de fabrication industrielle des huiles alimentaires et des margarines pose problème car les techniques mises en oeuvre pour augmenter les rendements d'extraction induisent des modifications nocives. Le chauffage à la vapeur d'eau entre 160 °C et 200 °C, surtout employé vers la moitié du XXe siècle, engendre des acides gras insaturés trans. Les procédés actuels : extraction à froid par des solvants, raffinages, décoloration, désodorisation, éventuellement hydrogénation sont susceptibles de dénaturer le produit et les solvants plus ou moins nocifs tels que l'hexane utilisés pour extraire à froid, ne sont pas complètement éliminés du produit final.

    Suivre le régime hypotoxique implique donc l'emploi exclusif d'huiles vierges (extraction mécanique, aucun traitement chimique, aucun raffinage, absence d'insecticides et de pesticides), consommées crues : huile d'olive vierge, huile de colza, huile de noix, huile de noisette... toutes issues d'une pression à froid. Sont proscrites margarines et huiles raffinées.

    Il conseille également la consommation régulière de poissons des mers froides pour leur apport en acides gras Oméga-3. En particulier : EPA et DHA, et en général les aliments issus de l'agriculture biologique pour leur qualité nutritionnelle et leur exemption des pesticides chimiques.

    Il faut toutefois noter que les homologues supérieurs des deux acides gras essentiels (acide linoléique et acide alpha-linolénique), tels que ceux qui sont fabriqués par les animaux, court-circuitent le système d'équilibrage entre prostaglandines ''de paix'' (PG E2) et ''de guerre'' (PG E1) selon l'expression de Catherine Kousmine. Ce délicat équilibre ne peut être assuré qu'à partir des précurseurs végétaux. La forme oméga-3 (première double liaison au 3e atome de carbone de la chaîne) est présente dans les huiles de noix, soja, colza, germe de blé et lin (référence: Document-Santé n°37: Connaissez-vous les Acides gras essentiels?.

    Mode de préparation des aliments
    Il est conseillé de ne pas cuire les aliments à une température supérieure à 110 °C. À cette température, la dénaturation des protéines, glucides, des huiles et des nutriments est limitée. Au-delà, sous l'effet de l'agitation thermique, apparaissent des composés chimiques non présents à l'état naturel, qui ne sont pas nécessairement assimilables par l'organisme, du fait de leur structure spatiale ou de leur complexité (par exemple les molécules de Maillard). Ce qui est agréable à nos sens n'est pas pour autant adapté à nos enzymes.

    Il faut donc :

  • privilégier le cru,
  • cuire avec modération : ébullition, bain-marie, à l'étouffée, à la vapeur douce.
  • supprimer la cuisson au micro-ondes (celui-ci chauffe les aliments en induisant une agitation thermique qui est localement extrême).

    L'absence de cuisson préserve les vitamines, les oméga-3 et la plupart des molécules antioxydantes.

    Supplémentation
    Dans les pathologies inflammatoires chroniques, il existe souvent un terrain de carence en nutriments non énergétiques : vitamines, sels minéraux et oligo-éléments. De plus, les besoins d'un organisme malade sont supérieurs à ceux d'un individu sain. Or l'alimentation moderne est carencée. Seignalet propose donc dans sa méthode nutritionnelle d'ajouter à des doses physiologiques ces nutriments : vitamines, sels minéraux et oligo-éléments.

    La supplémentation fait partie intégrante de la nutrition Seignalet, il est indispensable de la continuer durant toute la période du changement alimentaire.

    Seignalet recommande aussi l'utilisation quotidienne de probiotiques, car ces bactéries auraient un rôle intéressant à plusieurs niveaux :

  • la production d'acide lactique empêche la prolifération des entérobactéries pathogènes,
  • l'action bénéfique sur les entérocytes.

    Bénéfices supposés
    Seignalet présente les résultats (succès et échecs) obtenus par le changement nutritionnel dans une centaine de maladies chez les 2.500 patients qu'il suivait à l'époque.

    Les patients totalisent entre eux plus de 115 maladies. Parmi celles-ci, 91 ont réagi favorablement au régime, dont certaines sont considérées incurables par la médecine classique, ce qui peut susciter un espoir pour de nombreux malades. Toujours selon l'auteur, les patients soignés par la nutrition ont appliqué strictement le régime hypotoxique et les effets ont été perceptibles au bout d'une durée variable de quelques mois à plusieurs années, lorsque la diététique a été appliquée suffisamment tôt.

    Seignalet déconseille toutefois d'appliquer ce régime en substitution d'un traitement médical. Au contraire, il s'agit d'adopter un mode de vie permettant de prévenir la maladie ou d'améliorer la tolérance du patient à des traitements parfois très lourds tels que chimiothérapies ou radiothérapies. Seignalet insiste sur le fait que la diététique ne guérit pas les maladies: au mieux elle induit une rémission, l'abandon du régime étant souvent suivi de rechute.

    Les résultats sont consultables sur le site de l'association Jean Seignalet : Site commercial.

    Controverses
    Reconnu pour ses travaux en histocompatibilité, Seignalet publia de nombreux articles sur le sujet dans des revues scientifiques reconnues. Par contre aucune ne publia ses articles en rapport avec la nutrition[4]. D'une part, il ne présenta pas d'études correspondant aux critères qualitatifs voulus (double aveugle, c'est-à-dire randomisé et traitement contre placebo), d'autre part ses hypothèses sur les bienfaits du régime hypotoxique ne trouvèrent que peu d'écho dans les milieux scientifiques. Selon le Prof. J. Frexinos[5], connu en particulier pour son livre ''Le petit dictionnaire de l'humour médical'', le grand nombre de pathologies censées répondre à son régime ne plaida pas en sa faveur.

    Des données sur des chasseurs-cueilleurs modernes, qui suivent un régime traditionnel, indiquent qu'ils souffrent peu de certaines maladies modernes (obésité, diabète de type 2 etc.), indépendamment de l'origine principale de leur alimentation (viande animale, plantes sauvages ou domestiques)[6].

    Malgré les témoignages de malades qui appliquent la nutrition Seignalet et ressentent une amélioration de leur état général, en particulier dans les cas de spondylarthrite ankylosante, la communauté médicale reste sceptique quant aux résultats de cette méthode de nutrition[7].

    Le Conseil National de l'Ordre des Médecins émet d'ailleurs une mise en garde sur ce point : efficacité thérapeutique non reconnue par la communauté scientifique, risque de retard de la mise en place de thérapeutiques curatives pouvant mettre ainsi en jeu la vie des malades, exercice illégal de la médecine - [réf. souhaitée] (Voir procès de Guy-Claude Burger, le 25 mars 1996. Le Dr Seignalet avait préfacé un ouvrage sur la nutrition de G.-C. Burger et l'avait soutenu lors du procès. Il s'est toutefois distancé de G.-C. Burger par la suite, précisant dans son ouvrage que le régime préconisé par ce dernier était extrême dans son application au quotidien et amenait généralement, à terme, à s'exclure de la société ).
    (site ministériel : Miviludes Lois, règlements/rubrique Santé, Ligue contre le cancer, Pr. Frexinos, 20 ouvrages scientifiques (en anglais) d'étude sur nutrition et pathologies organiques).

    Références
    1.↑ Seignalet, L'Alimentation ou la 3e médecine (édition obsolète), ISBN 286839-702-6. « Au total, la théorie de Burger me semble inébranlable » [...] « L'instinctothérapie est une méthode très performante pour améliorer ou guérir de nombreux maux. » (p.90). « Le régime que je propose est certainement moins parfait que celui de Burger ». (p.103)
    2.↑ l'échantillonnage utilisé ne suffit pas pour une approche statistique fiable qui comprendrait : étude sur un grand nombre de patients avec méthode en double aveugle et taux chiffrés de résultats positifs, négatifs et avec un suivi contrôlé.
    3.↑ Seignalet, L'Alimentation ou la 3e médecine, 5e édition refondue et augmentée, ISBN 286839-887-1.
    4.↑ d'aprés le Dr Seignalet [archive]
    5.↑ Point de vue du Pr. J. Frexinos [archive]
    6.↑ Milton K. Hunter-gatherer diets-a different perspective. [archive] American Journal of Clinical Nutrition, mars 2000, 71(3):665-7
    7.↑ Débats autour de la Nutrition Seignalet sur le site de santé Atoute [archive]
  • Oligothérapie

         Corriger un dysfonctionnement métabolique en administrant des oligo-éléments.

    L'oligothérapie est une méthode thérapeutique mise au point par le docteur Jacques Ménétrier au milieu du XXe siècle suite aux travaux de Gabriel Bertrand[réf. nécessaire]. Elle consiste essentiellement en l'administration de catalyseurs nécessaires en très faibles quantités au métabolisme du corps humain. L'objectif est de corriger un dysfonctionnement métabolique par le rétablissement de l'équilibre physiologique du patient[réf. nécessaire].

    Les catalyseurs, appelés oligo-éléments (ou les éléments-trace (E.T.)), sont pour la plupart des ions métalliques ou métalloïdes. Ils sont administrés par voie sublinguale : la solution contenant les oligo-éléments est gardée quelques minutes sous la langue afin de passer dans le sang.
    Ortho-Bionomy

         Créée par Arthur Lincoln PAULS, Ostéopathe et enseignant de Judo d’origine canadienne. Dérivée de l’ostéopathie, l’Ortho-Bionomy utilise certaines de ses pratiques, mais avec une vision qui lui est propre : le but recherché n’étant pas de corriger le patient, mais de lui permettre de se corriger lui-même par la mise en route de réflexes autocorrecteurs au niveau du corps physique, des flux énergétiques internes et de l’aura. En accord avec le tempo de chaque partie approchée, l’Ortho-Bionomiste accompagne, avec neutralité et bienveillance, la résolution des tensions et des émotions mémorisées par l’organisme. Source : Docteur T.QUILLE, ''Ortho-Bionomy : Découvrez votre réflexe autocorrecteur''.

    Orthomoléculaire (Médecine)

         Traiter par l'apport optimal de substances naturellement connues et reconnues par l'organisme.

    La médecine orthomoléculaire se propose de soigner les personnes par l'apport optimal de substances naturellement connues de l'organisme, par opposition à l'approche dite allopathique qui s'oriente plutôt vers les effets thérapeutiques de molécules créées par l'homme.

    Historique
    Le terme « orthomoléculaire », créé en 1968 par le professeur Linus Pauling (prix Nobel de chimie en 1954 et prix Nobel de la paix en 1962), signifie « molécule correcte » au sens « qui n'est pas étrangère au corps humain, qui est biologiquement correcte », les autres molécules (les principes actifs de la plupart des médicaments) étant vus comme biologiquement incorrects, leur ressemblance chimique à des substances légitimes leur permet d'interagir avec les molécules du corps, mais comme elles ne sont pas identiques aux molécules qu'elles imitent, elles provoquent des dysfonctionnements (les effets secondaires) et leurs effets recherchés relèvent plus de la tricherie chimique que de la suppression des causes de la maladie.

    La médecine orthomoléculaire se propose de traiter par la modification des concentrations des substances naturellement connues du corps humain et supposées bénéfiques, par opposition des pratiques chimiothérapiques de la médecine conventionnelle utilisant des substances créées de novo et supposées inconnues du corps humain, et donc décrites comme potentiellement toxiques. Les différences génétiques peuvent faire en sorte que certaines substances (enzymes, protéines) soient produites en quantités inadéquates par le corps, créant par là des déséquilibres chimiques, qui pourront éventuellement être palliées par l'apport supplémentaire d'un des termes du déséquilibre.

    Le Docteur Matthias Rath a proposé une distinction entre la médecine allopathique qui traite du bon fonctionnement des organes du corps humain, et la médecine orthomoléculaire ou médecine cellulaire qui traite du bon fonctionnement des cellules du corps humain.

    La vitamine C, illustration de l'approche orthomoléculaire
    La vitamine C a été popularisée par le double prix Nobel Linus Pauling.

    Par exemple, le gorille des montagnes (pesant de 120 à 160 kg) ingère quotidiennement entre 2 000 et 4 000 mg d'ascorbates (vitamine C) et parfois bien plus[1]. L'homme occidental moyen ne prenant pas de suppléments en consomme quelques dizaines de milligrammes, et les apports journaliers recommandés de vitamine C sont de 60mg.

    À noter que la majorité des mammifères synthétisent leur propre vitamine C dans des quantités variables en fonction des stress subis qui équivaudraient, en tenant compte de la masse corporelle, à 10 000-20 000 mg par jour pour un humain adulte de corpulence moyenne.

    La médecine orthomoléculaire se base sur le principe que tous les animaux anthropomorphes, y compris les humains, souffrent d'une erreur génétique les empêchant de synthétiser l'enzyme L-gulonolactone oxydase. Cette enzyme interviendrait dans la dernière étape d'une chaîne de réactions permettant de convertir le glucose en acide ascorbique. Cette mutation génétique serait intervenue il y a environ 25 millions d'années.

    Parmi les autres mammifères ne pouvant synthétiser la vitamine C se trouvent les cochons d'Inde et une espèce indienne de chauve-souris frugivore (Pteropus medius).

    La médecine orthomoléculaire propose de corriger ce déficit par l'apport de quantités comparables à celles synthétisées par les autres mammifères, à savoir plusieurs grammes par jour (quantité normalisée suivant la masse corporelle). L'extraction d'acide ascorbique dans de telles quantités à partir de sources naturelles serait fort coûteuse. L'adoption d'un mode de nutrition similaire à celle de ces primates ne semble pas compatible avec la civilisation. Il convient donc d'utiliser de l'acide ascorbique de synthèse.

    Bénéfices cliniques et seuil d'efficacité
    La médecine orthomoléculaire établit le bénéfice de doses variables et suffisantes d'acide ascorbique dans de nombreuses situations médicales, particulièrement lors d'infections (les phagocytes utilisent de l'acide ascorbique prélevée dans le sang comme antioxydant pour se protéger alors qu'ils attaquent les intrus à l'aide d'oxydants comme le peroxyde d'hydrogène[2]) ou lors de convalescence suite à des brûlures (l'acide ascorbique est aussi nécessaire à la production de collagène[3]).

    La rigueur scientifique exige toutefois des essais cliniques en double-aveugle. La dose nécessaire à l'amélioration peut être très variable. Si quelques dizaines de milligrammes empêchent le scorbut aigu, la guérison d'une infection virale peut demander plusieurs dizaines de grammes par jour.

    Pour l'homme, la vitamine C n'étant pas supposée synthétisée, il est avancé que le corps l'alloue en priorité aux tâches les plus importantes.

    Controverse
    La dynamique de la vitamine C dans le corps n'est pas totalement élucidée. Longtemps considérée comme un micronutriment, sa consommation à des doses supérieures de plusieurs ordres de grandeur aux autres vitamines et à la quantité minimale prévenant le scorbut aigu peut paraître absurde. Les essais cliniques inconcluants menés avec des doses insuffisantes ont sans doute semé la confusion. On ne peut pas non plus nier que, n'étant pas brevetée et peu profitable, elle ait pu être volontairement négligée par les groupes pharmaceutiques, préférant mettre l'accent sur des thérapies brevetables, plus coûteuses et donc plus rentables.

    Autres vitamines et minéraux
    La médecine orthomoléculaire propose des apports de certains minéraux, vitamines, huiles ou autres nutriments en quantités supérieures à celles que préconisent les apports journaliers recommandés.

    La combinaison de magnésium (plusieurs centaines de mg par jour) et de vitamine B6 (de cent à deux mille mg par jour) peut être indiquée pour traiter le syndrome du canal carpien ou encore le syndrome prémenstruel. Son efficacité en double aveugle contre placebo a été démontrée dans le traitement de l'autisme[4].

    La niacine (vitamine PP ou vitamine B3) est utilisée en médecine conventionnelle pour son effet hypocholestérolémiant. La nicotinamide est une autre forme de cette vitamine proposée en médecine orthomoléculaire ayant vocation à soulager l'ostéoarthrite, la dépression et les troubles schizophréniques ou s'y rapportant. L'effet vasodilatateur de la niacine est supposé soulager les migraines.

    Le zinc est proposé contre les infections.

    La méta-analyse JAMA 2007
    Une équipe danoise et serbe à publié en février 2007 une méta-analyse[5], réactualisée en 2008[6], d'un nombre limité d'essais randomisés utilisant des antioxydants en prévention primaire et secondaire.

    Sur 748 études chez les adultes comparant le Bêta-carotène, la vitamine A, la vitamine C, la vitamine E ou le sélénium, soit de manière isolée ou combinée à un placebo ou à l´absence d´intervention cette analyse en a conservé soixante huit portant sur 232 606 participants.

    Les résultats de cette méta-analyse ne montre pas d'effet significatif des suppléments anti-oxydants sur la mortalité (RR = 1.02, IC 95 % 0.98-1.06). Les analyses en méta-régression multivariée ont montré que les études ayant de faibles biais et le sélénium (RR = 0.998, IC 95 % 0.997-0.9995) étaient significativement associées à la mortalité. Dans quarante sept des études à faible biais portant sur 180 938 participants, les suppléments par antioxydants augmentaient de façon significative la mortalité (RR = 1.05, IC 95 % 1.02-1.08). Après exclusion des essais portant sur le sélénium, le Bêta-carotène (RR = 1.07, IC 1.02-1.11), la vitamine A (RR = 1.16, IC 1.10-1.24) et la vitamine E (RR = 1.04, IC 1.01-1.07) de façon isolée ou combinée augmentaient de façon significative la mortalité.

    Les auteurs concluent donc que:

  • Les suppléments en anti-oxydants n'avaient pas d'effet significatif sur la mortalité
  • Une supplémentation avec le Bêta-carotène, la vitamine A et la vitamine E augmentait la mortalité.
  • Les effets de la vitamine C et du sélénium sur la mortalité ne pouvaient être déterminés par l'étude et nécessitaient des investigations complémentaires.

    Références
    1.↑ Micronutrient intakes of wild primates: are humans different? [archive] Milton K Comp Biochem Physiol A Mol Integr Physiol 2003 (136) 1; p. 47-59 PMID : 14527629
    2.↑ Nutranews Décembre 2003 - Des nutriments pour renforcer le système immunitaire et faire échec aux infections de l’hiver [archive]
    3.↑ Pharmacorama - L'acide ascorbique ou vitamine C (paragraphe Hydroxylation) [archive]
    4.↑ Improvement of neurobehavioral disorders in children supplemented with magnesium-vitamin B6. II. Pervasive developmental disorder-autism. [archive] Mousain-Bosc M. et al. Magnes Res. 2006 Mar;19(1):53-62.
    5.↑ Mortality in randomized trials of antioxidant supplements for primary and secondary prevention: systematic review and meta-analysis. [archive] Bjelakovic G, Nikolova D, Gluud LL, Simonetti RG, Gluud C. The Cochrane Hepato-Biliary Group, Copenhagen Trial Unit, Center for Clinical Intervention Research, Copenhagen University Hospital, Rigshospitalet, Copenhagen, Denmark. goranb@junis.ni.ac.yu. JAMA. 2007 Feb 28;297(8):842-57.
    6.↑ Bjelakovic G, Nikolova D, Gluud LL, Simonetti RG, Gluud C, Antioxidant supplements for prevention of mortality in healthy participants and patients with various diseases [archive], Cochrane Database of Systematic Reviews, 2008;2 DOI: 10.1002/14651858.CD007176
  • Ostéopathie

         Thérapie fondée sur des manipulations manuelles. Proche de la Chiropraxie et de l'étiopathie.

    L'ostéopathie (du grec ὀστέον, ostéon, « os » et πάθος, páthos, « maladie ») est une médecine non conventionnelle qui se veut à la fois préventive et curative. Créée vers 1874 par le médecin américain Andrew Taylor Still (1828-1917), elle est essentiellement fondée sur des techniques manuelles visant à la conservation ou la restauration de la mobilité des différentes structures de l'organisme. Elle se base sur l'idée selon laquelle toute perte de mobilité naturelle des organes les uns par rapport aux autres apparaît au niveau des muscles, des tendons, des viscères, du crâne ou des enveloppes (fascia) et induit des dysfonctionnements.

    Les tenants de l'ostéopathie considèrent que la remise en fonction de la mécanique corporelle - si elle est pratiquée assez tôt et si les atteintes ne sont pas trop importantes - peut corriger le désordre correspondant et mener l’organisme à l’auto-guérison. Les ostéopathes considèrent eux-mêmes qu'une médecine plus conventionnelle est nécessaire pour les maladies graves, purement organiques ou s’accompagnant d’états infectieux ou inflammatoires graves. Ils traitent plutôt certaines pathologies fonctionnelles, éventuellement psychosomatiques. Ils traitent parfois aussi le nourrisson (insomnies, correction de déformations crâniennes induites par l'utilisation de ventouses ou d’un forceps lors de l’accouchement).

    Les principes fondamentaux de l'ostéopathie sont considérés comme dogmatiques par certains auteurs, qui mettent en doute le lien entre sa pratique et les guérisons constatées. Ils classent l'ostéopathie (au moins pour son aspect théorique) dans la catégorie des pseudo-sciences[1]. Par ailleurs, des inquiétudes ont été formulées vis-à-vis des risques liés aux techniques de manipulation, notamment vertébrales, pratiquées par certains ostéopathes ne possèdant pas de formation adéquate pour effectuer ce type de manipulation.

    Principes fondateurs
    L'ostéopathie est organisée autour de quatre principes de bases :

    1.Chaque structure du corps a une fonction physiologique, chaque fonction entretient une certaine structure et la structure gouverne la fonction. Par exemple, le tube digestif est considéré comme structure, la digestion comme fonction et la forme (ondulations, villosités, microvillosités, etc.) de l'intestin permet sa fonction (digestion, rôle dans l'immunité et le système hormonal…). Le squelette, en tant que charpente osseuse, et sa musculature ont une grande importance, en tant que support des autres systèmes et organes dont la mobilité naturelle est nécessaire pour un bon fonctionnement durable des systèmes nerveux, musculaire, circulatoire, respiratoire, etc.
    2.Concept d'unité et d'interrelations entre les différentes parties du corps (il est commun à bien des médecines) : toutes les parties du corps sont reliées, par la vascularisation, le système nerveux, le tissu conjonctif, le système lymphatique et hormonal), mais aussi de l'être humain dans sa globalité, rassemblant ses aspects physique, émotionnel, mental, intellectuel et spirituel. L'ostéopathie postule une interrelation entre la structure et la fonction : un organe ne pourrait fonctionner correctement que si sa configuration tridimensionnelle est conforme à ce qu'elle devrait être, et inversement.
    3.Principe d'auto-guérison : le corps dispose de nombreux systèmes de réparation, adaptation, défense ou compensation. Ce postulat de Andrew Taylor Still, créateur de l'ostéopathie, est considéré comme peu scientifique par certains. L'ostéopathe ne ferait que stimuler les facultés d'auto-guérison chez le patient. Les ostéopathes fondent leur réflexion sur les conditions qui ont mis ces moyens en défaut, et tentent de lever l'obstacle.
    4.Le rôle de l'artère est absolu : toute structure somatique non atteinte d'une lésion organique est capable de fonctionner normalement, pour peu que sa vascularisation soit correcte et que l'alimentation ait fourni des nutriments qualitativement et quantitativement suffisants.
    Ces concepts sont appliqués à l'anatomie et à la physiologie humaines. « Le rôle de l'artère » est une manière particulière de voir les choses[pas clair]. Aujourd'hui, tous les ostéopathes n'y accordent pas la même importance. Les ostéopathes dits « scientifiques », considèrent que ce rôle n'est pas suffisant pour assurer une fonction normale.

    Outils thérapeutiques
    L'ostéopathe dispose de différentes approches thérapeutiques qu'il considère adaptées aux besoins spécifiques du patient, à ses propres affinités et à ses propres connaissances [2]. On distingue parmi celles-ci [3] :

  • les techniques de mobilisation articulaire passive lente (technique générale ostéopathique, techniques fonctionnelles directes ou indirectes, etc.) ou rapide (technique haute vélocité basse amplitude, technique basse vélocité haute amplitude, etc.) ;
  • les techniques de mobilisation articulaires actives (technique de Mitchell, etc.) ;
  • les technique de mobilisation articulaire mixtes (techniques de Sutherland, etc.) ;
  • les techniques réflexes (traitements réflexes du tissu conjonctif, points de Knapp, points de Head, points triggers, traitements neuro-musculaires, etc.) ;
  • des techniques de mobilisation des structures molles et péri-osseuses (crânien, viscéral, facial, etc.) ;
  • des techniques psycho-cognitives (empathie, développement de la confiance en soi, positivisme, etc.).

    Le texte Référentiel profession ostéopathe, établi par cinq associations ostéopathiques conjointement avec les pouvoirs publics, reconnaît trois pratiques ostéopathiques : celle dite structurelle (incluant les manipulations vertébrales et articulaires) ou thrusts technics, l'ostéopathie viscérale (qui intéresse les organes) et l'ostéopathie crânienne.

    La palpation recherche les dysfonctions somatiques au sein de tous les tissus du corps. En dehors de l'interrogatoire, la main représente l'outil essentiel tant du diagnostic que du traitement. Ici aussi, les concepts s'opposent. Pour certains ostéopathes, la main n'est rien ; c'est le système nerveux central du thérapeute qui est l'outil de traitement.

    L'ostéopathie s'adresse au corps entier (cf. concept d'unité). L'action sur ces différents systèmes passerait par un lien physiologique majeur : le système nerveux. En effet, toutes les techniques auraient comme point commun d'émettre des informations aux éléments afférents du système nerveux périphérique et du système nerveux végétatif (sympathique et parasympathique). Ceci expliquerait pourquoi l'action de l'ostéopathie sur le corps n'est pas locale, mais toucherait l'ensemble de l'organisme.

    Bien que non spécifiques et non démontrées, les techniques ostéopathiques auraient ainsi une action bénéfique sur les symptômes d'affections touchant les domaines suivants :

  • le système locomoteur : certains rhumatismes, lumbagos, entorses, torticolis,…
  • le système viscéral : certaines constipations, diarrhées, ballonnements, syndrome du côlon irritable,…
  • le système crânien : certaines céphalées, otites chroniques, vertiges, bourdonnements, nez bouchés, sinusites chroniques, coliques du nourrisson, enfants difficiles qui pleurent souvent, insomnie, dyslexie et problèmes liés à l'apprentissage, mémoire, concentration, névralgie faciale,…

    Efficacité

    À ce jour, très peu d'études scientifiques ont évalué l'efficacité de l'ostéopathie. Elles sont sporadiques et leurs résultats parfois contradictoires.

    Une étude publiée dans le New England Journal of Medicine et reprise par le Quotidien du médecin français, démontre l'efficacité des traitements ostéopathiques dans les cas de lombalgie subaigüe (patients souffrant depuis plus de trois semaines mais moins de six mois)[4].

    Les rachialgies
    Chez des personnes souffrant de rachialgies, un traitement ostéopathique en plus du traitement classique améliore l’état algique et psychologique à court terme (2 mois) et l’état psychologique à plus long terme (6 mois)[5].

    Les lombalgies
    L’étude du UK BEAM trial team[6] sur 1 334 patients lombalgiques a confirmé le bénéfice d’un traitement ostéopathique à 3 mois et à une année. Ces résultats semblent être améliorés par l’ajout d’exercices en plus des manipulations.

    L’ostéopathie aurait également des effets bénéfiques chez les sujets souffrants de hernies discales vu que cette approche est plus efficace[7] et comporte moins de risques[8] que la chimionucléolyse.

    Chez les patients présentant une lombalgie commune aigüe ou récidivante pour lesquels les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont contre-indiqués, l’ostéopathie peut être une bonne alternative vu que les mêmes résultats cliniques sont obtenus en prenant moins d’anti-inflammatoires[9].

    Le fait que l’ostéopathe prenne en considération l’aspect biopsychosocial de la rachialgie et les bénéfices qu’en tirent les patients peuvent expliquer la raison pour laquelle les patients lombalgiques continuent à consulter l’ostéopathe à plus long terme (de 1 à 4 ans) sans pour autant en tirer profit sur leur état physique[10],[11].

    Il n’est pas exclu que les bénéfices du traitement ostéopathique soient d’avantage liés à la prise en charge du patient qu’aux seules manipulations[12]. Ceci semble être du moins applicable aux patients souffrant de lombalgie chronique car Licciardone et al.[13] ont montré que le fait de consulter un ostéopathe diminue la douleur, améliore l’état fonctionnel et diminue les recours aux autres traitements indépendamment du fait que le traitement ait été simulé ou non. La satisfaction des patients est apparemment identique qu’ils reçoivent le traitement placebo ou le traitement ostéopathique[14]. Pourtant Assendelft et al.[15] ont montré par une méta-analyse que la manipulation est plus efficace qu’un traitement placebo. La méta-analyse n’a toutefois pas mis en évidence la supériorité de la manipulation aux traitements habituels. L’analyse qualitative de Bronfort et al.[16] conclut qu’il existe une évidence modérée de l’efficacité des manipulations vertébrales par rapport aux traitements habituels en médecine physique (physiothérapie) et ceci principalement pour les lombalgies aigües. En ce qui concerne la lombalgie chronique, la manipulation seule n’est pas plus efficace que le traitement placebo ou les AINS selon la méta-analyse de Ferreira et al.[17]. Finalement, de nouvelles études sont nécessaires pour évaluer l’effet antalgique du traitement ostéopathique sur les lombalgies chroniques[18],[19]

    Les cervicalgies
    in, 2003 oct. 4 (8), pp. 417-21 ; discussion pp. 429-30. comportant moins de risques. Cleland et al.[20] ont montré que la manipulation d’autres structures avoisinantes (les dorsales hautes) apporte également des bénéfices sur les cervicalgies.

    Les céphalées
    Aucune étude évaluant l’efficacité du traitement ostéopathique lors de céphalées n’a été recensée. Bonfort et al. [21] ont déduit de la littérature que les manipulations cervicales réalisées sur les patients souffrant de céphalées seraient plus efficaces que le massage et qu’ils auraient des effets à court terme comparables à celui des traitements prophylactiques habituels pour les céphalées cervicogéniques ou les migraines.

    Une étude plus récente[22] a montré l’efficacité des manipulations cervicales sur les céphalées cervicogéniques à plus long terme (1 année).

    Malgré cela, d’autres études rigoureuses comprenant une période de suivi plus longue doivent être menées pour pouvoir se prononcer sur l’efficacité de l’approche ostéopathique pour les céphalées[23],[24].

    En ce qui concerne l’approche cranio-sacrée, Green et al.[25] ont relevé que sur les sept études existantes, six étaient de mauvaise qualité et utilisaient des méthodes ne pouvant évaluer correctement l’efficacité de cette approche. La dernière[26] a relevé les effets péjoratifs de cette approche sur des sujets souffrant de lésion cérébrale post-traumatique.

    Le système appendiculaire
    Peu d’études existent dans ce domaine. Lors d’entorse de cheville, Eisenhart et al.[27] ont montré qu’un traitement ostéopathique effectué en urgence diminuait la douleur et l’œdème rapidement après la manipulation et améliorait l’amplitude de mouvement à une semaine.

    L’épicondylite chronique pourrait être soulagée par un traitement ostéopathique. L’étude de Geldschlager[28] ne permet cependant pas de le confirmer. Des études utilisant un groupe de contrôle sans traitement manuel sont nécessaires pour mieux se prononcer.

    Pour le syndrome du canal carpien, une étude pilote non-expérimentale évoque la possibilité que l’ostéopathie puisse être bénéfique à long terme (3 mois)[29]. Ces observations sont soutenues par les recherches effectuées sur cadavres[30],[31].

    Le traitement du conflit sous-acromial est peu documenté. Il existe une évidence limitée[32] que la mobilisation, la manipulation ou la physiothérapie aient un effet bénéfique vu le peu d’études sur le sujet. La seule étude citée qui étudie la manipulation ou la mobilisation est celle de Winters et al.[33],[34] qui a montré que la thérapie manuelle semble avoir de meilleurs effets sur la durée des symptômes que les exercices (physiothérapie) mais que ces deux méthodes sont moins efficaces que l’infiltration.

    En gynéco-obstétrique
    L’ostéopathie soulagerait les douleurs musculosquelettiques des femmes enceintes et réduirait leur besoin en médication avant[35] et pendant l’accouchement[36].

    Une étude rétrospective[37] évoque la possibilité que le traitement ait également un effet bénéfique sur le futur nouveau-né en diminuant le risque d’accouchement avant-terme et la présence de méconium dans le liquide amniotique.

    Enfin, une étude pilote[38] évoque la possibilité que l’ostéopathie crânienne puisse favoriser l’apparition des contractions utérines chez les femmes à terme.

    En pédiatrie
    L’ostéopathie s’est montrée efficace pour diminuer les récidives d’otites[39].

    Le traitement ostéopathique pourrait avoir un effet bénéfique du moins à court terme chez l’enfant asthmatique en augmentant ses valeurs de peak flow[40] alors qu’aucun bénéfice n’a pu être mis en évidence chez l’adulte[41]. Plus d’études dans ce domaine sont nécessaires pour pouvoir conclure[42].

    L’intérêt de l’ostéopathie pour traiter les coliques du nourrisson, les reflux gastro-oesophagiens[43] et assurer le développement neurologique du nourrisson[44] reste controversé et demande à ce que des études cliniques randomisées soient effectuées. Une étude de compilation[45] met en doute l’utilité d’un traitement manuel pour les enfants souffrant du « KISS syndrome » (syndrome vestibulaire lié à un stress sous-occipital).

    En postopératoire
    Les bénéfices potentiels postopératoires en orthopédie d’un traitement ostéopathique ne sont pas clairement établis. En effet, deux études[46],[47] comprenant des lacunes méthodologiques aboutissent à une conclusion positive, alors que celle de Licciardone et al.[48] montre le contraire.

    En gériatrie
    En gériatrie, l’ostéopathie semble avoir un effet bénéfique sur la capacité de récupération des patients hospitalisés pour une pneumonie. Les patients ont pu arrêter leur antibiothérapie deux jours plus tôt et leur séjour a duré deux jours de moins que le groupe contrôle (SHAM)[49].

    De même l’ostéopathie pourrait avoir un effet bénéfique sur la réponse immunitaire des patients âgés vaccinés contre la grippe[50].

    Divers
    Des études nécessitant de plus amples investigations laissent penser que l’ostéopathie pourrait être profitable pour améliorer la qualité de vie des patients souffrant de fibromyalgie[51], de dépression[52], de sclérose en plaque[53] ou de trouble fonctionnel digestif[54].

    Finalement, tous motifs de consultation confondus, les patients sont très satisfaits de leur prise en charge ostéopathique aux États-Unis et constatent généralement une diminution de l’intensité de leur douleur et une augmentation de leur mobilité[55]. La satisfaction du patient n’est cependant pas nécessairement un bon indicateur de l’efficacité du traitement[56].

    Critiques et risques
    L'ostéopathie a fait l'objet de critiques liées au fait que le lien entre sa pratique et la guérison n'est pas prouvé scientifiquement. En effet, certains tests montrent que l'ostéopathie n'est pas plus efficace qu'un traitement placebo (cf. supra). Pour certains, l'ostéopathie est basée sur des théories dogmatiques et des croyances contestables [58]. Selon un rapport de l'Académie nationale de médecine de janvier 2006, « Parmi les connaissances scientifiques exposées, certaines (par exemple, la mobilité des os du crâne chez l’adulte) sont totalement fantaisistes. Beaucoup d’autres, qui se rattachent à des notions plus classiques, sont teintées d’imaginaire. […] Comment peut-on, sur de telles bases, fonder une approche diagnostique ? […] Ériger en dogme qu’un système d’équilibre complexe tend à l’auto-régulation et à l’auto-guérison, sans préciser que, malheureusement et dans bien des cas, ce ''système'' reste inopérant, c’est mettre en péril la santé d’autrui »[1]

    Par ailleurs, des inquiétudes ont été formulées vis-à-vis des risques liés aux techniques de manipulation utilisées par certains ostéopathes. Des manipulations mal indiquées ou mal faites peuvent en effet causer des troubles sérieux. Le « craquement du cou », obtenu par une poussée cervicale à haute vitesse et de faible amplitude, a retenu l'attention des médias en raison d'un risque possible d'occlusion artérielle et donc d'accident vasculaire cérébral(il est à noter que seule une technique de type rotation peut entrainer ce genre d'effet, les techniques en inclinaison bien que beaucoup plus difficile à maitriser sont exemptes de ce genre de risque). Bien que les données actuelles ne puissent pas fournir une estimation concluante des risques d'atteinte des artères cervicales, des chercheurs ont déclaré qu'on pouvait envisager un risque théorique d'AVC d'environ 1,3 pour 100 000 séance pour des individus âgés de 45 ans, avec un intervalle de confiance à 95 % de probabilités compris entre 0,5 et 16,7[69]. Ces données concernent principalement les visites de chiropratique, mais les ostéopathes peuvent aussi pratiquer des manipulations cervicales. Selon le professeur Louis Auquier, « Les manipulations vertébrales, surtout au rachis cervical, comportent des risques, très rares mais graves. Il convient qu’elles soient proposées aux malades à côté ou en plus d’autres traitements possibles. »[70]

    Une synthèse des données disponibles dans la littérature fait état de 135 cas de complications sérieuses entre 1950 et 1980, dont 18 décès[71]. Ces cas semblent liés à une méconnaissance du diagnostic réel ou à une technique inadéquate. Un autre étude portant sur 4712 traitements recense 55 % d'effets secondaires (contractures musculaires, nausées, fourmillements, petites radiculalgies…) pouvant disparaître sans complication sévère dans 75 % des cas[72].

    Notes et références
    1.↑ a  et b  Ostéopathie - Chiropraxie, L’Académie de Médecine s’exprime sans ambiguïté [archive], site de l'AFIS.
    2.↑ Rehacek E., Vaucher P. Choosing Interventions in Osteopathy, A Grounded Theory Study, Osteopathic Centre of Areuse, Switzerland, 2007 (inédit)
    3.↑ Ward, Robert C. et al., Foundations for Osteopathic Medicine (2ème éd.). Philadelphia: Lippincot Williams and Wilkins. ISBN 0-7817-3497-5.
    4.↑ « A Comparison of Osteopathic Spinal Manipulation with Standard Care for Patients with Low Back Pain [archive] », New England Journal of Medicine[réf. incomplète]
    5.↑ Williams N.H., Wilkinson C., Russell I., Edwards R.T., Hibbs R., Linck P., Muntz R. « Randomized osteopathic manipulation study (ROMANS): pragmatic trial for spinal pain in primary care », Fam. Pract., 2003 déc. 20(6), pp. 662-9.
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  • Ozonothérapie

         A pour but de traiter différentes affections et symptômes en utilisant les propriétés chimiques de l'ozone.

    L'ozonothérapie est une technique de médecine non conventionnelle qui a pour but le soin de différentes affections et symptômes par l'utilisation d'ozone en concentration très faible. Les arguments en faveur[1][2] ou contre [3][4][5][6] cette pratique s'opposent et il n'existe, à l'heure actuelle, aucune étude épidémiologique ou méta-analyse des divers travaux présentés permettant de conclure à son efficacité. Aucune de ses variantes n'est agréée par l'une des grandes agences gouvernementales de régulation des pratiques thérapeutiques (FDA ou EMEA). Cette approche thérapeutique connaît cependant un regain d'intérêt depuis le début du XXIe siècle.


    Principe
    Historiquement cette méthode n'est pas nouvelle et a été pratiquée depuis environ la fin du XIXe siècle. Les méthodologies d'études scientifiques actuelles permettent de dire que les résultats de ces études sont plus que douteux.

    Cette thérapie utilise l'ozone soit en contact direct pour traiter les affections dermatologiques, ou encore par bain, ou par auto-transfusion (le sang du patient est prélevé, puis mélangé à un mélange gazeux de type oxygène-ozone et réinjecté), soit par inhalation d'un mélange gazeux oxygène-ozone (pour traiter les affections pulmonaires) après barbotage dans de l'huile car il ne peut être respiré directement.

    L'ozone est un oxydant très réactif, environ 10'000 fois plus actif que l'oxygène, toxique en grande concentration. Lors des pics de pollutions dans les villes, il est le plus facile à détecter et est dans ces cas là toujours associé à plusieurs autres toxiques irritants et nocifs. L'air et ces polluants constatés lors de ces pics vont donc créer une souffrance respiratoire pour un nombre grandissant de personnes. L'ozone ne peut être respiré et les quantités utilisées sont toujours minimes.

    Cette thérapeutique est fortement controversée, et n'est pas reconnu dans de nombreux pays, tant sur son efficacité que sur ses dangers potentiels: le fait de ne pouvoir le respirer en fait un gaz toxique et irritant.

    L'utilisation de l'ozone est très fréquente pour rendre l'eau potable dans de grandes villes (Nice est la première à l'avoir utilisée), ainsi qu'en odontologie pour détruire les bactéries responsables des caries[7].

    Notes
    1.↑ Tylicki L, Rutkowski B, ''Ozone therapy seems to be safe, but is it really clinically effective?'', Int J Artif Organs 27(8) pp. 731–2, 2004
    2.↑ S Rilling & R Veibahn, The Use of Ozone in Medicine; Haug, New York, 1987
    3.↑ Saul Green, « Oxygenation Therapy: Unproven Treatments for Cancer and AIDS [archive] », Scientific Review of Alternative Medicine, 1997
    4.↑ CHAPTER TWENTY QUACKERY [archive], prostate-help.org
    5.↑ Quackbusters Inc.: Hot On The Heels Of Medical Hucksters [archive], The Scientist magazine for the life sciences
    6.↑ So what has ozone ever done for us? [archive], The Guardian Unlimited
    7.↑ Longbottom C, Ekstrand K, Zero D, Kambara M, ''Novel Preventive Treatment Options'', Monogr. Oral Sci. 2009;21:156-163.
    Phytothérapie

         Utilisation des plantes médicinales.

    La phytothérapie, étymologiquement le traitement par les plantes, est une méthode thérapeutique qui utilise l'action des plantes médicinales.

    On peut distinguer deux types de phytothérapie :

  • Une pratique traditionnelle, parfois très ancienne basée sur l'utilisation de plantes selon les vertus découvertes empiriquement. Selon l'OMS, cette phytothérapie est considérée comme une médecine traditionnelle et encore massivement employée dans certains pays dont les pays en voie de développement. C'est une médecine non conventionnelle du fait de l'absence d'étude clinique.
  • Une pratique basée sur les avancées scientifiques[réf. nécessaire] qui recherche des extraits actifs des plantes. Les extraits actifs identifiés sont standardisés. Cette pratique conduit aux phytomédicaments et selon la réglementation en vigueur dans le pays, la circulation des phytomédicaments est soumise à l'autorisation de mise sur le marché (AMM). On parle alors de pharmacognosie ou de biologie pharmaceutique.

    Histoire
    Le premier texte connu sur la médecine par les plantes est gravé sur une tablette d'argile, rédigé par les Sumériens en caractères cunéiformes 3000 ans av. J.-C.; Ils utilisaient des plantes telles le myrte, le chanvre, le thym, le saule en décoctions filtrées.

    Le Papyrus Ebers, du XVIe siècle av. J.-C. est le premier recueil connu consacré aux plantes médicinales. De loin le plus volumineux connu de l'Égypte ancienne avec « 110 pages », il fait référence à de plus anciens documents citant des dizaines de plantes accompagné d'un mode d'utilisation[1].

    Les Grecs et les Romains utilisaient également de nombreuses plantes. On en retrouve des références, entre autres, dans l'œuvre de Dioscoride (médecin grec du Ier siècle) (cf. illustration).

    En Europe, les plantes représentent l'essentiel de la pharmacopée jusqu'à la fin du XIXe siècle et l'avènement de la chimie moderne. Encore largement utilisées après la Seconde Guerre mondiale, elles furent ensuite supplantées par les médicaments de synthèse plus simples d'emploi.

    En France, le diplôme d'herboriste a été supprimé en septembre 1941 par le gouvernement de Vichy. De 4 500 herboristes en 1941, ils sont désormais une dizaine tandis qu'en Allemagne ou en Italie, on compte plusieurs milliers d'herboristes.

    Méthodes : utilisation et fabrication
    En phytothérapie traditionnelle les plantes peuvent être utilisées fraîches, ce qui n'est pas toujours possible, ou séchées, entrant ensuite éventuellement dans des préparations diverses préservant leurs principes actifs. On les administre sous forme de teintures alcooliques, macérats, tisanes, compresses, baumes... (remarque : la tisane ne permet d'extraire que les principes actifs de la plante solubles dans l'eau).

    Des procédés plus récents permettent d'obtenir l'ensemble des principes actifs, la plus rudimentaire consiste en un broyage fin (cryobroyage par exemple) de la plante après séchage et permet l’obtention d’un poudre totale de plante. Cette poudre peut être ensuite présentée sous forme de comprimés, gélules, sachets, etc.

    Un autre procédé, l’extraction, optimisant le principe de la tisane avec une technologie de pointe, permet l’obtention d’une poudre purifiée et concentrée en principes actifs. Après le broyage grossier des plantes, la poudre est plongée dans une solution naturelle, le solvant (eau ou alcool), adaptée aux propriétés physico-chimiques des principes actifs recherchés. Cette phase cruciale permet d’isoler tous les actifs et de conserver leur synergie d’action. Le liquide ainsi obtenu va ensuite subir une phase de filtration afin d’éliminer les composés solides non assimilables tels que la cellulose. Puis une phase de séchage modéré sous vide qui éliminera progressivement le solvant et d’éventuels contaminants. L’extrait sec ainsi obtenu bénéficie des avantages suivants :

  • Concentration en principes actifs
  • Uniformité de la teneur en principes actifs (indépendamment des variations naturelles, lieu, saison…)
  • Biodisponibilité maximale par suppression des composés non assimilables
  • Sécurité sanitaire : absence de contamination microbiologique et chimique

    En Europe, certaines plantes sont reconnues comme plantes médicinales, et soumises comme les médicaments à une autorisation de mise sur le marché. De ce fait, les produits extraits de certaines plantes ne sont vendus que dans les pharmacies et parfois sur ordonnance.

    Précautions d'emploi de la phytothérapie
    Certaines plantes contiennent des principes actifs qui peuvent être extrêmement puissants, d'autres sont toxiques à faible dose. Le fait que l'on n'utilise que des plantes ne signifie pas que cela est sans danger, la culture libre de certaines plantes est interdite dans certains pays, le cas le plus courant étant le pavot dont la culture est réglementée en France et destinée à la seule industrie pharmaceutique[2].

    La pharmacologie reconnaît l'action bénéfique de certaines plantes et s'attache donc à extraire le principe actif de ces plantes. La consommation « brute » de la plante induit la consommation d'autres produits contenus dans la plante que le principe actif, ne permettant ainsi pas de connaître la dose exacte de principe actif ingéré entraînant un risque de sous-dosage ou de surdosage. Pour certains médecins phytothérapeutes, les autres principes vont atténuer les effets secondaires en entrant en interaction. Un exemple : la distillation de la lavande permet de dénombrer plus de 200 molécules différentes, dont des cétones et coumarines, dont la toxicité est moindre que s'ils étaient utilisés seuls [3].

    La composition d'une plante peut varier d'un spécimen à l'autre, dépendant du terrain, des conditions de croissance, humidité, température, ensoleillement, qui vont déterminer ce que l'on appelle en aromathérapie le chémotype.

    De même, il ne faut pas utiliser des plantes d'origine douteuse, puisque les facteurs de pollution, la cueillette et les méthodes de conservation, de stockage… peuvent altérer les propriétés des plantes.

    Erreur de fabrication
    À titre d'exemple, une préparation pour tisane amaigrissante, vendue en pharmacie, a ainsi fait des victimes au début des années 1990 : une erreur de traduction a inclus une plante de la famille des aristoloches, très dangereuse, qui a entraîné des insuffisances rénales majeures et des cancers chez 110 personnes en Belgique[4].

    Interaction
    La prise simultanée de plantes médicinales et de médicaments peut entraîner l'interaction des deux remèdes et l'apparition d'effets secondaires, parfois graves. Par exemple, le millepertuis peut inhiber l'effet de médicaments comme la digoxine, la théophylline, les anticoagulants à base d'anti-vitamine K, des contraceptifs oraux et certains antidépresseurs, ou d'autres moins utilisés comme la ciclosporine, des traitements contre l'infection à VIH (sida) comme l'amprénavir ou l'indinavir, ou certains anticancéreux[5].

    Naturel ne signifie pas bénéfique
    Notons enfin que certains présentent la phytothérapie comme méthode « naturelle ». Cet argument du naturel est souvent de type publicitaire ou d'effet de mode jouant sur une ambiguïté : naturel égalerait « bénéfique » et « inoffensif » (alors que la nature n'est ni bonne ni mauvaise, la mort, la maladie, les venins ou les toxines étant naturels…). On estime que 5 % des intoxications sont dues aux plantes, parfois par des préparations phytothérapiques comme les aconits[6].

    Symbolique
    Alors que depuis l'Antiquité les spécialistes des plantes étaient clairement identifiés, du médecin à l'herboriste, et que cette séparation est encore en vigueur dans d'autres sociétés de par le monde, certaines plantes sont sacrées, préparées uniquement par la personne qui remplit la fonction de guérisseur.

    Notes et références
    1.↑ [1] [archive] et ''MEDICINE IN ANCIENT EGYPT'' en anglais [2] [archive].
    2.↑ Les articles L.5132-1 à -9 et R.5150 à R.5219-15 du Code de la santé publique réglemente production, la fabrication, le transport, l'importation, l'exportation, la détention et la vente des substances et préparations vénéneuses à utilisation pharmaceutique, dont les stupéfiants, et ceci dans le cadre de la convention des Nations unies sur les stupéfiants du 21 mars 1961. En France, c'est Francopia (Sanofi) qui a eu le monopole de la culture du pavot.
    3.↑ Jean-Pierre Willem : Les huiles essentielles, une médecine d'avenir
    4.↑ Plantes médicinales - [Archives] Forum Santé, médecine générale - Forum FS Generation [archive]
    5.↑ [3] [archive] L'administration concomitante d'amprénavir et de ritonavir avec des préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum) peut entraîner une diminution de la concentration plasmatique d'amprénavir et de ritonavir. Ceci est dû à l'effet inducteur du millepertuis sur les enzymes intervenant dans le métabolisme des médicaments. Par conséquent, les préparations à base de plantes contenant du millepertuis ne doivent pas être utilisées en association avec Telzir et ritonavir. Chez les patients prenant déjà du millepertuis, les taux d'amprénavir et de ritonavir, et si possible la charge virale, devront être vérifiés, et le traitement par le millepertuis arrêté. Les concentrations d'amprénavir et de ritonavir peuvent augmenter à l'arrêt du millepertuis. L'effet inducteur peut persister au minimum deux semaines après l'arrêt du millepertuis. » (Telzir) [4] [archive]
    6.↑ INTOXICATION PAR L'ACONITINE : - Site de la Société de médecine des milieux naturels et des pathologies liées à la faune et la flore [archive]
  • Pilates (méthode)

         Système d'exercice physique visant à rééquilibrer les muscles du corps.

    La méthode Pilates, parfois simplement appelée Pilates, est un système d'exercice physique développé dans le début du XXe siècle par Joseph Pilates, allemand émigré aux États-Unis. Il écrivit deux livres sur sa méthode : ''Return to Life through Contrology'' et ''Your Health: A Corrective System of Exercising That Revolutionizes the Entire Field of Physical Education''.

    Pilates appela sa méthode Contrology, en référence à la façon dont la méthode encourage l'utilisation de l'esprit pour contrôler les muscles. C'est un programme permettant de rééquilibrer les muscles du corps, en se concentrant sur les muscles principaux qui interviennent dans l'équilibre du corps et le maintien de la colonne vertébrale. Dans cette méthode, on essaye de renforcer les muscles trop faibles et de décontracter les muscles trop tendus, on tient également compte du rythme de la respiration lors de l'exécution des mouvements, du bon alignement de la colonne et du maintien d'une bonne posture générale.
    Programmation neuro-linguistique

         Ensemble de techniques destinées à améliorer la communication entre individus et à s'améliorer personnellement.


    La programmation neuro-linguistique (PNL) est un ensemble de modèles et de techniques de développement personnel originaires des États-Unis et destinées à améliorer la communication entre individus et à s’améliorer personnellement. Elle peut être employée dans des cadres personnels, ou d’entreprises. Le terme a été inventé par John Grinder et Richard Bandler dans les années 1970 et s’inspire du travail d'autres psychothérapeutes, dont Milton Erickson, Virginia Satir et Fritz Perls.

    Histoire
    Fondée sur les travaux de John Grinder et de Richard Bandler, la PNL est issue de la pratique de trois thérapeutes :

  • Milton Erickson (Fondateur de l’hypnose ericksonnienne) ;
  • Fritz Perls (Fondateur de la Gestalt therapy) ;
  • Virginia Satir (Fondatrice de la thérapie familiale).

    Son étude a débuté dans les années 1970 aux États-Unis, dans le cadre de leurs études de psychologie à l’université de Santa Cruz (Californie) où John Grinder enseignait la linguistique.

    Avant de s’intéresser à la formulation des pratiques de la PNL :

  • John Grinder était linguiste disciple de Noam Chomsky ;
  • Richard Bandler était informaticien et mathématicien avec une spécialisation en intelligence artificielle. Lorsqu’il rencontre Grinder, il valide une 4e année en psychologie au Kresge College de l’Université de Santa Cruz.

    Aujourd’hui, on peut dire que la PNL est dans la continuité du travail de recherche de l'École de Palo Alto (constituée souvent de façon invisible autour de Gregory Bateson, des travaux du Mental Research Institute, de l’Institut Esalen).

    Principes
  • Programmation : Le mot programme fait référence à l’ensemble de nos automatismes, qu’il s’agisse d’automatismes cognitifs, émotionnels ou comportementaux.
  • Neuro : Le mot neuro fait référence aux neurones, à notre système nerveux central et notre système nerveux périphérique qui sont aux commandes.
  • Linguistique : Le langage est un code, il nous permet de communiquer, il structure notre pensée, il véhicule notre culture.

    Selon la PNL, ce que quelqu’un fait, une autre personne peut le faire (présupposé de la PNL).

    Ses créateurs se positionnent ainsi :

    « Nous ne sommes pas des psychologues, nous ne sommes pas non plus des théologiens ou des théoriciens. Nous n’avons pas d’idée à propos de la nature ''réelle'' des choses, et cela ne nous intéresse pas particulièrement »[1].

    Même si les fondateurs ne considèrent pas leur domaine d'étude comme une science, ils utilisent un langage scientifique et des références scientifiques pour en déduire des techniques, ce qui, pour certains, justifie l'appellation de pseudo-science.

    Objectifs
    Son rôle :

  • « Observer » des compétences et les approprier ;
  • les « décoder » ;
  • les « expérimenter » pour créer : des modèles efficients.

    Ces « modèles » constituent ensuite une base aidant à une démarche de progression épanouissante.

    Les modèles visent à faciliter :

  • une connaissance de soi ;
  • un accès aux ressources présentes et déjà acquises par la personne ;
  • la création de nouvelles ressources ;
  • la transposition d’une ressource d’un contexte (personnel par exemple) à un autre (professionnel par exemple).

    La dynamique s’articule :

  • à partir d’un « état présent » ;
  • allez vers un « état désiré » ;
  • en utilisant les « ressources » passées, présentes, et à venir (imagination) de la personne :
  • en utilisant des techniques héritées des thérapeutes américains (notamment Milton Erickson)

    Robert Dilts a été modélisé le 14 mars 2005 à Montréal, par Olivier CORCHIA, sur sa qualité d’être dans la relation. Cette modélisation a permis à son auteur de proposer quatre nouveaux présupposés à la PNL de troisième génération : - « Toute personne peut rejoindre le territoire ». - « L’identité d’une personne est belle et paradoxale ». - « Être en relation profonde, avec moi et avec la personne, permet de voir et de promouvoir la beauté de cette personne ». - « Le corps et le mental sont reliés à un champ plus large ». Au-delà du processus et du contenu, les rituels de changement offert par la PNL de 3e génération, s’intéressent aux contenants et aux champs présents dans l’expérience.

    On estime qu’une thérapie ne doit pas durer plus de six mois, au-delà de cette durée le praticien PNL se devant d’essayer autre chose ou d’orienter le patient vers un autre professionnel plus adapté, voire vers un psychiatre en cas de problèmes lourds et résistants, de préférence en essayant d’organiser un passage de relais des informations.

    Critiques

    Un nom pseudo-scientifique ?
    ''Programmation Neuro-Linguistique'' est le rassemblement de trois mots se rapportant à trois domaines scientifiques dont les deux premiers étaient émergents et très à la mode au moment de sa création :

  • Programmation : le mot ''programmation'' fait penser à l'informatique. Pourtant les inventeurs de la PNL ne traitent pas d'algorithmie, ni de traitement numérique. Ils tentent sous quelques approches de faire un parallèle entre le cerveau et un ordinateur, mais il ne s'agit là que d'un modèle parmi d'autres qu'ils nous présentent.
  • Neuro : le mot ''neuro'' fait penser à la neurologie. La neurologie est un domaine de la médecine étudiant le système nerveux et le cerveau. Les inventeurs de la PNL s'intéressent plutôt au comportement d'un individu. Ici, nous avons un problème d'échelle, comme si on estimait qu'un fabricant de briques pouvait remplacer un architecte, et réciproquement : même si un bon architecte et un bon fabricant de briques sont essentiels pour faire une bonne maison, chacun de ces deux spécialistes n'a pas besoin de connaître en quoi consiste le métier de l'autre.
  • Linguistique : le dernier mot est ''linguistique''. Le linguiste se contente de décrire une langue, sans vouloir la normaliser ni en conseiller un quelconque usage. Les inventeurs de la PNL fournissent des outils comme les commandes embarquées et le principe visuel-auditif-tactile selon lequel on ne communique pas de la même manière selon les personnes. Les inventeurs de la PNL donnent des conseils dans l'emploi de la langue mais ne la décrivent pas.

    Vu son domaine d'application, la PNL ne relève pas de ces trois domaines mais plutôt de la psychologie appliquée à l'entreprise, voire de temps en temps de la sociologie.

    Les descriptions données par les livres traitant de la PNL, censées définir ce qu'est la PNL, sont évasives. La présentation du domaine d'application de la PNL est floue, alors que ses inventeurs nous présentent clairement de la psychologie et du développement personnel.

    D'après les inventeurs eux-mêmes, le flou autour du domaine d'application de la PNL est voulu pour pouvoir l'étendre à volonté.

    Nature scientifique
    Les inventeurs de la PNL tentent d'échapper au qualificatif de ''pseudo-science'' en estimant qu'il n'ont jamais voulu que la PNL soit une science.

    La juxtaposition de trois mots résolument scientifiques montre la volonté de faire passer la programmation neuro-linguistique pour une science, ou tout au moins se servir du crédit de la science.

    Les utilisateurs de la PNL se nomment entre eux ''praticien''. Ce terme est de nos jours essentiellement utilisé pour désigner un médecin traitant, peut porter à confusion quant à la nature non médicale de la PNL.

    Selon ses détracteurs, la PNL simplifie à l’extrême les concepts de la psychologie.

    La PNL utilise souvent des références scientifiques, parfois en réinterprétant le résultat. Ainsi Albert Mehrabian estime que la règle ''7%-38%-55%'', reprise entre autres par la PNL, est une mauvaise interprétation de l'une de ses expériences. Le résultat de l'expérience n'est valable que dans le cadre défini par l'expérience, et ne saurait être généralisé.

    L’interprétation psychologique proposée par la PNL se fonde en grande partie sur l’étude de la parole et de la gestuelle. On pense au simplisme des mouvements oculaires (voir plus bas). Dans ce cadre, chaque mouvement est relié à une interprétation univoque, que certains spécialistes considèrent comme abusive et simpliste. Lilienfeld et al (2003), Levelt (1995), Drenth (2003), Williams (2000), et l’Association Française pour l’Information Scientifique[2] qualifient la PNL de pseudoscience.

    Dilts et Delozier (2000 page 850 et 1154-1155) précisent que « Il y a un lien entre la PNL et d’autres courants de la psychologie, car la PNL se dessine à partir de la neurologie, de la linguistique et des sciences cognitives. L’objectif de la PNL est de synthétiser un grand nombre de modèles et de théories scientifiques. L’une des valeurs de la PNL est de mettre ensemble différents types de théories dans une seule structure''. […] Pour le Webster’s Dictionnary, une science est toute branche ou département d’une connaissance systématisée considérée comme un champ distinct d’investigation ou objet de recherche ; comme, la science de l’astronomie, de la chimie, ou de l’esprit. En considérant cette définition, la Programmation Neuro-Linguistique pourrait être considérée comme la science de l’expérience subjective et de l’expérience sensorielle.[…] La perspective PNL de la science est fortement influencée par les travaux de Gregory Bateson. »

    Programmation
    Un autre versant de la PNL comprend la notion de programmation, empruntée à l’informatique. Se fondant sur des acquis psychologiques indiscutables, certains de nos comportements sont automatiques, l’hypothèse de base de la PNL permet de dire que certains de ces automatismes sont immuables pour une personne donnée dans un contexte donné. Il faut alors déterminer les gestes qui sont représentatifs de la pensée. Une des premières questions étant de savoir si la personne est droitière ou gauchère.
    À ce sujet, le psychiatre Édouard Zarifian écrit : « Le changement existe dans les comportements psychologiques humains : cela s’appelle l’adaptation aux circonstances ». L’adaptativité est une autre notion bien étayée de la psychologie, mais qui cette fois semble aller à contre-sens de certains fondements de la PNL qui voient en l’homme une machine pensante n’agissant qu’à travers des recettes immuables. Comme énoncé plus tôt, cette simplification des connaissances actuelles en psychologie font d’une part le succès de la PNL, en la rendant accessible à tous, mais aussi son danger. En effet, la bonne pratique de la PNL demande de contextualiser fortement les résultats visés et/ou obtenus.

    Dans Encyclopedia of Systemic-Neurolinguistic Programming (page 850), il est précisé : « L’aspect programmation de la PNL est basé sur l’idée que les processus d’apprentissage, de mémorisation, et de créativité de l’humain sont une fonction de programmes -programmes neuro-linguistiques qui fonctionnent plus ou moins efficacement pour accomplir des objectifs particuliers. Le résultat, pour les êtres humains, est qu’ils interagissent avec le monde qui les entoure au travers de leur propre programmation. Chaque humain répond aux problèmes et approche de nouvelles idées en s’accordant au type de programmes mentaux qu’il a établi - et tous les programmes ne sont pas égaux. Certains programmes ou stratégies sont plus efficaces pour accomplir certains types d’activités plutôt que d’autres. Il y a des liens entre la PNL et d’autres courant de la psychologie car la PNL se dessine à partir de la neurologie, de la linguistique et des sciences cognitives. »

    Des concepts fondateurs contestés
    La PNL s’appuie sur de nombreux modèles, certes enseignés et reconnus par la communauté scientifique lors de sa formation (à la fin des années 1970 et au début des années 1980), mais ayant été invalidés depuis. La PNL n’ayant jamais questionné ses présupposés - c’est une discipline pratique, orientée vers l’application et non la spéculation - elle fait aujourd’hui dogmatiquement référence à des résultats datés. Ceci explique en partie son discrédit dans les milieux scientifiques.

    L’exemple le plus frappant, outre l’interprétation des mouvements oculaires, est la référence à la très vulgarisée théorie du cerveau triunique qui veut que le cerveau soit composé de trois organes fonctionnels autonomes : le cerveau reptilien (siège des instincts), le cerveau limbique (siège des émotions et de l’intuition) et le néo-cortex (siège de la pensée rationnelle et réflexive). Ce modèle est aujourd’hui unanimement rejeté par la communauté scientifique qui conçoit les aires cérébrales comme des ensembles en interaction, à une zone ne correspondrait pas une fonction déterminée. Cette vision du fonctionnement cérébral (les trois cerveaux) est du reste rejetée par la PNL moderne[3] qui fait référence aux neurosciences. La ''théorie'' des trois cerveaux n’est plus utilisée que comme une métaphore à visée pédagogique. La PNL fait aussi référence à la grammaire générative et transformationnelle de Noam Chomsky, qui n’a jamais fait l’unanimité chez les linguistes.

    À cela s’ajoute le fait que ces références éclectiques (neurologie, linguistique, psychologie, théorie de l’information,…) sont entachées d’imprécision. Ainsi Yves Winkin, professeur d’anthropologie de la communication, qui a travaillé avec certains acteurs de l’École de Palo Alto citée comme référence par les théoriciens de la PNL, qualifie cette dernière de « fraude intellectuelle », d’« exploitation de la confiance » et de « manipulation des idées et des hommes ».

    Éthique
    D’après certains détracteurs, les objectifs assumés de la PNL sont d’offrir des moyens d’influencer autrui par le biais de comportements capables de manipuler les réactions d’un interlocuteur. Cet ensemble de comportements trouve sa force dans une relation de suggestion hypnotique dont on trouve les fondements dans le modèle de Milton Erickson. Cependant on sait par expérience, que ce modèle ne fonctionne que sur une population limitée ou alors dans des domaines bien déterminés. Ici la raison s’oppose à l’« effet mouton » bien que les deux co-existent. Cette limite de la technique a fait dire à certains anciens praticiens de la PNL que le « miracle tant escompté en matière de communication n’a pas eu lieu » (Le Mouel, 1991).
    D’après des PNListes formés, on ne peut manipuler personne vers des objectifs qui lui seraient nocifs (la PNL utilise le terme « anti-écologique ») et une grande partie du travail du praticien est de déterminer l’écologie des demandes ou des objectifs du patient.

    Par exemple, un patient demande d’arrêter de fumer. Il se peut que ce comportement ait été constitutif de la formation de sa personnalité adulte lors de son adolescence. Il est donc nécessaire de prendre en compte l’écologie psychique de ce comportement médicalement nocif pour faire revenir le patient sur sa décision passée de se mettre à fumer pour par exemple s’opposer à ses parents et s’affirmer en tant qu’adulte. Le praticien pourra proposer des techniques pour ce faire mais ne pourra pas remplacer la décision d’arrêter de fumer du patient. C’est notamment le cas si ce dernier est venu sous la pression de son entourage et pas de lui-même.

    Pouvoir thérapeutique controversé
    Enfin, la PNL se veut aussi une thérapie. Des organismes exclusivement privés commercialisent des séminaires de formation de quelques jours afin de délivrer un titre de praticien en PNL. À chacun de juger et de se faire une idée quant au sérieux et à la qualification du praticien. Il existe actuellement plus de 350 modèles de thérapies non reconnues et seulement deux reconnues en France (la psychiatrie et la psychologie), chacun y trouvera son choix.

    Là encore, la validité thérapeutique de la PNL n’aurait, à ce jour, jamais été établie scientifiquement. Il en découle un paradoxe que certains voient comme problématique, entre les aspirations thérapeutiques de la PNL et la maigreur des preuves apportées à la théorie et ses applications concrètes. La thérapeutique avancée ne semble disposer d’aucun argument vérifié pour clamer de telles capacités thérapeutiques.

  • Psychogénéalogie

         Méthode consistant à rechercher les événements, traumatismes, secrets, conflits vécus par les ascendants d'un sujet et qui conditionneraient ses troubles psychologiques, ses maladies, et ses comportements.

    La psychogénéalogie est une approche de la psychologie et de la psychothérapie développée dans les années 1970 par Anne Ancelin Schützenberger selon laquelle les événements, traumatismes, secrets, conflits vécus par les ascendants d'un sujet conditionneraient ses troubles psychologiques, ses maladies, et ses comportements étranges ou inexplicables.

    Pour élaborer cette théorie, Anne Ancelin Schützenberger s'est fondée sur ses propres observations, et sur des concepts issus de la psychanalyse et de la systémique. Aujourd'hui, cette approche a donné lieu à de nombreuses pratiques psychothérapiques très différentes, certaines étant l'objet de vives critiques.

    Les différentes approches tenant compte de la dimension transgénérationnelle en dehors de la psychogénéalogie

    L'hypothèse de la transmission psychique entre les générations suscite des réflexions depuis longtemps, et les tenants de plusieurs écoles de pensée, notamment psychanalytique et systémique, se sont penchés sur cette question.

    L'approche psychanalytique
    Abraham et Török
    Les psychanalystes Nicolas Abraham, d'origine hongroise, et sa compagne Maria Török ont publiés en 1978 un ouvrage intitulé L'Écorce et le Noyau qui met en exergue les concepts de ''crypte'' et de ''fantôme''.
    Leurs recherches psychanalytiques leur ont permis d'étudier les cas de personnes ayant fait certains actes ou prononcé certaines paroles ''comme si ce n'étaient pas elles'', comme si quelque chose, ou quelqu'un avait agi à travers elles à ce moment.
    Ainsi ils émirent l'hypothèse qu'un ''fantôme transgénérationnel'' s'exprimait à travers eux, fantôme d'un ancêtre ayant créé lors de son existence une crypte : un secret, un non-dit, un acte inavouable, un traumatisme, etc, qui n'aurait pas été métabolisé dans le psychisme de celui qui l'a vécu et serait resté du domaine du refoulé. Les membres des générations successives verraient à certains moments un ''fantôme psychique'' se manifester par des actes ou des paroles manquées.
    Nicolas Abraham et Maria Török posent ainsi la question de la transmission psychique transgénérationnelle. Les descendants de porteurs de cryptes seraient ainsi les ''lacunes laissées en nous par les secrets des autres'' disent-ils.

    Didier Dumas
    A la suite de Nicolas Abraham qui introduisit la notion de fantôme dans le transgénérationnel, le psychanalyste Didier Dumas amène dans le champ psychogénéalogique la notion d'ange. Dans son ouvrage ''L'Ange et le fantôme'', il oppose ce dernier, issu d'une crypte transgénérationnelle et véhiculant secrets et non-dits, à l'Ange, représenté par l'aspect salvateur d'un accompagnant qui aide à mettre en mots et à donner corps au fantôme.

    Serge Lebovici
    Serge Lebovici a travaillé sur ce qu'il a nommé les mandats transgénérationnels, et l'arbre de vie des patients.

    Serge Tisseron
    Serge Tisseron qui est psychanalyste a par ailleurs étudié la question de la transmission des images mentales entre les générations. Il a fait une très intéressante hypothèse de l'ordre de la psychogénalogie à propos de l'œuvre d'Hergé dans son ouvrage Tintin et le secret d'Hergé Presses de la Cité 110 pp. 1993.

    L'approche systémique
    L' Ecole de Palo-Alto, mouvement né en 1950 aux Etats Unis avec pour chef de file Grégory Bateson, a mis en évidence le rôle central de la famille dans les pathologies individuelles.
    Les auteurs mettent en avant le concept de double contrainte, ou double lien ou encore injonction paradoxale (double bind): la communication verbale s'accompagne simultanément d'un autre message, non verbal celui-ci, qui contredit le message verbal. Par exemple: une mère dit à son enfant qu'elle l'aime, mais sa voix est agressive, ou elle accompagne sa parole d'un geste brusque. La double contrainte engendre des incohérences dans les comportements, souvent transmises de génération en génération.

    Les travaux d'Ivan Boszormenyi-Nagy
    Psychiatre hongrois né en 1920 et l'un des pères de la thérapie familiale, Ivan Boszormenyi-Nagy a introduit le concept de ''loyauté familiale invisible''. Il a travaillé sur les notions de ''justice'', d'''équité'' au sein de la famille, de ''légitimité constructive et destructive'' des enfants envers leurs parents et de ''parentification''.
    Le système familial demeure en équilibre tant que la justice et l'équité régissent les relations entre les membres du clan. Ces règles permettent à l'affection et au respect d'exister. Mais, si cette justice vient à manquer, si elle est remplacée par la mauvaise foi ou une exploitation quelconque de l'autre, alors apparaissent les sentiments d'injustice, de ressentiment, de compétitivité. Des dettes émotionnelles restent impayées, et la culpabilité sous-jacente vient saper l'équilibre familial, tandis que d'autre part surviennent rancoeurs et colères refoulées. Le ''grand livre des comptes'' des crédits et débits n'est pas en balance et, selon la loi des loyautés familiales, une série de problèmes peut survenir, transmis de génération en génération, comme des accidents, maladies, haines ataviques, etc.

    Anne Ancelin Schützenberger et la psychogénéalogie
    C'est à cette psychologue française que nous devons les recherches les plus significatives sur le sujet. Ses travaux avec le psychosociologue Jacob Levy Moreno aux USA, sa découverte du génosociogramme alliée à sa formation psychanalytique, lui permirent les découvertes qu'elle partage dans son livre ''Aïe, mes aïeux!'', livre qui permit de mettre l'approche du transgénérationnel accessible au grand public.
    Le principal concept mis en avant est celui de syndrome d'anniversaire. Cette théorie est basée sur la supposition que nous sommes, psychologiquement, la résultante de notre histoire familiale, sur plusieurs générations.

    Les faits marquants, surtout souffrants et dénotant des conflits non résolus faisant partie de la vie de nos ancêtres, ainsi que les non-dits et secrets de famille, rejailliraient ou se répéteraient sur plusieurs décennies. Voir à ce propos le Théorème du singe.

    Une analyse des arbres généalogiques, ou de toute autre archive familiale, permettrait de détecter des transmissions comportementales (tendances suicidaires, échecs à répétitions...) et permettrait ainsi aux analysants en cours de thérapie de mieux comprendre certains de leurs agissements propres, et les agissements de leurs parents.

    La connaissance par l'analysant de sa propre histoire familiale permettrait à celui-ci d'avoir un outil qui pourrait infléchir le cours de sa vie en évitant de tomber dans des boucles de répétition dont il n'avait pas conscience ou dont il avait l'impression d'être prisonnier.

    Autres approches de la psychogénéalogie

    Alejandro Jodorowsky et les actes psychomagiques
    Alejandro Jodorowsky, poète, cinéaste, scénariste de BD et agitateur culturel inclassable, a, en dehors des sentiers de la psychologie et des études universitaires, trouvé le chemin du transgénérationnel au travers de ses propres expérimentations. Il est l'inventeur du terme ''Psychogénéalogie'' qu'il utilise publiquement dans ses conférences hebdomadaires du mercredi à l'Ecole des Mines puis à l'Université de Jussieu, dès le début des années 1980. À cette époque, fort de son expérience de metteur en scène, il organise pendant ces conférences de véritables théatralisations de l'arbre généalogique au cours desquelles il demande à un(e) consultant(e) de choisir les membres de sa famille dans le public et permet ainsi à tous les spectateurs présents de visualiser les quatre générations d'une famille sur l'estrade de l'amphithéâtre.
    Pour lui, l'arbre généalogique est vivant en nous, et pour enrayer la chaîne des répétitions, c'est le langage de l'inconscient, c’est-à-dire celui des symboles, qu'il faut utiliser, car la prise de conscience et la verbalisation sont insuffisantes à la guérison.
    Ainsi préconise-t-il des actes psychomagiques aux personnes qui viennent le voir (auxquelles il ne demande d'autre rétribution qu'une lettre expliquant le déroulement et les conséquences de l'acte psychomagique préconisé). L'acte est une sorte de rituel personnalisé, ''sur mesure'', a priori parfois absurde ou choquant, mais que la personne se doit d'accomplir au détail près. Chacune de ses composantes s'adresse à l'inconscient et c'est pour cela qu'il doit être scrupuleusement respecté, sous peine de perdre son efficacité ou, même, d'aller contre les effets escomptés.


    Un exemple: Un jeune garçon se plaint de vivre dans sa tête, explique qu'il ne parvient pas à ''prendre pied dans la réalité'' et à avancer en direction de son autonomie financière. Jodorowky le prend au mot et lui propose de se procurer deux pièces d'or et de les coller sous les semelles de ses chaussures, de sorte qu'il se retrouve toute la journée à marcher sur de l'or. ''A ce moment, dit Jodorowsky, il sort de sa tête, prend pied sur la réalité et avance... Voilà un exemple où je m'empare des termes utilisés par le consultant.''

    La Bio-Psychogénéalogie
    La bio-psychogénéalogie est une approche qui utilise à la fois la psychogénéalogie et la Biologie Totale des Etres Vivants (BTEV). Cette dernière approche, développée par Claude Sabbah, veut que les maladies soient une solution du cerveau à un stress donné, et qu'à chacune de ces maladies corresponde un stress ou ''conflit'' intrapsychique spécifique.

    La bio-psychogénéalogie reprend ce qu'on pourrait croire être un postulat de base (énoncé par ses partisans comme étant une ''loi'' ou axiome) en ajoutant une composante transgénérationnelle : ainsi, les conflits (conflictus en latin = choc) qui engendrent le déclenchement des maladies pourraient avoir été vécus plusieurs générations au dessus de celle du malade: le déclenchement de la maladie surviendrait à l'instant où la mémoire de ce stress serait ravivée à la faveur d'un conflit personnel : la maladie apparaît alors comme la traduction biologique d'un conflit psychique non résolu, rejoignant ce qui concerne la psychobiologie, le conflit est alors de nature psychobiologique.

    Signalons toutefois que le Dr Claude Sabbah, s'il ne parle jamais dans ses écrits de bio-psychogénéalogie, cite cependant les travaux d'Anne Ancelin Schützenberger.

    Parfois, certaines personnes citent (à tort) le Dr Ryke Geerd Hamer en parlant de psychogénéalogie : ce dernier, ancien médecin allemand interdit d'exercer la médecine, n'en parle jamais dans ses écrits et est même farouchement opposé à celle-ci, ainsi qu'à d'autres approches (PNL, etc.)[1].

    Les Constellations familiales
    La constellation familiale est issue d'une méthode développée dans les années 1990 par Bert Hellinger, psychanalyste et psychothérapeute allemand. Celui-ci a travaillé pendant une quinzaine d'années comme «missionnaire-enseignant» en Afrique du Sud, chez les Zoulous [2]. Par après il s'est intéressé à la Gestalt, à l'analyse transactionnelle selon les travaux d'Éric Berne [3].

    Les constellations sont la mise en jeu spontanée de la configuration familiale d'un membre d'un groupe par les autres participants. Cette méthode est basée sur la théorie que l' inconscient collectif groupal peut faire émerger la solution aux maux de la famille, et c'est l' inconscient qui est sollicité comme étant le lieu de la solution. Chacun des participants sollicités laisse monter en lui les mots, mouvements corporels, émotions, et les manifeste sans les jouer, menant ainsi le groupe familial vers la source du mal et, de ce fait, vers sa solution. Le thérapeute accompagne ce qui se passe avec le moins de directivité possible et laisse les participants, guidé par leur intuition, s'exprimer au travers de ressentis, d'émotions, de verbalisations, de changements de position dans l'espace etc.

    A signaler cependant : au départ, le concept des constellations familiales serait éloigné de la psychogénéalogie. Dans la pratique, les constellations familiales s'occupent de mémoires transgénérationnelles et sont très proches, dès lors, de la psychogénéalogie. Elles constituent des actes plus que symboliques qui permettraient alors de résoudre rapidement les conflits transgénérationnels, libérant ainsi les générations futures qui ne les reproduiront plus selon la ''loyauté familiale invisible'' [4] suivant ce que Anne Ancelin Schützenberger a découvert (cf. ''Aie mes aïeux''). Cette loyauté devenant visible, elle permet à celui qui en est le gardien de choisir consciemment ce qui lui convient et de ne plus exprimer à ses dépens des programmes familiaux souffrants qui y sont liés.

    Citations
    «Sans prise de conscience, sans travail sur soi, nous sommes condamnés à reproduire ultérieurement nos identifications d'enfant. Parfois à notre insu. Certains ont choisi de faire tout le contraire de leur famille. Malheureusement, vivre le contre-scénario, c'est encore vivre en fonction du scénario. Prendre le contre-pied, ce n'est pas accéder à la liberté d'être soi-même, c'est agir à l'inverse en étant constamment dans la comparaison. L'aventure d'une vie humaine, c'est avant tout l'aventure de la conscience. Plus nous devenons conscients, plus nous devenons libres. Plus nous choisissons notre vie au lieu d'obéir à nos programmations, plus nous épanouissons notre être unique, indépendant, autonome. Plus nous sommes épanouis, plus nous épanouissons les autres. » (Chantal Rialland)[5]

    « Le secret est aussi indispensable aux êtres humains que le feu, et aussi craint. Le secret comme le feu facilitent et protègent la vie, mais ils peuvent aussi étouffer, dévaster, se propager de manière incontrôlée. Le secret et le feu aident à préserver l'intimité mais peuvent aussi l'envahir, ils sont autant nourriciers que destructeurs. Et ils peuvent se retourner contre eux-mêmes : on élève des barrières de secret pour se protéger contre des complots et des tentatives insidieuses, tout comme le feu sert à combattre le feu » (Sisela BOK cité in Le poids des secrets de famille d'Evan Imber-Black) [6].

    « Le plus sûr moyen de tromper les hommes et de perpétuer leurs préjugés, c'est de les tromper dans l'enfance .» ( Baron d’Holbach)

    « Le temps des ancêtres, c’est le temps de l’origine de l’espèce ; c’est aussi le temps du projet dans la cellule vivante : projet de la conception comme aussi de la maladie. Les anciens Chinois considéraient qu’un « mandat » était donné par le Ciel, dans la filiation aux ancêtres, et qu’il passait à travers l’existence singulière de chacun d’entre eux. Ce mandat passe donc à travers moi, l’ultime descendant, vivant aujourd’hui, ici et maintenant ; mais c’est bien moi qui décide de mon destin, de la manière dont je vais l’honorer. » (Carole Labédan)

    « Chacun, quelle que soit sa vie, devrait faire tout ce qui était en son pouvoir pour se débarrasser de ses propres fardeaux et malédictions afin de ne pas avoir à les charger, à l’instant de quitter ce monde, sur le dos de son propre fils... Nos peines ne s’effacent pas avec nos existences, elles demeurent vivantes et nos enfants en héritent aussi naturellement que l’on hérite d’un terrain ou d’une maison lézardée. » (Henri Gougaud) [7]

    Critique
  • La psychogénéalogie est citée par des organisations antisectes comme étant parfois détournée par des praticiens sectaires[8]. Ce n'est certes pas un fait circonscrit à la psychogénéalogie ; des mouvements sectaires s'adonnent aussi à bien d'autres disciplines et même de nature médicale[réf. nécessaire].
  • Géraldine Fabre, dans une perspective zététique à travers l'analyse des travaux de Anne Ancelin Schützenberger[9] et de Salomon Sellam[10] met en question les démonstrations de la psychogénéalogie. Notamment, elle démontre que la probabilité mathématique de trouver des correspondances de dates avec ses ancêtres peut être élevée et conteste que les exemples avancés seuls puissent avoir valeur de démonstration.
  • Nicolas Gauvrit, mathématicien et psychologue membre de l'AFIS (Association française pour l'information scientifique), reprend ces arguments et les développe dans la revue Sience... et Pseudo-sciences n°282 (juin 2008) [11]. En décortiquant les bases de la psychogénéalogie, il montre qu'elles sont à chercher dans la psychanalyse, aujourd'hui très largement remise en cause[réf. nécessaire], et dans la numérologie dont l'invalidité a été mainte fois démontrée[réf. nécessaire]. Les inspirateurs de la psychologénéalogie identifiables que sont Jung et Hamer, tous deux connus pour leur théorie peu scientifique[réf. nécessaire], ne peuvent que faire douter du bien-fondé de la psychogénéalogie selon Gauvrit. Enfin, il note qu'après 40 ans d'existence, la psychogénéalogie n'a pas fait la preuve de son efficacité, et que les seuls arguments avancés sont des témoignages informels[réf. nécessaire].
    En psychothérapie, il est prioritaire que ce soit le patient qui découvre de lui-même, par exemple, un syndrome d'anniversaire, dans la mesure où il pourra faire émerger, au travers de ses ressentis, une vision de sa réalité qui lui permettra alors de quitter un scénario souffrant, dans lequel il n'était pas libre ; une des raisons serait qu'il aurait alors, par exemple, découvert qu'il répétait un comportement, guidé par une ''loyauté familiale invisible'' suivant le concept du Pr Anne Ancelin Schützenberger (Université de Lyon), la créatrice du concept de psychogénéalogie. Cette fidélité se rompt, la plupart du temps, quand elle devient consciente et donc visible, ce qui a des effets auto-libérateurs. Personne n'a certes le droit de mettre en doute ce que le patient aura découvert (notamment) comme syndrome d'anniversaire, et peu importe qu'il apparaisse, éventuellement, qu'une telle découverte ne repose pas sur des faits réels : seul compte leur valeur auto-thérapeutique et, ici, c'est le résultat positif qui compte. Modèle:Quelles sont ces finalités.

  • Le risque d'induction de syndrome des faux souvenirs en thérapies basées sur la psychogénéalogie a également été souligné. Il est toutefois le fait de thérapeutes sans doute inexpérimentés ou ne respectant pas une déontologie élevée qui implique, entre autres, les contraintes incontournables d'une vraie relation d'aide (par nature neutre).
    En psychothérapie digne de ce nom, ce qu'il faut privilégier de surcroît, c'est l'émergence et l'expression des ressentis des patients, en serrant de très près la manière dont ils perçoivent leur vécu, le psychothérapeute se gardant de toute interprétation personnelle. C'est ainsi qu'en aucun cas, le psychothérapeute ne peut s'octroyer le droit de douter, par exemple, de la véracité de souvenirs, même s'ils devaient lui apparaître comme faux ; le psychothérapeute est un facilitateur, pas un censeur ni juge.
    Qui peut d'ailleurs juger objectivement de la véracité d'un souvenir ? Le psychothérapeute travaille avec les croyances du patient et il se doit de les respecter, non de vouloir les faire changer, sauf si cela fait l'objet d'une demande claire du patient - dans le cas, par exemple, où le patient perçoit qu'une croyance déterminée est devenue plus nuisible qu'utile.
    Il n'est donc pas approprié de lui faire changer la croyance qu'un tel souvenir est vrai (donc même s'il apparaissait que ce souvenir soit faux aux yeux du psychothérapeute, ce à quoi il ne peut évidemment arriver qu'au travers des ses propres filtres, de ses propres perceptions du réel, qui seront toujours subjectives) : la vérité absolue n'existe pas. La réalité du patient est le résultat de ce qu'il croit être, de ce qu'il croit vrai : ici encore, le symbolique (''comme si'') rejoint le réel (''c'est'') et, pour lui, peut même se confondre. Le psychothérapeute prend en compte cette réalité-là, qui est un mélange de symbolique et de réel, mais jamais celle que des éléments ''objectifs'' et extérieurs pourraient suggérer ; il ne s'agit pas de se comporter comme s'il s'agissait d'une science ''exacte''.
    Cependant, dans le cas où le psychothérapeute induirait un faux souvenir, il outrepasserait alors sa fonction stricte de facilitateur vigilant et, en cela, il ne se comporterait plus comme un psychothérapeute digne de ce nom. Pour le psychogénéalogiste, rien n'est dû au hasard et tout serait déjà écrit, quid du libre-arbitre ? De plus, nous reproduirions ce que l'on nous a inculqué ou bien l'inverse si nous sommes des ''rebelles'', quid du libre-arbitre bis repetita ? Seul le psychogénéalogiste ''confirmé'' aurait la possibilité ou l'audace de suivre sa ''propre voie'' ! La psychogénéalogie est de par certains de ses enseignants proche de la dérive sectaire ( réfutation de la psychologie par exemple ), pourtant elle peut être, pour certains, une voie à creuser, avec prudence bien sûr.

  • Psychothérapie

         Traitement thérapeutique qui utilise la psychologie, la psychanalyse ou toute autre methode d'investigation du psyché afin de régler un problème, un malaise ou un mal-être particulier. La psychothérapie s'étale, de façon générale sur plusieurs mois jusqu'à plusieurs années. On peut suivre une psychothérapie pour différentes raisons, notamment pour une dépression, un syndrôme anxieux, des épisodes suicidaires, etc.
    Qi gong

         Mouvements accompagnés de respirations et de visualisations mentales qui vise un mieux être général de l'esprit et du corps.

    Le qi gong, chi gong ou chi kung (c. trad. : 氣功 ; c. simp. : 气功 ; py: qìgōng ; litt. : « travail du souffle ») est une pratique méditative chinoise, composée de mouvements physiques lents et d'exercices respiratoires, visant à améliorer la circulation du Qi et la santé du pratiquant. Le qi gong est rattaché à la médecine traditionnelle chinoise et à la tradition taoïste.

    Souvent confondu en occident avec les arts martiaux ou le tai-chi-chuan, le qi gong est une pratique axée principalement sur les aspects du Qi, la santé et le développement personnel.

    Origines
    Le qi gong provient des gymnastiques taoïstes de longévité. On y retrouve l'intuition chinoise du wei wu wei (« agir sans agir »), présente notamment dans le Dao De Jing de Lao Zi. La pratique s'est enrichie au contact du bouddhisme, elle fait partie intégrante de la médecine chinoise. Par un ensemble d'exercices corporels et de visualisations mentales (mouvements statiques ou dynamiques, exercices respiratoires, relaxation mentale, sons, acupressions, percussions, etc.), il vise à aider les personnes à maintenir ou réparer l'équilibre entre les « énergies » des différents organes du corps. Les fondements de cette énergétique sont ceux de la médecine chinoise et de l'acupuncture en particulier.

    Au fil des siècles, concurrentes ou distantes, des lignées de Maîtres mettent au point des méthodes. Parfois, un monarque ou puissant adopte voire crée une méthode, le qi gong vit alors une heure de gloire. Mais, à d'autres moments, vécu comme obstacle au pouvoir central, il est interdit.

    Ce fut le cas durant la Révolution culturelle en Chine continentale, les pratiques de qi gong ont été réprimées comme « féodales » et « superstitieuses » alors qu'elles avaient été admises et encouragées depuis 1949 (voir Bedaihe. A nouveau, à la fin des années 1970, dans un contexte de détente économique, peu après les premières réformes libérales et la première apparition du chômage, le qi gong réapparaît. Les autorités y voient une façon de mettre en avant la culture chinoise et participent à sa promotion à travers les « salons de la santé » qui lui sont consacrés au début des années 1990. Une foule d'écoles et d'organisation surgissent alors dont l'objectif est parfois simplement mercantile. Une école de qi gong se détache : le mouvement Falun gong dont la doctrine est nettement religieuse s'empare des techniques de qi gong. En l'espace de sept ans, elle compte environ 80 millions de pratiquants. En 1999 commence la grande répression de ce mouvement ainsi que la reprise en main de la majorité des autres méthodes de qi gong par les autorités chinoises.

    On peut aussi en avoir une conception simplement hygiéniste, détachée de toute référence spirituelle voire religeuse : le qi gong simplement vu comme une pratique de santé.

    Pratique
    Le but du qi gong est de centrer l'être entre ciel et terre. Il s'agit de se relier aux énergies célestes et telluriques pour harmoniser sa respiration à celle de l'univers. ''En faisant que ton souffle spirituel (Shen Qi) et que ton souffle essentiel (Jing Qi) embrassent l'Unité peux-tu redevenir un enfançon ?'' (Daodejing 10) Pour parvenir à l'harmonie du geste et du souffle, l'attention se porte simultanément sur les diverses parties du corps impliquées dans le mouvement et perçues globalement comme une unité, de telle sorte que le mouvement ne soit jamais « mécanique », mais devienne « organique ». N'étant basé ni sur la force physique ni sur la performance, le qi gong est accessible à tous (jeunes ou moins jeunes, sportifs ou non sportifs).

    Le qi gong est un ensemble d'exercices énergétiques basés sur une association entre :

  • mouvements doux, naturels, très lents et détendus ;
  • la respiration (respiration abdominale, régulière et profonde) synchrone avec les mouvements ;
  • la concentration de l'esprit qui dirige le Qi — le « souffle » — à l'intérieur du corps ;
  • des massages par acupression, ou massage général musculaire.

    Certaines formes utilisent aussi le chant (comme le kotodama) ou le cri, proche du très célèbre kiai japonais, ironiquement dénommé « cri qui tue » par les Britanniques du XIXe siècle.

    Il allie la relaxation mentale, l'assouplissement corporel et le plaisir de se mouvoir en harmonie dans l'espace, à un travail énergétique profond de revitalisation des organes internes.

    Selon ses adeptes, le qi gong est une voie d'épanouissement personnel, une source de bien-être et de jouvence. Au terme d'une pratique régulière, le Qi gong apporte :

  • plus de tonus et moins de tensions nerveuses ;
  • plus de souplesse et d'équilibre ;
  • un calme intérieur ;
  • une plus grande capacité de concentration et de confiance en soi ;
  • une meilleure conscience corporelle ;
  • le développement de la mémoire des gestes.

    Styles
    Il existe aujourd'hui différentes variantes ou écoles :

  • le qi gong d'influence taoïste (enchaînements ou séries d'exercices variés basés sur des répétitions de mouvements utilisant respirations et grands mouvements fluides et souples dont le but est d'améliorer la santé tout en progressant sur le plan spirituel) ;
  • le qi gong d'influence bouddhiste (formes anciennes de Qi gong, telles que pratiquées par les moines bouddhistes du monastère de Shaolin) ;
  • le qi gong Shaolin (pratiqué dans le monastère Shaolin, basé sur la respiration et des gestes simples, lents, ciblés) ;
  • le qi gong martial (renforcer le corps et sa résistance aux agressions externes) ;
  • le qigong sibérien (mélange de différentes pratiques physiques et énergétiques qui se sont rencontrées et transformées en Sibérie, carrefour de nombreux peuples et cultures : sibérienne, russe, chinoise, tibétaine, ayurvédique) ;
  • le qi gong thérapeutique (apprentissage de certaines techniques de guérison, sur soi ou sur partenaire) qui fait partie de la médecine traditionnelle chinoise ;
  • le Pranayama (maîtrise de l'énergie et de l'air, provenant du yoga).

    Tous les exercices de qi gong nécessitent de la patience et une pratique régulière. Certains pratiquants d'arts martiaux pratiquent leurs arts sans pratiquer le Qi gong en Chine. Cependant, sa pratique est nécessaire à une maîtrise complète des arts martiaux.

    Terminologie
    Le terme peut être connu sous d'autres transcriptions, chi kung (école anglo-saxonne Wade), ki kong (école française EFFEO), kiko (adaptation phonétique du japonais), kygung (marque déposée utilisée par l'ISMA), mais qi gong, transcription pinyin du terme, est la version désormais officielle dans les langues européennes.

    Son écriture (en sinogrammes simplifiés 气功 ou en sinogrammes traditionnels 氣功) associe deux notions chinoises au sens vaste : qi (vapeur, souffle, énergie, esprit) et gong (attaque, travail, exercice, discipline)[1].
  • Qigong sibérien

         La Sibérie tient une place particulière au sein de la sphère géographique des pays d’Orient liés par une forte tradition énergétique. Sa localisation et ses particularités géographiques, climatiques et environnementales, l’histoire de son peuplement et de son développement géopolitique et culturel ont favorisé l’émergence et le développement d’un ensemble organisé de pratiques et techniques regroupées aujourd’hui sous le vocable d'arts énergétiques sibériens ou Qigong sibérien.

    La pratique contemporaine

    Type, intensité et utilisation des mouvements physiques (différence avec le Qi Gong chinois, analogie avec le Yoga tibétain)
    La tradition sibérienne reconnaît une place importante au maintien d’un lien constant entre travail physique et travail énergétique.

    Tout travail physique ou série de mouvements physiques est accompagné d’un travail énergétique avec les parties du corps impliquées. Les processus énergétiques, comme les sensations, sont facilités par un travail physique équilibré.

    Cette phase d’activation physique est souvent précédée d’une préparation et suivie d’un bilan physiologique et énergétique, voire d’un travail énergétique spécifique : notre attention, notre intention, l’analyse de nos sensations accompagnent et peuvent précéder ou suivre le travail du corps.

    Il est par ailleurs possible de retrouver au sein des pratiques physiques et énergétiques sibériennes certains mouvements ou postures présentes dans les traditions ayurvédiques et tibétaines.

    Ces traditions, en effet, utilisent elles aussi, à la fois les processus physiques et énergétiques. C’est ainsi en particulier que pour les tibétains, il ne peut y avoir de travail énergétique avant le travail physique. Ces exercices physiques préalables, en raison de leur composante énergétique d’équilibre et de protection, sont extrêmement importants pour eux.

    Les Arts énergétiques sibériens, quant à eux utilisent les exercices physiques pour décontracter le corps, et ainsi se donner la possibilité de mieux sentir et manipuler l’énergie. Dans un corps décontracté l’énergie circule mieux et est plus facile à identifier, utiliser, travailler.

    Cette forme sibérienne du travail énergétique n’existe nulle part ailleurs. Elle existe dans sa partie rudimentaire au Tibet mais est beaucoup plus développée en Sibérie, notamment autour de thèmes centraux tels que :

  • La colonne vertébrale et sa souplesse :
    Des mouvements du corps, des bras sont créés pour activer spécifiquement chaque segment de la colonne vertébrale ou les omoplates.

  • L’équilibre :
    Une grande importance est donnée à l’équilibre avec l’utilisation de positions qui requièrent une concentration particulière de l’attention et procurent ainsi une activation énergétique complète du cervelet.

  • Les articulations, leur souplesse, le travail avec les « portes » yin et yang de chaque articulation :
    Une sorte de « ventilation énergétique » est créée avec des techniques de fermeture et d’ouverture des portes des articulations.

  • La souplesse des membranes :
    Pour éviter les tensions habituelles des membranes du corps, de l’enveloppe des cellules jusqu’à la peau, pour leur conserver souplesse et élasticité, le Qi Gong sibérien favorise, développe, crée, recherche des mouvements inhabituels et des techniques inattendues pour le corps.

    Dans la tradition sibérienne, le travail se déroule donc généralement ainsi :

  • exercices physiques avec influence énergétique, c’est-à-dire avec l’attention portée sur les processus énergétiques,
  • processus énergétiques facilités par l’activation physiologique
  • méditation qui permet la synthèse des processus énergétiques et physiologiques

    Remarque :

    Si l’organisation des pratiques (et le plus souvent d’un cours de Qi Gong sibérien) respecte en général la séquence partie physique/partie énergétique/méditation, cette structure coexiste avec la classification suivante (non exclusive de la première) dont la particularité est de mettre l’accent sur les « dosages » respectifs entre processus physiologiques et processus énergo-informationnels :

  • ''Qi Gong dynamique'' : prédominance du travail physique
  • ''Qi Gong statique'' : prédominance du travail énergo-informationel (travail énergétique, méditation …)
  • ''Qi Gong synthétique'' : équilibre, interaction plus forte entre parties physique et énergo-informationelle, combinaison des différents processus

    L’étendue du travail énergétique / le travail sur les corps énergétiques intérieur et extérieur (différence avec le Qi Gong chinois actuel, analogies avec le Yoga tibétain et ayurvédique)

    Analogies avec des pratiques voisines
    Dans les traditions énergétiques voisines, le travail est basé sur un certain nombre de centres énergétiques (dantian, chakkra) et canaux (méridiens, nadi), par exemple pour la majorité des Qi Gong chinois, les 3 dantian (du ventre, de la poitrine et de la tête) et les méridiens basiques. Certaines traditions yoggistes, quant à elles, considèrent l’existence de 7 chakkras, etc.

    Les arts énergétiques sibériens travaillent aussi avec ces centres et ces canaux énergétiques avec toutefois pour objectif final de réunir toutes les matières du corps dans une même unité énergétique.

    Les Arts énergétiques sibériens travaillent avec l’énergie de toutes les matières du corps, y compris celle qui circule dans les canaux énergétiques de la tradition chinoise mais pas seulement.

    Par exemple, à l’intérieur du corps, les techniques chinoises concentrent de préférence l’énergie dans le dantian du bas (ventre) sans travailler avec le dantian de la tête. Une spécificité très importante du qi gong sibérien, réside dans le fait qu’il travaille avec ce dantian et d’une manière générale avec toute l’énergie de la tête et du cerveau. Seul le Yoga touche aussi quelques aspects de ce type de travail. Ni les techniques taoïstes, ni les techniques bouddhistes ne travaillent concrètement avec le cerveau.

    La pratique sibérienne
    La distinction la plus significative de la tradition énergétique sibérienne concerne le travail sur les corps énergétiques intérieur et extérieur, incluant la recherche et le développement constants des liaisons entre ces deux corps.

    Le travail sur le corps énergétique extérieur et notamment celui sur les cocons dans les arts énergétiques sibériens vient de traditions indiennes et tibétaines qui, elles, parlent de corps astral, karmique. Il a tire aussi son origine de techniques aujourd’hui abandonnées en Chine du Sud, amenées en Sibérie, acceptées et intégrées aux traditions en place.

    Les liaisons entre l’énergie extérieure et intérieure, le canal du haut, le canal du bas et le canal rapide (différence avec toutes les autres traditions)
    Si les Sibériens travaillent avec le canal du haut et le canal du bas, évolutions de la notion chamanique de « puits énergétiques » du Ciel et de la Terre, ce n’est pas du tout le cas des traditions énergétiques voisines ( en particulier chinoises et tibétaines)

    Dans ces traditions n’existe pas non plus la notion de « canal rapide ». Ce canal énergétique intérieur traverse le corps du sommet de le tête (point Bai hui) au périnée (point Hui yin) et relie le canal du haut au canal du bas en empruntant non pas le trajet de la colonne de vertébrale (« Colonne de Jade » des chinois, « Sushumna » de la tradition ayurvédique) mais de la colonne ligaments qui accompagne son trajet plus à l’avant.

    Cette notion reflète bien l’approche énergétique Sibérienne, en ce qu’elle privilégie les liaisons les plus directes possibles entre l’énergie du Ciel et de la Terre. Ainsi recherche-t-elle la possibilité de provoquer l’activation de chaque cellule du corps, augmentant ainsi sa capacité à conduire l’énergie. Il serait alors possible, avec l’aide du Qi Gong sibérien, de créer un grand canal énergétique et finalement un grand centre énergétique qui engloberait tout le corps. La question sur les manières de faire circuler l’énergie à travers le corps serait alors sans objet.

    Place et rôle de la méditation en musique (différence avec toutes les autres traditions)
    Les Arts Energétiques Sibériens font une place importante au travail méditatif : synthèse des processus énergétiques, eux-mêmes préparés par le travail physique, la méditation utilise l’effet bio-mécanique et énergétique des vibrations acoustiques pour renforcer et préciser les activations énergétiques au sein des membranes du corps, des espaces inter-cellulaires et de sous-systèmes physiologiques et énergétiques spécifiques.

    Deux caractéristiques renforcent la spécificité typiquement sibérienne de l’ensemble de ces techniques méditatives :

  • Il ne s’agit pas de méditations spontanées et passives mais d’un travail énergo- informationnel doté d’un but concret et défini, par exemple lors d’un travail physique et énergétique préalable.
  • Ces techniques utilisent la plupart du temps les vibrations de la musique. Il s’agit le plus souvent de vibrations suffisamment fortes pour non seulement être entendues mais aussi faire entrer en résonance toutes les membranes du corps. Il s’agit également de vibrations suffisamment riches ou au contraire sélectionnées spécifiquement (timbres, fréquences …) pour activer les systèmes énergétiques et/ou parties du corps concernés. L’influence de ces vibrations est alors utilisée de façon active et consciente sur des zones précises du corps avec un objectif défini lié aux processus de décontraction, guérison, renforcement des parties impliquées.

    Place de l’explication du travail énergétique (différence avec toutes les autres traditions énergétiques)
    Dans bien des traditions, le travail énergétique est transmis comme émanant d’un savoir « sacré » à appliquer tel quel, en liaison avec une base ésotérique ou mystique incompréhensible pour les non-initiés voire pour qui que ce soit, les bases de ces traditions étant souvent perdues.

    Le phénomène est inverse en Sibérie. Ainsi de tous temps, les maîtres sibériens comme étrangers venus en Sibérie furent tenus de tout expliquer de leur travail et de leurs pratiques, sous peine de voir leur enseignement déconsidéré.

    Pour des raisons sans doute autant culturelles, qu’historiques ou géo-politiques les peuples sibériens ont toujours gardé cette tradition pragmatique d’accueil de l’enseignement proposé par l’extérieur, d’ouverture aux apports étrangers pour peu qu’ils soient adaptables aux pratiques sibériennes de survie, grâce à l’explication. Ainsi donc, « expliquer » constitue encore de nos jours, en Sibérie, un aspect quasi-obligatoire de l’enseignement pour tous les professeurs de qi gong ou autres arts énergétiques et pas seulement pour les maîtres venus de Chine ou d’ailleurs.

    Importance du travail informationnel (analogie avec la composante spirituelle de certaines traditions : ayurvédique, bouddhiste…)
    Il est important de mentionner ici l’importance que les arts énergétiques sibériens attachent au travail informationnel : travail avec les Centres et avec le Canal du Haut, nettoyages et activations informationnels, extra-homéopathie …

    Ce travail, présent dans les traditions plutôt orientées vers la spiritualité (ayurvédiques, bouddhistes …), l’est également dans la tradition sibérienne au même titre que le travail énergétique dont il est le complément indispensable et antagoniste.

    S’agissant de travail énergétique au sens sibérien, on pourra donc, plus souvent utiliser le terme plus approprié de travail énergo-informationel.

    La tradition ésotérique sibérienne : une tradition humaniste non déterministe (différence avec toutes les autres traditions, en particulier ayurvédique)
    L’ésotérisme sibérien cherche à mettre en évidence une vision non déterministe des rapports entre l’homme et son environnement. Celui-ci a la possibilité d’abandonner une attitude passive et dépendante pour devenir acteur et partie prenante de tous les jeux d’influences énergo-informationnels. Il peut alors créer sa propre dynamique d’interaction avec potentiellement, tout type d’influence extérieure et en particulier son « corps karmique » (au sens ayurvédique du terme).

    Cette tradition ésotérique s’est développée très vite en Sibérie, notamment à la faveur des séjours en Russie d’Helena P. Blavatsky. De nombreuses personnes ont également nourri cette tradition dont l’écrivain Alice A. Bailey et les peintres russes Nicolai et Helena Rerich qui ont passé leur vie à voyager en Inde, au Tibet, et Chine à la recherche de connaissances ésotériques.

    Ce volet ésotérique permet aux arts énergétiques sibériens de laisser la voie ouverte au développement de la personne sans limites fixées à priori.
  • Quantum touch

         http://www.afqt-assoc.com/quoi.html
    Radiesthésie

         Utilisation d'un pendule ou d'une baguette permettant (entre autres) de diagnostiquer la maladie et le traitement adéquat.

    La radiesthésie, anciennement appelée rhabdomancie ou encore sourcellerie, est (selon la définition de l'abbé Bouly) la croyance en la faculté de découvrir, grâce au pendule ou à la baguette, ce qui est caché aux facultés normales mais dont l'existence est réelle ou imaginaire. Le radiesthésiste permettrait de découvrir des sources, retrouver un objet perdu ou une personne disparue, établir un diagnostic médical, déterminer la profondeur d'un puits, etc. On doit le mot ''radiesthésie'' aux abbés Bouly et Bayard. Ce mot est composé du mot latin radius, qui signifie « rayon » et du mot grec aisthêsis qui veut dire « sensibilité ».

    Accessoires
    Les accessoires les plus courants du radiesthésiste sont :

  • le pendule (masse pesante quelconque mais symétrique suspendue à un fil souple) ; cet objet est parfois creux de façon à pouvoir y placer des « témoins » (voir ci-dessous) ;
  • la baguette, est constituée de deux branches en matière flexible d'environ trente centimètres de long, reliées à une extrémité. Elle sert le plus souvent à la recherche de sources, mais peut tout aussi bien servir en matière de radiesthésie médicale.
  • l'antenne de Lecher ; elle est inspirée de la découverte d'Ernst Lecher (les « fils de Lecher ») et a l'avantage, non seulement de pouvoir tester (réception), mais aussi d'émettre ;
  • les témoins servent de support psychique, mais ils n'ont rien d'indispensable. Ils peuvent aider à mobiliser les connaissances relatives à l'objet de la recherche.

    Expériences
    Des expériences récentes, à partir des années 1980, ont été réalisées pour essayer de mettre en évidence le phénomène radiesthésique, les plus rigoureuses comme celle de Munich ou Kassel n'ont pas prouvé l'existence du phénomène. Au contraire, dans ces expériences réalisées en double aveugle, les sourciers ne dépassent pas les résultats dus au hasard. Voir l'article Sourcier pour plus de détails.

    Applications
    Sourcellerie
    La Sourcellerie consiste à chercher de l'eau dans le sol avec différents outils radiesthésiques.

    Géobiologie
    La géobiologie (au sens radiesthésique) est l'étude de l'ensemble des influences de l'environnement sur le vivant, et notamment des ondes liées aux champs magnétiques, courants d'eau souterrains, réseaux métalliques, failles géologiques.

    Recherche sur plan
    Les pendules sont parfois utilisés sur des cartes pour la recherche de personnes disparues ou de sources (cf. ''Comment j'opère'' de l'abbé Mermet).

    Citations
    Charles Richet, prix Nobel en 1913 :
    « Nous devons accepter la radiesthésie comme un fait. Il est inutile de faire des expériences pour prouver son existence. Elle existe. Ce qu'il faut maintenant, c'est en développer les possibilités. »
  • Rebouteux

         Techniques empiriques de manipulations.

    Rééquilibrage énergétique
    Réflexologie des pieds (réflexologie plantaire)

         Techniques de manipulations et pressions exercées sur l'ensemble des pieds, destinées au rétablissement d'une meilleure circulation dans l'ensemble du corps. La réflexologie des mains est exercée de façon similaire sur les mains.

    La réflexologie est une discipline médicale non conventionnelle, de type massage.

    Elle repose sur le postulat infondé scientifiquement selon lequel chaque organe, glande, partie du corps ou fonction physiologique correspondrait à une zone ou un point sur les mains, les pieds ou les oreilles. Un toucher spécifique appliqué sur ces zones permettrait ainsi de localiser les tensions et de rétablir l'équilibre du corps. Pour ses praticiens, la réflexologie libérerait les facultés d'auto-guérison de l'organisme et permettrait de soulager divers troubles sans traitement médicamenteux.

    Cette technique manuelle se place dans une approche énergétique et globale du corps. Elle s'apparente au shiatsu, à l'acupuncture ou à l'ostéopathie.


    A l'heure actuelle aucun des ses fondements théoriques ni des principes d'actions supposés, n'ont scientifiquement été démontrés. Pour les scientifiques occidentaux, elle est considérée comme une simple méthode de relaxation sans réel effet thérapeutique mais pouvant améliorer la qualité de vie de certains adeptes[1].

    Pratique de la réflexologie
    Il existe plusieurs types de réflexologie : la réflexologie plantaire (aux pieds), la réflexologie palmaire (aux mains), la réflexologie faciale et crânienne, la sympaticothérapie (stimulation de zones réflexes dans le nez, à l'aide de stylets) et l'auriculothérapie (oreilles).

    Sur la surface des deux pieds (face plantaire, dorsale, externe et interne), des deux mains aussi, se trouverait représentée la totalité du corps par zones. Les masser permettrait de prévenir et traiter des troubles chroniques et aigüs.

    Plusieurs écoles existent. On peut en distinguer au moins trois.
    L'école chinoise (la plus ancienne) basée sur les principes de médecine traditionnelle chinoise est assez invasive, les pressions exercées sont très fortes, le praticien utilise des petits outils en bois pour pénétrer profondément les tissus.
    L'école américaine (Ingham) suit les principes de la physiologie médicale occidentale.
    Il existe une troisième voie, la méthode sud-africaine, beaucoup plus orientée vers la dimension émotionnelle. Faite d'effleurements, de pressions très douces, elle permettrait une libération émotionnelle intense.

    Selon les partisans de la réflexologie, les troubles de santé passés (troubles chroniques, organes congestionnés) seraient détectés par la présence de cristaux qui seraient à l'origine d'une sensation spécifique sous le doigt.

    Quelle que soit l'école, avant de traiter localement les différents systèmes du corps (urinaire, lymphatique, nerveux, cardiovasculaire, etc.), il convient pour débuter la séance d'effectuer une ''écoute des pieds'', qui permet de définir par quel pied il convient de commencer. Ensuite, après avoir effectué les techniques de bien-être - qui comprennent : prise en main, déverrouillage articulaire, lissage et pétrissage-, le traitement peut débuter. Pour disperser les cristaux, trois manœuvres sont possibles : le lissage simple du pouce, le lissage avec pression et la chenille. La chenille consiste en une succession de pressions rapides et ciblées effectuées avec la pulpe du pouce. Le but de cette réflexologie américaine (Ingham) est de drainer les toxines accumulées sur une zone ciblée. Enfin, il est conseillé de terminer sa séance par une série de manœuvres unifiantes et apaisantes[2].

    Un point réflexe très douloureux représenterait un organe en hyperfonctionnement ; il est massé de l'intérieur vers l'extérieur de la zone, ce qui aurait pour effet de calmer l'organe. Le reste du temps, il est pratiqué un massage des points réflexes de l'extérieur vers intérieur de la zone, ce qui aurait pour effet d'activer les organes. Une zone ou un point réflexe n'est pas obligatoirement l'indication de ce qu'un organe cible est en ''hyperfonctionnement''. Ces zones réflexes douloureuses sont surtout l'indication d'un fonctionnement altéré de l'organe en projection, cette stimulation (par toucher ponctuel tonique ou non) peut, elle-même, être modifiée quant à la perception de l'organisme suivant les horaires pendant lesquels la zone réflexe est stimulée (cf les méridiens de la MTC).

    Exemple d'un massage de préparation
    Il en existe de différents selon les écoles.

    1.Ecoute des pieds
    2.Prise en main
    3.Dévérouillage articulaire de la cheville, du genou puis de la hanche
    4.Etirement interne puis externe (en abduction puis en adduction)
    5.Lissage de la plante puis du dos du pied
    6.Massage des orteils (masser, tirer tourner)
    7.Massage des métatarses
    8.Ecartement sur le dessus du pied et ensuite sur le dessous
    9.Essorage au dessus du pied
    Ensuite, les pieds sont prêts à recevoir un traitement des points réflexes. Certaines écoles préconiseront de commencer par le pied droit, l'idéal étant de suivre son intuition après l'écoute des pieds et de commencer par le pied qui semble le moins tonique, le plus vide.

    Selon ses partisans, chacun peut offrir un massage de pied agréable et efficace même sans être professionnel. Le plus important serait d'être à l'écoute de ce qui est ressenti dans le pied du massé. Il serait possible de se familiariser en massant ses propres pieds. L'auto-massage a ses limites, ne serait-ce que par la position adoptée par le ''masseur-massé'', à savoir la tension imposée à la colonne vertébrale qui ne se trouvera plus en détente le temps de la stimulation.

    Statut professionnel
    La Fédération Française des Réflexologues (FFR), ainsi que la Fédération Francophone des Praticiens et des Enseignants de la Réflexologie (FFPER) regroupent et répertorient les praticiens adhérents ainsi que les écoles affiliées.
    Reiki, proche de la technique radiance

         Soin manuel par transmission d'énergie curative.

    Le Reiki (靈氣, 霊氣 ou 霊気, Reiki? [ˌreɪki]) est une médecine non conventionnelle d'origine japonaise, basée sur des soins énergétiques par imposition des mains.

    L'efficacité du Reiki et l'existence du ki ne sont pas scientifiquement validées[1].

    Description et historique
    Le terme « Reiki » existe dans le shingon où on évoque lors des méditations le fait d'absorber le ki de l'univers ainsi que dans le shinto où le terme désigne les initiations. La première publication sur le sujet date de 1919 au Japon, sous la plume d'un naturopathe nommé Mataji Kawakami, et dans son ouvrage « Reiki Ryoho to sono Koka » (« Reiki Ryoho et ses effets »). Le terme ne sera utilisé par Mikao Usui qu'à partir de 1924. Selon Chrish Marsh et Dave King, préalablement, la méthode de soin porte les noms d'Usui-Do (voie de M. Usui) ou Usui Té-Até (guérison par le toucher de M. Usui). Selon Hiroshi Doï et la Usui Reiki Ryoho Gakkai de Kyoto (la Fondation originelle de Reiki), c'est inexact. Sur la tombe de Mikao Usui, ce sont les termes ''Reiki'' et ''Reihô'' (voie spirituelle) qui apparaissent exclusivement. La syllabe « rei » désigne l'esprit. La syllabe « ki » est issue du chinois « qi » (prononcer « tchi »), qui désigne une des trois forces au sein de l'être humain. Le Reiki est donc étymologiquement dans son sens doctrinal : L'esprit universel et l'énergie personnelle.

    La méthode de soin appelée Reiki fut mise au point au Japon par son fondateur le Dr Mikao Usui (1865-1926) à partir de 1922, peut-être même avant 1918. Son expansion en Occident est due d'un côté à la branche nippo-américaine de Mme Hawayo Takata et de sa petite-fille, qui transmirent les principes élémentaires du Reiki et des techniques très simplifiées, et formèrent des maîtres occidentaux depuis les années 1970 (principalement dans le courant new age et les spiritualités modernes) et de l'autre côté à la branche japonaise directement liée à l'un de ses élèves Chujiro Hayashi, introduite directement depuis le Japon en Europe au début des années 2000.

    La méthode
    D'après ses praticiens, l'un des buts du Reiki est de soulager les souffrances, d'apporter un calme mental, une paix intérieure et un bien-être en général. Il se fonderait sur le concept du Taoïsme chinois Ch'i ainsi que celui du Zen et des Arts martiaux japonais ki, « énergie universelle de vie » (l'équivalent du Ch'i chinois et du Ki japonais est le prâna dans la philosophie indienne), le « souffle vital » qui circule partout dans la Nature, notamment dans le corps, permettant son fonctionnement et reliant les êtres entre eux.

    Certains praticiens associent le Reiki à l'activation des 7 chakras qui est une conception issue du tantrayana et du yoga traditionnel indien. Ce système de l'Inde est connu au Japon à travers le système bouddhiste, lequel s'appuie sur 5 centres subtils correspondant aux 5 éléments, et le Shintô/Taoïsme, comme l'acupuncture, sur un système de 3 centres subtils.

    Le système de progression dans le Reiki est visiblement très inspiré du shintoïsme japonais, dont il reprend en partie le système d'initiation lequel est dénommé « Reikiki » ou « Reiki-kanjō » dans le Shintô traditionnel[2]. Il se réfère aussi en partie au système bouddhiste, notamment à la psychologie bouddhique tantrique (vacuité de l'ego) : ainsi l'un des symboles reiki est la représentation picturale du mantra de la compassion, la syllabe (bija) « hrih » qui symbolise le bouddha Amitabha. Le symbole utilisé par le maître pour conférer l'initiation (dai-komyo) renvoie au mantra shingon Komyo (lumière brillante) en relation avec la doctrine bouddhique de la claire lumière fondamentale[3] lequel est représenté dans cette tradition par un mandala dans lequel le bouddha Vairocana est entouré des couleurs de l'arc-en-ciel avec en périphérie 23 lunes blanches comprenant des lettres sanscrites.

    Les principaux symboles du Reiki transmis dans les enseignements du second et du troisième degrés sont : le Cho Ku Rei, le Sei He Ki, le Hon Sha Ze Sho Nen, le Dai Ko Myo. Ils sont tracés ou visualisés durant la séance de Reiki. Dans la pratique, l'imposition des mains est censée transmettre « de l'énergie », c'est-à-dire « une force en mouvement ».

    Les différentes écoles et courants Reiki
    Les écoles traditionnelles :

  • La méthode originelle du Dr Usui : le Usui-do en 1922 et le Usui-Téa-Té en 1925 (reconnue par la Diète, le Parlement du Japon, comme non-attentatoire à l'exercice légal de la médecine en 1924) ;
  • Depuis la mort de Mikao Usui et dans sa succession : la Usui Reiki Ryoho Gakkaï (Fondation Usui au Japon). Cette fondation est très fermée et il est très difficile d'y entrer sans invitation préalable d'un membre et approbation de l'ensemble des membres. Ses membres n'ont pas le droit d'enseigner ni de pratiquer le Reiki à l'extérieur de la fondation.
  • Depuis 1932, par scission de la Usui Reiki Ryoho Gakkaï : Hayashi Reiki de Chujiro Hayashi.

    Les écoles modernes :

  • Depuis 1938, par scission de la Hayashi Reiki : le Usui Shiki Ryoho de Mme Hawayo Takata ;
  • Par scission de la Hayashi Reiki : le Komyo Reiki
  • Dans la succession du Hayashi Reiki Kenkyukai (Institut) et en liaison avec Yamaguchi Chiyoko : le Jikiden Reiki ;
  • Par scission de la Usui Reiki Ryoho Gakkaï et liaisons par Suzuki San, nonne Bouddhiste, et de Chris Marsh : Usui Teate ;
  • Par scission de la Usui Reiki Ryoho Gakkaï et du Usui Shiki Ryoho : le Gendai Reiki.

    Les écoles n'étant pas associées au Reiki Usui et intégrant d'autres techniques spiritualistes :

  • Plusieurs dizaines (au moins 72)[citation nécessaire] écoles commerciales de Reiki autre et/ou new-age : dont le Reiki Shamballah et le Reiki Karuna.

    Initiation des différents degrés au Reiki
    Pour devenir praticien, il est nécessaire de recevoir une initiation ou harmonisation par un « maître enseignant de Reiki Usui ».

    Le passage des niveaux est généralement payant, le « maître Reiki » exécute un « rituel initiatique » ou « harmonisation » au cours duquel certains symboles seront appris à l'élève en fonction de son niveau, et un processus d'« équilibrage énergétique » sera « éveillé » et « stimulé ». Nita Mocanu, grand maître Reiki français, explique que le maître doit « ramoner le canal » de l'élève, afin qu'il puisse diffuser cette « énergie cosmique » [4].

    Un maître Reiki doit pouvoir fournir la liste des Maîtres qui ont transmis leurs enseignements jusqu'à lui.

  • le premier degré (Shoden) est censé reconnecter à la « source universelle », l'initié devant acquérir la capacité consciente de canaliser le Reiki par imposition des mains. L'origine du Reiki Usui, les bases, ainsi que des techniques de soins pour soi-même et pour les autres sont enseignées ;
  • le deuxième degré (Okuden) aurait pour rôle de renforcer la connexion, des symboles favorisant la concentration de l’esprit pour canaliser l’émission du Reiki à distance seraient transmis au praticien. Il aide à travailler sur une « guérison intérieure » ;
  • le troisième degré (Shinpiden) donnerait accès à la transmission des enseignements et des initiations (potentiellement rémunératrices) en tant que « maître enseignant de Reiki ». Peut être divisé en deux parties.

    Le Reiki dans le Monde
    En Grande-Bretagne, le National Health Service (NHS) a recruté un praticien Reiki pour le Middlesex Hospital en 2005[5].

    En Suisse certaines complémentaires santé comme Groupe Mutuel[6] et l'assurance Supra[7] remboursent les consultations de Reiki comme une trentaine d'autres médecines non-conventionnelles après une reconnaissance des praticiens par des organismes indépendants comme le « Registre de Médecine Empirique (RME)[8] » et la « Fondation pour la reconnaissance et le développement des thérapies alternatives et complémentaires (ASCA)[9] ».

    En Inde, certains hôpitaux réputés offrent les soins de Reiki.

    En 1999, Andrew Weil prédit que « le Reiki, le toucher thérapeutique, l'homéopathie et la médecine énergétique vont bénéficier d'une grande attention médicale au cours de la prochaine décennie »[10].

    Évaluation scientifique
    D'après les Instituts nationaux de Santé des États-Unis, le Reiki n'est pas une médecine fondée sur des faits mais une croyance basée sur la foi[11].

    Le Conseil national contre les fraudes dans le domaine de la santé des États-Unis déclare que les effets attribués au Reiki sont d'origine psychologique, comme ceux que l'on peut constater dans l'effet placebo ou la suggestion, et qu'il n'y aurait pas de réel effet[12], voire aucun effet[13].

    Selon Edzard Ernst, professeur de médecine complémentaire, après avoir étudié toute la littérature sur le Reiki, rien n'indique que son efficacité dépasse celle de l'effet placebo[5].

    L'existence du ki et l'efficacité du reiki restent à prouver pour la majorité de la communauté scientifique. En effet bien que des petites études semblent suggérer une possible efficacité, aucune étude d'importance n'a prouvé l'efficacité du reiki. En 2008 une revue systématique de toutes les études publiées à ce jour sur le reiki a été réalisée afin d'évaluer les preuves de son efficacité[1]. Sur deux cent cinq études potentielles qui ont été identifiées, seulement neuf essais cliniques randomisés ont atteint les critères de qualité définies. Les auteurs ont retrouvé des faiblesses méthodologiques (petits échantillons, protocole inadapté, manque d'information) pour la plupart des études et ont conclu que les preuves scientifiques étaient insuffisantes pour suggérer l'efficacité du Reiki dans le traitement de n'importe quelle maladie.

    Selon le Centre National pour les médecines complémentaires et alternatives (NCCAM) des États-Unis, on ne sait pas si le Reiki influence la santé et comment il pourrait le faire[14]. Le NCCAM mandate des études[15] pour en savoir plus sur l'efficacité du Reiki dans diverses situations comme le stress, le SIDA, le cancer de la prostate, la fibromyalgie, la douleur neuropathique et les facteurs de risque cardiovasculaires.

    Critiques
    Des questions sur le risque d'emprise mentale ont été soulevées : certaines critiques dénoncent l'exploitation de l'espoir et de la peur des malades pour de l'argent, en échange d'un simple effet placebo. Cette pratique peut ainsi mettre en danger la vie de certains patients qui rejettent la médecine conventionnelle en ne pratiquant que le Reiki ou d'autres médecines non conventionnelles[16].

    En France, en raison de « faits inquiétants », l'UNADFI (Union Nationale des Associations de Défense des Familles et de l'Individu victimes de sectes), demande aux personnes souhaitant pratiquer le reiki de « distinguer les pratiques sérieuses et enrichissantes des pratiques manipulatoires »[17]. La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES) cite le Reiki dans son rapport de 2005 dans le chapitre L’Irrationnel et pratiques thérapeutiques[18]. Elle note un grand retour de la pensée magique et la croyance que les miracles pourraient être une alternative possible à des méthodes thérapeutiques conventionnelles[19]. Elle remarque également que des « groupes, souvent d’inspiration orientaliste et revendiquant parfois le titre de thérapies énergétiques entretiennent ainsi l’idée d’apparence plus pragmatique selon laquelle chacun pourrait devenir son propre guérisseur, après initiation. Mais la croyance selon laquelle il serait donné à chacun, après formation accélérée, de transmettre ou de recevoir ce pouvoir de canalisation d’une ''énergie vitale universelle'' promue force de guérison, compose elle aussi une vision bien peu rationnelle de la médecine ; parce qu’elle repose sur un fondement dénué de toute objectivité scientifique, elle peut d’autant plus facilement déboucher sur des dérapages éventuels, ainsi qu’en attestent certains témoignages de pratiques de guérison à distance, voire par téléphone, actuellement, développées par certains adeptes du Reiki. »

    Selon le Docteur Jarvis, du National Council Against Health Fraud, la littérature sur le Reiki présente des informations et des faits inexacts ou faux, et explique aux praticiens comment contourner la loi afin de se protéger de la réglementation et dégager leur responsabilité[12]. Il indique également que la pratique du Reiki pourrait être incompatible avec d'autres croyances religieuses [20]. Pour les « catholiques unis dans la foi », par exemple, « le Reiki n'est pas une pratique médicale crédible, ni compatible avec le christianisme », car dans le christianisme paulinien, « Jésus-Christ, le guérisseur divin, est la vraie source de guérison spirituelle et de liberté »[21].

    Des critiques du milieu Reiki japonais[Qui ?] dénoncent le Reiki occidental comme une imposture doctrinale et technique, où des charlatans utilisent le terme ''Reiki'' sans avoir reçu la formation originelle de Mikao Usui.

    Notes et références
    1.↑ a  et b  Effects of reiki in clinical practice: a systematic review of randomized clinical trials [archive], M. S. Lee, M. H. Pittler, E. Ernst, International Journal of Clinical Practice, 2008.
    2.↑ (en) The Ritual World of Buddhist “Shinto” [archive], Fabio Rambelli, Japanese Journal of Religious Studies, 2002
    3.↑ The Komyo Shingon - The Mantra of Light [archive], All Energy-Therapies Web
    4.↑ Enquête exclusive du 10/05/09, "Chamans, gourous : nouveaux sorciers, nouveaux dangers", M6 ; extrait @9min40
    5.↑ a  et b  (en) Brits Endorse Flakey Reiki [archive], article du Time, 28 mars 2005, auteur Leon Jaroff
    6.↑ Contrat Global Sante du Groupe Mutuel [archive]
    7.↑ Assurance Supra [archive]
    8.↑ Registre de Médecine Empirique [archive]
    9.↑ Fondation pour la reconnaissance et le développement des thérapies alternatives et complémentaires [archive]
    10.↑ Andrew Weil prédit un bel avenir au Reiki [archive], passeportsante.net, 1999.
    11.↑ (en) An Introduction to Reiki [archive] National Center for Complimentary and Alternative Medicine, National Institutes of Health « Since little is known scientifically about Reiki, accepting its teachings about its healing properties and about ki is a matter of faith. »
    12.↑ a  et b  Reiki [archive], William T. Jarvis, Ph.D., National Council Against Health Fraud
    13.↑ (en) An Introduction to Reiki [archive] National Center for Complimentary and Alternative Medicine, National Institutes of Health « Some people believe that effects attributed to Reiki occur for psychological reasons (such as the placebo effect or suggestibility), or that there are no true effects. »
    14.↑ (en) An Introduction to Reiki [archive] National Center for Complimentary and Alternative Medicine, National Institutes of Health « It is not fully known whether Reiki influences health and how it might do so. The existence of ki has not been proven scientifically. »
    15.↑ Liste des études sur le Reiki mandaté par le NCCAM [archive], sur clinicaltrials.gov
    16.↑ (en) Some Thoughts about "CAM" Beliefs [archive]
    17.↑ Le reiki et ses dérives [archive], UNADFI
    18.↑ Rapport 2005 [archive] de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES), page 51.
    19.↑ Elle note ainsi qu'une « tendance s’affirme autour de la pensée magique et de la quête de spiritualité accompagnée de la foi dans le miracle apte à guérir et à sauver des vies. »Les pratiques de santé basées sur l'irrationnel [archive],Miviludes
    20.↑ Sur Medic8 [archive] « Some people feel Reiki is incompatible with their religious or spiritual beliefs. »
    21.↑ Sur le site de CUF [archive]
  • Relaxation de Milton Trager
    Relaxation de Vittoz
    Relaxation psychosomatique

         La relaxation psychosomatique: proche de la sophrologie et du training autogène, elle travaille sur la relation corps-esprit, dans l'idée également de générer des automatismes de relaxation (anti-stress), mais aussi de régulation (limiter l'impact des problèmes de la psyché sur le corps, ou au contraire, utiliser les émotions positives pour stimuler le terrain phsyiologique)
    Relaxologie
    Seitai

         Utilise des exercices d'assouplissement visant à restaurer la sensibilité du corps et ses capacités d'auto-guérison.

    Principes [modifier]
    La technique du seitai repose sur le postulat que le corps a une capacité naturelle à se soigner, se reconstruire ou se corriger de façon à assurer un maximum de confort et de bien-être. A l'inverse, le corps perdrait cette capacité à se reconstituer lorsqu'il serait mal utilisé ou qu'il s'insensibiliserait.

    Les principes du seitai ont pour objectif de restaurer cette sensibilité et ses capacités d'auto-guérison.

    Selon cette conception, la santé est abordée d'une manière différente de la vision habituelle : la maladie ne serait que le symptôme d'un corps qui essaye de rétablir son équilibre, elle deviendrait chronique lorsque les ressources pour rétablir la santé viendraient à manquer ou seraient entravées. (Ce principe rejoint une idée que l'on peut retrouver dans de nombreuses autres disciplines comme en psychologie avec la psychanalyse, ou en médecine avec certaines approches dites douces)

    Méthode [modifier]
    La pratique du seitai consiste à observer le corps du patient et déterminer la meilleure façon de libérer le corps de ses entraves et lui donner la force de reconstruire son équilibre. Selon les promoteurs de cette méthode, le seitai propose des pratiques adaptées à la personne. Le seitai propose également des exercices d'assouplissement du corps pour travailler soi-même à sa guérison ou pour rester en bonne santé.

    Historique [modifier]
    Le seitai est arrivé la première fois en France dans les années 1970 par l'intermédiaire de Itsuo Tsuda qui a légué neuf ouvrages publiés au Courrier du Livre, dont certains ont été épuisés mais réédités. De son enseignement, il reste quelques praticiens et quelques centres de Katsugen Undo aussi appelé « mouvement régénérateur ». Plus récemment, d'autres enseignants se sont implantés en France et proposent d'apprendre le seitai de la lignée de Kuniaki Imoto lui aussi ancien élève de Haruchika Noguchi.
    Shiatsu

         Technique orientale de pression manuelle sur des points précis. Méthode proche du Do In, c'est une des versions manuelle de l'acupuncture.

    Le Shiatsu est une technique de thérapie manuelle d'origine japonaise (shi signifie doigts et atsu pression) qui utilise des pressions verticales (baro-stimulations), réalisées à l'aide des pouces principalement, parfois avec les autres doigts ou les paumes des mains sur l'ensemble du corps humain, en référence aux connaissances de la médecine traditionnelle japonaise (dont les bases sont identiques à celle de la médecine chinoise) afin de traiter différents troubles fonctionnels, voire organiques spécifiques, et en tant que médecine préventive.

    Les origines
    Le nom shiatsu est apparu au début du XXe siècle. À la fin du XIXe siècle, au Japon, avait été créé un diplôme d’Etat pour pratiquer l’anmma, massage traditionnel japonais. Le nom shiatsu a été à l’origine inventé pour pratiquer l’anmma sans le diplôme d’Etat par Tokujiro Namikoshi, et son fils Toru Namikoshi a ouvert une école de shiatsu qui a obtenu la licence officielle du ministère de la Santé au Japon en 1947. Le shiatsu, devenu populaire, le nom anmma est dès lors au Japon pratiquement réservé aux techniques spécifiques de maîtres ou de thérapeutes ainsi qu’à certains types de modelages en institut de beauté.

    Le Shiatsu est une des 8 approches alternatives désignées, dans la résolution A4-0075/97 du Parlement Européen votée le 29 mai 1997, en tant que « médecine non conventionnelle digne d’intérêt ».

    Les différents shiatsu
    Il y a plusieurs écoles de shiatsu au Japon.

  • Le Shiatsu Namikoshi, encore répandu au Japon.
  • Le Shiatsu Masunaga, plus connu en Europe (au moins de réputation) qu’au Japon. Masunaga, philosophe, fut un élève de Namikoshi. Il estima qu'en apportant la théorie de la médecine traditionnelle chinoise au shiatsu, on gagnerait en efficacité dans le soin. Ce shiatsu-là fut le plus diffusé en Europe au cours des années 1970. Le Iokaï shiatsu est probablement le plus complet dans ce type de pratique.
  • Le Koho® Shiatsu est le shiatsu de l'école Hakko (école de la 8ème lumière) créée par Okuyama Ryuho en 1941 au Japon et développé en Europe par Okuyama Shizan/Thierry Riesser. Il s'agit d'un shiatsu purement thérapeutique ou médical.
  • Le Shiatsu macrobiotique développé par Shizuko Yamamoto, qui se caractérise par l'alimentation macrobiotique.
  • L'Ohashiatsu de Maître Wataru Ohashi, dans le prolongement de l'enseignement de Masunaga.
  • En France, le Shiatsu Myo-Énergétique a été développé par Hiroshi Iwaoka, acupuncteur, praticien en shiatsu et en Sotaï, diplômé d'Etat du Japon.

    Le Shiatsu Namikoshi
    Tokujiro Namikoshi crée le shiatsu, son fils Toru a appris la chiropraxie aux États-Unis. Si bien que, dans le shiatsu, s’établit dès lors une relation entre la colonne vertébrale et les viscères. Ce type de shiatsu est accessible avec une relative aisance car il se passe aisément de références à la Chine et à sa médecine, et se concentre sur la technique du soin. Il est le shiatsu des origines, avant tout une technique de toucher.

    Le Shiatsu Masunaga
    L’esprit européen étant assez étranger aux modes d’approches culturels de l’Asie, il est plus difficile et relativement long d’apprendre le shiatsu Masunaga. Masunaga, philosophe, après avoir étudié à l’école Namikoshi, a rapporté à la pratique du shiatsu la théorie de la médecine chinoise, faisant ainsi du shiatsu une médecine qui inclut la théorie du yin et du yang et celle des Cinq Éléments, notions complexes qui présupposent des acquis culturels larges en amont des apprentissages spécifiques du shiatsu, l'approche psychologique est importante dans l'école de Masunaga. Ce shiatsu utilise un système étendu des méridiens de la médecine traditionnelle chinoise en acupuncture, il est la version japonaise du An Mo, le massage chinois.
    Il nécessite plusieurs années d'enseignement, le temps d'apprendre la médecine traditionnelle chinoise, de pratiquer et de se familiariser avec les tableaux pathologiques.
    Le travail du praticien consiste en un rééquilibrage « énergétique » le long de méridiens référés aux organes et aux viscères dans lesquels circulerait l’énergie vitale (ki).

    Il peut être harmonisant et/ou thérapeutique suivant l'évolution du praticien dans sa formation.

    Le Shiatsu myo-énergétique
    C'est un shiatsu thérapeutique :

  • L'origine est le sôtaï du Dr. Hashimoto, qui comprend un travail sur l’équilibre postural,
  • Les relations étroites entre douleurs articulaires et système des lignes tendino-musculaires,
  • Les influences réciproques entre dysfonctionnement d’organe et système neuro-végétatif.

    L'innovation majeure se crée dans la correspondance établie entre « médecine énergétique » et « médecine mécaniste ». Ainsi la myo-énergétique estime-t-elle que la cause première du déséquilibre de la santé de l'individu dépasse le déséquilibre organique ou viscéral, et réside dans le déséquilibre postural. Le travail du praticien consiste en une préservation et un renforcement des équilibres posturaux, laissant au récepteur le soin de prendre progressivement conscience de ses propres déséquilibres à mesure que les équilibres déjà là sont préservés et/ou consolidés et, ce, par un shiatsu sur les lignes tendino-musculaires.

    Le Koho® Shiatsu
    Le Koho® Shiatsu est le shiatsu de l'école Hakko (école de la 8e lumière) créée par Okuyama Ryuho en 1941 au Japon. Dès 1975, c'est autour de cette technique thérapeutique très efficace que fut créée, en 1975, la première Ecole Française de Koho® Shiatsu, puis la Fédération Française de Shiatsu Traditionnel Japonais par Thierry Riesser. Celui-ci invita en France, en 1977, Me Okuyama Ryuho pour une série de conférence et de séminaires. C'est aussi cette école qui donna naissance aux premiers praticiens diplômés, généralement issus du monde médical ou para-médical. Thierry Riesser, qui avait déjà des patients en Shiatsu dès 1969 avant de rencontrer cette école, ouvrit son premier cabinet, exclusivement en Koho® Shiatsu, à Montpellier, en 1974. Bien qu'il y eut, avant 1975, quelques japonais qui pratiquaient ou enseignaient, au gré de leur brefs séjours en France, aucune école n'avait réellement vu le jour avant 1975. La FFSTJ est actuellement l'Ecole de référence en matière de shiatsu thérapeutique, non seulement en Europe mais également au Japon où sa réputation, grâce à son fondateur, est faite sur des critères d'humanité en même temps que de rigueur et d'efficacité. Certains l'ont parfois qualifié à tort de ''martial'' parce que cette école enseigne de fait un art martial (yawara) mais ces deux aspects qui peuvent être enseignés de concert peuvent également l'être tout-à-fait séparément. Souvent assez puissant techniquement en effet, Il n'existe pas pour autant de shiatsu martial ou non, comme aime à le répéter le Fondateur de l'école japonaise, mais un shiatsu thérapeutique. L'école Hakko®, au Japon a été déclarée comme Trésor National (sources: ''Yawara Hakkoryu'' de Thierry Riesser - Editions FFHJ / Revue le Compas 1979 / site www.hakkoryu.com).

    Le Shiatsu macrobiotique
    Le Shiatsu macrobiotique développé par Shizuko Yamamoto se caractérise par deux principaux points : l'alimentation macrobiotique comme complément de traitement et l'utilisation des pieds, lors de manoeuvres spécifiques, pour exercer des pressions sur certaines masses musculaires du receveur, comme les fesses.

    L'Ohashiatsu
    L'Ohashiatsu de Maître Wataru Ohashi, est le prolongement de l'enseignement de Masunaga. Dans l'Ohashiatsu, le praticien, pour exercer des pressions, doit travailler avec le poids de son corps et celui du receveur, d'une façon contrôlée mais sans effort. Le travail énergétique passe donc avant tout par la détente et le bien-être du praticien et c'est ce qui sera transmis au receveur

    Le Yoseido Shiatsu
    Fondé par Yuichi Kawada qui fut élève de Namikoshi et Masunaga, le Yoseido tient compte de la philosophie et de l'ésotérisme chinois (yin-yang, carré magique, livre des mutations). Basé sur les mouvements appris de ses maitres, Yuichi Kawada y a ajouté le fruit d'une vie dédiée au massage à travers le monde (au Japon, aux Philippines, aux USA, en France et enfin en Belgique où il enseigne aujourd'hui). Sa connaissance du corps et de la psychologie humaine font de lui un praticien et un maitre étonnant et respecté. Il est l'un des maitres qui a introduit le shiatsu en France et la FFST (Fédération Française de Shiatsu Traditionnel) fait toujours référence à son nom. [1].
  • Soins Reconnectifs

         ''Le Soin Reconnectif cibles de la maladie par l'equilibre physique,mental,emotionnel et spirituel d'une personne,qui sont necessaires pour la sante.'' Selon le Dr Eric Pearl ''guerisseur''. Dans ses propres mots ''il ne s'agit pas de la maladie ou de l'infirmité qui guérit, c'est la personne''.

    Son site web pour plus de renseignements: www.TheReconnection.com.
    Sophrologie

         Apparentée à la relaxation et à l’hypnose.

    La sophrologie (des racines grecques ''SOS'' : harmonie, équilibre - ''PHREN'' : psyché (âme), esprit - ''LOGIA'' : traité [1], « étude de la conscience en harmonie ») est, selon les points de vue, une pseudo-science[2] qui prétend résoudre un certain nombre de désordres ou, selon son fondateur, une science[3] qui favorise la résolution de désordres (psychiatriques, physiologiques, existentiels), permettant de développer une personnalité plus harmonieuse, par la conscience de soi et le renfort des structures positives.

    La Sophrologie caycédienne est le courant du fondateur Alfonso Caycedo. À la suite de divergences d'opinions, de scissions ou de développement ultérieurs, d'autres écoles se distinguant plus ou moins des principes du fondateur ont été créées.

    Les principales applications de la sophrologie concernent la gestion du stress et des situations anxiogènes (examens, épreuves sportives, accouchement, interventions chirurgicales), l'amélioration du sommeil, la gestion de la douleur. Elle est également utilisée pour l'amélioration de la mémoire et de la concentration ou dans l'accompagnement de certains traitements médicaux. D'une manière générale l'entrainement sophrologique aide à renforcer la confiance et l'image de soi. Elle est habituellement classée dans le domaine de la médecine non-conventionnelle.

    Historique

    Sophrologie caycédienne
    La sophrologie a été créée en 1960 par Alfonso Caycedo, médecin neuropsychiatre colombien d'origine basque espagnole né en novembre 1932 à Bogotá (Colombie), professeur à l'école de psychiatrie de médecine à Barcelone de 1968 à 1982.

    Après avoir utilisé les thérapies habituelles en Espagne au début de son activité (comas insuliniques, électrochocs), il s'interroge sur la nécessité de modifier la conscience pour soigner la conscience pathologique chez les psychotiques.

    Il fait ensuite l'hypothèse de l'existence possible d'un état de conscience harmonieux, ni pathologique, ni simplement « ordinaire », mais dit ''sophronique'', qu'il serait possible de conquérir par un entraînement phénoménologique existentiel. La découverte puis la conquête de ce troisième état de conscience deviendra l'objectif de la sophrologie.

    Il propose pour cela une approche psychocorporelle basée notamment sur une conscience accrue de soi-même (corps, esprit, rencontre de l'un et de l'autre, ouverture axiologique aux valeurs de l'Homme) et sur le renforcement des structures positives. La sophrologie est une école de la positivité et donne une place prépondérante au principe d'action positive (tout effet positif sur le mental a une répercussion positive sur le corps et inversement).

    Caycedo a été guidé, entre autres, par les pensées occidentales (phénoménologie, hypnose) puis orientales (Yoga indien[4], Zen, Tummo) et, à partir de 1968, en a largement fait profiter sa méthode avec les « Relaxations Dynamiques » qui, d'abord au nombre de trois[5], sont aujourd'hui au nombre de douze, divisées en trois cycles : réductif, radical et existentiel[6].

    La sophrologie dans ses 3 cycles, telle que définie par A. Caycédo est orientée par la psychiatrie phénoménologique-existentielle dont il a adapté les principes fondamentaux à une recherche méthodologique qui doivent permettre l'investigation de la conscience, orienté par les prémisses de la méthode proposée par Husserl. Cette approche vise à la découverte puis la conquête des structures de la vie humaine et à partir de celles-ci découvrir et conquérir les structures de l'existence humaine à travers ses valeurs.

    La première étape de ses travaux a consisté en une adaptation progressive à différentes applications médicales, étant utilisée par des médecins de différentes spécialités, des infirmières, des kinésithérapeutes et autres professionnels des sciences de la santé.

    La deuxième étape s'est orientée à maîtriser l'emploi de sa méthode par les professionnels des sciences humaines, spécialement pour les psychologues non cliniciens, pédagogues, professionnels des sciences sociales et sportives.

    La troisième étape représente l'adaptation de la méthode dans le domaine de la prévention, du contrôle du stress et le développement personnel. Dans cette branche, la méthode s'utilise au niveau individuel ou au niveau des différents groupes dans les diverses couches de la société souffrant de la ''maladie de masse'' qui attaque les bases mêmes de notre civilisation[7].

    Trois principes fondamentaux
    1.Amener le schéma corporel à plus de réalité vécue, pour habiter le corps en bonne santé et conquérir l'harmonie physique et psychique. Les stimulations corporelles de la relaxation dynamique permettent une liaison plus fine entre les sensations (proprioceptives et intéroceptives), la perception (avec la représentation du schéma corporel) et la motricité. Il ne s'agit pas tant de se représenter notre corps que de le sentir - ressentir, de le vivre tel qu'il est réellement.
    2.Renforcer l'action positive, afin de développer les éléments positifs du passé, du présent et de l'avenir et de mieux utiliser tous nos potentiels (de la potentialité à la capacité). Ce principe s'appuie sur le fait que toute action positive dirigée vers notre corps ou vers notre mental a une répercussion positive sur notre être tout entier. L'activation répétée du positif provoque un ''effet boule de neige'' sur toute la personne. En sophrologie, on ne travaille pas sur le négatif, même s'il est pris en compte et peut être entendu : activer le négatif risquerait d'engendrer une activation négative de la personne dans sa globalité.
    3.Développer la réalité objective, pour apprendre à voir les choses davantage comme elles sont, de développer plus de réalisme et donc d'efficacité dans l'action. Il est ainsi nécessaire pour le sophrologue de pratiquer lui-même la méthode proposée dans une optique de développement personnel et pour : percevoir l'état de sa propre conscience (émotion, tension...), respecter ses limites (notamment, ne pas faire de thérapie s'il n'est pas thérapeute par ailleurs) ; percevoir l'état de conscience des sujets qu'il accompagne pour adapter la méthode au plus juste ; avoir une attitude plus juste, vis-à-vis de lui-même et de son entourage.

    Techniques et méthodes
    Les sophronisations spécifiques ont été, historiquement, les premières propositions faites en sophrologie (1960) . Elles sont nombreuses, rapides à mettre en œuvre.

    Ces techniques, pratiquées le plus souvent en posture assise et en séance individuelle, permettent un travail d'intégration du schéma corporel qui sera utile pour envisager le rapport au monde avec moins de distorsions spatiales, temporelles. Trop souvent amalgamée à l'hypnose ou la PNL , elle est dans ces cas-là amputée de son essence qui doit rester phénoménologique. Les 12 degrés de la relaxation dynamique de Caycedo (''RDC'') sont devenus l'essentiel de la sophrologie proposée par son fondateur (''sophrologie caycédienne'') et vise un résultat à moyen et long terme. Apparues à partir de 1968 (avec une forme moins inductive et uniquement 3 ''degrés''), elles sont souvent pratiquées en groupe et permettent une progression plus profonde vers un mieux-être que les sophronisations spécifiques : l'approche y est plus globale, holistique. On y adopte la posture debout et la posture assise, postures proches de la réalité quotidienne. À partir du 3e degré, des marches méditatives y sont incluses, d'abord de manière synchronisée avec la respiration, puis, (4e degré, 9e à 12e degré) de manière libre en extérieur. Chaque RDC dure entre une demi-heure et une heure mais avec l'entraînement, on peut ''compacter'' la méthode, l'adapter, l'abréger. Pour cela, la part de la description écrite (personnelle) ou orale (partagée) des phénomènes éprouvés est essentielle et le sophrologue a pour tâche d'accueillir les ''vivances'' de ses patients ou élèves afin de leur indiquer le meilleur et plus court chemin pour ouvrir toujours plus l'éventail de leur conscience, optimiser leurs ressources énergétiques et développer leurs capacités.

    Il est demandé aux patients ou élèves de pratiquer chez eux, de s'entraîner.

    Une séance de sophrologie dure une heure. Elle commence par un court dialogue, enchaîne avec la pratique et se termine par un nouveau dialogue en lien direct avec la séance, pouvant inclure des explications complémentaires ou des conseils. La sophrologie se pratique dans une tenue souple de préférence.

    Terminologie
    Le terme sophrologie ayant été repris par de nombreuses applications qui n'ont vraiment plus rien à voir avec le but recherché, il devenait impossible que des personnes qui veulent faire un travail sérieux puissent encore s'en servir. Protéger la méthode devint un souci de son créateur. La parade juridiquement valable choisie était de spécifier ce travail en y ajoutant son propre nom, d'où le terme ''sophrologie caycédienne''. Le reste de la méthode, actuellement réactualisée, a été protégé également pour en empêcher l'usage par toute personne non correctement formée aux techniques, ceci dans le but de protéger toute personne qui s'engage avec bonne foi dans ce cheminement.

    La sophrologie caycédienne[8] dispose d'une méthodologie précise étayée par une épistémologie et une sémantique originale (néologismes), en partie basée sur des racines grecques.

    Formation des sophrologues
    Il n’existe pas en France de diplôme d’État de sophrologie. La profession n'est pas réglementée et son exercice est libre, sous réserve d'avoir suivi une formation dans une école affiliée à la Fédération Caycedo ou dans une école indépendante.

    Le titre de Master Spécialiste en Sophrologie Caycédienne ® est quant à lui soumis à la Fédération Alfonso Caycedo (titre déposé et protégé) et nécessite, après une à deux années d'études discontinues dans des centres agréés (pour un total d'environ 250 heures en centre), d'acquérir, en quatre sessions, étalées sur 2 ans, les degrés supérieurs (5 à 12) auprès de l'Université Mondiale de Sophrologie d'Andorre (environ 70 heures de cours et entraînement, dirigées par le fondateur de la sophrologie et sa fille, le Dr. Nathalia Caycedo). De nombreux centres agréés ou non, ainsi que la Fédération Mondiale de Sophrologie, n'imposent pas d'évaluation pratique (si ce n'est qu'ils demandent une description écrite en lien avec l'entraînement personnel) : le titre de Master Spécialiste en Sophrologie Caycédienne n'est ainsi pas en soi une garantie[9]

    Branche clinique (thérapeutique) : elle est réservée aux professionnels de la santé. La seule formation de sophrologue ne permet pas en effet de devenir thérapeute. Des diplômés universitaires : psychologues, médecins, kinésithérapeutes, sages-femmes, infirmières, peuvent ainsi proposer des séances de sophrologie en complément d'autres accompagnements thérapeutiques.

    Branche socio-prophylactique (non thérapeutique) : de plus en plus de sophrologues se consacrent au domaine pédagogique (prévention, enseignement, arts...), au domaine social (prévention, groupes d'entraînement...) ou au domaine sportif. Ce domaine concerne les professionnels des sciences sociales et humaines.

    Branche de la prévention du stress et du développement personnel (non thérapeutique) : domaine ouvert à tous les autres professionnels. Ce domaine concerne davantage le ''grand public''.

    Notes et références
    1.↑ Caycedo A., Dictionnaire abrégé de sophrologie, Emegé, 1972
    2.↑ Jean Brissonnet, Les pseudo-médecines: Un serment d'hypocrites, book-e-book, 2003, p. 157.
    3.↑ Présenté comme une science par son fondateur [1] [archive]
    4.↑ Caycedo A., India of Yogis, 1966, National Publishing House, New-Delhi (Inde).
    5.↑ Caycedo A. Ibid, 1972 ; Abrezol R. et Hubert JP, Traité de sophrologie, tome 2, Le courrier du livre, 1985
    6.↑ Chéné PA, Sophrologie, fondements et méthodologie, Ellébore,1994
    7.↑ Revue officielle de la Fondation A. Caycédo N°51 4ème trimestre 2007
    8.↑ Caycedo A., Code déontologique de la sophrologie caycédienne, mars 2007 (ICI en .pdf [archive])
    9.↑ Gautier P., Découvrir la sophrologie, InterEditions (Dunod), Paris, 2008
    Spagyrie

         Fabrication de remèdes selon les principes de l'alchimie.

    La spagyrie est l'« art de séparer et de combiner les principaux constituants des corps »[1]. Elle découle des travaux de Paracelse (1493-1541) [réf. nécessaire]. A l'époque il met en place tout un système de médecine qui lui a permis notamment d'enrayer des épidémies de peste dans des villages[réf. nécessaire]. La spagyrie est basé sur quatre piliers fondamentaux : l'alchimie, la philosophie, l'astronomie, et la vertu.

    Origine du terme
    Le mot spagyrie parait pour la première fois dans un livre de Paracelse. Le terme est probablement issu du grec et voudrait dire ''séparer, extraire (spao) et réunir (ageiros)''.

    Historique
    Basile Valentin, alchimiste de son état et religieux de l'ordre de St Benoit, aurait vécu au couvent de Erfurt en Allemagne, dans la seconde moitié du XVe siècle[réf. nécessaire]. Il aurait travaillé entre autres, sur l'antimoine pour en faire des médicaments. Il pourrait être le prédécesseur de Paracelse, bien qu'il n'a pas donné de nom à son Art. Les livres de Basile valentin sont dit ''apocryphes'', trouvé en de curieuses circonstances. En effet, c'est la foudre tombée sur le couvent qui aurait fracturé une partie de l'église permettant de mettre à jour le lieu qui contenait les livres.[réf. nécessaire]

    Principes
    La spagyrie est basée sur les principes de l'alchimie. Selon ces derniers, toute matière est composée de 3 principes. Le corps également est composé de ces trois principes : mercure, soufre et sel.

    La spagyrie opérative va développer une médecine en laboratoire par un travail assidu et long pour arriver à des extractions de teintures, d'élixirs, de magistères et de quintessences. La composition galénique tripartite (mercure, soufre et sel) aurait une action sur le corps physique et sur ce que certains appellent les corps énergétiques de l'être humain[réf. nécessaire].

    Les composés de la plante se retrouvent dans l'essence finale[réf. nécessaire].

    La spagyrie est une méthode de soin qui se base sur une vision ''énergétique'' de l'Homme et qui vise à rééquilibrer ce dernier dans son harmonie[réf. nécessaire].

    Dans les pharmacies des substances sont parfois vendues sous l'étiquette de spagyrie. En fait, il n'y a pas de véritable médicaments spagyriques sur le marché[réf. nécessaire]. La pratique de cette médecine, qui commence véritablement par l'expérience en laboratoire, s'est perdue dans le temps.

    Un des derniers spagyristes européens était le Baron Alexander von Bernus[réf. nécessaire], décédé dans les années 1960 dans son château de Donaumüster en Allemagne.

    Les Sept plantes de Paracelse, Astrologie médicale
  • Dimanche, Soleil : Hypericum perforatum.
  • Lundi, Lune : Viscum album.
  • Mardi, Mars : Urtica dioïca.
  • Mercredi, Mercure : Sambucus nigra.
  • Jeudi, Jupiter : Taraxacum officinalis.
  • Vendredi, Vénus : Achillea millefolium.
  • Samedi, Saturne : Equisetum arvense.
  • Tai-chi-chuan

         Art martial interne chinois aux mouvements lents et circulaires, visant un mieux être général à la fois psychologique et physique, une harmonie avec l'univers.

    Le tai-chi-chuan (taï-chi-chuan ou T'ai Chi Ch'uan, transcriptions occidentales) ou taiji quan (transcription chinoise du système pinyin: tàijí quán )(Sinogrammes traditionnels 太極拳 ; simpl. 太极拳 ; ) est une gymnastique populaire chinoise appréciée en particulier par les personnes âgées pour son rôle de fortifier le corps et d'assurer la santé, il est considéré également comme un art martial chinois interne, d'inspiration taoïste.

    Les sinogrammes du Tai-chi-chuan sont composés des éléments 太極 tàijí, « faîte suprême » et 拳 quán, « poing, boxe » et traduits littéralement par « boxe du faîte suprême » , ou « boxe avec l'ombre », car l'observateur a l'impression que le pratiquant se bat avec une ombre. Une autre traduction courante est « la boxe de l'éternelle jeunesse », le faîte suprême pouvant être traduit moins littéralement par « immortalité » (le but suprême chez les taoïstes. C'est un art martial chinois (Wushu) appartenant au groupe des styles internes, au même titre que le Hsing I Ch'uan et le Bagua zhang.

    Le tai-chi-chuan est souvent considéré comme une sorte de « gymnastique », mais il s'agit aussi d'un art martial dans le sens où:

    les mouvements ont une finalité martiale (esquives, parades, frappes, saisies…) ;
    ils ont été créés et sont travaillés par des moines guerriers taoïstes ;
    le tai-chi-chuan se pratique à mains nues mais est associé à des arts utilisant des armes (éventail, épée…).

    Histoire
    Démonstration de Tai-chi-chuanCertains essaient de trouver quelques indices sur l'origine du tai-chi-chuan dans le Dao de jing du philosophe chinois Lao Zi (vers 600 av. J.-C.), et certains prétendent qu'il y a un lien entre le tai-chi-chuan et la gymnastique de Shaolin transmise par le patriarche du chan (zen) Bodhidharma, mais des documents montrent que le tai-chi-chuan n'est apparu qu'après le XIIe siècle.

    Il existe plusieurs hypothèses sur l'origine du tai-chi-chuan :

    Le mythe de Zhang Sanfeng
    La tradition attribue l'invention du Tai-chi-chuan au taoïste semi-légendaire Zhang Sanfeng, vers le début de la dynastie Ming (XIIIe-XIVe siècle). Il est écrit dans le Livre complet sur les exercices du tai-chi-chuan écrit par Yang Chengfu (1883-1936), que Zhang Sanfeng créa le tai-chi-chuan vers la fin de la Dynastie Song (960-1279) et l'a transmis à Wang Zongyue, Chen Zhoutong, Zhang Songxi et Jiang Fa. Encore plus tôt, Li Yishe (1832-1891) écrivit dans sa Brève introduction sur le tai-chi-chuan : « Le tai-chi-chuan fut fondé par Zhang Sanfeng des Song. ». De nos jours, ce point de vue est encore partagé par de nombreuses personnes. Il créa l'école intérieure (内家 nèijiā)par un syncrétisme néo-confucianiste des arts martiaux du bouddhisme Chan du temple de Shaolin et de sa maîtrise du daoyin (neigong 内功) taoiste. Il s'est installé dans le temple de Wudang shan, province de Hubei, pour enseigner sa discipline.

    Tang Hao (1887-1959), pionnier des recherches historiques sur les arts martiaux, a soutenu l'absence de fondements historiques de la création du Tai-chi-chuan par Zhang Sanfeng. Ses conclusions furent reprises à la même époque par Xu Jedon, et sont encore validées de nos jours par les recherches historiques contemporaines.

    Le tai-chi-chuan fut créé par Wang Zongyue
    Wang Zongyue, qui vécut sous les Qing (1644-1911), occupe une place importante dans l'histoire du tai-chi-chuan et son rôle a été reconnu par les maîtres des différentes époques. Son livre A propos du tai-chi-chuan a beaucoup contribué à la propagation du nom de cette boxe et constitue son fondement théorique. Du fait que Wang Zongyue a pour la première fois exposé la théorie et les techniques du tai-chi-chuan de manière systématique, certains croient qu'il en est le créateur en faisant le bilan des expériences de ses prédécesseurs. Il est consigné dans des documents que Wang Zongyue transmit le tai-chi-chuan à Jiang Fa et ce dernier le transmit à Chen Changxing, habitant du village de Chenjiagou.

    L'origine remonte au village de Chenjiagou
    L'appellation de cette boxe sous le vocable de « taiji quan » (boxe du faîte suprême) apparaît avec Chen Wangting vers la fin de la Dynastie Ming (1368-1644). Leurs représentants sont Tang Hao et Gu Liuxin, chercheurs de l'histoire du Wushu. M. Tang a tiré cette conclusion à la suite des investigations qu'il a menées au village de Chenjiagou, district de Wenxian, province du Henan, et en se référant aux Annales du district et au Registre généalogique de la famille Chen. Selon ce registre, Chen Wangting était « Maître de boxe de style Chen et fondateur du jeu de l'épée et de la lance ». Les différentes écoles contemporaines de tai-chi-chuan (Yang, Wu, Sun) sont originaires ou héritières de la boxe de style Chen bien que les principes de cette boxe soient bien antérieurs (ceci pour dire que cette boxe existait avant qu'elle prenne le nom de taï-chi-chuan).

    Styles

    Style Chen
    Article détaillé : Tai-chi style Chen.
    Le style Chen de Chen Changxing (1771-1853) s’est diversifié en de nombreux autres styles : On peut noter le rôle important de Chen Fake (1887-1957 - représentant officiel du style familial à la 17ème génération) qui encourage ses élèves à faire progresser et enrichir le style par l'apport d'autres styles (Tang lang quan, Hsing hi, Tongbeiquan, Bagua, etc.)

    A partir du style Chen plusieurs styles se sont créés

  • Yang ............... de Yang Luchan (1799-1872)
  • Wú .....................de Wu Ch'uan-yu (1834-1902)
  • Wǔ (Hao) ....................de Wu Yu-hsiang (1812-1880)
  • Sun ....................de Sun Lu Tang (1861-1932)

    synthèse entre le Tai chi Yang, le style Chen et le Hsing Hi.

    Style Yang
    Le style Yang est actuellement le plus populaire. Il a été créé par Yang Luchan (1799-1872) qui apprit le taiji Chen à Chenjiagou avec Chen Changxing
    Selon la légende, il modifia le style pour le rendre plus accessible au plus grand nombre [réf. nécessaire]. Il enseigna son style dans la ville de Yongnian, province du Hebei et le transmit à ses fils :

  • Yang Banhou 1837-1892)
  • Yang Cheng Hou (1839-1917) qui transmis son art entre autres à son fils Yang Chengfu (1883-1935)

    Ce fut Yang Cheng Fu qui diffusa le style et institua la pratique lente et sans force du style Yang. Ainsi, dans la forme Yang de Yang Cheng Fu, les fajing (jaillissement de la force élaborée, jing, qu’on oppose à la force musculaire brute, li) furent supprimés ainsi que les sauts, les prises d’appui violentes et les mouvements difficiles furent simplifiés ou remplacés. Le style de Yang Luchan subit de nombreuses modifications et emprunts à d'autres styles au fil des générations d'enseignants.

    Les écoles issues du taiji Yang et qui ont modifié le style sont très nombreuses.

    Autres styles
  • Tai-chi de la frappe des 5 étoiles .....qui conserve du style Chen, 5 manières de sortir la force.
  • Xing Yi Quan synthése entre le Tai-Chi Yang et le Tongbeiquan (style du singe au long bras)
  • Taiji Li (ou Lee) (Taiji Ying-Yang) ............. de Li Ho Hsieh et Li Kam Chan

    Formes associés avec d’autres styles internes :

  • Ba Gua Zhang (Tai-chi du cercle ou des huit transformations)
  • Tai-chi de la secte Chan
  • Tai-chi de Shaolin
  • Tai-chi Wudang shan qui se décline en : tai-chi du Singe craintif et du Dragon,
  • Tai-chi qi gong à finalités médicales
  • Tai-chi Mulan, création très récente (1990) inspirée du nom d'une princesse chinoise Hua Mulan et du dessin animé Mulan relatant son histoire, il se caractérise surtout par un travail à
  • l'éventail. [réf. nécessaire]

    Les Tai-chi associés avec des styles ''externes''

  • Tang lang quan

    Art martial

    Simple fouet par Yang Cheng-fuLe tai-chi-chuan en tant qu'art martial interne insiste sur le développement d'une force souple et dynamique appelée jing, par opposition à la force physique pure.

    Une des règles du tai-chi-chuan est le relâchement (song, song kai) qui permet la fluidité des mouvements et leurs coordinations : un mouvement du poing prend naissance à la taille, se prolonge par l'épaule, puis par le bras. Les muscles sont utilisés d'une façon coordonnée et la force pénétrante provient d'une contraction rapide lors de l'impact.

    Une fois la relaxation song installée, le pratiquant va développer le peng jing ou force interne consistant à relier chaque partie du corps en restant relaxé : une partie bouge, tout le corps bouge; une partie s'arrête, tout le corps s'arrête. Le peng jing est la force caractéristique du tai-chi ; on peut lui trouver une analogie avec une boule élastique : frappez la boule et votre coup sera retourné vers vous. Plus simplement, le tai chi contrôle les mouvements en exerçant des forces tangentielles ou de rotation.

    Lors des coups frappés, l'énergie est tout d'abord concentrée dans le dantian, qui est un des points d'énergie (plus connus sous le nom de « chakras »), situé deux pouces en dessous du nombril (équivalent au second chakra) et un en profondeur, puis est libérée, accompagnée d'une onde de choc propagée par l'ondulation des articulations du pratiquant, tel un fouet. On appelle cela exploser la force ou fajing.

    Le tai-chi porte une attention particulière à l'enracinement. L'énergie doit aussi partir des « racines » dans les pieds, puisque c'est généralement eux qui dans la majorité des cas vont lancer le coup que donnera la main, ou toute autre partie frappante.

    On dit parfois, « le pied donne le coup, la hanche dirige, et la main transmet. » L'énergie provient des pieds, puis elle est dirigée par la taille avant d'être émise par les mains.

    Le Taï chi chuan est un Qi Gong. Il implique un travail sur l'énergie interne et non sur la force externe musculaire.

    C'est pourquoi, l'entraînement du tai chi ch'uan est tout d'abord exécuté lentement pour sentir les mouvements de l'énergie vitale (Qi) en vue d'exercices d'alchimie interne plus approfondis. Le centre de gravité et la respiration doivent être abaissés au niveau de l'abdomen (dantien).

    Le pratiquant pourra commencer à accélérer les gestes, et pratiquera les fa chin - libération de l'énergie - d'abord réduits afin d'éviter d'abîmer ses articulations, puis de plus en plus complets.

    Les exercices de poussées de mains permettent d'appliquer les principes du tai-chi avec un partenaire et ceci de manière progressive : rester relaxé (song) sur une poussée par exemple pour démarrer.

    Les applications peuvent être exécutées de différentes manières :

  • des coups frappés aussi bien avec les pieds ou les genoux que les mains ou les coudes. Même si l 'usage des pieds s'avère difficile à mettre en pratique pour le corps à corps.
  • les chin-na qui sont en fait des clefs que l'on retrouve en aikido ou en ju jitsu.
  • des pressions sur les cavités pour provoquer des blocages respiratoires ou sanguins.
  • des pressions sur les points d'acupuncture qui peuvent léser l'énergie vitale et entraîner des troubles de l'organisme (état mental, destruction des organes internes, K.O voire la mort). Il s'agit du plus haut degré de maîtrise.

    Le tai-chi-chuan se pratique généralement à mains nues, mais il existe des formes de tai-chi avec éventail, poignard, épée, bâton, sabre, que le pratiquant pourra apprendre après quelques années d'expérience.

    Les différentes pratiques
  • Les ba duanjin ou les huit brocarts : ce sont une série d'exercices de Qi Gong préparant le corps à la pratique du tai-chi-chuan. Le but est d'ouvrir les trois portes, c’est-à-dire libérer les épaules, la taille et les hanches, afin de faciliter la circulation d'énergie.
  • Le Grand enchaînement ou forme longue : il se compose de 80 à 108 mouvements (selon la façon de les décompter des différentes écoles) qui simulent un combat contre un adversaire imaginaire. Il s'exécute très lentement.
    La respiration est abdominale, la tête est droite, dans le prolongement du tronc, comme si elle était maintenue vers le haut par un fil.
    La pointe de la langue est collée contre le palais afin de faciliter la circulation de l'énergie intérieure (qi) en soi.
  • Le tui shou (推手) ou Poussée des mains : ce sont des exercices qu'on exécute à deux. Le but est d'apprendre à écouter le partenaire, ce qui permet d'esquiver, dévier et contrôler une force qui est exercée contre soi. Il existe des compétitions internationales de tui shou.
  • Le san shou ou Esquiver les mains : un enchaînement qui se pratique à deux dans un jeu continu d'attaques et de défenses feintes.
  • Le ping chi ou Pratique des armes : la pratique des armes fait partie de la grande tradition du Taiji Quan. Pour chaque arme, on étudie un enchaînement fondamental. Voici une liste d'armes utilisées dans les tai-chi d'armes :

    Taiji shan, taiji avec éventail
    La lance, tàijí qiāng (太极槍)
    Le sabre, tàijí dāo (太极刀)
    Le double sabre, tàijí shuāngdāo (太极双刀)
    L'épée, taiji jiàn (太极剑)
    La hallebarde Chinoise, ji (戟)
    L'éventail tàijí shàn (太极扇)
    Le bâton
    Le double bâton
    La masse
    La perche
    Les serpes
    Les poignards
    La canne
  • Tantrisme

         Technique spirituelle mettant en œuvre des exercices corporels et sexuels visant un mieux-être.

    Le tantrisme est un courant de l'hindouisme apparu en Inde aux environs de l'an 500, et qui s'est exprimé par la suite dans les textes ou tantra (तन्त्र en sanskrit, « trame », « chaîne », d'un tissu et, au figuré, se déroule en s'enchaînant). À partir du VIe siècle, on rencontre des cultes tantriques dans les écoles shivaïtes ou shaktistes, dans le bouddhisme mahâyâna et dans le bouddhisme vajrayāna (ou bouddhisme tantrique) pratiqué principalement au Tibet et en Mongolie.

    Dans l'hindouisme, le mot tantra désigne : « 1) le tissage ; 2) les Ecritures sacrées de l'hindouisme, présentées comme un dialogue entre Shiva et sa Shakti (Parèdre et Puissance de manifestation et d'action du Divin, représentée comme une Déesse) » ; « tantrisme » désigne « les disciplines spirituelles reposant sur le pouvoir-conscience (shakti) conçu comme la Mère divine. »[1]

    Doctrine

    Arthanariswara : Shiva androgyneD'après la doctrine tantrique, fortement marquée par le mysticisme, il existe une identité absolue entre l'esprit et la matière, le microcosme et le macrocosme, le soi et le monde, l'âme individuelle (jivâtman) et l'âme universelle (paramâtman). Le paramâtman est conçu comme le fondement de tout, unité indivisible, transcendante et éternelle qui se manifeste sous une forme androgyne. Cette forme a en soi un principe masculin statique et un principe féminin dynamique, lesquels, en s'intégrant l'un à l'autre, créent continuellement la vie. Le purusha, le principe créatif masculin, l'esprit, et la prakriti, la nature matérielle, identifiés avec Shiva et Shakti, constituent les deux aspects de l'Un originaire, symbolisé par le lingam (« phallus », littéralement « signe ») et la yoni (« ventre maternel », « vagin », littéralement, « lieu »). De l'union de ces deux principes jaillit le monde et naît la vie.

    L'union des deux sexes élimine la polarité des contraires et conduit à l'indivisible originel qui précéda la création. Le dépassement de tout dualisme, qui coïncide avec la libération ultime, est obtenu à travers des rites et des formes de méditation particulières. Au centre du culte tantrique se trouvent des rites de nature ésotérique porteurs de fortes connotations magico-symboliques. Des positions spécifiques des mains (mudrâ) expriment la tension de tout l'être sur le divin. Le nyâsa, rite qui consiste à toucher certaines parties du corps pour les identifier à la divinité, symbolise l'entrée de l'influx divin dans le corps du fidèle. Mudrâ ernb nyâsa s'accompagnent de la récitation de bîja (formules monosyllabiques) et de mantra (formules polysyllabiques), censées doter d'un pouvoir surnaturel. Chaque disciple reçoit de son guru un mantra personnalisé; le plus récité, pour la puissance de son pouvoir est le son Om(A-U-M). Les diagrammes mystiques ronds ou polygonaux, aux schémas très complexes, représentent d'autres instruments de méditation. Les mandala (« cercles de méditation ») sont le support de représentations symboliques de l'univers. La structure en lignes et en cercles concentriques des yantra représente la convergence du multiple dans l'Un absolu. La pûjâ est une cérémonie de vénération très importante dans le tantrisme teinté d'érotisme. À travers l'acte sexuel, les fidèles célèbrent le moment de la création et, atteignant une parfaite maîtrise des forces surhumaines du cosmos qui se manifestent à travers leur corps, ils permettent l'union de l'âme individuelle (jîvâtman) avec l'Absolu suprême (Paramâtman).

    Les tantra sont rédigés sous forme de dialogues entre les divinités masculines et leurs shakti (leurs aspects féminins). Ils contiennent également des indications sur les préceptes moraux, les rites et les instruments de méditation.

    Les tantra
    Étymologie du mot
    Le mot tantra est composé de deux mots sanskrits :

    1.tanoti (expansion)
    2.trayati (libération)
    C'est donc « La science de l'expansion de la conscience et de la libération de l'énergie » - swâmî Satyananda.

    Dans ces acceptions modernes, tantra signifie : fil, continuité, chaîne de tissage d'un tissu, succession, méthode, règle, traité, logiciel.

    « Le mot tantra a de nombreux sens : un métier à tisser, la chaîne d'un tissu, la part essentielle, les traits caractéristiques, structure, doctrine, règle, etc. Bien sûr, vous pouvez prendre les deux significations doctrine et point essentiel pour traduire le mot tantra. Néanmoins, il y a une autre façon de le traduire. Écoute bien : Tantra est dérivé de la racine verbale tan (étendre, prolonger). Ainsi, le mot tantra peut signifier cette doctrine dans laquelle quelques enseignements sont prolongés ou développés. »
    — Gabriel Pradiipaka

    Origine et signification
    Tantra est un terme appliqué à un système métaphysique pratique originaire de la région himalayo-indienne. Dans ce système on considère comme base de l'univers deux principes symbolisés par le couple masculin et féminin. Le Tantra traditionnel est une « voie de transformation intégrale de l'être humain », qui passe par le corps et les cinq sens.

    Les tantra sont des textes qui se veulent être la continuation des Véda. Les Véda sont des formules de liturgie et de rituel qui apparaissent en Inde entre 1500-1000 av. J.-C. et qui remontent à une tradition peut-être plus lointaine. Elles ne furent pas transcrites avant le huitième siècle avant notre ère. De ces textes liturgiques et de rituels sont issus de nombreux commentaires.

    Les tantra, sans rejeter la sagesse ancienne, se présentent eux-mêmes comme l'enseignement ultime offrant la connaissance du monde et les pratiques les plus pointues dans le domaine de la spiritualité.

    Émergeant dans la vallée de l’Indus, à une date sur laquelle les spécialistes ne peuvent se mettre d'accord, cette métaphysique repose sur deux principes : une « présence » omnisciente et une « action de prise de conscience ». Les deux principes sont symbolisés respectivement par Shiva et par Shakti qui, bien que portant des noms venant de l'hindouisme, ne sont pas assimilés à ces dieux. De nos jours, par ignorance, on donne le nom de « tantra » à des pratiques thérapeutiques sexologiques, souvent très éloignées de l'esprit du tantrisme originel. Le tantrisme a souffert d'une approche New Age, on a trop voulu voir « une ritualisation de la sexualité, alors que c'est la sexualisation du rituel » (cf. introduction de Gordon White David, Kiss of the Yogini).

    Hindouisme tantrique
    Pour l'hindouisme, Tantra (तन्त्र) signifie : ''règle, méthode, traité''. Le tantra est une approche de l'énergie à un niveau subtil. C'est un chemin de Raja Yoga par sa nature complète ainsi qu'un chemin de kriya yoga par son aspect technique. Le yoga tantrique est la forme prédominante de Raja Yoga existant en Inde depuis les temps les plus reculés. Il utilise les huit branches de l'asthânga-yoga de Patanjali en plus de ses aspects et pratiques spécifiques.

    Il existe deux types de Tantra-Yoga :

    1.daksinācāra, tantra de la main droite, aussi appelé tantra blanc, où sont pratiqués : les mantra (brèves formules sacrées d'invocation), les yantra (figures géométriques), la visualisation, la méditation assise, les yogas de posture, la dévotion à travers diverses formes de vénération des temples et observant la voie de la renonciation.
    2.vāmācāra, tantra de la voie de la main gauche, aussi appelé tantra rouge, utilise les pratiques sexuelles et autorise de consommer de la viande.
    Dans le tantra se trouve la description la plus précise qui soit faite du corps subtil, de ses centres d'énergie (chakra) et des forces supérieures telles que la kundalinî agissant à travers eux. Le Kundalinî-Yoga fait partie du Tantra.

    Voici quelques auteurs majeurs : Vasugupta, Abhinavagupta, Gaudapâda

    Bouddhisme tantrique
    Il s'est développé un tantrisme propre au bouddhisme, qui semble émerger entre le IIIe siècle et le IVe siècle, sur des fondements hindouistes [réf. nécessaire]. Dans le nord de l'Inde, à Nalanda et à Vikramashila, sont développés la théorie, les différents rituels et les mandalas. Le corpus sanskrit est complet au VIIe siècle et commence alors à pénétrer au Tibet à travers différents maîtres indiens, népalais ou afghans, dont le premier est Padmasambhava (VIIIe siècle). Le relais est bientôt pris par des Tibétains ayant étudié en Inde ou au Népal, qui deviendront maîtres et traducteurs. Le bouddhisme tantrique gagne aussi vers la même époque l’Asie du Sud-Est et la Chine d’où il finira par disparaître. Il s’implante par contre au Japon par l’intermédiaire de moines comme Kukai ayant étudié en Chine.

    Le terme tantra est dans le bouddhisme interprété comme « continuité » (tib. rgyud)[2]. Une interprétation alternative comme « intégration [des différents aspects et processus de la personnalité] » a été proposée par Rongzom Chokyi Zangpo (Nyingma, XIe siècle). L’objectif de la pratique est comme dans l’ensemble du bouddhisme mahayana le développement de la sagesse et de la compassion, la destruction de l’ignorance et la parfaite compréhension de la vacuité transcendant samsara et nirvana. Les déités ne sont pas comme dans l’hindouisme des êtres ayant une nature propre ; elles sont plus nombreuses et propres au bouddhisme pour la plupart. L’exégèse des tantras repose sur la philosophie bouddhique[3].

    Selon la tradition vajrayana, les tantras proviennent tout comme les sutras directement du Bouddha Shakyamuni. Il les aurait transmis sous d’autres formes que sa forme historique, éventuellement en se dédoublant. Ainsi, au moment où il anéantissait les efforts de Mara, il aurait enseigné sur un autre plan à des êtres des tantra comme celui de Tandrin (Hayagriva)[réf. nécessaire]. Alors que sous sa forme terrestre il donnait le sermon du mont des Vautours, il aurait transmis le Tantra de Kalachakra, conservé durant plusieurs siècles dans le monde de Shambhala. De grands accomplis (sansk.: Mahāsiddhas) auraient eu une perception directe des déités tantriques, et composèrent des cycles d'enseignement [4] qui auraient ensuite été diffusés de maître à disciple de façon secrète.

    Les textes tantriques sont la base du tantrayana, présenté comme relevant d’un niveau supérieur aux pratiques s’appuyant seulement sur les soutras hinayana et mahayana. Le tantrayana est un yoga censé éveiller plus rapidement la concience subtile chez les personnes karmiquement prédisposées, et doit être pratiqué avec un guru après en avoir reçu une transmission de pouvoir aussi nommee initiation. L’éveil est atteint à travers un processus faisant appel à des visualisations de déités (yidam) dans leur univers (mandala), auquelles le pratiquant s’identifie pour réaliser finalement leur aspect illusoire. Une particularité du tantrayana est que les obstacles mentaux comme la colère ou le désir ne sont pas réprimés mais pris en charge pour être transformés en dispositions positives comme la compassion. Des passages apparamment contraires à l’éthique bouddhiste telle la violence peuvent apparaître dans les tantras, qui font l’objet d’une exégèse à différents niveaux. Des pratiques non orthodoxes et réservées à des pratiquants de niveau élevé ont pu donner au bouddhisme tantrique une image sulfureuse.

    Citations
    « Même dans les situations qui nous sont moins familières, on peut trouver une profonde sympathie, une profonde résonance. C’est l’essence de la démarche tantrique. Tout ce qui se présente est à moi ; pas dans un sens personnel ou psychologique, mais profondément. Tout ce qui se présente est ma résonance. Il n’y a rien qui me soit étranger. C’est cela, le tantrisme. »
    — Eric Baret

    « - Tu as une idée de ce que tu cherches. Comment pourrais-tu le trouver ? Je ne peux rien te donner, retourne dans la vallée. [...] Tu es comme un bossu de la campagne, tu rêves qu'en allant en ville personne ne verra ta bosse. Oublie le regard des autres et considère vraiment ta bosse, c'est ce que tu as de plus précieux. »
    — Daniel Odier, Tantra

    « - Les cinq éléments fondamentaux de l’univers (terre, eau, feu, vent, éther) produisent des sons au moindre contact. Cela signifie qu’il existe des langages en tout. Dans ce cas-là, tout ce qu’on voit, entend, sent, goûte, et pense sont également des mots. On peut ainsi dire que tous les phénomènes de l’univers sont tous des mots qui enseignent la vérité. Les chants des oiseaux, le courant de l’eau, les bruits du vent, tous disent constamment la vérité éternelle. »
    — Kukai

    « - Le Tantra consiste en une reconnaissance de l’univers, de ses magies et de ses puissances dans le corps du pratiquant. Ceci implique une réciproque ou le tantrika reconnaîtra bientôt sa propre incarnation dans l’ensemble de son environnement. Alors peut parfois jaillir la fusion entre soi et le monde. Cette expérience unique est souvent désignée sous le nom d’«illumination». Pour s’approcher de cet «état de conscience», le Tantra se sert de tous les éléments perceptibles à un humain en évolution. Cette ouverture inclut évidemment la sensualité mais ne se limite ni à elle ni à aucune autre d’ailleurs. Toute méthode qui reconnaît les sens comme moyen d’incarner l’esprit et la spiritualité comme voie possible de sacralisation sensuelle transcende l’illusoire fossé entre esprit et matière. De cette manière, elle fait partie de la grande famille tantrique. On peut habituellement lire l’ensemble des valeurs d’un enseignement tantriques dans le mandala propre à cette pratique. »
    — Pierre Bédard, www.tantras.org

    Notes et références
    1.↑ Jean Herbert et Jean Varenne, Vocabulaire de l'hindouisme, Dervy, 1985, p. 104.
    2.↑ “Le tantra est continuité des trois parties : base, voie et fruit.” Tantra de Guhyasamaja
    3.↑ Tantrisme bouddhique et hindou par Shridhar Rana Rinpoche [archive]
    4.↑ Wayman Alex, The Buddhist tantras, light on Indo-Tibetan esoterism. Buddhist Tradition Series, Vol. 9, Delhi, 2005 (1ièreédition:1973). 247p. ISBN 81-208-0699-9
    5.↑ (en) Tenzin Gyatso, The Gelug/Kagyu Tradition of Mahamudra, Snow Lion Publications, New York (ISBN 1-55939-072-7), p. 243
    6.↑ (en) Judith Simmer-Brown, Dakini's Warm Breath:The Feminine Principle in Tibetan Buddhism, Shambhala Publications Inc., Boston & London (ISBN 978-1-57062-920-4), p. 141
    7.↑ Le paragraphe suivant résume The Great Image, The Life Story of Vairochana the translator, de Yudro Nyingpo, et autres disciples, traduit par Ani Jinba Palmo (Eugenie de Jong), Shambhala Publications, Boston, 2004, 332 p., ch. 6, (ISBN 1590300696).
    8.↑ Pour une histoire générale, voir en ligne Nyingma [archive].
    9.↑ Kagyu [archive]
    10.↑ Sakya [archive]
    11.↑ Gelug [archive]
    Thalassothérapie

         Utilisation dans un but préventif ou curatif du milieu marin.

    La thalassothérapie (du grec ''thalasso'' : mer, ''thérapie'' : soin) peut se définir comme étant l’utilisation combinée, sous surveillance médicale, dans un but préventif ou curatif, des bienfaits du milieu marin. Elle est donc obligatoirement pratiquée en bord de mer.

    Contrairement à l’univers thermal, l’univers de la thalassothérapie est pour l’essentiel réduit à l’établissement d’autant plus que dans la majorité des cas il possède sa propre structure d’hébergement. À l’inverse, la notoriété de la commune ou du site est un facteur de réussite pour un institut de thalassothérapie.

    Les établissements thermaux offrent (aussi) des soins non médicalisés (de confort) appelés souvent « remise en forme ».

    Les établissements de thalassothérapie pratiquent l'hydrothérapie en utilisant uniquement de l'eau de mer.

    Dans un site marin privilégié, la thalassothérapie est l'utilisation combinée, sous surveillance médicale et dans un but préventif et curatif, des bienfaits du milieu marin qui comprend : le climat marin, l'eau de mer, les boues marines, les algues, les sables et autres substances extraites de la mer.

    Un médecin d'Arcachon, le docteur de La Bonnardière, a inventé le mot Thalassothérapie en 1867, à partir de 2 mots grecs pour signifier ''soigner par la mer'' (en grec: thalassa = mer et thérapeia = traitement) . En 1899, un institut de thalassothérapie ouvre ses portes à Roscoff, en Bretagne, sur les côtes de la Manche[1] .
    Thérapie brève
    Thermalisme

         Ou crénothérapie concerne l'utilisation des eaux minérales à des fins thérapeutiques ou de bien-être. Méthode à rapprocher de la balnéothérapie.

    Le thermalisme est l’ensemble des activités liées à l’exploitation et à l’utilisation des eaux thermales. Cela se rapporte aussi bien à l’histoire, l’économie, les acteurs, le patrimoine qu'à l’ensemble des moyens (médicaux, sanitaires, sociaux, administratifs…) mis en œuvre dans les stations thermales lors des cures thermales.

    Le thermalisme historique est très différent du thermalisme d'aujourd'hui, devenu très médicalisé en France.

    Déroulement d'une cure
    La cure thermale la plus pratiquée est la cure médicale prescrite, prise en charge (en partie) par la Sécurité sociale. Cette cure est prescrite par un médecin traitant, généraliste ou spécialiste. Elle se déroule sur trois semaines, dont 18 jours de traitement. C'est un médecin thermal qui prescrit les soins (quatre soins obligatoires par jour en rhumatologie), voire une pratique alimentaire adaptée dans les stations traitant la nutrition, à l'arrivée du curiste dans la station thermale et qui le suit pendant toute la cure (trois visites médicales sont obligatoires durant le séjour).

    Cures de remise en forme
    Les thermes Chevalley d'Aix-les-BainsAu-delà des utilisations médicales et thérapeutiques, il existe également un thermalisme d'agrément soit dans les établissements de cure, soit dans des établissements de balnéothérapie installés le plus souvent dans les grandes villes. Ces derniers sont sans lien avec la médecine et ne sont pas non plus liés à l'existence de sources thermales naturelles.

    Ces cures libres médicalisées ou des séjours de remise en forme, d'une durée d'un week-end (minicures), d'une semaine ou plus.

    Certains de ces établissements proposent à leur clients différentes installations telles que bains de vapeur, sauna finlandais, bains à remous, etc.

    tibétaine (Médecine traditionnelle)

         Combine une approche complexe de diagnostic avec l'utilisation de plantes et de minéraux.

    La médecine tibétaine traditionnelle est une des plus anciennes médecines au monde et remonte à près de 2500 ans. Elle utilise jusqu'à deux mille types de plantes et cinquante minéraux.

    Histoire

    Les origines ancestrales
    Le Tibet avant le Ve siècle était principalement marqué par culture chamanique correspondant à la tradition bön. La médecine y aurait été alors basée sur la magie, l'exorcisme des pratiques chamaniques.

    L'influence bouddhiste
    C'est au Ve siècle que deux sages médecins, Vidjaya et Vimala, originaires d'Inde se rendirent au Tibet. Ils y restèrent plus d'une décennie, s'employant à soigner et transmettre leur savoir. Le roi du Tibet de l'époque fut très touché par leur bonté et offrit une de ses filles en mariage à Vidjaya. Ils eurent un enfant Dounggui tor-tcho qui devint un médecin célèbre. Il fonda la première lignée médicale dont le plus éminent représentant est Yutok Yonten Gonpo le jeune au XIIe siècle.

    Une des premières personnalités dans le développement de cette médecine fut Yutok Yonten Gonpo l'ancien (VIIIe siècle, 708-833), médecin renommé qui écrivit les « Quatre Tantras Médicaux », connu sous le nom tibétain de rGyud-bZhi, ouvrage fondateur de la médecine tibétaine traditionnelle, intégrant différents éléments des médecines d'Asie comme celles de Perse, d'Inde et de Chine. Cet ouvrage comprend un total de 156 chapitres sous la forme de 80 peintures ou Thangkas. Il fut modifié et complété par les générations suivantes.

    Au XIIe siècle, né en 1126 le 13e descendant de Yutok Yonten Gonpo, Yuthok Sarma Yonten Gonpo. Celui-ci fut considéré comme l'un des plus grands médecins depuis son ancêtre, il étudia longuement la médecine, notamment en Inde et au Népal, et il modifia et compléta le rGyud-bZhi. Il fit un tableau décrivant la réparation d'une fracture osseuse et compila une série d'images anatomiques d'organes internes.

    Les principes de la médecine tibétaine
    La médecine tibétaine est un système médical traditionnel qui emploie une approche complexe de diagnostic, incorporant des techniques telles que l'analyse des pouls et de l'urine. Le médecin tibétain (Amchi) donne des conseils de modification de comportement et diététique. Des médecines confectionnées à partir d’herbes médicinales et de minéraux ; des thérapies physiques comme l'acupuncture tibétaine ou la moxibustion sont utilisées pour traiter le malade.

    Le système médical tibétain est basé sur une synthèse des savoirs Indien (Ayurveda), Persan (Yunâni), Grec, indigène Tibétain, et les systèmes médicaux chinois. Il continue à être pratiqué au Tibet, en Inde, au Népal, au Bhoutan, au Ladakh, en Sibérie, en Chine, en Mongolie et en Bouriatie, de même que plus récemment dans des parties de l'Europe et d'Amérique du Nord. Il est lié à la tradition bouddhiste selon laquelle toute maladie résulte en définitive de « trois poisons » de l'esprit : le désir excessif, la haine et l'ignorance.

    La médecine tibétaine met en avant une définition spécifique de la santé dans ses textes théoriques. Pour être en bonne santé il est nécessaire de maintenir un équilibre entre trois éléments ou « humeur » : RLüng (pron. Loong, le vent), mKhris pa (pron. Tri-pa, la bile), et Bad-kan (pron. Paie-gen, le phlègme).

    • RLüng est la source permettant à notre corps de faire circuler des substances physiques (par ex. le sang), l'énergie (par ex. les impulsions du système nerveux), et non-physique (par ex. les pensées).
    Il y a cinq catégories distinctes de rLung, chacune avec un emplacement et une fonction spécifique : Srog-'Dzin rLung, Gyen-rGyu rLung, Khyab-Byed rLung, Me-mNyam rLung, Thur-Sel rLung.

    • MKhris-pa est relié au feu et à la chaleur, c'est la source de fonctions telles que la thermorégulation, le métabolisme, la fonction du foie et l'intelligence discriminative.
    Il y a cinq catégories distinctes de mKhris-pa chaque avec les emplacements et les fonctions spécifiques : 'Ju-Byed mKhris-pa, sGrub-Byed mKhris-pa, mDangs-sGyur mKhris-pa, mThong-Byed mKhris-pa, mDog-Sel mKhris-pa.

    • Bad-kan est relié à la fois à l'eau et à la terre. Il est de nature froide, et est la source de fonctions telles que la digestion, l'entretien de notre structure physique, la santé de nos articulations et notre stabilité mentale.
    Il y a cinq catégories distinctes de Bad-kan chacune avec des emplacements et des fonctions spécifiques : rTen-Byed Bad-kan, Myag-byed Bad-kan, Myong-Byed Bad-kan, Tsim-Byed Bad-kan, 'Byor-Byed Bad-kan.
    Tradipraticiens

         Pratique médicale non conventionnelle de certaines communautés africaines.

    Un tradipraticien (aussi appelé tradithérapeute, nganga, guérisseur) exerce une pratique médicale non conventionnelle, reposant sur des approches présentées comme traditionnelles, dans certaines communautés africaines.

    Les Tradipraticiens
    Les tradipraticiens sont parfois des personnes formées à l'approche scientifique dispensée en université ou des personnes revendiquant un enseignement traditionnel[1]. Les pratiques du tradipraticien sont souvent considérées comme du charlatanisme.

    Le tradipraticien est connu dans quelques pays africains , tels que Bénin, Côte d'Ivoire, Gabon, Ghana, Niger, Sénégal, Togo et souvent assimilé au marabout, ce qui provoque de la part de certains sympathisants ou praticiens des contestations parfois violentes. Ils s'associent cependant fréquemment aux saltigués (prédicateurs)[2].

    Selon des revendications de tradipraticiens, les ''premiers scientifiques'' seraient apparus en Afrique noire avant la colonisation ; avec ce postulat, ils affirment qu'il s'agirait des ancêtres des tradipraticiens, faisant des synthèses à partir de plantes, animaux ... et aussi pratiquant la médecine spirituelle.

    Controverses
  • Les tradipraticiens se plaignent de ne pas être assez considérés en dehors de l'Afrique. Ils prétendent qu'ils auraient fait des découvertes avant les Européens, Arabes ou Américains (comme les bienfaits de l'aloe vera...) ; pour fonder leurs affirmations, ils indiquent que beaucoup de ces découvertes seraient restées des secrets connus dans des villages africains et nulle part ailleurs.
  • Cherchant à faire légaliser leur position, les tradipraticiens ne seraient ni des sorciers, ni des marabouts, ni des féticheurs, mais ils sont accusés de charlatanisme et de publicité mensongère, notamment par les autorités sénégalaises - le Haut conseil de l’audiovisuel (HCA)[3]
  • Lorsqu'un maître, Adama Baldé, passe à la télévision, les propos tenus en commentaires viennent témoigner de la contestation de l'approche religieuse de cette prétendue médecine qui va jusqu'à susciter des débats racistes[4]
  • Les tradipraticiens cherchent à se faire assimiler à des naturothérapeutes pour échapper au constat de charlatanisme.

    Les pratiques
    Liste non exhaustive :

  • Utilisation des plantes à l'état brut
  • Synthèse à partir de plantes , Animaux , terres , rochers ...
  • Médecine spirituelle
  • Neuropsychologie
  • Psychologie
  • Parapsychologie
  • Le Subconscient
  • L'aromathérapie : utilisation d'huiles essentielles de plantes.
  • La médecine anthroposophique : Basée sur une philosophie qui étudie la dynamique des forces naturelles.
  • La Thérapie neurale : Transmission d'énergie manuelle à la frontière entre médecine et foi.
  • Médecine générale

    Les médicaments issus de la tradipratique sont appelés par leurs promoteurs médicaments indigénas ou 'médicaments indigènes.

    Découvertes revendiquées
  • l'Aloe Vera dans le cosmétique
  • Stimulation de la production de collagène [5]
  • Traitement des brûlures
  • Cicatrisation

    Tradipraticiens célèbres
  • Maitre Issa Doukouré (président de l'unique syndicat des tradipraticiens)
  • Maitre Koni ( cottoie Maitre Issa Doukouré et Patrick N'Geuma Ndong)
  • Patrick Nguema Ndong
  • Professeur Kaba
  • Docteur Ngoubili
  • Maitre Atomori Benga
  • Training autogène

         Technique de relaxation thérapeutique visant un apaisement du stress et de l'anxiété.

    Le Training autogène de Schultz est une technique de relaxation thérapeutique visant un apaisement du stress et de l'anxiété.

    Le Docteur Schultz
    Johannes Heinrich Schultz est né en Basse Saxe en 1884 et décédé en 1970. Médecin, il s'orienta vers la psychiatrie et la psychologie. Il élabora sa technique basée sur des données physiologiques et psychologiques entre 1905 et 1932.

    Le Training autogène
    Pour Schultz, le training autogène (ou ''méthode de relaxation par auto-décontraction concentrative'') doit être compris comme un entraînement à l'autohypnose, qui permet une réduction des tensions et du stress. Il présente un intérêt dans les maladies psychosomatiques, la psychothérapie, mais aussi la médecine du sport et la gestion du stress en permettant relaxation et détente.

    Cette méthode se décompose en cinq phases : pesanteur, chaleur, organique, cœur, et respiration. Chacune de ces phases doit être parfaitement acquise avant de passer à la suivante. Par exemple, pour la première semaine d'exercices quotidiens, l'entrainement est basé sur la sensation de lourdeur. La semaine suivante sur la sensation de chaleur et ainsi de suite. Pour pratiquer cette méthode, on prend la position allongée, les bras le long du corps, mains à plat, jambes rapprochées, les pieds légèrement tournés vers l'exterieur.

    Un processus en 5 ou 6 séquences
    Voici les suggestions habituellement faites par les praticiens, dans le cadre des séances :

    1) En partant de la tête jusqu'aux pieds, visualisez mentalement tous vos muscles en train de se détendre, visualisez l'impression de lourdeur, de pesanteur de la partie du corps sur laquelle vous vous concentrez.

    2) Toujours de la tête vers les pieds, visualisez mentalement une impression de chaleur douce et agréable, liée à l'augmentation de la circulation sanguine vasculaire dans la partie en cours.

    3) Concentrez vous cette fois sur vos organes internes, estomac, intestins, ... essayez d'étendre la sensation de chaleur, de détente à ceux ci.

    4) Toujours par la visualisation, prenez conscience de votre rythme cardiaque, sans chercher à ce que votre cœur ne batte plus lentement que d'habitude.

    5) Ensuite, concentrez vous sur votre respiration jusqu'a atteindre une respiration ample et lente

    6) Selon la méthode originelle du docteur Schultz, il existe une dernière étape qui consiste à refroidir le front et la tête. Cette étape doit être abordée avec prudence car elle peut provoquer des migraines .

    Normalement, à ce stade le niveau de relaxation peut être suffisamment important pour entamer une séance de méditation ou d'autohypnose. Il est possible que lors des premières séances, les clients peinent à atteindre l'état de relaxation désiré.

    Applications
    Aujourd'hui, le training autogène est une technique qui reste largement utilisée par les psychiatres, psychologues, mais aussi par certains médecins et kinésithérapeute dans un but d'aide au contrôle de l'anxiété et du stress chez les patients présentant une maladie physique, comme une pathologie cancéreuse, ou encore une maladie psychosomatique.
    Tummo

         Forme de méditation tibétaine utilisée à des fins thérapeutiques.

    Basé sur des techniques de yoga tibétain, le Toumo est un enseignement original d'adaptation au froid et à la neige pour la reconstitution des défenses naturelles de l'homme. Cette discipline permet de repousser les limites de résistance au froid. Le Toumo qui signifie chaleur intérieure pour les tibétains, consiste à distribuer (grâce à des techniques précises basées sur la respiration, la relaxation et le mental) cette chaleur intérieure dans tout le corps de manière harmonieuse et d'éviter ainsi le refroidissement des parties les plus vulnérables, comme les extrémités, mais aussi de profiter de son propre feu intérieur pour se régénérer. Le grand spécialiste européen de cette discipline est Maurice Daubard.
    Vocale (Thérapie)
    Yoga

         Regroupe diverses techniques consistant généralement en la tenue de postures accompagnées d'exercices respiratoires. En dehors de sa dimension spirituelle, le yoga pratiqué en occident vise généralement à réduire le stress et à atteindre un mieux-être général.

    Le yoga (Sanskrit योग Yoga) est l'une des six écoles de philosophie indienne āstika[1]. C'est aussi une discipline visant, par la méditation, l'ascèse morale et les exercices corporels, à réaliser l'unification de l'être humain dans ses aspects physique, psychique et spirituel[2].

    Le yoga se pratiquait déjà vers le IIIe millénaire avant notre ère. Vers le IIe s. av. J.-C. (?), en rédigeant les Yoga-Sûtra, Patañjali systématise la philosophie du yoga en réalisant une synthèse de toutes les théories[3] sur la pratique intérieure.

    « Le yoga n'exclut pas le plan métaphysique du plan physique et du plan mental. Il ne sépare pas fondamentalement la matière de la pensée. Sa méthode englobe toute la connaissance, la structure du monde apparent, la formation de la pensée, le rôle de l'énergie qui donne naissance à l'un et à l'autre, et, au-delà, la puissance énergétique et créatrice dont le monde est issu. Par la méthode de la réintégration, il permet de percevoir la nature des représentations mentales et de la conscience et d'arriver à l'union avec la forme subtile de l'Être[4]. »

    Le but
    « La préoccupation première de la pensée indienne a de tout temps été la position de l'homme par rapport à l'univers et plus précisément la dualité de sa condition : d'une part l'asservissement aux conditions physiques et matérielles, et d'autre part l'aspiration violente à un dépassement de ces conditions. Ces deux aspects fondamentaux du problème humain ont orienté toutes les recherches au cours des siècles, partant de l'analyse des conditions d'asservissement, pour aller jusqu'aux méthodes très élaborées de déconditionnement[19]. ». Les Yoga-Sûtra précisent ce cheminement : détachement, cessation des activités du mental, contentement.

    Le but ultime est la quête d'une harmonie, d'une unité corps et esprit. Pour Patanjali, c'est aussi l'établissement dans l'état de sattva, c'est à dire la prévention ou la cessation des modifications à l'état subtil au sein du mental (manas), sources du karma. Cette harmonie ou cet état s'inscrit dans l'instant présent, et est potentiellement accessible à tout être humain. « Au cœur du yoga il y a un message important : tout être humain est naturellement équilibré et entier car le Soi [20] ne peut être ni détruit ni endommagé. C'est là notre nature inhérente, et le yoga est la voie vers une plus grande conscience de cette entité intérieure, le Soi''[21]. ''Lorsque nous suivons systématiquement la voie du yoga, il prend dans notre vie une importance profonde. Intérieurement, il nous permet d'agir conformément à nos besoins, à nos intentions et aux valeurs qui nous sont les plus chères. Extérieurement, il nous apprend à renforcer notre corps, à détendre et à équilibrer notre système nerveux et à trouver la paix et la concentration sur un objet. En fin de compte, on dit que le yoga mène à la réalisation directe de notre nature véritable''[22]. »

    Le yoga est une philosophie sans exclusive, toutes les convictions, mêmes religieuses ou humanistes, peuvent y trouver leur compte. Pour autant, le yoga n'est pas une religion. Le yoga proposant l'union, les choix religieux[23] ou non[24] sont respectés. L'essentiel étant la cessation des perturbations du mental, cela induit : le respect d'autrui, la paix et la non-violence.
    Yunâni

         Il s'agit de la médecine grecque antique qui connait aujourd'hui des développements dans plusieurs médecines traditionnelles du Moyen-orient et d'Extrême-orient, notamment l'ayurvéda.

    La médecine yunâni ou médecine unani tient son origine de l’alchimie occidentale médiévale et des méthodes thérapeutique de la Grèce antique. Yunâni signifie « grecque » dans beaucoup de langues orientales (Arabe, Hindoustânî, Persan, Tamil, etc). Le mot vient du grecque « Ionia », le nom grecque de la côte d'Asie mineure.

    Développée par Hippocrate et Pythagore puis par Gallien. Les savants arabes, persans et juifs la reprennent. Les traités les plus importants sont principalement écrits en arabe. Les Arabes et les Persans firent connaitre la médecine yunâni en Inde et en Chine ainsi qu’en Espagne et en France méditerranéenne. C'était la médecine enseignée à la Facultés de Médecine de Montpellier.

    De nos jours, elle occupe une grande place dans la médecine traditionnelle Ayurveda en Inde. L’Organisation mondiale de la santé a recensé et publié des livres et des traités sur la médecine yunâni.
    Zoothérapie

         Vise à avoir recours à un animal domestique ou de compagnie afin de réduire le stress ou les conséquences d'un traitement médical auprès d'une personne souffrant de troubles mentaux ou physiques.

    La zoothérapie est une thérapie alternative qui utilise la proximité d'un animal domestique ou de compagnie, auprès d'une personne souffrant de troubles mentaux ou physiques, pour réduire le stress ou les conséquences d'un traitement médical ou des problèmes post opératoire. Lorsqu'elle utilise le cheval, on parle d'hippothérapie, d'équithérapie ou de thérapie avec le cheval selon l'approche proposée. Elle peut également utiliser d'autres animaux comme le chien, le lapin, le chat...

    Historique
    Au IXe siècle des animaux assistent les handicapés à Gheel en Belgique. En 1792, William TUKE fonde le York Retreat dans le Yorkshire en Angleterre, à cette époque les malades mentaux sont traités très durement, ils sont enchaînés, enfermés, battus. En leur proposant de s’occuper d’animaux il va s’apercevoir qu’ils peuvent se concentrer et se responsabiliser. Après la première guerre mondiale, le Pawling Army Air Force convalescent Hospital de New York utilise des chiens comme aide à la thérapie pour aider des soldats traumatisés. Toutefois, ce sont les infirmières qui ont implanté la pratique en milieu thérapeutique. Florence Nightingale, fondatrice des techniques infirmières modernes, fut l’une des pionnières dans l’emploi d'animaux pour améliorer la qualité de vie des patients. Durant la guerre de Crimée (1854-1856), elle gardait une tortue à l’hôpital parce qu’elle savait, pour avoir observé le comportement des animaux depuis sa tendre enfance, que ceux-ci avaient le pouvoir de réconforter les gens et de diminuer leur anxiété.

    C’est un psychiatre américain, Boris Levinson qui va véritablement découvrir les possibilités du chien dans la thérapie en 1953. Cela va se faire par hasard grâce à son chien Jingles. Levinson reçoit un matin un coup de fil émanant de parents désespérés car leur enfant autiste doit être interné dans un institut spécialisé. Il accepte de les recevoir et oublie que son chien est resté dans son cabinet (d’ordinaire celui-ci lui est interdit). Dès que le couple entre, Jingles se dirige vers l’enfant, le renifle, le lèche et alors là c’est un miracle, l’enfant complètement replié sur lui-même refusant toute communication avec le monde extérieur va se mettre à parler avec le chien, il demandera même à revenir pour le revoir. C’est ainsi qu’est né la Pet Facilitated Psychotherapy (Psychothérapie facilitée par l’animal). D’autres thérapeutes comme Friedmann, Katcher, Lynch, Thomas vont mettre en évidence les effets de l’animal sur la santé : le simple fait de caresser fait baisser la tension artérielle et permet de diminuer la mortalité chez les cardiaques. Le Dr Serpell de Cambridge a démontré que l’animal familier permet de vivre plus vieux et en meilleur santé avec chez les personnes âgées une diminution des fractures du col du fémur. Voelker va prouver que l’animal suscite des réactions psycho-affectives positives et motive les personnes handicapées physiques, par exemple en le soignant. Il résulte une amélioration des capacités psychomotrices et un soutien psychologique. Des expériences d’introduction de chiens dans les prisons aux États-Unis ont eu comme résultat des détenus plus calmes, avec moins de dépression et d’agressivité.

    Dans le monde
    En Suisse depuis 1989 Pascal Bianchi à dirigé plusieurs études sur les bienfaits, les troubles liés à la maladie d'Alzheimer et la répercussion favorable de l'animal pour les patients en soins palliatifs. Les résultats tendent à démontrer les effets physiologiques que provoque les petits animaux sont tout aussi important que ce que nous pouvons constater avec le chien. La formation en Suisse se déroule sur 4 ans avec des phases pratique et théorique.

    Au cours d’une enquête au Québec, Salomon va interroger 216 enfants, seulement 31 d’entre eux refuseront l’animal.

    En France
    Préférence pour le concept d'Activités Associant l'Animal et de médiation animale
    En France, l'usage de la notion de zoothérapie est restée longtemps extrêmement controversée. Le débat vif engagé sur la notion de ''thérapie'' entre soignant et non soignant a conduit les professionnels à lui préférer les notions de médiation animale ou d'activités associant l'animal[1]. Se servir du concept de A.A.A. permet de différencier avec plus de précisions les objectifs de la rencontre entre l'homme et l'animal[2] : Les AAA sont associées à une intentionnalité : celle d’associer l’animal à un projet professionnel et/ou une compétence spécifique qu’il soit éducatif (AAA-E), social (AAA-S), thérapeutique (AAA-T) ou de recherche (AAA-R)[3].

    Ce débat a conduit à un paradoxe : la zoothérapie pratiquée au Canada correspond en France aux Activités Associant l'Animal à visée thérapeutique. Mais en France, la zoothérapie correspond souvent à des Activités Associant l'Animal dont l'objectif serait thérapeutique (comparaison des définitions de la FITRAM, AFIRAC et celles de Zoothérapie sur passeportsante.net).

    Il convient de préciser qu'en France, la zoothérapie ou de médiation animale ne sont que des spécialisations d'une profession initiale. En effet, il n'existe à ce jour aucune profession reconnue par l'état de ''zoothérapeute'' ou autre. [4] C'est en raison de cette absence de reconnaissance ''''officielle'''' que l'emploi du mot de zoothérapeute a été écarté. Il maintient une ambiguïté quant à la formation initiale de l'intervenant. Cette problématique est à replacer dans celle du titre de psychothérapeute.[1]

    Seules deux universités françaises proposent à ce jour des formations (au sens de spécialisation) en médiation animale. Elles ne proposent pas une formation de thérapeute, leur but et de permettre aux étudiants de se former à la pratique de la médiation animale et de pouvoir conduire un programme d’activités associant l’animal (AAA). Les diplômes :

  • DIPLOME UNIVERSITAIRE - ''RELATION D'AIDE PAR LA MEDIATION ANIMALE'' - Université d'Auvergne - Clermont-Ferrrand I - Faculté de Médecine - [2]
  • DIPLOME UNIVERSITAIRE - ''RELATIONS HOMME ANIMAL'' - Université Paris Descartes - Paris 5 - Faculté des sciences humaines et sociales - [3]

    Associations
    En France, l'association française d'information et de recherche sur l'animal de compagnie (AFIRAC) a été créé en 1976 naissait avec pour objectif d'étudier le phénomène social que constitue la cohabitation entre l'animal familier et l'homme et de répondre aux questions suscitées par cette vie en commun. Elle a été présidée par le docteur vétérinaire Ange Condoret, le Professeur Hubert Montagner chercheur à l'Inserm, et depuis 2001 le docteur Didier Vernay, neurologue au CHU de Clermont-Ferrand.

    La Fédération internationale de thérapie et de relation d’aide par la médiation[5] réunit des professionnels et des associations de la santé en vue de proposer une assistance par la médiation notamment animale aux personnes en mal être au sens large. La Fédération vise à garantir la qualité de ce type de thérapie au niveau européen et a été reconnu en tant qu'ONGI au sein du Conseil de l'Europe en 2007.

    Les animaux les plus couramment utilisés
    Le cheval
    Trois pratiques à distinguer et qui induisent des formations différentes :

  • Equithérapie : Soin psychique médiatisé par le cheval et dispensé à une personne dans ses dimensions psychique et corporelle (définition de la Société Française d’Equithérapie). À l’origine, terme générique désignant les différentes formes d’équitation à visée thérapeutique.
  • Equitation adaptée : Référence au sport adapté. Désigne l’ensemble des activités équestres (disciplines : saut, voltige, dressage, attelage etc…) pratiquées par des personnes handicapées physiques et / ou mentales ( définition de l'association Résilienfance ) [6]
  • Thérapie avec le cheval (TAC) : Thérapie corporelle qui propose des possibilités de régression dans une dynamique évolutive de réaménagement des fonctions psychiques et physiologiques. Le remaniement des modalités psychiques s’appuie sur des expériences que la TAC induit largement. Elle introduit petit à petit l’imaginaire et le symbolique aboutissant à une communication passant par la réalité. Elle vise au remaniement des modalités relationnelles, de la communication à soi, à autrui, au monde extérieur
    (Définition de la Fédération Nationale des Thérapies Avec le Cheval).[7] Dans ce cadre, l’objectif n’est pas la monte. Il est accordé une importance aux rencontres à pied avec un cheval en liberté dans un manège ou lors du pansage (en box ou à l’attache).

  • L’hippothérapie constitue une forme de physiothérapie qui tire profit des mouvements du cheval au pas. [8] et [9]

    Le cheval ressent ce que l'homme éprouve et, de ce fait, ne se comportera pas de la même façon avec un handicapé qu'avec une personne expérimentée. Par exemple, un handicapé physique et mental qui perd l'équilibre sur le cheval, ce dernier s'arrêtera de lui-même et attendra que la personne se soit remise en selle avec de repartir au petit pas.

    Le chien
    Le chien n'est pas le thérapeute, il est simplement un médiateur afin de participer aux mieux-être des personnes.

  • Les hôpitaux : la chaleur de sa fourrure, sa présence affectueuse, son contact physique vont aider le thérapeute à améliorer l’état physique des malades en améliorant leur état moral.
  • Les Maisons de retraite : il va rassurer par sa spontanéité et sa sincérité, il sécurise, il permet de communiquer avec les autres, il permet de renouer avec la vie et d’avoir un but, il redonne confiance en soi, il comble le vide.
  • Les écoles: pédagogique, l’enseignant peut grâce au chien introduire l’apprentissage des pays selon l’origine des races, l’orthographe, les méthodes pour éduquer, les rapports sociaux corrects, etc. Toutefois, dans les ZEP notamment, le travail se portera sur le développement des compétences socles (voir travaux du Professeur Hubert MONTAGNER).
  • Les enfants des quartiers défavorisés : Le chien peut être utilisé comme un moyen d’apprendre le respect de l’autre, il développe l’empathie. Il peut participer à la réintégration sociale en établissant une relation symbiotique, il permet d’aller à la rencontre de l’autre. Remarquons que ce travail peut être appliqué à d'autres populations[10]
  • Le polyhandicap : Un travail sur l'éveil et la psychomotricité peut être envisagé.[11]
  • l'accompagnement à la parentalité : ''l’animal peut aider, peut favoriser ce lien et instaurer un climat de confiance entre les différents acteurs. Le professionnel va apporter le cadre, ce fameux cadre contenant et bienveillant! Car n’oublions pas que malgré toutes ses qualités, notre médiateur n’est pas une “baguette magique'' Extrait du site www.médiation-animale.org[12]



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    Dernière mise à jour : 02/10/2014